La Résistance durant l'occupation

 Daniel PERDRIGE, 36 ans, domicilié à Châtellerault, ancien maire de Montfermeil, interné à la prison du Cherche-Midi

puis d’Alincourt et au camp de Compiègne est exécuté au Mont-Valérien le 15 décembre 1941


https://sites.google.com/site/sitedepascalbernarddoutreau/home/la-resistance-durant-l-occupation

Sa sœur Charlotte Perdrigé membre de l’intelligence service, arrêtée à Paris, sera déportée.

Comptable de profession - Entre en résistance (groupe FTP) après l'exécution de son frère Daniel comme otage, maire de Montfermeil (93), au Mont valérien (15/02/1941) - Recrutée en 1943 par Robert Benoist comme agent des services secrets britanniques (SOE) en France, affiliée à un groupe SOE à Sermaise à partir de mars 1944. Arrêtée avec Robert Benoist à Paris le 18/06/1944, détenue à Fresnes, déportée le 15 août de Paris à Ravensbrück, transférée au camp de travail de Torgau-sur-Elbe le 3 septembre, transférée vers le 20 octobre au camp du Petit Königsberg près de la frontière polonaise, elle y reste jusqu'à la libération du camp par l'armée russe, décèdée en instance de rapatriement à l'hôpital de Czarnkov, près de Königsberg - Son père était de Châtellerault (86), une rue de la ville porte le nom de sa fille depuis 1980 - Pas de fiche MdH                                                      

Source pour Charlotte Perdrigé : http://www.memorialgenweb.org/memorial3/…/complementter.php…



AUCHEL - Auchellois victimes de la barbarie allemande à Haut Rieux le 2 septembre 1944
HOURDEQUIN Paul (Lieutenant)
BOIDIN Jean (Sergent)
DOHET Gustave (Volontaire)
VAILLANT Georges (Volontaire)
BOUTOILLE Jules (Volontaire)
VIEZ Paul (Volontaire)
PETIT Robert (Volontaire)
FOUQUART Jean-Baptiste (Volontaire)
VINCENT Henri (Volontaire)
CARLIER Joseph (Volontaire)       Sources      http://memoiresdepierre.pagesperso-orange.fr/alphabetnew/l/lillers.html   MÉMOIRES DE PIERRE

Carte postale archive Pascal BERNARD photos des Auchellois victimes de la barbarie allemande à Haut Rieux le 2 septembre 1944


Voici ce que relate la Voix du Nord du 27/08/2010   Fusillade de Rieux pendant la Seconde Guerre mondiale : du drame à la mémoire
La fusillade de Rieux, le 2 septembre 1944, est le premier épisode meurtrier d'une série d'événements qui annoncent la fin de l'occupation allemande à Lillers.
 Les événements de la Libération sont à peine entamés que l'horreur de la guerre est à son comble.
Joseph Carlier et Henri Vincent furent les premières victimes parmi les dix résistants auchellois qui ont héroïquement payé de leur vie à Rieux.

« Une petite formation FFI vient d'Auchel et se rend à Allouagne où un dépôt de munitions lui est signalé. Ces partisans rencontrent en cours de route un petit groupe d'Allemands.

 Ils le poursuivent. Au lieu dit la Croix-Rouge, un médecin commandant allemand est tué par un partisan. En ce lieu, ils se heurtent à une unité plus importante. » (1) Joseph Carlier, garde communal de Lozinghem, va y perdre la vie. « Joseph Carlier (...) qui vivait dans la clandestinité depuis trois mois, caché dans le clocher de l'église de son village, est surpris par deux Allemands sortant d'un café (...) Vincent Henri fut tué d'une balle en plein front, près du lieu où une heure avant avait été abattu Joseph Carlier. » (2) Les Allemands font ensuite prisonniers le lieutenant Paul Hourdequin, le sergent Jean Boidin et Gustave Dohet, Georges Vaillant, Jules Boutoille, Robert Petit, Paul Viez ainsi que Jean-Baptiste Fouquart d'Allouagne. Alors que d'autres combattants se tireront de ce guêpier avec beaucoup de chance, les huit prisonniers sont emmenés au centre de Rieux.

Un témoin raconte de façon détaillée : « En représailles à la mort du médecin, l'officier décide de les fusiller. Il constitue un peloton d'exécution mais les soldats sont réticents. Il se saisit alors d'une arme automatique et abat les résistants. Il leur porte ensuite le coup de grâce et les abandonne sur la chaussée. Les Allemands quittent les lieux. » (1) Rue du 3 septembre 1944 à Lillers, une stèle perpétue le souvenir des fusillés de Rieux. À la chapelle Notre-Dame de la paix figure un tableau peint en 1951 par Arsène Sens, un témoin de la scène. Ce tableau est l'image des Résistants qui lèvent les bras avant leur exécution. Mémoire oblige. •

(1) Source : « Lillers, je me souviens de la libération », 2006 - ville de Lillers.

(2) Source : « Les nouvelles d'Auchel », n° 76 - septembre-octobre 2009, Philibert Berrier.

La Voix du Nord http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Bethune/actualite/Autour_de_Bethune/Artois_Lys/2010/08/27/article_fusillade-de-rieux-pendant-la-seconde-gu.shtml

http://memoiresdepierre.pagesperso-orange.fr/alphabetnew/l/lillers.html

AUCHEL - Photo des cercueils des victimes Auchelloises du 2 septembre 1944 à Haut Rieux Archive Pascal BERNARD

Auchel carte postale des années 1930 du Monument aux Morts Pour la France
Auchel carte postale datée de 1987 du Monument aux Morts Pour la France

                

Le 15 décembre 1941 Gabriel Péri était fusillé par les Allemands ...Connaissance de Gabriel Péri et Photos et documents.

                           

Gabriel Péri, un homme politique, un député, un journaliste  source :

 http://www.gabrielperi.fr/gabriel-p%C3%A9ri,-un-homme-politique,-un-d%C3%A9put%C3%A9,-un-journaliste.html

Combien de rues, de places, d’avenues Gabriel Péri ? Plusieurs centaines du Midi jusqu’au Nord : « 1902-1941, fusillé par les nazis », au choix « député »,

 « résistant », quelquefois « communiste », rarement « journaliste ».

Tant d’hommages, d’appels au souvenir ne nous disent donc que peu de chose sur la vie du héros éponyme de ces petites plaques d’émail bleu.

Héros de la Résistance, modèle de fidélité à son parti, référence de l’esprit critique, journaliste engagé,

 député dandy, porte-drapeau des antimunichois silencieux face au pacte germano-soviétique :

 beaucoup de questions naissent à l’exposé de cette vie et du mythe qui s’en est suivi. L’historien Alexandre Courban en fait venir au jour d’autres encore 

: intellectuel sans le bac, membre de la direction du PCF à éclipses, amoureux de son Midi, entre Toulon et Marseille, élu en Seine-et-Oise...

Ce livre est la première biographie de Gabriel Péri. Fruit d’une longue recherche puisque l’auteur consacra ses travaux universitaires,

 notamment sa thèse, à « l’Humanité », journal pour lequel Gabriel Péri écrivit de 1924 à 1939 des milliers d’articles et dont il dirigea la rubrique de politique étrangère.

 La complexité de cet homme est prise comme matière même, elle organise le récit qui nous découvre l’embrouillement des temps qu’il a vécus et tenté de changer.

On saisit la singularité du personnage en même temps que son immersion profonde dans l’époque.

288 pages, 22 €  Code Sodis : 983155.7  ISBN : 978-2-84303-131-1

GABRIEL PERI Assassiné par les Allemands le 15 décembre 1941                  "Carte postale" éditée pour la commémoration du 14 décembre 1944 à19H30 au Vélodrome D'Hiver
                                                                                                                                en hommage à Gabriel PERI fusillé le 15 décembre 1941
                  


                                 
La Voix du Nord Publié le 21/03/2013. Voilà soixante-dix ans tombaient Louis Herbeaux, Jules Lanery et l’abbé Bonpain.

Louis Herbeaux, Jules Lanery, René Bonpain. La mémoire de ces trois résistants rosendaëliens est honorée vendredi et samedi,
presque soixante-dix ans jour pour jour après leur condamnation à mort par un tribunal militaire allemand et leur exécution au fort de Bondues, le 30 mars 1943.

Ancrés dans le quotidien des Dunkerquois pour avoir laissé leur nom à une avenue, une rue ou encore une place, les trois hommes appartenait à la branche Nord du réseau Alliance, constitué à la fin de l’année 1941 et opérationnel au printemps suivant.

L’arrestation du colonel Fernand Alamichel, responsable d’Alliance pour la zone Nord, le 10 novembre 1942, à Paris, lance une succession d’arrestations dans le Dunkerquois. Une semaine plus tard, le chef du réseau local, Louis Herbeaux (et sa fille Andrée), est interpellé à la gare de Dunkerque, quatre jours après l’arrestation de son bras droit, Jules Lanery, ancien adjudant de carrière du 110e RI basé à Dunkerque, avec lequel il a également combattu lors du premier conflit mondial.

Le 19, vient le tour du populaire abbé René Bonpain. Suivent Pierre Briois, Paul Verrons, Alexandre Hus, Suzanne Herbeaux (l’épouse de Louis), Jean Bryckaert ou encore Claude Burnod (ancien chef d’édition de La Voix du Nord de Dunkerque et seul membre encore vivant aujourd’hui).

Exécutés au fort de Bondues

Alliance est efficace. La quinzaine de résistants mène avec conviction les missions de renseignement et d’espionnage qui lui sont confiées : plans des zones minées du port et des ouvrages construits par les Allemands sur le littoral et à l’intérieur des terres, sites stratégiques, mouvements et identités des unités ennemies, etc.

Les dix membres du réseau Alliance arrêtés sont conduits à la prison de Loos et placés au secret. Combattant émérite de la Première Guerre mondiale dont il est revenu mutilé, héros de Verdun, Louis Herbeaux (Roubaisien d’origine) est abominablement torturé.

Le 19 mars 1943, les dix agents du groupe Herbeaux ainsi que Jean Rousseau sont traduits devant le tribunal militaire allemand siégeant à Lille : huit condamnations à mort sont prononcées (Herbeaux, Bonpain, Rousseau, Lanery, Bryckaert, Hus, Briois, Verrons), et trois aux travaux forcés en déportation (Burnod, Suzanne et Andrée Herbeaux).

Le 30 mars 1943, vers 17 h, au fort de Bondues, devant un muret de terre, au creux d’un fossé, on attache Louis Herbeaux, René Bonpain et Jules Lanery au poteau. C’est la rafale mortelle, suivie du coup de grâce.

Cette nouvelle soulève une forte indignation dans la population qui assiste nombreuse à un service funèbre le 15 avril, à l’église Saint-Martin (les autorités allemandes ne l’autorisent pas à Rosendaël). Les autres sont déportés en Allemagne au printemps 1943 et connaissent de multiples prisons ou camps : par chance, tous les déportés de ce groupe échapperont à la mort.

La dernière lettre de chacun des trois héros, poignante, sera lue demain devant le monument rendant hommage à leur sacrifice, le buste signé Maurice Ringot qui, depuis 1949, symbolise au travers du populaire bbé la résistance dunkerquoise.  Olivier TARTART

             Pour en savoir plus: «Un drame de la Résistance dunkerquoise», par Patrick Oddone, Punch édition, 2003, 74 p., 17€.
Ou lire les fiches consacrées aux trois résistants par Jean-Marie Lagrou et Jean-Pierre Salengro sur le site de Généalogie et Histoire du Dunkerquois (GHDK), http://ghdk-flandre.fr.

Archive de Pascal BERNARD :Photo carte postale de L'abbé René Bonpain 

L'histoire de la Résistante Edmone ROBERT SOURCE http://www.ouest-france.fr/edmone-robert-une-figure-locale-de-la-resistance-2604129

À Saint-Aubin-sur-Algot, la place devant la mairie porte le nom d'Edmone-Robert, depuis le 22 juin 1997. Edmone Robert y enseigna pendant un peu plus de trois années, à partir du 1er octobre 1937.À Airan, non loin de la, entre Mézidon et Argences, depuis deux ans, l'école publique, porte aussi le nom de cette jeune femme née en 1912. « L'âme de la Résistance communiste en pays d'Auge », écrit Jean Quellien, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Caen, spécialiste de la période de l'occupation et de la Libération en Normandie, dans son livre intitulé Résistance et sabotages en Normandie, aux éditions Charles Corlet.

Attaques et sabotages

Edmone Robert assura un remplacement de quelques mois à l'école d'Airan. Par la suite, elle devait enseigner à Crèvecoeur-en-Auge, à Touques et enfin à Saint-Aubin-sur-Algot. Monique Binet qui a enseigné dans la même école à partir de 1952, nous a rappelé quelques faits : « À Saint-Aubin, elle participa à la préparation et à l'exécution d'efficaces coups de mains, attaques de petits postes, sabotages de voies ferrées. A Caen, destructions des stocks allemands de la place d'Armes, explosion du bureau de placement du boulevard des Alliés. Cachette à Crèvecoeur, utile pour les résistants pourchassés mais un déraillement manqué d'un train de permissionnaires allemands, à Lécaude, permit à la Gestapo de démembrer le réseau. Edmone Robert n'eut pas le temps de cacher efficacement des documents. Par des fonctionnaires maladroits ou peureux, ces documents parvinrent à la sous-préfecture de Lisieux ».

Arrêtée dans sa classe

Le 21 décembre 1942, la Gestapo arrête Edmone Robert dans sa classe devant ses élèves. Torturée par la police mobile de Rouen, elle est internée à Fresnes. Jugée en juillet 1943, elle est condamnée à mort. Elle fut graciée, mais déportée en Allemagne. Elle eut la joie de connaître la libération et la victoire, mais épuisée par les privations et les mauvais traitements, elle mourut le 4 mai 1945 dans le train ambulance américain qui la ramène en France. Le corps d'Edmone Robert repose au cimetière de Falaise

Carte photo archive Pascal BERNARD.



Madeleine Michelis, la résistante source  http://www.picardie.fr/Qui-es-tu-Madeleine-Michelis

A Paris, elle prend contact, dès le tout début de l’occupation, avec des milieux résistants, et fait sans doute partie d’un réseau d’universitaires. Mais c’est à Amiens qu’elle entre de plain-pied dans la résistance, en 1943. Elle appartient au réseau Libération Nord et au réseau Shelburn, rattaché directement au SOE (Special Operations Executive) des services secrets britanniques.                                                                                                                                                                                                                                                                            Sa principale mission : repérer, dans la campagne picarde, des aviateurs ou des prisonniers évadés alliés et les conduire jusqu’à Amiens. Les États-Unis lui ont décerné la médaille de la liberté, pour services rendus, de novembre 43 à février 44, services pour lesquels son excellente connaissance de la langue anglaise faisait merveille.                    Elle héberge, toujours à Amiens, une jeune juive, dont le père avait été déporté, et lui fait passer la ligne de démarcation. Arrêtée par la Gestapo le 12 février 1944 à son domicile amiénois, elle est écrouée à la prison d’Amiens, route d’Albert, puis transférée à Paris, au Lycée Montaigne.

Les Allemands ayant trouvé chez elle des documents compromettants, elle subit un premier interrogatoire le soir-même. Rentrée dans sa cellule, elle témoigne du supplice de la baignoire : "J’ai eu un bain glacé et j’ai du mal à me réchauffer."

Le mercredi 16 février, elle est amenée à l’Hôtel des États-Unis, boulevard du Montparnasse, pour un interrogatoire. Elle seule descend du fourgon. Aucun témoin ne l’a jamais revue vivante. Pour lire l'article dans son intégralité http://www.picardie.fr/Qui-es-tu-Madeleine-Michelis

Photo carte postale de Madeline Michelis  archive de Pascal BERNARD


 

      Paul Gateaud (1889-1944), inspecteur des Postes, syndicaliste CGT, multiplie très tôt les actions de résistance
en tant que chef du réseau Résistance PTT de la Drome : tracts, espionnage des transmissions allemandes, cache d’armes, sabotages…
Arrêté le 22 mai 1944, il est fusillé le 9 juin 1944 sans avoir trahi aucun secret malgré les tortures subies
arrêté le 22 mai 1944, conduit à Lyon où il ne trahit aucun secret malgré la torture. Il est fusillé le 9 juin 1944 à Communay (Isère)€
 
          
RESISTANTS de l'ISERE
 
 Convoi de matériel militaire par un groupe de Résistants de l'Isère
 
  Funérailles d'un Résistant
 
 
 
Hommage à Monique MAMETZ

Monique Mametz, une figure héroïque de la guerre disparaît

PUBLIÉ LE 11/05/2011 À 05H07

Lors de la cérémonie du 8 mai à Saint-Martin-Boulogne, Christian Baly, maire, a demandé une minute de silence

 en mémoire de Monique Mametz, cette grande figure saint-martinoise de la guerre qui s'est éteinte vendredi dernier à 89 ans.

