Publié par Stéphane Feutren dans SUD à DTSI le 4 avr. 2024 15:54:00
Déclaration préalable unitaire au CSEC du 4 avril 2024
Les membres du CSEC dénoncent l’attitude scandaleuse de la Direction d’Orange lors du déroulement de la mobilisation devant le site de bridge à Issy les Moulineaux le 26 mars 2024. L’ensemble des organisations syndicales, avec les salariés, ont appelé à des rassemblements sur tout le territoire à cette date.
Un rassemblement, parmi tant d’autres, dont l’objectif était de réclamer la réouverture des négociations salariales à la suite de la mise en œuvre d’une décision unilatérale.
Les salariés dénonçaient une répartition injuste des richesses, fruit du travail des salariés, favorisant les actionnaires avec une augmentation de 7% du dividende et l’extension de la dotation d’actions gratuites (stock-option - LTPI) à 1 300 hauts dirigeants d’Orange pour un budget de 1,8 million d’euros.
Pour les salariés, c’est la disette : une forte baisse de la participation et de l’intéressement, des parts variables et aucun euro d’augmentation collective pour 90% d’entre eux. En quoi cette mobilisation n’est-elle pas justifiée ?
La direction a violé des droits fondamentaux tels que la libre circulation et la liberté syndicale. Ce qui s'est déroulé ne peut être considéré comme anodin. Nous constatons une dégradation significative du dialogue social, et cela représente une escalade préoccupante. En remettant en question les droits des salariés et des représentants du personnel, la direction franchit une ligne rouge.
Les salariés et leurs représentants du personnel ne sont pas des voyous, les membres du CSEC ont plusieurs questions
En se remémorant les propos de la Directrice Générale : « on m’a appris à marcher au pas. Je saurai faire marcher au pas les salariés », la direction compte-elle remettre en cause les droits des salariés et des représentants du personnel pour les faire marcher au pas ?
Pourquoi la direction a -t-elle décidée d'accueillir les salariés avec une ligne de CRS à l'entrée du site alors qu’il n’y a jamais de débordements ?
Pourquoi la direction a -t-elle empêché les salariés d'entrer et de sortir du site en toute liberté ?
Pourquoi la direction a -t-elle empêché certains salariés de se joindre à la mobilisation ?
Pourquoi la direction a -t-elle entravé les salariés en débrayage dans leur tentative de reprendre leur travail ?
Les membres du CSEC exigent des explications de la part de la direction. Ces actions injustifiables doivent être élucidées et des mesures doivent être prises pour restaurer un climat de confiance et de respect mutuel au sein de l'entreprise.
Publié par Stéphane Feutren dans SUD à DTSI le 20 mars 2024 12:00:00
La NAO 2024 vient de se terminer au pas de course par une décision unilatérale de la direction, mais avait-elle vraiment commencé ?
Dans un simulacre de dialogue social, orchestré par un DRHG condescendant, voire méprisant la direction d’ORANGE a montré qu’elle n’avait aucune intention d’aboutir à un accord et que la DU était déjà prête dans le tiroir.
SUD appelle au boycott du meeting de C. Heydemann.
Que chacun-e en région débraye, pose son casque, se bouche les oreilles, montre
son mécontentement.
SUD appelle tous-tes les collègues en Ile de France à se rassembler le 26 mars à 15h
devant les locaux du siège d’ORANGE à Bridge.
C’est par notre mobilisation, que l’on obtiendra satisfaction.
Publié par Stéphane Feutren dans SUD à DTSI le 14 mars 2024 11:38:00
Orange a pioché au sein du groupe Nestlé pour recruter son nouveau responsable des relations sociales France, Renaud de Charnacé. Juriste de formation, il a pris ses fonctions le 11 mars, mettant ainsi fin à l'intérim assuré depuis juillet 2023 par le patron des relations sociales à l'échelle du groupe de télécoms, Éric Bousquet.
Après avoir fait ses armes au sein de la filiale Nestlé Waters France entre 2004 et 2009 comme responsable de l'ingénierie sociale, Renaud de Charnacé est passé par Conforama et la Fondation partage et vie, avant de faire son retour chez Nestlé à partir de 2013, en tant que DRH en charge des relations sociales.
Son arrivée chez Orange intervient dans un climat tendu : les négociations annuelles obligatoires (NAO) se sont achevées le 8 mars sur un constat de désaccord. La direction s'en tiendra à une décision unilatérale et s'arc-boute sur un budget global d'augmentations des salaires de 3 %. excluant 90% des salariés d'une augmentation collective.
Un seuil toujours plus bas
La décision inédite d'abaisser le seuil au-delà duquel les salariés n'auront plus d'augmentation collective en 2024 est aussi à l'origine de ces négociations tendues et cristallise toujours les oppositions. La barre avait été fixée lors des premiers échanges entre la direction et les organisations syndicales à 45 000 euros, contre 65 000 euros l'an passé (LL du 07/02/24). Le DRH groupe Vincent Lecerf est même venu prêter main-forte lors de l'ultime séance de négociation. La dernière mouture de la décision unilatérale qui a circulé le 12 mars enfonce le clou : Orange abaisse d'autorité ce seuil à 33 000 euros.
