J1 : Jeudi 11 mai 2023
Comme indiqué précédemment, nous devons changer d’aéroport à Ténérife, le vol Binter vers La Palma partant de l’aéroport Nord alors que le vol Transavia atterrit à l’aéroport Sud. Nous avons d’abord pensé relier les deux points en taxi avant d’opter pour une location de voiture, solution trois fois moins chère.
La journée commence donc aux aurores avec un vol à 6 h 30 à Orly et un départ encore plus matinal de notre domicile. L’avion décolle avec quinze minutes de retard, mais arrive à destination avec cinq minutes d’avance, ce que ne manque pas de faire remarquer la cheffe de cabine avec un brin de malice. Grâce à nos places à l’avant (places 2), nous sortons de l’appareil en moins de 2 et débarquons les premiers dans l’aérogare, encore relativement déserte à cette heure (9 h 30). La délivrance des bagages est presque immédiate tout comme la récupération de la clé de la voiture auprès de la compagnie Cicar. Tout est plié en moins d’une demi-heure.
Une fois en possession de notre véhicule (une SEAT automatique), nous prenons le temps de nous installer tranquillement, de mettre en route l’application Carplay afin de disposer du GPS, avant de prendre la route sans stress 😉.
Notre vol vers La Palma étant prévu à 14 heures et le trajet entre les deux aéroports censé prendre trois quart d’heure, nous avons même le temps d’improviser un petit arrêt en cours de route. Ce sera sur la côte Est, plus précisément à El Puertito de Güímar où nous avons déjà nos repères depuis notre passage en 2019, notamment sur la place principale où nous avions déjeuné après avoir randonné dans le Malpaís de Güímar. Aujourd’hui, pas de randonnée ni de déjeuner, mais un simple casse-croûte face à l’océan avant de siroter una cerveza y un zumo de naranja à la terrasse d’un bar, histoire de nous mettre dans l’ambiance et au parfum des prix espagnols.
Après ce petit intermède, nous atteignons l’aéroport Nord vers midi. La voiture est rendue sans formalité, l’enregistrement des bagages est immédiat, le vol est à l’heure (14 heures) et l’arrivée à La Palma tout aussi ponctuelle (14 h 30). La suite se déroule quasiment à la même allure qu’à Ténérife tant pour la récupération des bagages que pour la location de la voiture. Heureusement… car un nouveau défi nous attend : arriver avant 16 h 30 à hauteur du Barranco del Jorado, cinq kilomètres au sud de Tijarafe où se trouve la villa que nous avons louée. En effet, à cet endroit, la route LP-1 est coupée pour travaux du lundi au vendredi de 9 h 30 à 11 h 30 et de 16 h 30 à 18 h 30. Nous devons par conséquent arriver avant 16 h 30 au niveau de la zone de travaux pour espérer pouvoir prendre possession de notre villa dans la foulée, sinon nous devrons patienter jusqu’à 18 h 30. En principe, il faut un peu plus d’une heure pour atteindre ce point, c’est par conséquent jouable. C’est parti !
Préoccupés par notre objectif, nous en oublierions presque les somptueux paysages tout au long du trajet. Pour commencer la route LP-3 s’élève en lacet à l’assaut des sommets à travers une forêt dense et embrumée puis, après avoir franchi un tunnel, la LP-21 prend le relais pour plonger vers les vallées d’El Paso et Los Llanos de Aridane. A la sortie des deux agglomérations, la LP-1 prend de l’élan avant de se hisser sur les hauteurs de la côte Ouest et frôler les 600 mètres d’altitude au Mirador El Time. Nous n’avons pas le temps de nous arrêter à ce fameux belvédère, nous y reviendrons ultérieurement.
Pour le moment, l’essentiel est de pouvoir arriver à destination dans les temps. Finalement, nous atteignons la zone des travaux vers 16 h 15 et la villa quinze minutes plus tard, ouf ! Theresa, chargée de l’accueil et de l’entretien, nous attend sur place et nous fait faire le tour du "propriétaire".
Située à l’écart du village, sur un terrain de plus de 5000 mètres carrés, avec comme seul vis-à-vis l’océan à perte de vue, la villa de 110 m2 compte deux chambres et deux salles de bains, un grand espace de vie combinant cuisine ouverte, salon et salle à manger, plusieurs terrasses extérieures et une piscine. Etant régulièrement occupée par ses propriétaires allemands, la maison est particulièrement bien équipée, décorée et entretenue. Bref, c’est une maison « vivante » où rien ne manque et où nous nous sentons immédiatement comme chez nous, voire mieux que chez nous !
Après plus de dix heures de voyage, nous avons hâte de profiter de ce magnifique environnement, mais pas avant d’avoir fait quelques courses à la supérette du village. Une fois le ravitaillement effectué, l’heure est enfin à la détente. A nous la piscine, la vue sur la mer, le coucher de soleil et le calme assourdissant… à peine troublé par les mélodies de Léonard Cohen accompagnant notre dîner. Elle n’est pas belle, la vie ?