Monique Mametz, une figure héroïque de la guerre disparaît

À plusieurs reprises, notre journal avait relaté le parcours exceptionnel de cette femme engagée volontaire dans la Croix-Rouge en 1942 à la suite d'un bombardement sur Boulogne. Chaque soir ou presque pendant le conflit, elle quittait son travail et se rendait sur les lieux bombardés pour secourir les blessés. « Chaque bombardement - et il y en eut près de 400 - était un cauchemar, notamment celui du Portel où je suis restée cinq jours sur place » confiait-elle l'an dernier à l'un de nos journalistes, à l'occasion de sa remise de la Légion d'honneur à la mairie de Boulogne-sur-Mer.

Monique Mametz a également été témoin de la rafle des Juifs, ce qui lui valut son engagement dans la Résistance.

 À la Libération, elle a continué son action humanitaire en partant trois mois à Casablanca aux côtés des enfants orphelins de guerre et défavorisés.

Ces faits de guerre lui valurent de nombreuses distinctions : la Légion d'honneur mais aussi la médaille de bronze de la Croix-Rouge,

 la médaille d'argent de l' ANCVR (Résistance) et la médaille commémorative de la guerre 39-45.

Mais plus encore que ces médailles, c'étaient sa détermination et son abnégation qui forçaient l'admiration.

 Mère de cinq enfants, veuve depuis 1971, elle faisait toujours partie de la section locale des donneurs de sang.   B. S de La Voix du Nord.

Monique MAMETZ le 22 septembre 2010 lors de la commémoration de la libération d'Outreau qui a eu lieu le 22 septembre 1944 photo de Pascal BERNARD.


Monique MAMETZ et Sébastien CHOCHOIS


Les Amis du Patrimoine Saint-Martinois nous font mieux connaître Monique Mametz
http://lesamisdupatrimoinesaint-martinois.over-blog.com/article-monique-mametz-56214347.html

BOULOGNE

Légion d'honneur et ordre du Mérite

Monique Mametz et Ginette Dupriez, ces femmes qui n'ont pas eu peur

mercredi 21.04.2010, 14:00
Les deux femmes ont très solennelement reçu leur distinction dimanche dernier, en fin de matinée.Les deux femmes ont très solennelement reçu leur distinction dimanche dernier, en fin de matinée.

Assises dans la salle des fêtes de la mairie entourées de leurs proches, les deux vieilles dames patientent.
Discrètes et presque gênées de tant d'attentions, Monique Mametz et Ginette Dupriez écoutent le discours du député-maire, Frédéric Cuvillier, qui retrace les faits marquants de leur existence respective.

Des histoires quelque peu spéciales, ponctuées d'une réelle volonté de servir. Servir l'autre ou son pays, peu importe. « L'important, c'est leur implication dénuée d'intérêt, tandis qu'aujourd'hui le matérialisme et l'individualisme ont pris le pas au sein de notre société », assure le député-maire.

Au service 
de la collectivité 

Monique Mametz résidait à Saint-Martin lorsque le domicile de ses parents a été bombardé durant la seconde guerre mondiale. Sa mère est blessée, son frère succombe. En attendant les secours, les faits s'imposent comme une évidence pour la jeune fille. Tout au long du conflit, elle portera secours aux blessés, aux démunis. « On m'a raconté que vous passiez d'un wagon à l'autre, à l'extérieur du train qui était en marche, l'interroge le député-maire. Tout ça pour porter de quoi manger à des nourrissons situés dans un autre compartiment ! » La vieille dame acquiesce, presque gênée qu'on lui accorde cette reconnaissance.
À ses côtés, Ginette Dupriez n'est pas en reste. Fille de militaire, elle fait passer des documents secrets entre ses livres d'écolière dès son plus jeune âge. Mariée à un sergent de l'armée de l'air, elle enseignera plusieurs années à Equihen-Plage et formera de nombreux jeunes. Aujourd'hui, Ginette Dupriez cumule les titres. Elle a entre autres fondé avec son mari l'association des sous-officiers de l'armée de l'air. Elle est également présidente du comité d'entente des associations d'anciens combattants et des veuves de guerre.
En présence du sous-préfet, de leur famille et de nombreux représentants d'associations d'anciens combattants, Monique Mamaz s'est vue remettre la légion d'honneur des mains du général Bernard Dickes, président de la société d'entraide des membres de la Légion d'honneur. Ginette Dupriez, quant à elle, est entrée dans l'Ordre national du Mérite.

S.F.  La Semaine dans le Boulonnais

Monique MAMETZ et Pascal BERNARD

La Légion d'honneur pour Monique Mametz, l'Ordre national du Mérite à Ginette Dupriez

PUBLIÉ LE 21/04/2010 À 05H03

Dimanche, le maire Frédéric Cuvillier a présidé une cérémonie en l'honneur de Monique Mametz et de Ginette Dupriez, respectivement décorées de la Légion d'Honneur et de l'Ordre National du Mérite.

La Légion d'honneur pour Monique Mametz, l'Ordre national du Mérite à Ginette Dupriez

Monique Mametz Nul doute que l'on pourrait écrire un livre sur la vie palpitante de Monique Mametz, née Nortier ! Née en 1922, elle perd successivement son papa en 1939 puis son frère Raymond, brutalement, en 1942. Choquée, elle s'engage à la Croix Rouge en tant que bénévole. Après une formation de secouriste-brancardière sous la maîtrise d'Alain Bombard, elle intègre les équipes d'urgence du docteur Devulder. Parallèlement, elle est employée chez Bader confection à Boulogne.

« Sitôt le travail terminé, ou même dans la journée, j'intervenais sur les lieux bombardés pour secourir les blessés. À 20 ans, j'étais confrontée à l'horreur de la guerre. Il fallait trier les grands blessés, les morts, s'occuper de chacun... Pose de garrots, respiration artificielle... Chaque bombardement, et il y en a eu plus de 400, était un cauchemar, notamment celui du Portel où je suis restée cinq jours sur place... C'était horrible, des gens mutilés, asphyxiés dans les sous-sols. Il fallait transporter les blessés sur des brancards dans les décombres et assister les médecins qui réalisaient de nombreuses amputations. » D'origine juive, Monique a assisté à la rafle des juifs, dénommée « les indésirables », un autre traumatisme pour la jeune fille qui s'implique également dans la Résistance aux côtés de Madeleine Moisson. Elle intervient également au camp sanitaire allemand du monastère de la Visitation. Après la Libération, elle part trois mois à Casablanca, au Maroc, en compagnie d'enfants défavorisés. Monique a épousé un secouriste en 1947 et a élevé cinq enfants.

Veuve depuis 1971, elle s'occupe des donneurs de sang et fait partie de la section des Anciens combattants de Saint-Martin-Boulogne, sa commune.

Ginette Dupriez Née en 1927, Ginette Dupriez a poursuivi une carrière d'enseignante dans les mines puis à Équihen-Plage, la commune où elle réside toujours. « Lycéenne, j'ai commencé à servir la France : parmi les classeurs et les copies, sur le porte-bagages de ma bicyclette, je transportais certains plans que mon père, employé SNCF, membre du réseau Résistance fer, interceptait à son chef de réseau par l'intermédiaire d'un chemisier arrageois dont le magasin se trouvait sur le trajet du lycée. » Brevet supérieur en poche, Ginette s'engage dans l'armée de Terre, de 1944 à 1946. Elle épouse un sergent de l'armée de l'Air en 1947. À la retraite en 1985, elle se met au service du monde des anciens combattants. « Ayant accepté en 1976 la fonction de secrétaire de l'Association nationale des anciens combattants résistants, je suis nommée présidente de la section locale. Avec mon mari, en 1986, nous fondons la section locale de l'Association nationale des sous-officiers de l'armé de l'Air. Après le décès de mon mari, en 2002, j'ai assuré l'intérim de la présidence et le secrétariat. » Ginette s'occupe notamment de la situation des veuves d'anciens combattants et des porte-drapeaux. Ginette a élevé trois enfants et a connu la perte douloureuse d'un fils en juin 2009, adjudant retraité de l'armée de l'Air. 

• DANIEL BODART (CLP)  La Voix du Nord

Monique MAMETZ nous a quittés le 6 mai 2011

 

La Guerre du rail

 
LA RESISTANCE - Berthie ALBRECHT (1893-1943)

 Pierre Cuvelier, alias « Jacques », résistant mort pour la France le 29 août 1944

Pierre Cuvelier de son nom de code Jacques est fusillé par la Gestapo au Champ des Quatorze à Préseau le 31 août 1944,

 il avait 25 ans et était le chef des mouvements de résistance dans leValenciennois.

 

Histoire d'une famille de résistants victime de la répression Source http://la-resistance-en-france.fr/travaux.html

 

Le docteur Mallet et toute sa famille furent pendant la seconde Guerre Mondiale des figures importantes de la résistance cantalienne. Les deux fils dirigeaient chacun une sizaine (groupes de 6 résistants) autour de St Flour, et étaient chargés, entre autres, de l'imprimerie clandestine qui s'y trouvait. La fille, elle, transportait les messages entre le maquis et les villages. Le père louis Mallet était médecin. Il soignait donc les résistants et encourageait la population dont il avait gagné le respect en protégeant les résistants et réfractaires du STO (en les logeant par exemple).

La matin du 11 Juin 1944, Pierrot Mallet, fils cadet de Louis Mallet (ou Faust son nom de couverture) est pris comme otage. Emmené à l'hôtel Terminus, il est rejoint par sa mère et sa soeur jumelle Madeleine vers 15 heures.

Miliciens, SS et agents de la Gestapo pillent le cabinet de travail et l'appartement du docteur. Ils vident les armoires et la cave et empilent dans leurs camions tout ce qui leur tombe sous la main.

À l'hôtel Terminus, avec d'autres détenus, Pierrot, sa mère et sa soeur vivent d'interminables journées et nuits d'angoisse.

Le 14 juin à 6 h du matin, Pierrot, à seulement 16 ans, est lâchement abattu à Soubizergues avec 24 de ses compagnons « fils de France » Pierrot n'avait jamais voulu dénoncer son père. Dans son livre "Soubizergues, Terre de sang", le frère Gérard Mayet, également détenu, écrit : "Les Allemands s'étaient littéralement acharnés sur ce gosse, et le gosse de 16 ans les avait vaincus. Son père, aux yeux des Allemands et non sans raison, incarnait la Résistance ".

Louis Mallet avec son fils Étienne et un autre jeune partent se réfugier en Lozère.

Le 22 juin, ils sont capturés et emmenés dans ce même département. Ils sont enfermés dans une grange, puis transférés à Chaudes-Aigues le 23 juin. Après avoir subi de nombreux interrogatoires, le docteur et son fils sont exécutés.

Marguerite, l'épouse de Louis Mallet, et sa fille Madeleine ignorent tout lorsqu'elles sont déportées en Allemagne. Elles vivront l'enfer des camps et seront libérées le 5 mai 1945. Ce n'est qu'à leur retour qu'elle apprendront la tragique fin du reste de leur famille.


Le docteur Mallet (au centre) accompagné de ses deux fils Pierrot (à gauche) et Etienne (à droite).

Source : Bibliothèque des archives départementales

Voir  site La Résistance dans le Cantal   http://la-resistance-en-france.fr/travaux.html


JEUNE MAQUISARD - DESSIN ORIGINAL DE MARCEL ROTH - 1945

Hommage aux Défenseurs de la France
Le texte du Chant du Maquisart...Le Chant du Partisan


Dessin représentant un partisan dans


Arsène Tchakarian sera présent au Portel pour le 40ème anniversaire du collège Jean MOULIN au Portel 
et donnera une conférence le 22 mars à 14H30 après avoir rencontré les élèves du collèges
 et découvrir leur travail sur la Résistance durant la seconde guerre mondiale.

Rose noire      
Gabriel HARDY Un Résistant Boulonnais mort pour la France lors des combats de la libération de Boulogne-Sur-Mer. 


 Stèle à la mémoire de Gabriel HARDY (Porte des Dunes). Notes historiques : Le 14 juillet 1940, Edmond et Gabriel HARDY
 sont arrêtés pour sabotage de moteurs de camion. Edmond est transféré deux mois plus tard en Allemagne comme "travailleur volontaire".
 Gabriel reste détenu à Cologne d'où il s'évade en juin 1943 à l'occasion d'un bombardement.
 Revenu dans le Pas-de-Calais, il lutte dans les rangs des F.T.P. et tombe lors des combats de la libération de Boulogne
(Sources : FOSSIER (Jean-Marie), Zone interdite. Editions sociales, Paris, 1977. p : 55)
                                           

Jeudi 21 février 2013
69e anniversaire de l’exécution des 22 membres du groupe Manouchian.

Olga Bancic

Arrêtée le 16 novembre 1943 lors d'un rendez-vous avec Marcel Rayman, elle est condamnée à mort le 17 février 1944.
 Elle est déportée en Allemagne à la prison de Stuttgart.
 Le 10 mai 1944 (date de son anniversaire), la peine est exécutée.
 Elle est décapitée à la hache et laisse derrière elle une fillette âgée de deux ans. ( Récit d'Arsène Tchaarian ).



ll y avait une telle amitié entre nous, entre tous ces gens venus de partout, 

Juifs, Espagnols, Italiens, Allemands, Arméniens et Français, bien sûr, 

une amitié fraternelle qui dépasse tout ce que l'on peut imaginer." 

Arsène Tchakarian du groupe Manouchian







 
71éme anniversaire des fusillades de Châteaubriant
Les 27 de Châteaubriant
Le 22 octobre 1941, dans la carrière de Châteaubriant, 27 résistants tombaient sous les balles des pelotons d’exécution hitlériens.  Le plus jeune, le lycéen Guy Môquet, avait 17 ans....
C'est Pucheu qui désigna les 27 otages
 
 
Photo de pucheu qui désigna les 27 otages
 
pucheu dans le box des accusés quelques jours avant son exécution
 
 

Le fusillé souriant ... Cliquez et zoomez pour voir la photo et lire le verso



 butte de tir de la folie Châlons sur Marne, lieu d'exécution des résistants



Julien Panchot

Julien Panchot est un résistant français. Chef du maquis Henri-Barbusse, 

il a été capturé et exécuté par les Allemands en 1944 au lieu-dit La Pinouse, à Valmanya (Pyrénées-Oriental).

Un lien intéressant sur Maquis Henri Barbusse  
http://mairie.valmanya.pagesperso-orange.fr/aout44.htm


PAROLES DE RESISTANCES. DES FTP RACONTENT LA CLANDESTINITE 1940-1945) EST EN SOUSCRIPTION.
 (voir photo et bon ci dessous): 28 euros, port inclus, à mon adresse: Michel Etievent 520 avenue des thermes 73600 Salins les thermes

    
 
 
 
 

 
Monument du Docteur Valois Heros de la Résistance
Le 28 novembre1943 , trois responsables du mouvement Combat sont arrêtés dans les environs de Grenoble: Fernand Gras à Saint-Hilaire-du-Touvet, Georges Frier à Voiron et Alfred Ducollet à La Mure. Dans l'après-midi, commencent les interrogatoires de Suzanne Ferrandini  et d'Henri Maubert, puis à 19h30 celui du docteur Valois. Durant toute la nuit le docteur est torturé et son interrogatoire prend fin à 5h00 du matin. Ramené dans sa cellule, il demande à Gustave Estadès de l'aider à se suicider. À l'aide de l'une des deux lames de rasoir qu'il avait dissimulé, il se tranche les veines avec l'assistance de Gustave Estadès. Ce dernier dissimule la seconde lame remise par le docteur et lui fait un garrot hâtif sur le bras afin de ne pas être accusé de l'avoir laissé mourir. À 7h30, les allemands constatent le suicide du docteur Valois. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Barth%C3%A9lemy_grenobloise.
 

Pierre Régent

Né le 4 octobre 1921 à Saint-Vincent-sur-Oust dans le Morbihan, Pierre Régent n'a que 19 ans lorsque les troupes allemandes envahissent la Bretagne. Entré dans la résistance en 1942, il est arrêté le 9 juin 1944. Incarcéré à la prison Jacques Cartier de Rennes puis au camp de Compiègne-Royallieu, il est déporté au camp de concentration de Neuengamme le 31 juillet 1944. Après les kommandos de Braunschweig, de Watensted et le camp de Ravensbrück, il est libéré le 2 mai 1945 par les Russes et revient à Saint-Vincent-sur-Oust le 26 mai. Très conscient de l'importance du devoir de mémoire, il va pendant des années donner son témoignage dans les collèges et les lycées qui le lui demandent. Il se dévoue à sa paroisse et à sa commune tant que sa santé le lui permet. Il s'éteint le 4 mars 1996.

