J11 : Mercredi 11 juin 2025
Notre vol de retour étant prévu à 17 h 25, nous disposons d’une grosse demi-journée pour profiter encore un peu de l’île. Pour ces quelques heures, nous avons prévu de visiter le Monte Palace Tropical Garden. Il s’agit d’un vaste jardin tropical qui se situe sur la commune de Monte, sur les hauteurs de Funchal. Nous aurions pu y aller directement en voiture mais nous avons préféré expérimenter une attraction-phare de la capitale. En effet, depuis l’an 2000, on peut rejoindre la colline de Monte en téléphérique.
Nous embarquons donc vers 9 h 30 sans aucune attente dans l’une des 39 cabines qui permettent de se hisser depuis le bord de mer jusqu’à 560 mètres d’altitude en 15 à 25 minutes. Avantage : durant le trajet, on profite d’une superbe vue sur toute la baie de Funchal et les quartiers traversés.
Jadis le Monte Palace était la résidence du consul anglais Charles Murray qui l’avait transformé en une belle « quinta » (= ancienne propriété rurale). En 1897, le domaine change de propriétaire. Ce nouveau maître des lieux y fait construire un beau manoir avant de le transformer plus tard en hôtel, le Monte Palace Hôtel.
De nos jours, le domaine appartient à José Berardo, un riche homme d’affaires portugais qui a fait fortune en Afrique du Sud et qui détient l’une des collections d’art les plus importantes au monde. Il a fait de cette propriété un jardin exotique où se côtoient œuvres d’art et végétation luxuriante.
A peine l’entrée franchie, nous avons un premier aperçu d’une des formes d’art les plus emblématiques du Portugal, les azulejos, ces petits carreaux de faïence peints à la main, souvent de couleur bleue (mais pas toujours). En effet, le long du chemin en pente qui dessert le jardin, on trouve des panneaux décorés d’azulejos représentant les grandes étapes et les dates clés de l’histoire du Portugal.
Le tableau relatif à la période 1469 à 1521 a plus particulièrement retenu notre attention.
Toute une collection de panneaux d’azulejos est d’ailleurs disposée le long des promenades, comme par exemple près du bassin à flamants roses.
Nous continuons à descendre en direction du lac central d’où partent de nombreux chemins de traverse.
C’est le moment de nous perdre dans toutes ces allées pour découvrir, en premier lieu, quelques spécimens de la riche collection de plantes exotiques venant des quatre coins du monde.
Dragonnier
Amaryllis
Orchidée
Crinole
Fougère Corne d’Elan
Les oiseaux ne sont pas en reste : cygnes, canards et paons. Ces derniers s’empressent de nous faire leur numéro. 😉
Le domaine compte aussi deux jardins orientaux qui nous feraient presque croire que nous sommes sur le continent asiatique. Pagodes, portiques rouges, ponts, bouddhas et carpes koï, autant d’éléments symboliques de la culture chinoise et/ou japonaise qui invitent au calme et à la méditation ! 😊
Nouveau changement de continent avec ces sculptures africaines du Zimbabwe, chères au propriétaire du jardin.
D’une allée à l’autre, nous finissons par atteindre l’extrémité sud-est du jardin où la terrasse du Bluehouse Café nous délivre une vue imprenable sur Funchal et sa baie.
En nous penchant par-dessus le mur d’enceinte du parc, nous tombons sur le passage des fameux traîneaux en osier dans lesquels les touristes peuvent prendre place afin de dévaler les rues en pente depuis Monte vers Funchal sur deux kilomètres environ. Ces engins sont dirigés par des carreiros, des conducteurs vêtus d’un costume traditionnel blanc et chapeau de paille chargés de diriger et de freiner le traîneau. L’expérience est, paraît-il, non seulement mémorable mais aussi inimitable et offre une vue grandiose sur la capitale.
Un petit aperçu dans la courte vidéo ci-dessous... 🤪
Est-ce que nous allons nous laisser tenter ? 🤔Non merci, nous reprenons sagement le téléphérique qui nous procure une vue toute aussi panoramique. 😎
La télécabine nous ramène à la gare d’arrivée sur les coups de 11 h 30. A cette heure, l’attente pour monter est conséquente. La queue déborde largement à l’extérieur et fait le tour d’une partie du bâtiment. 🙄 Nous avons été bien inspirés d’arriver tôt, une fois de plus.
Pour déjeuner, nous aurions pu rester à Funchal mais nous avons préféré ne pas nous perdre en ville et plutôt nous rapprocher de l’aéroport. A cinq minutes de l’aéroport, Santa Cruz nous paraît être le point de chute idéal pour une courte halte. Le guide du Routard note que la ville est souvent boudée des touristes en raison de sa proximité avec l’aéroport. Pourtant, en faisant abstraction des avions qui la survolent de temps en temps, son centre-ville tout comme son front de mer ne manquent pas d’atouts : petites ruelles piétonnes joliment pavées, square central ombragé, promenade de bord de mer. Le centre compte aussi quelques possibilités de restauration parmi lesquelles nous choisissons la Taberna do Petisco. Tout comme à notre arrivée dans l’île, nous commandons pour clore le séjour un filet de sabre, spécialité de la région, sauf qu’ici le poisson est nappé, non pas de coulis de fruit de la passion comme il y a dix jours, mais de sauce tomate. Les portions sont très (trop) copieuses au point de devoir décliner le dessert, momentanément 😉. En effet, un peu plus tard, en passant devant le stand d’un glacier, nous ne pouvons pas résister à un cornet. 😋
Après un tel repas, un peu d’exercice est souhaitable. Ça tombe bien, une promenade permet d’arpenter le front de mer, presque jusqu’à l’aéroport, en tout cas jusque sous les arcades soutenant l’une des pistes.
A propos d’aéroport, il est maintenant temps de nous y rendre. Retour de la voiture sans délai et vol à l’heure, rien à redire !
Voilà, Madère… c’est fini ! 🥹
Epilogue : A l'atterrissage à Orly, il fait 20 degrés à 22 heures en ce mercredi 11 juin. Des températures tout à fait conformes pour la saison mais qui ne dureront pas. Quelques jours plus tard, la première vague de chaleur de l’été 2025 nous fera regretter la douceur du climat de Madère. 😅