Le syndrôme post-finastéride

Finastéride, Propecia, effets secondaires

Important : pour tous ceux qui sont victimes du Propecia, ou tout autre médicament à base de finastéride, il est essentiel d'effectuer une déclaration de pharmacovigilance sur le site du ministère de la santé :

https://signalement.social-sante.gouv.fr/psig_ihm_utilisateurs/index.html#/accueil

L’équilibre naturel des hormones mâles

La DHT (dihydrotestostérone) ou androstanolone est l’hormone qui possède la plus forte activité androgénique. Métabolite actif de la testostérone, produite par la prostate, les testicules, les glandes surrénales et les follicules pileux, elle agit sur les caractéristiques masculines (organes génitaux, morphologie, pilosité, croissance…), et joue un rôle majeur sur la fonction sexuelle et la libido (activité sexuelle, performance érectile, capacité reproductive). C’est une enzyme, la 5-alpha-réductase, qui transforme la testostérone (10% environ) en DHT.

Inconvénient cependant : la DHT participe au rétrécissement des follicules des cheveux, entrainant la calvitie (alopécie androgénétique) et a des effets trophiques importants dans la prostate.

Testostérone et DHT ont également des effets sur la modulation du système immunitaire (stimulation de cellules souches de la moelle osseuse), sur l’augmentation de la masse des globules rouges (stimulation d’érythropoiëtine rénale), sur l’équilibre neuronal (capacités intellectuelles, agressivité, …), sur l’anabolisme protéique (masse musculaire, densité osseuse), sur la production de sébum.

Un perturbateur endocrinien : le finastéride

Le Finastéride est un anti-androgène synthétique, inhibiteur de la 5-alpha-réductase type 2 qui bloque le mécanisme de transformation de Testostérone en DHT.

La molécule entre dans la composition de médicaments dosés à 5mg prescrits à l’origine pour soigner notamment l'hypertrophie bégnine de la prostate. Le laboratoire Merck a ainsi élaboré et mis sur le marché le Proscar approuvé par la Federal Drug Administration en 1992.

Constatant que le médicament avait pour effet manifeste de stabiliser la chute des cheveux, de favoriser la croissance des poils, le laboratoire a conçu une version "allégée" dosée à 1 mg pour traiter l'alopécie androgénique causée par l’effet de la DHT sur les follicules. C'est ainsi que le Propecia a été mis sur le marché par le laboratoire Merck en 1997. L'effet bénéfique n’est pas constaté sur tous les consommateurs et ne dure que le temps de la prise du médicament, la chute des cheveux reprenant rapidement après l'arrêt du traitement.

Le Syndrome post-finastéride

Le terme de Syndrome post-finastéride ou PFS nous vient des États-Unis et a été largement repris dans le monde, notamment en Europe, le 25 mai 2010, dans le texte d'une question écrite posée lors d'une session du Parlement Européen (sur ce lien).

Ce Syndrome désigne l'ensemble complexe d'effets secondaires dont souffrent les victimes ayant consommé cette molécule. Étant par nature un perturbateur endocrinien, le Finastéride induit de profonds déséquilibres : dysfonctionnements hormonaux, neurologiques, gastro-intestinaux et physiques.

Contrairement à ce qui fut longtemps affirmé, les effets secondaires peuvent perdurer un temps indéterminé et se pose fréquemment la question de la réversibilité de ceux-ci. Ce médicament provoquant des changements dans le système métabolique et endocrinien des victimes peut causer des changements biochimiques. Dans certains cas, les tests hormonaux du patient apparaissent « normaux ».

Les dysfonctionnements sexuels consécutifs à la prise du médicament impactent fortement l'état psychique des personnes touchées. La perte de libido évoquée par l'ANSM ou les notices du Propecia ne concernent pas seulement l'activité sexuelle. Il s'agit de la libido prise au sens large, l'énergie vitale qui fait avancer chacun, qui permet d'avoir des émotions, des projets, qui permet de nouer des relations sociales. Les idées suicidaires très fréquentes sont la conséquence du sentiment d'abandon et de coupure définitive de la société des vivants que ressentent les victimes du finastéride mais également le fruit d’un long processus d’altération des équilibres hormonaux et des neurotransmetteurs.

La désespérance des victimes

Si quelques récentes communication des autorités sanitaires témoignent d'une inquiétude sur ces effets secondaires, nous sommes encore très loin d'une véritable prise de conscience de la situation de souffrance réelle que vivent les jeunes dont la vie a été détruite par le médicament.

Ils n'ont pas traversé en dehors des clous, n'ont pas fait d'excès de vitesse, ont juste suivi les ordonnances d'une institution médicale en qui ils avaient mis leur confiance quand ils s'inquiétaient de la perte de leurs cheveux. Et pourtant la pathologie qu'ils endurent n'est pas reconnue par le monde médical, leur parcours est un combat de tous les jours qu'ils mènent à partir d'informations qu'ils échangent sur internet, de traitements qu'ils financent eux-mêmes au moment où ils ne sont plus capables d'assumer une activité professionnelle. En état de très grande fatigue, de grande précarité, perdant tout espoir de vivre à deux et fonder une famille, c'est leur univers qui s'écroule.

Pendant ce temps, malgré le bénéfice limité et purement esthétique du finastéride, l'Agence Européenne du Médicament et l'ANSM en France persistent à afficher un rapport bénéfice/risque "inchangé" pour le Finastéride, c'est à dire favorable…

Les effets secondaires du finastéride

Nous mettons deux documents à votre disposition :

    • Une liste d'effets secondaires, enquête menée auprès des victimes du finastéride, à partir de leurs résultats médicaux et de leurs constats individuels : effets secondaires
    • Les hormones impactées chez les personnes affectées du syndrome post-finastéride : hormones et neurotransmetteurs