.COMMENT LA GESTAPO CAPTURA JEAN MOULIN

 
 
 
Après avoir reçu  sa distinction officier de la Légion d'honneur  Arsène TCHAKARIAN reçoit sa distinction
des Palmes Académiques ce lundi 18 Juin 2012
Voir carte d'invitation envoyée à Pascal BERNARD d'Outreau
 
 
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Photos d'Arsène TCHAKARIAN envoyées à son ami Pascal BERNARD d'Outreau.
Le dernier Résistant de l'Affiche Rouge,survivant du groupe Manouchian, promu à titre exceptionnel
 officier de la Légion d'honneur par un décret du président de la République publié
 le 3 février 2012 au Journal officiel, a reçu sa distinction le mercredi 7 Mars 2012...
 
 LES RESISTANTS DU RAIL
 
 
Le Résistant Gaston Moutardier
 
  • En 1943, il est nommé directeur départemental du département de la Somme à Amiens et entre clandestinement dans le mouvement Résistance PTT dont il devient le dirigeant régional ainsi qu'au mouvement Libération-Nord.
    Il transmet aux alliés des renseignements sur les installations allemandes et les rampes de lancement de V1 qui permettront l'opération Crossbow. Il fournit les plans et schémas des installations de télécommunications de l’ennemi et met au point un plan de sabotage des câbles téléphoniques qui sera appliqué avec un succès total.
  • 8 mars 1944 : Suspecté depuis longtemps d’activités clandestines, Gaston Moutardier et sont adjoint Cyrille Werbrouck sont arrêtés par la Gestapo.
  • 6 juillet 1944 : Ils sont condamnés à mort et immédiatement exécutés dans les fossés de la citadelle d’Amiens. http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Moutardier
  • Maurice Ripoche

     

    Maurice Ripoche (27 mai1895 Paris - 18 ou 20 juillet 1944  Cologne  est un résistant français fondateur du mouvement

     Ceux de la Libération (CDLL), pseudo Dufour, arrêté puis guillotiné par les Allemands. http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Ripoche

     
     
     
     
     
    CHATEAULIN-Funérailles de Résistants.Quai de Brest. Archives Pascal BERNARD d'Outreau
     
     CHATEAULIN--Funérailles de Résistants.Quai de Brest
     
     
     
     
     
     

    La quête du berckois Gaston Damette pour l'honneur de son père résistant

    mercredi 02.05.2012 - La Voix du Nord PAR AMANDINE FARAUD

     Gaston Damette fils a mixé cette photo de son père avec celles des camps où il est passé. Gaston Damette fils a mixé cette photo de son père avec celles des camps où il est passé.

    |  HISTOIRE |

    C'est à la retraite qu'il s'est mis à rechercher l'histoire de son père, résistant déporté. Le berckois Gaston Damette, qui porte le prénom de son père, a réussi à faire revivre sa mémoire en retrouvant son histoire, et même un cousin qu'il n'avait jamais connu.

    PAR AMANDINE FARAUD

    montreuil@lavoixdunord.fr PHOTOS « LA VOIX » ET REPRO

    Dans ses piles de documents se cachent des années de recherches. Gaston Damette, berckois, ancien mineur puis manipulateur en radiologie à Hélio-Marin, n'a pas vraiment connu son père. Il a hérité de son prénom, mais pas de son histoire. « On ne savait rien... Maman ne nous en a jamais parlé. » C'est tout seul derrière son ordinateur qu'il a découvert que son père, mineur, avait été arrêté le 13 juin 1941 par la gendarmerie française à Liévin, juste après la grève des mineurs du Pas-de-Calais, -« il faisait partie du Front National, un groupement de résistants au sein du parti communiste ». En juin 1941, il est déporté politique. D'abord à la citadelle de Huy, en Belgique, puis dans le camp de Sachsenhausen en Allemagne, avant d'être transféré en Alsace, à Natzwiller, dans le camp de Struthof. En septembre 1944, il part pour Dachau, où il décède le 31 janvier 1945.

    Le 16 juin 2009, grâce à l'action de son fils, feu Gaston, Louis, Joseph Damette a reçu la médaille de la Résistance à titre posthume. « C'était d'une très grande importance pour moi. C'était la fin de la reconnaissance de mon papa. » C'est cette médaille, ainsi que la médaille commémorative française de la guerre de 39-45, qu'il doit se faire remettre au nom de son père, au camp de Struthof. « J'ai préparé une photo et un cadre pour les laisser au camp. » Qu'il encourage qui veut l'entendre à aller le visiter : « C'est très bien fait, il faut y aller pour se rendre compte ! » Lui y est déjà allé « trois ou quatre fois », et garde des contacts avec le site. Le plus marquant ? « C'est la prison. On sent la misère. » Et les rencontres : « Il ne reste pas beaucoup de gens qui ont vécu cette période.

    Il en reste sept. J'en ai rencontré là-bas qui m'ont raconté ce qui se passait... »

    Il retrouve son cousin

    Et puis, il y a eu ce monsieur, « assez âgé. Il est resté 30 ans sans parler ». « Il ne m'a pas dit "c'est votre père que j'ai connu". Mais il m'a dit "si c'est cette personne que j'ai encore dans la tête, votre papa était quelqu'un de formidable, qui a beaucoup aidé les gens dans les camps." » Des mots qui rassurent ? « On ne peut pas s'imaginer ce qui s'est passé dans les camps. Cet homme, je lui ai demandé s'il pardonnait. Il m'a répondu immédiatement : "Pardonner, oui, oublier, non. » Ces recherches, s'il se dit qu'il aurait aimé pouvoir les entreprendre avant -« j'ai retrouvé une tante, mais elle était décédée trois ans plus tôt »- elles lui ont permis d'approcher d'un peu plus près l'Histoire mais aussi son histoire de famille. Gaston Damette a même retrouvé un cousin.

    Jean-Pierre Schneider, de Beuvry, avait vaguement entendu parler d'un oncle résistant durant son enfance. « Mais on n'en parlait pas tellement dans la famille. Mon père a fait la guerre. Mais il ne nous disait rien. » Depuis 4 - 5 ans, il sait qui était cet oncle, et rend régulièrement visite à son cousin. Gaston Damette fils, qui, après ces années de recherches, se refuse à lâcher un dernier hommage qu'il désire plus que tout voir afficher au tableau des honneurs paternels : « Je me bats depuis des années pour arriver à avoir une rue à son nom à Liévin, où il a été arrêté.

    J'ai appelé plus de 100 fois la mairie, je n'ai jamais été reçu. » Mais il assure avoir aujourd'hui « beaucoup de satisfactions. Son nom doit être inscrit sur le monument aux morts de Fresnicourt-le-Dolmen, où il est né ». Hier, comme tous les ans, il était à la cérémonie commémorative de la déportation, à Berck. Parce que le plus important, c'est « se souvenir ». •

    Sources :   mercredi 02.05.2012 - La Voix du Nord PAR AMANDINE FARAUD

    http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/deportes/complement.php?id=33722

    Information :
    Né le 05/02/1903 à Frénicourt-le-Dolmen (62)
     
    Convoi du : 13/06/1941
    Au départ de : Non connu
    A destination de : Le Huy (Belgique)
     Date du décès : 31/01/1945
     Lieu du décès : Dachau (Allemagne)
     Source : J.O.R.F. n° 051 du 01/03/1988 p 2845
     
    Référence n° : D-33722
     
     
     

    Le résistant, décédé mardi soir à 97 ans, sera incinéré et ses cendres reposeront au cimetière de Saône-et-Loire, où est inhumée Lucie Aubrac.

    Le résistant Raymond Aubrac, décédé mardi soir à l'hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce à 97 ans, reposera près de son épouse Lucie dans le cimetière de Salornay-sur-Guye, en Saône-et-Loire, a-t-on appris jeudi auprès du maire de la commune.

    «Raymond Aubrac sera incinéré et ses cendres reviendront dans le cimetière de Salornay-sur-Guye, pour qu'il repose, selon son souhait, à côté de sa femme», a déclaré jeudi le maire de la commune, Jean-Luc Fontenay, confirmant une information du Journal de Saône-et-Loire.

    «Dans les propos qu'il tenait, on comprenait qu'il souhaitait reposer avec elle, ici, dans le caveau des Bernard. Il l'avait dit à plusieurs reprises», a précisé le maire, ajoutant qu'aucune date n'était encore arrêtée.

    Les cendres de Lucie Aubrac née Bernard, décédée en 2007 à l'âge de 94 ans, avaient été transférées dans le caveau familial de ce village bourguignon où ont vécu ses parents, après des obsèques nationales organisées aux Invalides.

    Cofondateur du mouvement Libération Sud, Raymond Aubrac était le dernier survivant des chefs de la Résistance réunis et arrêtés en juin 1943 à Caluire, près de Lyon, avec le chef du Conseil national de la Résistance (CNR) Jean Moulin.

    Citoyen resté très actif, marqué à gauche, il s'est rendu pendant des années dans les collèges et les lycées en compagnie de sa femme pour témoigner et raconter la Résistance.

    (AFP)      Source : http://www.liberation.fr/societe/2012/04/12/raymond-aubrac-reposera-aux-cotes-de-son-epouse_811214

    LUCIE AUBRAC née Lucie BERNARD livre : RESISTANCE FFI LYON 1943 LONDRES 1944 TEMOIGNAGE MOUVEMENT LIBERATION AFFAIRE MOULIN
     
     
    COMMENT LA GESTAPO CAPTURA JEAN MOULIN
     
     
      
      Photo Archive de Pascal BERNARD. de EDMONE ROBERT
     
     
     
    Connaissance de Edmonde ROBERT
     

    UNE RESISTANTE AUTHENTIQUE : MADEMOISELLE EDMONE ROBERT

     

    En 1937, Madame Lair étant malade, une remplaçante vint pour quelques mois : Mademoiselle Edmone Robert. Par la suite elle devait enseigner à Crèvecoeur, à Touques et enfin à Saint Aubin sur Algot pendant plus de trois ans. A Saint Aubin, elle participa à la préparation et à l’exécution d’efficaces coups de mains, attaques de petits postes, sabotages de voies ferrées et à Caen, destructions des stocks allemands de la place d’Armes, explosion du bureau de placement du boulevard des Alliés, « cache » à Crèvecoeur fort utile pour les résistants pourchassés… mais un déraillement manqué d’un train de permissionnaires allemands, à Lécaude, permit à la gestapo de démembrer le réseau.

    Mademoiselle Robert n’eut pas le temps de cacher efficacement des documents…

    Par des fonctionnaires maladroits ou peureux, ces documents parvinrent à la sous Préfecture de Lisieux, et un soir de décembre 1943, la gestapo vint arrêter Mademoiselle Robert.

    Torturée, condamnée à mort, elle fut graciée, mais déportée en Allemagne. Elle eut la joie de connaître la libération et la victoire, mais épuisée par les privations et les mauvais traitements, elle mourut dans l’ambulance américaine qui la ramenait en France.

    Son corps repose au cimetière de Falaise.

    A Airan, elle n’a fait que passer. C

     

    ’est là pourtant qu’un hommage tardif lui a été rendu 22 ans après sa mort. Une plaque de marbre a été apposée sur le mur de l’ancienne mairie et a été dévoilée par deux enfants d’Airan, Jean-Marie Seffray et Josette Biard, dont les pères sont morts des suites de la captivité en Allemagne

     
     
     

     
    Je vous invite à consulter les pages de ce site mis en lien véritable devoir de Mémoire et de reconnaissance de la Résistance
    qui parle   

    Le déraillement du train d'Airan

      

    Une Résistance authentique : Edmonde Robert

      

    La libération d'Airan en 1944


     

    Le décès de Jean Houcke, qui avait voué sa vie entière au service du journal et de la mémoire de la Résistance

    vendredi 06.01.2012, - CHRISTIAN TAFFIN

     Jean Houcke lors d'une de ses dernières apparitions publiques, au fort de Bondues en 2008. PHOTO ARCHIVES PHILIPPE PAUCHET Jean Houcke lors d'une de ses dernières apparitions publiques, au fort de Bondues en 2008. PHOTO ARCHIVES PHILIPPE PAUCHET

    | DISPARITION |

    Jean Houcke s'est éteint pendant la nuit de mercredi à hier à Hazebrouck, à l'âge de 84 ans. Cet homme discret était un journaliste unanimement respecté dans la Flandre où il avait toujours exercé. Il était aussi une vigie vivante des valeurs de notre journal, fondées dans la Résistance. ... Peu de gens le savaient, tant il était discret sur cet aspect, mais Jean Houcke avait été résistant tout jeune, au côté de son père, Jules, qui avait pris en charge les dernières parutions de La Voix du Nord clandestine puis sa sortie au grand jour à la Libération.

    Cette période l'aura marqué pour sa vie entière, faite d'un engagement total au service du journal et de défense des valeurs héritées des glorieux fondateurs qu'il avait côtoyés.

    Journaliste dans l'âme, Jean Houcke était entré à la rédaction lilloise de La Voix du Nord le 1er mai 1948. Suite au décès soudain d'André Biébuyck, il lui a succédé dans un bureau d'Hazebrouck où il était alors seul en poste. Il y exercera comme chef d'édition jusqu'à sa retraite le 23 novembre 1988.  Mais cette retraite le verra encore oeuvrer pour son cher journal. Membre du conseil de surveillance de La Voix du Nord en 1988 puis de Voix du Nord investissement l'année suivante, il sera élu président du conseil de surveillance de Voix du Nord SA en 1996, succédant à une autre grande figure historique du journal, René Decock.

    Qualités humaines et professionnelles

    Tous ceux qui ont côtoyé Jean Houcke s'accordent à reconnaître qu'il avait deux grandes passions dans la vie : sa famille et le journal.  Travailleur acharné, cet homme de grande culture était doté d'une très fine plume. Amoureux de la langue française, il la trempait souvent dans le miel avec un regard plein de mansuétude pour ses contemporains, surtout les plus faibles et les gens simples.

    Il trempait aussi cette plume dans un vinaigre piquant fort goûté par les lecteurs de l'édition d'Hazebrouck avec sa rubrique dominicale « Billets doux, biais rosses ». Beaucoup craignaient de s'y retrouver épinglés, tandis que l'immense majorité des lecteurs se délectait d'avance de savoir qui allait faire les frais du regard acéré du journaliste au fait de tout ce qui se passait en Flandre, des plus grands événements jusqu'aux plus petits.

    La culture et le style de Jean Houcke excellaient également dans la page « De Flandre et d'ailleurs » du samedi. Sa passion pour l'histoire et ses patientes recherches aux archives départementales s'y exprimaient chaque semaine, tissant un lien presque charnel avec des lecteurs très attachés à l'identité de leur terroir et à ses traditions, dont il était l'un des plus fins connaisseurs.

    Jean Houcke est aussi toujours resté très attaché au « Noël des déshérités », devenu « Noël heureux avec eux ». Il ne comptait ni son temps ni ses efforts pour promouvoir les actions portées par cette oeuvre dont il était fier que son père ait été l'un des fondateurs.

    La fidélité aux idéaux et aux valeurs de la Résistance et au général de Gaulle aura guidé la vie entière de cet homme droit, pétri de qualités humaines et professionnelles, qui restera un modèle pour beaucoup de ceux qui l'ont connu et apprécié. Par respect, très peu l'appelaient par son prénom. Adieu Monsieur Houcke.

    Les obsèques de Jean Houcke auront lieu mardi à 10 h 30 à l'église Saint-Éloi d'Hazebrouck.