En dessous de ce palier, une augmentation annuelle de 1 100 euros à caractère collectif est garantie pour les salariés de droit privé du groupe. Au-dessus, c'est uniquement un régime discrétionnaire et individuel qui s'appliquera pour les augmentations.
Publié par Stéphane Feutren dans SUD à DTSI le 28 févr. 2024 14:46:00
Le CSE DTSI s’enlise ….dans l’indécence
Depuis les élections professionnelles de novembre 2023, le CSE DTSI n’a toujours pas de secrétaire.
Ce rôle est (depuis la mise en place de CE en 2005) dévolu à la première organisation syndicale, donc pour DTSI à la CFE CGC.
Devant les refus répétés de la CFE CGC de prendre ses responsabilités, SUD, avec la CFDT et la CGT, ont désigné des administrateurs temporaires pour pouvoir payer les salariés du CSE et servir les prestations ASC pour les salariés de DTSI.
Le 27 février 2024, la CFE CGC a montré sa conception de la démocratie : « Pour assurer la gestion de la politique des ASC, et restauration, de la CFE-CGC Orange, les postes de secrétaire et de trésorier, de président de la commission Activités Sociales et Culturelles et de président de la commission des marchés nécessitent d'être pris en charge par des élus CFE-CGC Orange du CSEE DTSI. » (Extrait de la résolution présentée par la CFE CGC en CSE).
Outre la destruction programmée des Activités Sociales et Culturelles et la suppression de la restauration collective (demandez à nos collègues d’OBS ce qu’ils en pensent), ce comportement démontre le mépris de la CFECGC pour les 65% d’électeurs qui n’ont pas voté pour ce programme, ainsi que l’indifférence clairement affichée pour les conditions de travail en bloquant la désignation des représentants du personnel et la constitution des CSSCT.
Aucune organisation syndicale ne devrait faire passer ses intérêts électoraux et financiers avant la vie des salariés qu’elle est censée défendre.
Publié par Stéphane Feutren dans SUD à DTSI le 28 févr. 2024 14:40:00
Plus de bénéfices = moins de participation et intéressement... mais où va l'Argent ?
Les résultats d'Orange sont très bons et dégagent près de 3 milliards d'€ de résultat net.
Orange en affecte près de 65% cette année aux actionnaires et seulement 3% aux augmentations de salaire !
Alors que les salariés en France font face au non-remplacement des nombreux
départs fin de carrière et en conséquence à une charge de travail en forte hausse !
La direction fait des économies sur le dos des salariés !
Publié par Viviane Galdeano dans SUD à DTSI le 28 févr. 2024 13:28:00
Faisons la Grève Féministe !
Nous représentons 52% de la population française.
Nous représentons 79% des salarié·es à temps partiel.
Nous réalisons 69% des tâches ménagères.
60% des entreprises ne respectent pas la loi
sur l’égalité professionnelle,
0,2% sont sanctionnées.
Faisons entendre nos revendications
à nos employeurs et au gouvernement !
Vendredi 8 mars,
nous appelons à la grève
du travail, des tâches domestiques, de la consommation.
Parce que seules nos voix, nos cris, nos actions visibles pourront faire bouger la société et le pouvoir pour enfin obtenir l’égalité.
Publié par Stéphane Feutren dans SUD à DTSI le 21 févr. 2024 10:23:00
L'inter syndicaliste appelait les salariés à un rassemblement à Alleray ce matin pour peser lors de cette troisième journée de négociation salariale.
À l'occasion d'une suspension de séance, la salle a été envahie pour interpeller Eric Bousquet, directeur des relations sociales et représentant de l'entreprise à la table des négociations.
État des négociations à l'issue de cette journée :
État des négociations à l'issue de cette journée :
1100€ brut annuel pour SGB<33k€
600€ pour SGB entre 33k€ et 46k€
Rien pour SGB>46k€
200€ pour les fonctionnaires non-cadres
La séance s'est conclue par la lecture de cette déclaration unitaire :
Toutes les organisations syndicales présentes à cette négociation regrettent que près de la moitié des salariés soient exclus des augmentations salariales collectives. Les propositions sont en total décalage, d’un côté des résultats exceptionnels de
l’entreprise communiqués par notre directrice générale :
- Hausse des dividendes
- Hausse de la rémunération des hauts dirigeants
Et de l’autre :
- Baisse de l’intéressement et de la participation
- Et l’indécence des propositions de la direction Orange devant l’évolution du coût de la vie.
Dans un contexte où il est demandé à l’Opérateur Orange une excellence opérationnelle pour les Jeux Olympiques. Toutes les organisations syndicales exigent un meilleur partage de la valeur en faveur de tous les salariés. Nous demandons la présence du Directeur Exécutif en charge des Finances et de la Performance du Groupe, Monsieur Laurent Martinez lors de la prochaine séance.