     
     
    Hommage à Hélène Maspéro née CLERC dont le père était professeur décédé et enterré à Outreau
     

    Ne les oublions pas

     

    MASPERO Hélène Son action dans la résistance :

    Nous perdons tous aujourd'hui une grande et chère amie et nous avons beaucoup de chagrin. Toutes les déportées qui ont connu Hélène Maspéro soit en déportation, soit au retour, gardent d'elle un souvenir émerveillé.
    Sous des dehors réservés et fragiles, Hélène cachait une force remarquable de caractère et d'indéniables qualités de coeur.
    Depuis le départ pour l'Allemagne jusqu'au retour en France, je ne pense pas qu'elle se soit jamais plainte, dans les pires moments elle est restée cette femme digne, d'une grande solidité morale, dont l'esprit, la culture, l'érudition, mais aussi l'humour accompagné de son demi sourire malicieux nous emmenaient quelques instants loin du monde où nous vivions.
    Parfois aussi elle fredonnait des airs de son enfance, accompagnait Virginie qui nous berçait de negro spirituals, chantait avec Marie " A Toi la Gloire ". Elle savait dire aux plus jeunes qui auraient pu être ses filles, le mot juste d'une mère qui réconforte, et tant qu'elle fut vaillante elle sut toujours redonner courage à celles qui étaient prêtes à le perdre.
    A Koenigsberg, le froid, la faim, les appels, la dureté du travail avaient rapidement eu raison d'elle. Elle entra au Revier, et c'est un miracle qu'elle soit rentrée tant elle était faible à l'arrivée de l'Armée Rouge. Elle était au bout de ses forces.
    Son retour en France, après trois mois passés en Pologne, fut des plus pénibles. Lorsque beaucoup plus tard on lui demandait malencontreusement ce qui avait été le plus difficile à supporter lors de sa déportation, elle répondait immanquablement " Le retour ". En effet, dès son arrivée en France, elle apprit la mort de son mari, alors qu'on lui avait fait savoir de source autorisée qu'il était vivant, puis presque en même temps, elle connut la disparition de son fils aîné Jean.
    Ce fut la seule fois qu'elle laissa paraître une faiblesse, mais très vite, elle se reprit. Son immense amour pour François, qu'elle retrouvait enfin, sa foi intense et profonde, son courage, l'aidèrent à faire face aux difficultés de tous ordres.
    Elle se mit à passer des examens, à travailler. Encore une fois elle s'adapte à une situation pour laquelle elle n'était pas préparée.
    En même temps, elle n'oubliait pas ses camarades de déportation. Elle aida les unes, hébergea les autres. Elle participa activement à différentes activités de l'A.D.I.R. et à la rédaction du livre " Les Françaises à Ravensbrück ".
    Jamais elle n'arrêta de se cultiver, de lire, d'écrire. Elle termina même un travail universitaire. Ce n'est que pendant les dernières années de sa vie qu'elle souffrit réellement de ne plus pouvoir continuer ses activités intellectuelles, alors que son esprit restait toujours aussi clair, lucide et sa mémoire si fiable.
    Ceci est bien court pour donner une image de la femme exceptionnelle que fut Hélène Maspero. Elle était non seulement une grande dame, dans tous les sens du terme, un esprit supérieur, mais surtout elle possédait des dons de tolérance et des qualités humaines qui lui attiraient toutes les sympathies et qui lui permettaient de communiquer si facilement avec ceux qui l'approchaient.
    Nous perdons une amie très chère, très fidèle que toutes, nous aimions et admirions et que nous n'oublierons jamais.

    Auteur de la fiche : AGNIEL
    Commentaire de l'auteur ;Paroles prononcées par l'auteur à la messe du 25 avril 1997 à Saint Jacques du Haut Pas.
    Repris du bulletin de l'A.D.I.R.

    Hélène MASPERO née CLERC ( la fille du professeur Clerc d'Outreau a écrit plusieurs livres sur la déportation

    Hélène Maspéro la fille du professeur Clerc décédé à Outreau en 1954

    A perdu son mari mort en déportation et son fils son  aîné Jean. au combat

    Volontaire de la 3e armée américaine Né le 21/02/1925  Mort à 19 ans  le 08/09/1944
    à l'occasion d'un bombardement - Médaille de la Résistance

    - Croix de Guerre - Inscription en sa mémoire sur le caveau familial
     
    MASPERO Hélène ( la fille du Professeur  Antonin CLERC né le 18 décembre 1871 dans le 8ème arrondissement ( professeur en cardiologie ) et de EveJacqueline Adam née le 8 Janvier 1877 à Boulogne-Sur-Mer dont le mariage eut lieu à Outreau en 1898

     



    Un nouvel article sur le blog lesamisdupatrimoinesaint-martinois.over-blog.com le 6 juin 2011 concernant le Franc-Tireur-Partisan

    Duteil Henri (1922-1943)Fils de Lucien Duteil, mécanicien, et Maria Caffier, Henri Duteil (né le 4 octobre 1922 à Outreau) est membre des Francs-Tireurs Partisans. Il est participe à des opérations de sabotage sur le port…Pour lire la suite cliquez ici
     
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    BROSSIER Marcel
    Le 12 septembre 1940, Marcel - 31 ans, mécanicien, est condamné à mort par le conseil de guerre de la Feldkommandantur
     pour avoir sectionné un câble téléphonique. Le jugement est éxécuté le 17 septembre à 10 heures à la Maltière.
     
     
      

    Affiche allemande annonçant la condamnation à mort de Marcel Brossier, sur le site Mémoire de Guerre

     
     
    François Beaudoin est un homme politique et résistant français né le 28 août 1904 à Giromagny (Territoire de Belfort)
     et mort en déportation le 15 avril 1945 au camp de Flossenburg en Allemagne
    Résistance et déportation. Il s'engage dans la Résistance dans le réseau Cohors-Asturies des Forces françaises combattantes.
     Arrêté par la Gestapo à Tours le 14 septembre 1943 sur dénonciation d'un agent infiltré, il est interné,
     puis déporté le 27 avril 1944 vers le camp de concentration d'Auschwitz.
    Transféré au camp de Flossenburg, il est affecté au kommando de Flöha. Malade, il y est fusillé le 15 avril 1945, avant l'évacuation du camp

    Roger Moronval, résistant et distributeur clandestin de La Voix du Nord

    dimanche 17.04.2011 La Voix du Nord  Roger Moronvalavec sa médaille de la Résistance : «Mon père me disait : tu vas nous faire tous fusiller avec tes conneries!»

    Roger Moronvalavec sa médaille de la Résistance : «Mon père me disait : tu vas nous faire tous fusiller avec tes conneries!»

    Il a tressauté en lisant début avril le récit des manifestations marquant l'anniversaire des 70 ans de la naissance, en 1941, du réseau de résistance qui est à l'origine de notre journal. Car, à 20 ans, du côté de Verchin, son village, Roger Moronval a participé à plusieurs actes de résistance dont la distribution des premiers feuillets clandestins antinazis intitulés justement « La Voix du Nord ».

    PAR J.-H. MABILLE DE P.

    Quand on sonne à sa maison de Camiers, il faut attendre un peu, le temps que Roger Moronval, 87 ans, arrive grand sourire aux lèvres et canne à la main : « C'est celle de ma femme. Elle est morte en septembre. On s'était connu à 6 ans en allant à l'école de Verchin. À douze ans, je lui ai dit : peut-être que plus tard, on se mariera ? Elle m'a répondu : pourquoi pas ? Puis on s'est perdu de vue. On s'est retrouvé en 1940. Mais il a fallu attendre cinq ans, la fin de la guerre, pour se marier... » Roger Moronval travaille alors dans la forge de son père. Avant de laisser la place à son frère et d'émigrer en 1950 vers Étaples où il rachète la forge Ficheux - « J'ai toujours eu des emprunts à rembourser ! » qui, peu à peu - « Ça a commencé par quelques bouteilles à gaz en dépôt, puis par deux gazinières, puis par les premières machines à laver, puis par une première télévision, toujours en dépôt... » - deviendra le magasin d'électro-ménager au coin de la rue du Fayel et de la rue du Rouet, près de la gare.

    Une épouse américaine !

    Mais au départ, pour payer les trois ouvriers de la forge, Roger Moronval fait le siège des entrepreneurs du Touquet pour décrocher des travaux de ferronnerie et, dans la foulée, commence une carrière de conseiller municipal et d'adjoint aux travaux du maire de l'époque, François Guilluy. « Sans étiquette politique. Je n'ai jamais raté une élection mais toute ma vie, j'ai été indépendant. Quand on a été battu en 1959 par la liste communiste, j'ai bu le champagne car je redevenais libre et ma femme ne pouvait plus me dire : te voilà encore un coup reparti à la mairie !

     » En 1987, Roger Moronval prend sa retraite et, en 2000, s'installe à Camiers avec son épouse, Élise, qui a tenu le magasin et lui a donné deux fils, et que la paralysie gagne de plus en plus. Élise justement, revenue en 1928, à l'âge de 5 ans, des États-Unis où ses parents avaient émigré. Sa soeur, Blanche, en avait 16, et avait suivi une scolarité américaine : « Mon beau-père, Élisée Briche, était simple ouvrier agricole. De Verchin, il avait gagné vers 1903 la région des mines pour gagner des sous. Là-bas, il voit une annonce : les Américains recherchent des Français pour aller travailler chez eux, salaire : tant... Il ne parlait pas un mot d'anglais ! Il en a parlé à sa femme, Ils sont partis et ont fini en Californie. Je crois que mes beaux-parents sont revenus en France parce qu'ils ne voulaient pas que leur fille Blanche épouse un Américain ! Du coup, pendant la guerre, elle a été utilisée comme interprète auprès des aviateurs alliés abattus que la Résistance cachait... » Cela, Roger Moronval ne l'a appris que plus tard. Car pendant la guerre, son unique contact était Raymond Boulet, le chef de la résistance dans la région de Fruges. Depuis début avril, à la lecture des articles consacrés par La Voix du Nord au 70e anniversaire de sa naissance, Roger Moronval exhume documents, photos, lettres de cette époque. Les souvenirs affluent : « Raymond Boulet me donnait quelques exemplaires de La Voix du Nord à aller distribuer à différentes personnes. Il fallait les lire et les détruire ensuite. » Sur un document tout jauni on lit : « Moronval Roger. Distribution des premiers tracts de La Voix du Nord en juin et juillet 1943. Aide le service d'évasion (des aviateurs) sous les ordres de Boulet Raymond. Fabrication en grande quantité de crève-pneus. participa au sabotage des lignes téléphoniques... » Etc. •

     
    Ligne - séparation
     
    On entendait par Résistance, les actions menées en Europe pendant la seconde guerre mondiale par tous
    ceux qui n'acceptaient ni l'occupation allemande, ni le régime hitlérien...suite lire l'affiche
     
     
     

    Une journée particulière pour la mémoire et l'histoire

    dimanche 03.04.2011, PAR JEAN-MARIE DUHAMEL

     Émotion et recueillement dans la cour sacrée où furent abattus les résistants. Entre le préfet et le maire de Bondues, Lily Glück qui tapa à la machine le premiernuméro de « La Voix ». PHOTOS PATRICK DELE Émotion et recueillement dans la cour sacrée où furent abattus les résistants. Entre le préfet et le maire de Bondues, Lily Glück qui tapa à la machine le premiernuméro de « La Voix ». PHOTOS PATRICK DELE

    | LES 70 ANS DE « LA VOIX DU NORD » 

    Sous un soleil inespéré et lumineux, les briques des casemates comme les talus herbeux du fort de Bondues pouvaient paraître ripolinés, sans pour autant faire oublier que ce lieu aujourd'hui dédié à la mémoire fut aussi un lieu d'histoire et de tragédies.

    Du monde, beaucoup de monde - plus de trois cents personnes, officiels, vénérables et authentiques résistants, générations de mélanges -, ont donc vécu, hier, cette journée d'inauguration du nouvel espace-mémoire dédié à La Voix du Nord clandestine. Il y a soixante-dix ans, en ces mêmes jours de début avril, paraissait le tout premier numéro d'un nouveau journal, quelques feuillets dactylographiés sonnant comme un appel à la résistance et au combat : « On ne transige pas avec le devoir et avec l'honneur, on ne pactise pas avec le mal, on ne collabore pas avec l'ennemi. »

    Des phrases reprises par le préfet Jean-Michel Bérard lors de son discours dans la cour sacrée du fort, là même où, pendant l'Occupation, soixante-huit résistants dont un tiers du mouvement Voix du Nord furent abattus par les Allemands. « La Voix du Nord fut un instrument du combat contre l'occupant, un messager de la Résistance. » Aussi, dira encore le représentant de l'État, « en ces temps complexes où les repères chancellent, cette journée est un moment précieux parce qu'elle honore la mémoire de femmes et d'hommes de bonne volonté qui ont combattu pour la liberté ».

    Un long chemin

    C'est à ces femmes et ces hommes de bonne volonté, de courage et d'honneur qu'est dédié cet espace-mémoire qui présente les soixante-trois numéros du journal clandestin diffusé entre 1941 et 1944 (lire ci-contre). En premier lieu, soulignera Jacques Hardoin, directeur-général du groupe La Voix du Nord, aux fondateurs, Natalis Dumez, le notable, et Jules Noutour, le policier lillois, par qui tout a commencé dans une petite rue du quartier de Fives. « Dès le premier numéro, la mission est clairement définie : refus de l'oppression, lutte contre l'infamie allemande, restauration de la France éternelle. »

    L'installation de cette nouvelle aile dans un musée qui recèle déjà tant de trésors toujours à découvrir est le résultat d'un beau partenariat enclenché il y a quelques années entre la ville de Bondues, La Voix du Nord et l'Union résistance Voix du Nord (aujourd'hui présidée par Pierre Vanhonacker), rappellera encore Jacques Hardoin. Mais derrière le travail muséal salué par les visiteurs - « clarté et pédagogie », soulignera en aparté Pierre Mauroy en découvrant les panneaux -, que de chemin parcouru.

    Le temps n'est pas loin, en effet, où le journal, à l'image de la France en général, peinait à regarder son histoire tant les fractures de la guerre mais aussi les clivages de l'immédiate après-guerre avaient été grands, les plaies restées longtemps béantes et douloureuses. L'époque fut complexe comme devait encore le souligner le préfet Bérard, mais « on n'a nul besoin d'images pieuses ».

    Faudrait-il, comme le faisait remarquer l'historien Yves Le Maner, citant un propos déjà ancien, « attendre que le dernier résistant ait enterré le dernier collaborateur pour que l'on puisse envisager écrire sur les années noires sans susciter des polémiques effroyables » ?

    Étonnement des jeunes générations découvrant la complexité d'une histoire encore bien présente et pesante, admiration des plus anciens, saluant ces gestes hautement symboliques qui avaient précédé, en matinée, le rendez-vous officiel de Bondues : recueillement et fleurs sur la tombe de Natalis Dumez au cimetière de Bailleul, recueillement et fleurs devant la stèle de Jules Noutour au commissariat central de Lille en présence de Jean-Claude Menault, directeur départemental de la police urbaine, recueillement et fleurs au numéro 3 de la rue de Castiglione à Lille où furent conçus et fabriqués les premiers numéros de La Voix du Nord. Les deux fondateurs et tous ceux qui cheminèrent avec eux, unis par leurs héritiers du journal, dans une même mémoire, une même émotion, une même admiration.

    vendredi 01.04.2011 La Voix du Nord
    PHOTO STEPHANE MORTAGNE PHOTO STEPHANE MORTAGNE

    À l'occasion des 70 ans de La Voix du Nord, nous vous proposons une série pour retracer les débuts du journal, sous l'occupation allemande. Nous avons aussi demandé à plusieurs jeunes journalistes de la rédaction leur regard sur cette Histoire.


    •  Émotion et recueillement dans la cour sacrée où furent abattus les résistants. Entre le préfet et le maire de Bondues, Lily Glück qui tapa à la machine le premiernuméro de « La Voix ». PHOTOS PATRICK DELE  dimanche 03.04.2011, 05:21 | LES 70 ANS DE « LA VOIX DU NORD » |

      Une journée particulière pour la mémoire et l'histoire

      Sous un soleil inespéré et lumineux, les briques des casemates comme les talus herbeux du fort de Bondues pouvaient paraître ripolinés, sans pour autant faire oublier que ce lieu aujourd'hui dédié à la mémoire fut aussi un lieu d'histoire et de tragédies.

    •  L'auteur, Jean-Marie Duhamel: il est allé au-delà des ouvrages déjà publiés tout en restant clair et précis. PHOTO PATRICK DELECROIX dimanche 03.04.2011, 05:21

      Avril 1941-Septembre 1944 : l'histoire de La Voix du Nord clandestine s'est écrite dans l'encre et le sang...

      Ce n'est pas vraiment un journal, ce sont d'abord des feuilles dactylographiées puis ronéotypées. En haut de la première feuille, datée d'avril 1941, un titre d'avenir : La Voix du Nord. Et, en lettres capitales, des messages adressés à la population vivant sous la griffe allemande, dans une zone rattachée au commandement militaire de Bruxelles : ON NE TRANSIGE PAS AVEC LE DEVOIR ET AVEC L'HONNEUR, ON NE PACTISE PAS AVEC LE DIABLE...

     
    •  Outre l'expo Voix du Nord, des salles dédiées à la compréhension de ce que fut la Résistance au temps de l'occupation allemande. dimanche 03.04.2011, 05:21

      Un musée conçu comme un outil pédagogique

      Fondé en 1997, le musée de la Résistance, conçu comme un outil pédagogique de la transmission de la mémoire aux jeunes générations, donne à comprendre ce qui fut un mouvement multiple autour de quatre thèmes : refus, courage, engagement et sacrifice. La Résistance y est présentée à partir de documents concrets et grâce aux précieux témoignages de ceux qui en furent ses acteurs.

    • Les 70 ans de La Voix du Nord au fort de Bondues. PHOTO PATRICK DELECROIX samedi 02.04.2011, 16:36

      VIDÉO - Les 70 ans de La Voix du Nord au fort de Bondues

      Ce samedi 2 avril, La Voix du Nord a fêté le 70eme anniversaire de la sortie du premier numéro du journal, alors clandestin. A cette occasion, réunis ce matin au musée de la Résistance, à Bondues, Lili Glück, Casimir Destombe, Edgar d'Hallendre, Jacques Desbonnet, qui comptent parmi les derniers résistants Voix du Nord, ont inauguré en présence de nombreux officiels et représentants du journal un espace d'exposition dédié.

    • LE TEMPS DES FONDATEURS

    •  1942. L'une des très rares photos du tirage de «La Voix du Nord » clandestine avec Natalis Dumez. REPRO « LA VOIX » mercredi 30.03.2011, 05:21 | LES 70 ANS DE « LA VOIX DU NORD » |

      1. Printemps 1941 - automne 1942 : le temps des fondateurs

      Ce sont cinq feuillets dactylographiés, datés d'avril 1941, avec un en-tête « Lisez-recopiez-diffusez », « Organe de la résistance de la Flandre française » et un titre en lettres majuscules : SANS ÉQUIVOQUE.

    •  Le 1er janvier 1943. Le premier numéro imprimé sera tiré à 15000 exemplaires. REPRO « LA VOIX » jeudi 31.03.2011, 05:19 | LES 70 ANS DE « LA VOIX DU NORD » |

      2. Automne 1942 - hiver 1943 : le temps des répressions

      Le numéro 40 daté du 17 septembre 1942, s'ouvre sur un long éditorial intitulé « Résistance toujours », vraisemblablement rédigé par Jules Noutour. Quelques jours auparavant, Natalis Dumez a été arrêté par la Gestapo : à la tête d'un comité de rédaction, Jules Noutour maintient le cap et livre un hommage à son camarade de combat mis hors circuit.

    •  Début septembre 1944, la Grand-Place de Lille et la joie de la Libération. REPRO « LA VOIX » vendredi 01.04.2011, 05:19 | LES 70 ANS DE « LA VOIX DU NORD » |

      3. Printemps - été 1944 : le journal décapité, puis la Libération

      Ce début de 1944, les faits semblent donner raison aux officiers allemands de la Feldkommandantur de Lille qui notaient, dès l'automne précédent, qu'après les coups de filet successifs, « La Voix du Nord », « périodique d'excitation » pouvait être considérée comme détruite.

     
     
     
    Les fusillés de Châteaubriant, de Nantes et du Mont Valérien suite à l'exécution de hotz
    Le lundi 20 octobre 1941, au matin, des jeunes Résistants abattent
    en pleine rue du Roi Albert, à Nantes le lieutenant colonel hotz...
    En représailles les allemands, pour commencer, fusilleront 27 otages ;
    Le 22 octobre 1941, C'est à la sortie de la ville, à la carrière de la Sablière qu'ils seront massacrés
    Ils refuseront Tous d'avoir les yeux bandés, les mains liées et chanteront la Marseillaise
     
     
     
    Le 22 octobre 1941 les nazis assassinaient Charles MICHELS, député communiste du 15ème arrondissement,
     en même temps que 26 de ses camarades à Châteaubriant dont Guy Môquet.
     
     
    Guy Môquet : " Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ! "
     
     
    Les 27 Fusillés de Châteaubriant - 22 octobre 1941

    AUFFRET Jules, 39 ans  -  BARTHELEMY Henri, 58 ans - BARTOLI Titus, 58 ans - BASTARD Maximilien, 21 ans

    BOURHIS Marc, 44 ans - DAVID Emile, 19 ans - DELAVACQUERIE Charles, 19 ans - GARDETTE Maurice, 49 ans -

    GRANDEL Jean, 50 ans - GRANET Désiré, 37 ans - GUEGUIN Pierre, 45 ans - HOUYNK KUONG, 29 ans -

    KERIVEL Eugène, 50 ans - LAFORGE Raymond, 43 ans - LALET Claude, 21 ans - LEFEVRE Edmond, 38 ans -

    LE PANSE Julien, 34 ans - MICHELS Charles, 38 ans - MOQUET Guy, 17 ans - PESQUE Antoine, 55 ans -
     
    POULMARC’H Jean, 31 - POURCHASSE Henri, 34 ans - RENNELLE Victor, 53 ans - TELLIER Raymond, 44 ans

    TENINE Maurice, 34 ans - TIMBAUD Pierre, 31 ans - VERCRUYSSE Jules, 48 ans
     
     
     
     
     
    L'affiche ordonnant de faire fusiller 50 otages lors du décés de  lieutenant colonel hotz

     Hommage aux Martyrs de CHATEAUBRIANT
     
     
     
         
     
    LA SABLIERE-CHATEAUBRIANT
     
     
    Les fusillés de Nantes et de Châteaubriant
     
     Ce même 22 Octobre 1941 à Nantes au champ de tir du Bèle
    16 otages, 16 innoncents seront fusillés par les allemands
     
     Nantes Monument élevé à la mémoire des otages fusillés par le Allemands , le 22 octobre 1941
    La liste des Fusillés de Nantes le 22 octobre 1941

    ALLANO Maurice 21 ans       BIRIEN Paul 50 ans                    BLOT Joseph 50 ans          BLOUIN Auguste 57 ans
    CARREL René 20 ans           CREUSE Frédéric 20 ans         DABAT Michel 20 ans
    FOURNY Alexandre 43 ans   GIL Joseph 19 ans                      GLOU Jean-Pierre 19 ans
    GROLLEAU Jean 21 ans      GRASSINEAU Robert 34 ans   JOST Léon 57 ans
    IGNASIAC Léon 22 ans         LE MOAL André 17 ans             PLATIAU Jean 20 ans

    Cliquez sur ce lien  André Le Moal, fusillé à 17 ans  pour connaître ce jeune Héros

    Le Nazairien André Le Moal avait le même âge que Guy Môquet quand il a été fusillé le 22 octobre 1941

    Résistant Nantais Michel Dabat

    Le lycée Saint-Stanislas rend hommage au résistant nantais Michel Dabat

    dimanche 16 novembre 2008 - Nantes et sa région au fil de l'histoire
    « Nous voulons célébrer le dévouement et l'audace d'un homme. Nous saluons son engagement et son soutien à la France » : exprime Christophe Bouhier, président de l'amicale de Saint-Stanislas. Il commence par une célèbre citation de Victor Hugo : « Le siècle sera beau » référence au célèbre roman Les Misérables. Ainsi pour entamer son discours retraçant « la brève existence du résistant » insiste-t-il.

    C'est au lycée Saint-Stanislas que le comité du souvenir et association des anciens résistants se sont réunis hier pour célébrer le souvenir de Michel Dabat et de son acte de résistance.

    Célébrer un homme toujours dans la mémoire du lycée

    Michel Dabat intègre une classe secondaire en 1933 au lycée Saint Stan. Il porte alors un grand intérêt au dessin et décide en 1936 de rejoindre l'école des Beaux Arts de Nantes. La guerre arrive et Michel Dabat entre dans une organisation de résistance.

    Mort à l'âge de 20 ans, Michel Dabat reste une figure de la résistance nantaise tout comme l'était son ami Christian de Mondragon. Cependant, l'un s'en est allé avant l'autre. Il était membre du réseau mis en place dans la Loire-Inférieure par Max Veper, avocat à Châteaubriant, et Henri Vandernotte employé du magasin Decré à Nantes.

    Acte héroïque

    Dans la nuit du 10 au 11 novembre 1940, en compagnie de Christian Mondragon, il plante un drapeau tricolore sur une tour de la cathédrale de Nantes. C'est à la suite d'une dénonciation que Michel Dabat est condamné le 18 août 1941 à la prison des Rochettes. Comme de nombreux d'entre eux, cela résonnait tel un pressentiment, « Depuis longtemps je m'attends à tout », confiait Michel Dabat dans une de ses lettres destinées à sa famille. Il est exécuté le 22 octobre au champ de tir de Bêle et enterré à Saint-Julien de Concelles, pas de plaque ni de lettre sur sa tombe car les Nazis avaient interdit toute inscription.

    « Cette plaque est un hommage à un grand homme qui aura servi l'histoire » clôture Christophe Bouhier.

    C.D   source http://www.presseocean.fr/actu/histoire_nantes_detail_-Le-lycee-Saint-Stanislas-rend-hommage-au-resistant-nantais-Michel-Dabat-_12994-748401_actu.Htm

    Fusillés du Mont Valérien le 22 octobre 1941

    CALDECOTT Robert 35 ans
    HEVIN Marcel 35 ans
    LABROUSSE Philippe 32 ans
    RIBOURDOUILLE André
    SAUNIER Victor

    Le Mont-Valérien
     
                
     
      
     
     
     
     
     
    le préfet PUCHEU avait conseillé la liste des otages aux autorités allemandes
    il sera fusillé le  20 mars 1944 à Alger

     Les fusillés de Châteaubriant poème de Réné-Guy Cadou
    (Pleine Poitrine 1946)

     
     

     Les 23 et 24 octobre 1941 à Souge (Près de Bordeaux) 50 otages seront fusillés

     le camp de Souge se situe dans la commune de Martignas-sur-Jalle, dès 1940 les allemands occupent ce camp                                                                        et c'est en ces lieux-mêmes qu'auront lieu de nombreuses exécutions. L'association des Fusillés de Souge estime                                                                      à plus de 300 le nombre de résistants fusillés par les allemands.

    Il est indispensable de parcourir le site Martignas-sur-Jalle - Les Fusillés de Souge 

    Je ne possède pour le moment que quelques cartes du camp de Souge lors de la première guerre mondiale                                                                             Un grand nombres de longs baraquements et un terrain de plusieurs hectares

     

     Le 21 octobre 1941, un officier allemand Hans REIMERS, conseiller d'administration militaire à Bordeaux est abattu.
     En mesure de représailles, 51 otages sont fusillés à Souges les jours suivants
     
     Le 24 octobre 1941, 50 patriotes tombèrent à Souge. Ils furent enfouis en pleine terre dans un lieu aujourd'hui clôturé,
     appelé « Première enceinte ». En 1942, les exécutions se renouvelèrent par vagues, la plus forte étant celle du 21 septembre
    avec ses 70 victimes. Les fusillades se déroulèrent sur un lieu appelé « Deuxième enceinte » et ce, j
    usqu'à la fin de la guerre. Le curé de Martignas, ayant été requis par les Allemands, témoigna après la guerre.
    A son avis, tous les fusillés n'ont pas été répertoriés.
    Leur nombre dépasserait 300 et les lieux d'exécution connus ou retrouvés à la Libération ont été plus dispersés que les registres ne le laissent apparaître.
     
    Le camp de Souge
     
    La liste des fusillés de Souges

    ALLO Roger, 35 ans                 AMANIEU Pierre, 46 ans            AUDRAN René, 19 ans
    BALLOUX René, 37 ans          BALSAA Honoré, 43 ans            BELLOC Julien, 54 ans
    BLANC Jean, 20 ans                BONNARDEL Jean, 38 ans       BONNEL Henri, 21 ans
    BOUCAULD Jean, 26 ans        BRET Robert, 35 ans                  BRUNET Jean, 58 ans
    CANTELAUBE Jean, 31 ans   CHARLIONNET Alfred, 56 ans   DELATTRE Marcel, 31 ans
    DELOR Jean, 30 ans                DELRIEU Henri, 30 ans               DESBATS François, 44 ans                                                                                                  DUPIN Emile, 21 ans                DURAND Louis, 54 ans              ELLIAS Louis, 58 ans              

     GAYRAL Armand, 36 ans                         GERARD René, 53 ans               GIRARD Jean, 32 ans
    GIRARD Pierre, 20 ans                              GRANET Lucien, 41 ans             GUICHARD Louis, 54 ans
    JULIEN René, 21 ans                                  LABROUSSE Pierre, 32 ans      LAGOUTTE Edmond, 19 ans
    LAPELLETERIE André, 30 ans                 LAVAL Alban, 58 ans                  LEBORGNE Roger, 19 ans

    LEJARD Roger, 30 ans                                 LEREIN Pierre, 21 ans               MALSANG Robert, 35 ans
    MASSIAS Gabriel, 39 ans                             MAUMEY Camille, 34 ans         MERY Richard, 55 ans
    METTE Aristide, 35 ans                                 MICHEL Jean                             MONDAUT Jean, 57 ans
    Dr. NANCEL PENARD Raymond, 35 ans   PUYOOU Jean, 46 ans             RAUFASTE Jean, 25 ans

    REYRAUD Gaston, 54 ans                          ROCHEMONT Gustave, 37 ans  ROUCHEREAU René, 33 ans
    TRABIS Michel, 51 ans                                VILAIN Pierre, 35 ans                    WATTIEZ Alfred

    Source : site de l'Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé

    Vue aérienne du camp de Souge
     
     
     
     
    MAQUIS DES GLIERES
     
     

    Ce plateau fut un haut lieu de la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment en rapport avec son territoire montagneux favorisant l'émergence d'un maquisorganisé et dirigé par le lieutenant Tom Morel, Compagnon de la Libération. Le plateau des Glières fut choisi en janvier 1944 pour recevoir les parachutages britanniques d'armes pour alimenter la résistance locale, puis comme base d'opérations sur les arrières des Allemands au moment du débarquement attendu des Alliés. Zone dégagée, peu accessible par la route, donc par l'ennemi, mais aussi repérable par les avions alliés par sa proximité du lac d'Annecy  La « bataille des Glières » (mars 1944) fit 121 morts chez les maquisards face à près de 5 000 soldats de la Wehrmacht et miliciens de Vichy.

            
     
     
          
    MAQUIS DES GLIERES  groupe de Maquisards à l'affut
     
     
    MAQUISARDS DES GLIERES
                                                                                                 Plateau des Glières cimetière de Morette à Thones
                    
     
    Hommage à la Résistance : plateau des Glières
     
    Ici commence le plateau des Glières :
    " Des hommes ont su mourir pour demeurer des hommes" Pierre Emmanuel
     
     
     
     
     
                                                                           
     

    Chanson interprétée par les Compagnons de la Chanson et Léonard Cohen Chanson empruntée pour le site La Résistancedurantl'occupation

      
     Pierre CUVELIER alias JACQUES résistant mort pour la france le 29 aout 1944
     
     

    Le funeste sort dePierre CUVELIER  alias « Jacques », abattu la veille de la Libération

    jeudi 02.09.2010,  La Voix du Nord

     Pierre Cuvelier dit «Jacques» a été tué le 29 août 1944. Pierre Cuvelier dit «Jacques» a été tué le 29 août 1944.

    Le chemin de Saultain, l'actuelle D 59, fut un lieu tragique la veille de la libération de la commune ...

    de Préseau à la fin du deuxième conflit mondial (*). Nous sommes alors à la fin du mois d'août, début septembre 1944. Les Allemands se replient vers la Belgique car les Américains arrivent à grands pas par l'Ouest. C'est une période terrible pour Préseau. Les résistants gagnent aussi du terrain, se battent en héros, portés par le désir de reconquérir la liberté. Il est donc impératif de capturer les troupes allemandes en fuite. Mais dans leurs actions, l'occupant est agressif, amené au suprême affrontement. Le 29 août, Pierre Cuvelier, au bois des Quatorze, route de Saultain, en fit malheureusement les frais.

    Né en 1919 à Raismes, cet instituteur se fait remarquer, dès le début du conflit, en détruisant le matériel militaire abandonné dans la forêt de Raismes par l'armée française en pleine débâcle. Il participe activement à des actions de sabotage contre l'occupant, rédige des tracts, fait imprimer clandestinement des journaux patriotes et héberge plusieurs dizaines de résistants. Il est arrêté le 5 avril 1944 puis emmené à Loos. Par miracle, il s'enfuit grâce aux bombardements des avions américains visant la gare de Lille-Délivrance juste à côté.

    De retour dans la région, il vit désormais dans la clandestinité à Onnaing et Saint-Saulve. Il devient responsable des Forces Françaises de l'Intérieur dans le Valenciennois. Dans le milieu, on le surnomme Jacques. On lui doit l'un des plus beaux sabotages de la région du Nord : la destruction de l'écluse de Douai-Dorignies dans le cadre du plan « Tortue » dont l'objectif était de ralentir les Allemands dans leur fuite et les mettre hors de combat.

    Il est alors activement recherché par les Allemands et la police de Vichy. La nuit du 27 août, il participe à un parachutage d'armes. Sa femme vient d'accoucher. Il veut prendre des nouvelles de la famille en se rendant à Bruay-sur-Escaut. Mais il commet l'imprudence de circuler à vélo, interdit à ce moment-là. Il est arrêté par deux Rexistes belges (nationalistes d'extrême droite) qui le livrent à la Kommandantur de Valenciennes (lycée Watteau). Jacques est martyrisé durant deux jours par la Gestapo. Et dire que Pierre Cuvelier devait, selon toute vraisemblance, devenir sous-préfet de Valenciennes à la Libération, lui qui avait été désigné par Londres.

    Après ces deux jours de torture, il est emmené probablement au fort de Curgies par des Feldgendarmes. Mais pour une raison que l'on ignore, les hommes s'arrêtent au bois des Quatorze, route de Saultain, non loin de Curgies où Jacques est abattu de plusieurs balles dans la tête. Le corps du héros local restera sur place, jusqu'au lundi de la Libération, le 4 septembre.

    Pierre Cuvelier repose aujourd'hui dans la plus grande discrétion, au cimetière de Bruay-sur-Escaut. • BENOÎT RÉMY (CLP)

    jeudi 02.09.2010,  La Voix du Nord

     
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                                                                                   Rose noire              
     

    Le chant des partisans

    Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
    Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
    Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
    Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

    Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
    Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
    Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
    Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite...

    C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
    La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
    Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
    Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

    Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
    Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
    Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
    Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

    Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
    Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

                                                                           lignes lignes feux ligne feu 1 giflignes lignes feux ligne feu 1 gif lignes lignes feux ligne feu 1 gif

    Le Chant des partisans ou Chant de la libération est l’hymne de la Résistance française durant l’occupation par l’Allemagne nazie,
     pendant la Seconde Guerre mondiale. Créées en 1943, les paroles sont de Joseph Kessel et de Maurice Druon,
     
    Le Chant des Partisans, "La Marseillaise de la Résistance", fut créé en 1943 à Londres.
     Immédiatement, il devint d'hymne de la Résistance française,
     

    la chanson Chant des Partisans Documentaire

     
                                                           
     
    Joseph HILLIOU de Champ du Boult F.T.P.F  

    Francs tireurs et partisans français (FTPF), est le nom du mouvement de résistance armée créé en France à la fin de 1941

     par la direction du Parti communiste français. également appelés FTP Les Francs tireurs et partisans

     

    Photo de la tombe de Joseph HILLIOU à Champ du Boult où est inscrit

    " Joseph HILLIOU F.T.P.F fusillé par les boches le 31.7.44 à l'âge de 27 ans "

          
     
    Le jour vient à peine de se lever,
    François Bostan, Victor Fréard, François Génévée,Julien Derennes
    originaires tous les quatres de Fougerolles-du-Plessis
    et Joseph Hilliou de Champ-du-Boult, sont extraits de leur geôle.
    Les allemands les transportent au château de Bourberouge entre les mains des barbares
    pour être torturer une énième fois.
    Dans l'après-midi, ils seront abattus à coups de mitraillette dans une carrière proche
    Photo du château de Bourberouge
     
     
    Nom : HILLIOU Prénoms : Joseph Marie
    Conflit : 1939-1945
    Grade, unité : Résistance - Résistant ou résistante
    Complément : Maquis Guillaume-le-Conquérant
    Matricule, recrutement :
    Date de naissance : 18/06/1916
    Commune de naissance : Mellionec
    Département ou pays : 22 - Côtes-d'Armor
    Date du décès : 31/07/1944
    Commune du décès : Saint-Jean-du-Corail
    Département ou pays : 50 - Manche
    Lieu, complément : Carrière de Bourberoug
    Autres informations : Résistant FTPF, rattaché au maquis virois "Guillaume-le-Conquérant" - Fusillé par les allemands après avoir été torturé sur les ordres du gestapiste DUFOUR - Fils de Toussaint et Françoise née LE GUEN, domicilié à Champ-du-Boult (14).
    Référence n° : bp06-1652176            Informations complétées par Philippe FRILLEY le 20-02-2009         
     
    Fiche issue du relevé n° 35612
    Champ-du-Boult - 14
    Monument aux morts Monument aux Morts
     
     source photo: Gérard LERAY 21-02-2010)                       
                                    photo                                                                                                      
     
               
     
         
     
    Le Courrier de la Mayenne Article du 06/08/2007
    Une émouvante cérémonie en hommage aux fusillés

    La commémoration de Saint-Jean-du-Corail (Manche) 63e du nom a été empreinte de l'émotion habituelle. Voici 63 ans, cinq résistants étaient fusillés, Julien Derennes, Victor Fréard, François Bostan, tout les trois Fougerollais. La cérémonie a commencé par un office religieux dans la carrière de Bourberouge, lieu du drame, dite par le père Le Meauffe en présence des porte-drapeaux du canton de Mortain, Landivy, les associations d’AFN, la musique de Pontmain, le député Favennec, le sénateur du Teilleul, M. Boulet, maire de Saint-Jean-du-Corail. «Le souvenir des disparus est toujours présent dans nos mémoires», a souligné ce dernier. Après la cérémonie, le cortège s’est rendu au monument afin d’y déposer des gerbes et prononcé quelques discours. Cette année ce sont les enfants et petits-enfants de fusillés qui sont venus témoigner leurs souvenirs de cette journée. Christiane et Suzanne , filles de François Genevée, Michel et Gilbert, fils de Victor Fréard. Michel Fréard, souligne «combien il est difficile de dire certaines choses cruciales sans émotion. C’est pour cela que c’est mon fils Jean-Michel qui donne lecture de notre vécu». Jean-Michel a retracé la journée du 28 juillet : «mon grand-père est parti en lançant un long regard. Après il fut arrêté à la ferme de François Genevée. Ensuite la maison a été fouillée. Ils ne trouvèrent rien, pas même le parachute caché dans un tiroir». Christiane et Suzanne se rappellent du 27 juillet, jour où les Allemands sont arrivés dans la ferme de Montclair. «Ils ont surpris notre père qui cachait des munitions. Pris sur le fait, il a été menotté et emmené dans une direction inconnue. Quelques temps après la disparition, notre mère apprend qu’il avait été fusillé le 31 juillet 1945 dans la carrière de Bourberouge. J’avais cinq ans et ma petite sœur un an». A la fin des témoignages, les personnalités ont salué les très nombreux porte-drapeaux.
     
                             
    fougerolles du plessis  site à découvrir sur la Résistance : leurs actions, les fusillés, les déportés,
                            
          
    Marcel HILLIOU le frère de Joseph
     

    Champ-du-Boult INSEE : 14151
    Monument aux Morts (Relevé n° 35612) Photo  
    Monument aux morts (Catégorie: Monument aux morts)  
    Situation - informations : Et sépulture
    Relevé initial effectué par : Pascal BERNARD       41 personnes
    Mis en ligne : 16/04/2007  
     
     
      
     
    :
     
    La Gestapo
    A partir du 14 juin, les services de police allemands ; SD et Felfgendarmerie abandonnent leurs bureaux de Saint-Lô, la ville étant sévèrement bombardée, et se réfugient à Saint-Jean-du-Corail, au château de la baronne de Boissière (à 5 km de Mortain).
    Ils y traînent avec eux les quelques mercenaires français, exécuteurs de leurs basses œuvres : Chénot, Dufour, Le Nourry, Fernandez.
    L'infiltration de leur agent Perrot, alias "Charlot" dans un groupe résistant amène une série d'arrestations :
    Le groupe Jean Vauzelles de Sainte-Pience est décimé.
    A Avranches Chénot et Dufour font appréhender Renault, Feuillet, frogé, Lerouxel, Jean Turmeau qui tombe dans un traquenard et sera fusillé en mai.
    Quelques jours plus tard, le 27, Joseph Hilliou de Champ-du-Boult, en mission à Gathéno, est capturé à son tour.
    Le 9 juillet, Le Nourry, Dufour et Fernandez, à la tête d'une troupe de SS, procèdent à un vaste coup de filet. Ils se saisissent à Sant-Hilaire-du-Harcouët de MM Jeanne, Fouqué, Joffrezic, Lemoussu et de Mme Guérandel.
    A Mortain, ils arrêtent MM Blaize, Pérez, Le Diraison père et fils, Gournay et Johué.
    A Sourdeval, MM Cherruault, Champagne, Fortin, Gombert et le docteur Putot sont emmenés. Au cours de ces interpellations, le boulanger Delaunay est abattu sur place.
    Le 24 juillet, c'est le tour du père Haupais, trappiste à Bricquebec (mourra en déportation), puis le 27 à Saint-Laurent-de-Cuves, la famille Paris est également appréhendée.
    Toutes ces personnes sont incarcérées dans les caves du château de Saint-Jean-du-Corail.
    Le 28 juillet, le bataillon de SS dirigé par Fernandez et Le Nourry, cerne le village de Fougerolles-du-Plessis en Mayenne, aux limites de la Manche.
    "Nid de Terroristesé", le pays est ratissé, les portes enfoncées, les habitants extirpés à coups de crosse de leurs demeures. La soldatesque se répand dans la campagne environnante, incendie quelques fermes et meules, pille maisons et basse-cours, malmène les paysans. Ils cherchent les armes mais ne trouvent rien. Alors le maire, Mr Lebouc, est sévèrement questionné, en vain ! Furieux, les SS arrêtent quatorze patriotes qui sont torturés sur place pour leur faire avouer où se cache le matériel. Les malheureux seraient bien en peine de le dire, cat il y a longtemps que la répartition a été effectuée. Sauvagement matraqués, ils sonr entassés dans un camion et la troupe repart pour Saint-Jean-du-Corail.
    Les 29 et le 30, nouveaux interrogatoires, toujours négatifs. Les prisonniers sont enfermés dans les greniers et les communs. Avec tous ceux qui croupissent dans les caves, c'est près d'une centaine de personnes qui sont ainsi captives, dans l'incertitude angoissante de leur sort.
    Le 31, alors que le jour se lève à peine, cinq prisonniers sont extraits de leur géôle : François Bostan, Victor Fréard, François Génevée, Julien Derennes, tous les quatre de Fougerolles-du-Plessis, et Joseph Hilliou de Champ-du-Boult.
    Ils sont emmenés un peu plus loin, au château de Bourberouge, et à nouveau torturés. Dans l'après midi, ils seront abattus à coups de mitraillette dans une carrière proche.
    Le 1er août, c'est le jeune Jacques Cercleux qui sera exécuté près de la ferme Moissé. Mais l'écroulement du front allemand de Saint-Lô, en cette fin de juillet, sonne l'heure d'une nouvelle retraite pour les Gestapistes et amènent d'autres râches pour les SS. Son incidence sur les autres prisonniers sera capitale. Nombre d'entre eux y devront la vie sauve !
    Source :
    http://www.39-45.org/viewtopic.php?f=25&t=23924   
     
     

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     Le Groupe FTP-MOI
     
      L’un des derniers témoins de l’Affiche rouge
    l'interview donnée par Henri Karayan on aperçoit son compagnon Arsène Tchakarian
    Le 21 février 1944, vingt-deux résistants du groupe Manouchian sont fusillés par les nazis.
     Le 21 février 2010, lors d’une cérémonie leur rendant hommage au cimetière parisien d’Ivry,
    l’un des derniers témoins du groupe, Henri Karayan, a accordé une interview à l’Hebdo.net.
     C’étaient des Francs-Tireurs et Partisans (FTP) de la Main d’œuvre immigrée (MOI).
     Des étrangers, communistes, qui luttaient contre l’occupant allemand. Ils sont restés célèbres car la propagande nazie
     avait placardée dans toute la France une affiche, sur fond rouge, censée les discréditer.
    Quatre d’entre eux étaient Ivryens : Celestino Alfonso, Roger Rouxel, Robert Witchiz et Wolf Wajsbrot.
     

    mairieivry | 23 février 2010 Le 21 février 1944, vingt-deux résistants du groupe Manouchian sont fusillés par les nazis. C'étaient des Francs-Tireurs et Partisans (FTP) de la Main d'œuvre immigrée (MOI). Des étrangers, communistes, qui luttaient contre l'occupant allemand. Ils sont restés célèbres car la propagande nazie avait placardée dans toute la France une affiche, sur fond rouge, censée les discréditer. Quatre d'entre eux étaient Ivryens : Celestino Alfonso, Roger Rouxel, Robert Witchiz et Wolf Wajsbrot. Le 21 février 2010, lors dune cérémonie leur rendant hommage au cimetière parisien d'Ivry, l'un des derniers témoins du groupe, Henri Karayan, a accordé une interview à l'Hebdo.net.

     Les vingt-trois Le 21 février 1944, vingt-deux des vingt-trois membres arrêtés des FTP-MOI de la région parisienne sont fusillés au Mont-Valérien. Olga Bancic,seule femme, est transféréeen Allemagne : elle est décapitée àStuttgart le 10 mai 1944,le jour de ses 32 ans. Ces étrangers et nos frères pourtant"

     Exposition "Ces étrangers et nos frères pourtant"  Le 21 février 1944, les vingt-deux hommes du groupe Manouchian sont fusillés par les nazis. En 2004, soixante ans après, la municipalité a décidé de marquer cet anniversaire par la réalisation d'une exposition confiée aux services des Archives et de l'Information (Michèle Rault, conservatrice du patrimoine, Catherine Mercadier, journaliste). Lien     http://www.ivry94.fr/decouvrir-la-ville/histoire-archives/expositions-virtuelles/ces-etrangers-et-nos-freres-pourtant/

     Epstein Joseph, alias colonel Gilles

    Il s'engage dans l'armée française ; fait prisonnier pendant la campagne de 1940, il est envoyé en prison outre-Rhin,  s'en évade et rejoint la lutte clandestine en France. En 1942, il organise l'ensemble des « groupes de sabotage et de destruction » (GSD), créés par les syndicats dans les entreprises travaillant pour l'occupant. En mai 1943, après une vague d'arrestations, il devient le chef des FTP de la région parisienne, sous le pseudonyme de « colonel Gilles ». Cette fonction militaire lui permet d'instaurer une tactique de guérilla urbaine que mettent en œuvre les FTP-MOI. Il est arrêté le 16 novembre 1943, à Évry-Petit-Bourg (Seine-et-Oise), lors d'un rendez-vous avec Missak Manouchian, dirigeant militaire régional des FTP-MOI. Il est fusillé au mont Valérien, le 11 avril 1944, avec vingt-huit autres Résistants.

    Voir aussi http://www.combattantvolontairejuif.org/44.html

                                        

                                                 

     

    Dans le groupe, Olga Bancic, une Roumaine immigrée en France entre les deux guerres.

    «Son nom de guerre était Pierrette, je ne savais pas qu'elle s'appelait Olga, ni qu'elle était juive, ni qu'elle était mariée avec Alexandre Jar, grand responsable aussi dans le groupe des FTP/MOI, ni qu'elle avait une petite fille qui était gardée à la campagne. "Pierrette" était chargée du transport des armes. Les femmes qui transportaient les armes faisaient un travail beaucoup plus dangereux que ceux qui combattaient les armes à la main, elles ne pouvaient se défendre.
    Le chef de groupe préparait l'action, puis conduisait ses camarades au rendez-vous. Les femmes -Anna Richter, Olga Bancic- devaient, à l'heure dite, apporter des grenades et des revolvers (nous en avions très peu). Puis il fallait les récupérer après l'action. Ce qui les exposait terriblement, car après le bouleversement d'un attentat, le quartier était tout de suite encerclé par la sécurité allemande, les maisons fouillées et quelquefois les rames de métro arrêtées. Les hommes qui avaient tiré s'enfuyaient immédiatement à vélo, mais Olga qui avait attendu que les combattants aient fini leur travail, ne bougeait pas et elle récupérait les armes près d'un métro. Dans certains quartiers ces actions étaient particulièrement difficiles. C'était une époque où les résistants vivaient dans la crainte d'être pris, ils étaient sans cesse aux aguets, se méfiaient de tout. Le danger était si grand que beaucoup de camarades avaient l'impression qu'ils n'iraient pas jusqu'au bout, jusqu'à la Libération. Il fallait passer et repasser à travers les mailles du filet. Ils pensaient toujours qu'ils seraient pris et fusillés. Les femmes étaient les plus attentives, elles faisaient très attention. Il y avait ceux dans le groupe qui n'avaient peur de rien, ceux dont les familles avaient été déportées, ce qui les rendaient encore plus combatifs.
    La plupart des militants avaient dû opter pour la clandestinité, surtout les juifs, qui vivaient dans des conditions terribles. Le groupe prenait des risques terribles, car les actions étaient directes. Il y en avait au moins une par jour, parfois deux.
    Olga participa à une centaine d'attaques contre 1'armée allemande, c'est-à-dire près de la moitié des combats menés par le groupe Manouchian. Nous ne savions rien d'elle, pour des raisons de sécurité. Pour elle, semblait-il, seul l'idéal comptait. Le vendredi soir, elle était toujours anxieuse. J'avais compris qu'elle avait un enfant quelque part, qu'elle allait voir le Samedi. Une fillette de deux ans... » 
    Arsène Tchakarian du groupe Manouchian.

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                     Son mari, Alexandre Jar, échappe aux arrestations de novembre 1943. Il quitte les FTP-MOI et retourne en Roumanie après la Libération    

       

    La lettre adressée par Olga Bancic à sa fille Dolores 

    « Ma chère petite fille, mon cher petit amour.                                                                                                                                                                         Ta mère écrit la dernière lettre, ma chère petite fille, demain à 6 heures, le 10 mai, je ne serai plus.
    Mon amour, ne pleure pas, ta mère ne pleure pas non plus. Je meurs avec la conscience tranquille et avec toute la conviction que demain tu auras une vie et un avenir plus heureux que ta mère. Tu n’auras plus à souffrir. Sois fière de ta mère, mon petit amour. J’ai toujours ton image devant moi.
    Je vais croire que tu verras ton père, j’ai l’espérance que lui aura un autre sort. Dis-lui que j’ai toujours pensé à lui comme à toi. Je vous aime de tout mon cœur.
    Tous les deux vous m’êtes chers. Ma chère enfant, ton père est, pour toi, une mère aussi. Il t’aime beaucoup.
    Tu ne sentiras pas le manque de ta mère. Mon cher enfant, je finis ma lettre avec l’espérance que tu seras heureuse pour toute ta vie, avec ton père, avec tout le monde.
    Je vous embrasse de tout mon cœur, beaucoup, beaucoup.
    Adieu mon amour. Ta mère »
                                         
                          
      

    Le bataillon «Carmagnole-Liberté » est un exemple local de la Résistance FTP-MOI. En mars-avril 1942, Joseph Kutin, ancien officier des brigades internationales en Espagne est chargé par la direction MOI de créer un groupe dans la région lyonnaise : à Lyon ce sera « Carmagnole », à Grenoble « Liberté »

       

                  Acte de sabotage de la part des résistants

     

                                                                                       

    Sébastien CHOCHOIS : Une rue d'Outreau honore la mémoire d'André Pantigny 

     
     
     
     
     
     
     
                                    
     
     
    Jules LOOTENS est mort en camp de concentration de Gross Roses sur 7 Décembre 1944.
    Cela a été confirmé par le Tribunal de première instance , par ordonnance du 18 Juin 1946
     Il a été fondateur et dirigeant de la résistance. Il a apporté les journaux clandestins en circulation 
    Il était un farouche de l' émissions radio de propagande pour la BBC (Londres) et connaissait la signification
     de certains mots de passe de diffusion. Il était un adversaire résolu de tous les types d' institutions allemandes et allemand

     

         

                                     Rose noire
     
    CASANOVA Vincentella dite Danielle née PERINI
     
     
                                                      
     
      Les frères Robert et Pierre Delattre d'Outreau
     
     
    Nom : DELATTRE Prénoms : Pierre
    Conflit : 1939-1945
    Grade, unité : Déporté(e) - Résistance - Résistant(e) déporté(e)
    Complément :
    Matricule, recrutement :
    Date de naissance : 23/07/1921
    Commune de naissance : Boulogne-sur-Mer
    Département ou pays :
    Date du décès : 23/04/1943
    Commune du décès : Gusen (Autriche)
    Département ou pays : 9110 - Autriche
    Lieu, complément :
    Autres informations : Résistant alias "Boulot" - frère de Robert également résistant et figurant sur le monument aux morts d'Outreau - Arrêté le 17 juin 1942 à Boulogne par la Gestapo - Envoyé à Lille puis à Fresnes, enfin à Mathausen   Informations complétées par Franck DUFOSSE le 02-09-2009
     
    Nom : DELATTRE Prénoms : Robert
    Conflit : 1939-1945
    Grade, unité : Résistance - Résistant ou résistante
    Complément :
    Matricule, recrutement :
    Date de naissance : 29/09/1914
    Commune de naissance : Boulogne-sur-Mer
    Département ou pays : 62 - Pas-de-Calais
    Date du décès : 13/05/1943
    Commune du décès : Fresnes
    Département ou pays : 94 - Val-de-Marne
    Lieu, complément :
    Autres informations : Aide chimiste aux Aciéries Paris-Outreau - En 1939, est mobilisé au 249ème R.I. - est fait prisonnier en juin 1940 - Noël 1940 : s'évade de Sarrebrück - février 1941 : s'engage dans les F.F.L. - novembre 1941 : est parachuté en France, résistant alias «Bob» - fin mai 1942 : arrêté par la Gestapo - 30/05/1942 : entre à la prison de Fresnes - 27/04/43 : transféré à l'infirmerie et décédé sous la torture - Légion d'Honneur à titre posthume décernée le 14/07/1960
    Référence n° : bp04-1202148     Informations complétées par Franck DUFOSSE le 02-09-2009
     
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    THIERRY
    Roge
     
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     Nom : THIERRY Prénoms : Roger
    Conflit : 1939-1945
    Grade, unité : Résistance - Résistant
    Complément :
    Matricule, recrutement :
    Date de naissance : 17/10/1902
    Commune de naissance : Boulogne-sur-Mer
    Département ou pays : 62 - Pas-de-Calais
    Date du décès : 09/02/1944
    Commune du décès : Bondues
    Département ou pays : 59 - Nord
    Lieu, complément : fort Lobeau
    Autres informations : Ancien secrétaire du syndicat des grutiers du port de Boulogne -
     Chef du réseau boulonnais du Front National -
     Arrêté par la Gestapo le 6 octobre 1943 sur son lieu de travail (il est cuisinier aux établissements Creuze rue Nationale
    ce qui lui permet d'avoir un ausweis de jour comme de nuit) - Condamné à mort à Lille le 20 janvier 1944 -
    Fusillé le 9 février suivant - Enterré au cimetière nord de Boulogne-sur-Mer - Légion d'honneur
     
    Les obsèques de Roger THIERRY hommage de Henri HENNEGUELLE
     
    BLONDEEL
    Firmin
    BLONDEEL Firmin
     
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    Nom : BLONDEEL Prénoms : Firmin
    Conflit : 1939-1945
    Grade, unité : Résistance - Résistant
    Complément : Front National
    Matricule, recrutement :
    Date de naissance : 25/11/1899
    Commune de naissance : Dannes
    Département ou pays : 62 - Pas-de-Calais
    Date du décès : 09/02/1944
    Commune du décès : Bondues
    Département ou pays : 59 - Nord
    Lieu, complément : fort Lobeau
    Autres informations : Boulanger, membre du Front National - Fusillé par l'ennemi - tombe n°41
    Référence n° : bp05-1554043
     
    Fiche issue du relevé n° 31884 Informations complétées par Nadege BLONDEEL le 27-05-2010
    Bondues - 59
     Monument commémoratif du fort Lobeau
     
     
     FOURRIER  Louis
    Conflit : 1939-1945
    Grade, unité : Déporté - Résistance - Déporté
    Complément :
    Matricule, recrutement :
    Date de naissance : 25/07/1889
    Commune de naissance : Attin
    Département ou pays : 62 - Pas-de-Calais
    Date du décès : 29/01/1945
    Commune du décès : Diez-an der-Lahn (Rheinland-Pfalz)
    Département ou pays : 9109 - Allemagne (ex Prusse)
    Lieu, complément :
    Autres informations : Arrêté chez lui le 6 octobre 1943 à 6 h. 15 par la Gestapo, son fils Maurice et son épouse Augustine Dausque sont également interpelés,
     Membre du réseau de résistance Front National, il y est chargé des sabotages -
     Condamné à 12 de prison - Déporté vers Bruxelles en mars 1944 incarcéré successivement à Aachen, Rheinbach,
    enfin à Diez/Lahn en attente de jugement à Köln - Mort en déportation - Non immatriculé dans un camp car détenu en prison -
    Référence n° : bp04-1202240
     
    Informations complétées par Jacky VINIERE le 05-09-2009   Fiche issue du relevé n° 24496 Outreau - 62230
     
     
    FOURRIER  Maurice qui s'était évadé et avait rejoint le maquis
     
    FOURRIER
    Maurice
    1939-1945Nom : FOURRIER Prénoms : Maurice
    Conflit : 1939-1945
    Grade, unité : Résistance - Résistant ou résistante
    Complément :
    Matricule, recrutement :
    Date de naissance : 18/03/1921
    Commune de naissance : Boulogne-sur-Mer
    Département ou pays : 62 - Pas-de-Calais
    Date du décès : 24/08/1944
    Commune du décès : Linchamps
    Département ou pays : 08 - Ardennes
    Lieu, complément : Hautes-Rivères
    Autres informations : Résistant - Domicilié à Htes Rivières (08) - Résistant membre du FN ou il y est chargé des sabotages -
     Arrêté chez lui à Outreau (62) le 06/10/1943 à 6 h15 ainsi que son père Louis (déporté et qui décèdera le 29/01/1945 )-
    Sa mère Augustine née DAUSQUE sera aussi déportée mais survivra -
     Maurice qui avait réussi à s'échapper, est tué au maquis le 24 Août 1944 - Transcrit à Outreau le 10 avril 1945.
    Référence n° : bp02-506273
     
    Fiche issue du relevé n° 9366
    Charleville-Mézières - 08
    Mémorial Mémorial de Berthaucourt

    Informations complétées par Pascal BERNARD  le 28-08-2010

     
     
    René Oscar Louis BLONDEEL

    Conflit : 1939-1945
    Grade, unité : Résistance - Résistant ou résistante
    Complément :
    Matricule, recrutement : 30... - K.L. Neuengamme
    Date de naissance : 04/07/1923
    Commune de naissance : Boulogne-sur-Mer
    Département ou pays : 62 - Pas-de-Calais
    Date du décès :
    Commune du décès : Bergen-Belsen
    Département ou pays : 9109 - Allemagne (ex Prusse)
    Lieu, complément :
    Autres informations : Arrêté dans une affaire de fausse carte d'identité alors qu'il travaille aux carrières de Ferques - Placé un temps au camp de jeunesse de Voves (28) - Déporté le 21/07/1944 de Compiègne à Neuengamme, transféré à Flossenbürg, affecté à un kommando de travail non identifié - Mort en déportation à une date et un lieu inconnus - Sources: J.O. page 665/668 de 2009 et fichier de la Fédération des Déportés.
     
     
     
    Nord Matin du 3 Juin 1945 titrera :"Jean LEBAS n'est plus "....Il faut bien se résigner Jean LEBAS est mort..
    .ainsi  que son fils Raymond
     
     
     
     
     
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    Les F.F.I  fidèles à la discipline n'ont pas encore bougés et attendent les ordres qui leur seront donnés dans la nuit

     Robert  DESNOSJ'ai décidé de retirer de la guerre tout le bonheur qu'elle peut me donner :
    la preuve de la santé, de la jeunesse et l'inestimable satisfaction d'emmerder Hitler.
    (Lettre du 20 janvier 1940 à Youki)
     

    Le réseau AGIR est un réseau de Résistance pendant la période 1941-44.

    Le réseau AGIR a été créé par le colonel Hollard,  en 1941 et travaillait pour le compte de l'Intelligence Service. En 1944, le réseau donnera des informations sur les préparatifs des Allemands en vue d'installer un grand nombre de rampes de lancement de fusées V1.suite http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_AGIR

    André Dewavrin, dit le colonel Passy

    En février 1944, il devient chef d'état-major du général Kœnig, commandant des Forces françaises en Angleterre                                                                                                 et des Forces françaises de l'intérieur Le 5 août il est parachuté dans la région de Guingamp pour assister la résistance bretonne,                                                                            à la tête de 2 500 membres des FII et de soldats américains. Cette troupe participe à la libération de Paimpol où elle fait 2 000 prisonniers.

     
     
    Les Compagnons de la Libération
    L’ordre de la Libération a été créé le 16 novembre 1940, par le général de Gaulle
    créé dans le but de récompenser les personnes ou les collectivités qui se sont signalées
     au cours de la Libération de la France lors de la Seconde Guerre mondiale.
     Deuxième ordre national français après celui de la Légion d'honneur,
    son admission ne fut accordée qu'à un certain nombre de personnes,
     d'unités militaires et de communes pour de hauts-faits lors de la Libération de la France.
     
     
     
     
     Gilbert Renault, né le 6 août 1904à Vanneset mort le 29 juillet 1984 à Guingamp 
      connu pendant la Résistance sous le nom de Colonel Rémy.
     
     
    Il a rédigé maints ouvrages sur ses activités dans la Résistance
     Mémoires d'un agent secret de la France libre et La Ligne de démarcation
     
                    
     
     
    Voici le site du camp de Gross Rosen que j'ai essayé de faire, en l'honneur de mon pere .
    Pardonner la construction de ce site, mais j'ai fait avec les moyens du bord, et sans connaissance informatique .
    Soyez donc indulgent . Merci   http://renougrossrosen.free.fr/
     
     
     
     Les 5 martyrs du Lycée Buffon
    Le 15 octobre 1942, après un nouveau procès, les cinq jeunes sont condamnés à mort par le tribunal de la Luftwaffe et transférés à la prison de Fresnes. Jacques Baudry et Lucien Legros tentent à deux reprises de s'évader mais sont repris et mis aux fers. Le 8 février 1943, vers 11 heures du matin, les cinq lycéens sont fusillés au stand de tir de Balard (Paris 15e) et leur corps jetés dans une fosse commune du cimetière parisien d'Ivry-sur-Seine.
     
     

    Le« fusillésouriant »ElizabethPastwa

    ConservateurduMuséedelaRésistanceetdelaDéportationdeBesançon

    http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/fusille-souriant_photo6.htm

     

     

     

                                                                             

     

    Le drapeau éternel en souvenir des 5 fusillés       http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=304386

    Quelques mots d'histoire Le « Drapeau éternel » a été érigé en souvenir des cinq fusillés d'Orroir, exécutés par les Allemands le 14 juin 1944 à Oostakker près de Gand. 56 résistants y furent exécutés par représailles, suite à un assassinat dans la région de Bruges. Ils avaient été arrêtés en février par la Gestapo. Ils furent mis au secret dès leur arrivée et subirent les interrogatoires et les tortures : « schlague » (matraque), « nettoyage des ongles », « déformation des pieds » (pieds nus sur des plaques chauffées à blanc).

    Cela dura quatre mois. Ils s'appelaient : Alphonse Bedeur, Oscar Delcoigne, Arthur Lainez, Gaston Lainez et Lucien Lainez.

     
     
     
     La Résistance dans le Nord de la France et en Belgique

     

     

     

     

     

     

    Alfred Steux est un résistant belge, membre de la Direction Nationale du RNJ (Rassemblement National de la Jeunesse). Il fonde à Dottignies une section de l'Armée Secrète et une section du RNJ. Alfred Steux est né à Dottignies le 21 janvier 1918. La guerre éclate lorsqu'il a 22 ans et il se met au service de la résistance. Il se marie avec Louiza Hendrickx, originaire de Tirlemont, avec qui il a d'abord un garçon, Claude, né le 7 juin 1942.            

       Mais le réseau est découvert et Alfred Steux est arrêté le 31 juillet 1943, environ 2 mois avant la naissance de sa fille, Monique, le 23 septembre 1943.

    Il est décapité le 27 octobre 1944 et incinéré le 28 octobre 1944 à la prison de Munich Stadelheim                                                                                      Alfred Steux a été inhumé le 29 juillet 1951 au cimetière de Bruxelles à Evere.

    Pour tout savoir sur Alfred Steux et ses camarades du RNJ : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Steux

     

     

     

     La contre-propagante une des formes de la Résistance Civile

    Photo de tracts jetés du toit d'un immeuble parisien en 1942

    Le V de la Victoire lancée d'une radio Belge à Londre                                                                   La Bataille des Ondes

                      
     
    Lionel Dubray torturé durant huit jours puis fusillé le 22 juillet 1944

     

    Lionel Dubray est né le 31 décembre 1923 à Joinville-le-Pont, dans le département de la Seine.
    À 19 ans, il s'enrôle en décembre 1942, dans le groupe Alsace Lorraine des Francs-Tireurs et Partisans (FTP).

    Il réside alors à Athis-Mons, à cette époque en Seine-et-Oise (aujourd’hui dans l’Essonne).

     Il participe à l'attaque en octobre 1943 d'une compagnie allemande à l’occasion d’un défilé en plein Paris occupé,

    ainsi que d'un car de la Waffen-SS Porte d'Italie, toujours dans la capitale.

    Il incendie également du matériel et des locaux allemands.
    Identifié par la Gestapo, Lionel Dubray dut chercher refuge en Bretagne où il rejoint le maquis

    du 1er bataillon des Forces françaises de l'intérieur (FFI) dans le Morbihan.

     Il est nommé chef de section. Après avoir longuement combattu à la tête d’une section de maquisards,

     il est fait prisonnier le 14 juillet 1944 , au cours de l'attaque par 300 allemands du camp de Kervernen en Pluméliau (Morbihan)

    où sont retranchés 90 maquisards.

    Il est torturé durant huit jours puis fusillé le 22 juillet 1944 dans le Bois de Botsegalo, sur la commune de Colpo

     (Morbihan). Trente-trois résistants trouvèrent la mort lors des combats.

    Source de Wikipédia

     

     

     
     
    Fred Scamaroni, né à Ajaccio le 24 octobre 1914 et mort dans la citadelle de cette même ville le 19 mars1943,
    est un haut fonctionnaire français, membre de la France libre ès 1940, héros et martyr de la Résistance. I
    l se suicida pour ne rien révéler à ses tortionnaires italiens. Suite http://fr.wikipedia.org/wiki/Fred_Scamaroni
     
     

    Le site internet du journal Ouest-France Marcher sur les traces des résistants à Plouha


    La rando-mémoire part de la stèle qui rappelle l'existence de la maison d'Alphonse,
    lieu stratégique du réseau d'évasion des aviateurs alliés, Shelburn, à Plouha.
    Marie Gicquel évoque ici les dernières heures de cette maison en juillet 1944.
    À ses côtés, Ange Herpe, guide-commentateur de la marche.

    Marcher sur les traces du réseau d'évasion d'aviateurs alliés (Shelburn)  après avoir vu un documentaireà la chapelle Saint-Samson : Plouha inaugure une originale rando-mémoire.

    « Imaginez-vous en pleine obscurité, par une nuit sans lune. Et en complet silence. » Ange Herpe, président de l'office du tourisme de Plouha et guide accompagnateur de la rando-mémoire Shelburn, invite, ce mercredi après-midi, sa troupe de marcheurs (60 personnes) à se mettre dans les conditions de 1944. Celles que connurent les 135 aviateurs alliés, quand ils descendaient vers la plage pour embarquer, via des chaloupes, sur une corvette Alliée, au nez et à la barbe des occupants. Corvette conduite par un certain David Birkin.

     

    Huit voyages nocturnes clandestins furent ainsi organisés entre janvier et juillet 1944. Avant l'embarquement, les aviateurs hébergés chez des résistants étaient regroupés dans la maison d'Alphonse, dernière maison à 20 minutes de la côte. Aujourd'hui une stèle rappelle l'existence de cette maison qui a été incendiée par les Allemands, le 25 juillet 1944. Ses occupants Jean et Marie Gicquel avaient pu fuir à temps. C'est de cette maison que part vraiment la rando-mémoire. Ce mercredi après-midi, Marie Gicquel, est là pour raconter ces moments terribles. Les marcheurs applaudissent.

    « Passeurs de l'ombre »

    Originaires de Suisse, de Lorraine, de Sarthe ou de la région, les randonneurs s'enfoncent ensuite à travers bois pour gagner la lande qui surplombe la plage Bonaparte (nom de code de l'opération) et l'anse Cochat. En silence. Ils tentent de revivre l'épopée du réseau Shelburn en puisant dans ce qu'ils viennent de voir à la chapelle Saint-Samson : le film Passeurs de l'ombre, de Rolland Savidan et Florence Mahé et l'exposition préparée par Michel Le Picard.

    « Attention », prévient Ange Herpe avec son mégaphone, « on entre ici sur le sentier des douaniers. La zone de tous les dangers pour les passeurs. » Ils pouvaient croiser des patrouilles allemandes. Plus loin, le beau sentier d'aujourd'hui était, en 1944, un passage forgé par les résistants au milieu d'un champ de mines.

    Dans le groupe, l'admiration devant l'héroïsme des acteurs du réseau est perceptible. « On ne se rend pas compte de notre bonheur aujourd'hui » commente Guylène, secrétaire médicale à Saint-Brieuc.

    Deux jeunes femmes ferment la marche : Sophie et Françoise, petites filles de Job Mainguy, l'une des chevilles ouvrières du réseau. Elles sont émues de voir ainsi honorer la mémoire de « pépé Job » et de ses camarades. Job Mainguy qui, humblement, rappelait en 1994 : « ni cocorico, ni héros. Ce sont d'abord les Alliés qui ont gagné la guerre. »

    Article de Eric CHOPIN.
     
        Plaque commémorative de Plouha Archives de Pascal BERNARD
     
    Plouha Stèle à la gloire de tous les Résistants d'évasion
     
     
    PLOUHA stèle et plaque commémorative photo Pascal BERNARD
     
     
     Les Compagnons relèvent la France
     
     
     
    Jean Moulin Stèle du Collège d'enseignement secondaire Jean MOULIN au Portel 62480 Pas de Calais
     
     

    Jean Moulin

    Né à Béziers (France) le 20/06/1899 ; Mort à Metz (France) le 08/07/1943

    Figure phare de la Résistance française lors de la Seconde Guerre mondiale, Jean Moulin a fait preuve d’un courage et d’une détermination sans bornes dans son combat. À lui seul, il a organisé et unifié la Résistance au sein du CNR, naturellement convaincu que tel était son devoir de Français. Jean Moulin est né le 20 juin 1899, à Béziers, au sein d’une famille d’universitaires. Il grandit dans l’insouciance de l’enfance, durant laquelle il montre de fortes aptitudes de dessinateur. Ayant obtenu son baccalauréat en 1917, il suit des études de droit à l’université de Montpellier, en travaillant au cabinet du préfet de l’Hérault.

    il se rend à Londres pour rencontrer le général de Gaulle, en 1941. Les deux hommes ne tardent pas s’accorder leur confiance et Jean Moulin se voit confier la lourde tâche d’unifier la Résistance dans le Sud de la France.
    Durant cette période, il semble que sa volonté et son courage aient naturellement pris le pas sur la fatigue. Doté d’une énergie inépuisable, il parvient encore à réunir les trois grands mouvements de résistance français, à savoir Combat, de Henri Frenay, Franc-Tireur, de Jean-Pierre Levy et Libération-Sud d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie. Il les rassemble au sein du Mouvements Unis de résistance (MUR). Toutefois, les conflits entre différents chefs résistants ne lui facilitent la tâche.

    Après un bref retour à Londres au début de l’année 1943, où il rend son rapport au Général De Gaulle, il est ensuite chargé de mettre en place le Conseil national de la Résistance (CNR). Il s’agit en fait de réunir toutes les organisations (mouvements, partis politiques et syndicats) sous une même entité politique. C’est Jean Moulin lui-même qui en prend la présidence.
    Sources 


    Trahi, arrêté, torturé, tué
    La première réunion du CNR se déroule le 27 mai 1943, à Paris. Mais les conflits au sein de la Résistance ne s’atténuent pas. Certains espèrent même pouvoir évincer Jean Moulin. Lorsque le chef de l’Armée secrète, le général Delestraint, est arrêté par l’occupant au début du mois de juin, Jean Moulin organise en urgence une réunion des responsables militaires à Caluire, afin de s’organiser en l’absence du malheureux.

    Le 21 juin 1943, la Gestapo envahit le lieu de rassemblement et arrête tous les participants. La trahison, ou dénonciation, semble évidente. Jean Moulin est emprisonné à Lyon et torturé pendant plusieurs jours. Malgré les souffrances abominables qu’il endure, jamais il ne donnera une quelconque information sur le mouvement qu’il a mis en place. Il meurt lors de son transfert en Allemagne, le 8 juillet 1943.

    Sans chercher la gloire ou une quelconque reconnaissance, Jean Moulin a lutté corps et âme pour libérer sa nation du joug nazi. Jusqu’à son dernier souffle, il a mené une résistance autant psychique que physique. Ses cendres reposent au Panthéon depuis 1964 et son combat héroïque reste à jamais ancré dans l’Histoire.
    Jean MOULIN photo de 1940
     
     
     
             
                             le Maquis de Revin
     
    En Août  1947 Le  conseil municipal  d'Outreau vote une subvention symbolique de 500 francs
     pour l'érection d'un monument dédié aux victimes du maquis de Revin
     
     
     Site sur le Maquis de Revin   http://ardennetiensferme.over-blog.com/article-1470839.html
     

    Réalisé par le sculpteur Henri Louis dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, il a été inauguré le 27 juin 1948  

        en présence de Vincent Auriol Président de la République et de François   Mitterrand alors Ministre des Anciens Combattants.                                                                                               

     
    Vidéo du Maquis de Revin par newg008
     

    Maquis du Revin

     
     
     
    Tchakarian Arsène La Vérité toute la Vérité de l'Histoire de l'Affiche Rouge 1ère partie
     

    Tchakarian Arsène La Vérité toute la Vérité de l'Histoire de l'Affiche Rouge 1ère partie

     
    Tchakarian Arsène La Vérité, toute la Vérité de l'Histoire de l'Affiche Rouge 2èm partie
                

    Tchakarian Arsène La Vérité, toute la Vérité de l'Histoire de l'Affiche Rouge 2èm partie

     
                                                                                          L'AFFICHE ROUGE par Léo Ferré

    Le 21 février 1944, vingt-deux résistants de six nationalités différentes étaient fusillés par un peloton d'exécution de la Wehrmacht au Mont Valérien, près de Paris. La vingt-troisième, une femme de trente-deux ans, devait être décapitée quelques semaines plus tard à Stuttgart.

     
     
     FRANCE  d'abord organe d'informations  MOUVEMENT DES PATRIOTES FRANCAIS pour la libération du Territoire Mai 1942
     Attaques contre les centrales électriques... Des camions incendiés... Lignes de communications coupées
    Les actes contre les allemans en Normandie..A Lille 50% de la production s'est arrêté momentanément...
     
     
      Dans ce tract de 1942 sont repris des vers d'un poème de Victor HUGO intitulé
    A CEUX QUI DORMENT écrit le 15 janvier 1853 extrait du recueil " Les Châtiments "

    Réveillez-vous, assez de honte !
    Bravez boulets et biscayens.
    Il est temps qu’enfin le flot monte.
    Assez de honte, citoyens !
    Troussez les manches de la blouse.
    Les hommes de quatrevingt-douze
    Affrontaient vingt rois combattants.
    Brisez vos fers, forcez vos geôles !
    Quoi ! vous avez peur de ces drôles !
    Vos pères bravaient les titans !

    Vous n’êtes pas armés ? qu’importe !
    Prends ta fourche, prends ton marteau !
    Arrache le gond de ta porte,
    Emplis de pierres ton manteau !
    Et poussez le cri d’espérance !
    Redevenez la grande -France !
    Redevenez le grand Paris !
    Délivrez, frémissants de rage,
    Votre pays de l’esclavage,
    Votre mémoire du mépris !
     
     
     Yvonne Le Roux, dite Tante Yvonne réseau « Johnny » , veuve d’un officier de marine, né en 1882
    déportée à Neuengamme et Ravensbrück. Trois jours après sa délivrance, elle décédera d’épuisement et dysenterie à Paris le 28 avril 1945
     
     
     Louis Martin-Bret, né à Marseille le 18 juillet 1898, est un Résistant et Dirigeant du mouvement "Combat
    Il est arrêté le 16 juillet 1944. Il est fusillé le 18 juillet 1944, le jour de ses 46 ans à Signes dans le Var
    avec les membres du Comité Départemental de Libération. Onze résistants y ont perdu la vie.   
     
                   
     
     
     

    Ancien résistant et père du maire de Verquin,

     Simon Tassez, décédé, est enterré aujourd'hui

    lundi 19.10.2009 - La Voix du Nord

     La carte des FFI de Simon Tassez.

    | SAINT-FLORIS |

    Simon Tassez, alias Turlot dans la Résistance, au sein du réseau « Voix du nord », est décédé le 14 octobre ... à l'âge de 85 ans.

      Son parcours durant la Deuxième Guerre mondiale a commencé en mai 1940. C'est à vélo avec plusieurs jeunes du village qu'il part pour le Loir-et-Cher.

    Le groupe étant au milieu d'un convoi allemand, est mitraillé par les Anglais et bombardé à Saint-Valéry par l'ennemi. Les Allemands les font prisonniers.

    Simon, le plus jeune, est libéré le premier et retourne à Lillers à pied avant de pouvoir utiliser les ponts provisoires réalisés avec des bateaux.

    À son arrivée, Saint-Floris est occupé et les habitants ont été évacués, sauf quelques familles. Simon retrouve sa maison pillée et endommagée par des obus.

    Avec ses camarades d'infortune, il est réquisitionné par l'ennemi pour enterrer les animaux tués dans les pâtures.

    Il forme son groupe

    Simon Tassez est un résistant de la première heure. Il commence par une balade en canoë, en trouvant des roquettes avec ailettes laissées par les Britanniques au fond du canal en mai 40. Utiles pour faire des explosifs. Leurs détonateurs servent à faire sauter le dépôt d'essence en gare de Saint-Venant.

    Simon s'est engagé dans les Forces françaises intérieures (FFI) en 43. Il est chargé de la distribution de tracts, des collages d'affiches et récupérations d'armes. Il doit partir en Allemagne dans le cadre du travail obligatoire. Recherché par la Gestapo, il a la chance de pouvoir se cacher à Haverskerque grâce à la complicité du maire de l'époque. C'est là qu'il forme un groupe de résistants. De retour à Saint-Floris, par chance, il n'est pas arrêté. Ses camarades sont fusillés : une stèle marque l'endroit où le drame s'est déroulé. Une dizaine de jours avant la Libération, il fait 2 prisonniers allemands au bac de l'Ave Maria.

    Le 3 septembre 1944, il part avec Jacques Deschamps, le fils de l'instituteur alors âgé de 16 ans, pour attaquer les pièces de canon allemand près des deux ponts de Merville. Une nuit interminable ! Après la Libération, Simon retourne au bâtiment tous les jours pour garder des prisonniers.

    Titre de reconnaissance

    Début septembre 1944, le Pas-de-Calais étant libéré, Simon s'engage pour 3 ans dans la première armée de De Lattre de Tassigny. Il est affecté dans l'aviation, et démobilisé en 1946 avec le grade de caporal.

    Le secrétaire d'État aux Anciens Combattants lui a décerné le Titre de Reconnaissance de la Nation en 1997 et ce n'est qu'en 2009 qu'il a eu droit à la carte du combattant et celle du « combattant volontaire de la Résistance ». •

    Ses funérailles ont lieu aujourd'hui à 15 h, à l'église Saint-Florent.

                     

     Edouard Dewulf  «Capitaine Bourgeois», Résistant O.C.M et Voix du Nord
    il prit le commandement d'un des deux mouvements de Résistants jusqu'à la libération de Dunkerque
     
     
    Article de Frédéric VAILLANT
    Blanche Joséphine PAUGHAM une Boulonnaise première résistante condannée à mort par le jugement du 17 Septembre 1940
    Les allemands n'osent pas l'amener au peloton d'exécution
    Blanche PAUGHAM LEFEBVRE est morte d épuisement au camp de Bergen Belsen
     
     
     
     
     
     
    Le Franc-Tireur du 20 mars 1943 : Mensuel malgré la gestapo et la police de vichy
    Organe des Mouvements de Résistance Unis
     
     
     
    Charles TILLON (1897 - 1993)
    « J'ai vécu plusieurs vies, et ma chance aura été de ne rien vouloir oublier. »
     
     
    Charles TILLON  Les F.T.P. la guérilla en France
     
       
     
    Charles TILLON les F.T.P Soldats sans uniforme
     
     
     
     
     LE GROUPEMENT DES BATAILLONS ANNE
    Au sein de l'épopée  La Résistance en Creuse
     
     
     Site consacré à la ville d'Outreau                           
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