Les cités provisoires en France et la reconstruction à la fin de la seconde guerre mondiale.

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AUTRE LIEN      Les cités provisoires d'Outreau

 LORIENT  La Cité Commerciale provisoire

Scène de vie : promenade d'une maman dans un quartier de demi-lunes


La place d'Equihen Pas de Calais cité provisoire et vue sur des cités de baraquements



Cités provisoires d' Equihen dans les années 1950 et la reconstruction

 
 Equihen église provisoire
 
 
L'Eglise d'Equihen avant la seconde guerre mondiale qui allait tout anéantir...

 IMPORTATION DE MAISONS PRE FABRIQUEES A BOULOGNE SUR MER

 http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/AFE02015379/importation-de-maisons-pre-fabriquees-a-boulogne-sur-mer.fr.html

 
IMPORTATION DE MAISONS PRE FABRIQUEES A BOULOGNE SUR MER
2ème partie film archives INA MAISONS PREFABRIQUEES AMERICAINES A BOULOGNE SUR MER 01/01/1946
 

Les cités provisoires dans le Pas-de-Calais

Cité des mines dans le Pas- de- Calais en janvier 1945

Cité des Cheminots du Pas de Calais à AVION...  Nord matin de septembre 1946
 
 
 
Chiffres et doléances la reconstruction dans le Nord de la France

  AUTRE LIEN   Les cités provisoires d'Outreau 

La Salle hameau d'Outreau baraquements et préfabriqués sur les terrains d'une ferme

 

Une maison préfabriquée réalisée à Biache-Saint-Waast dans le Pas-de-Calais

 

Boulogne-Sur-Mer .

 
Equihen Plage les baraquement en face de l'emplacement de l'actuel camping
 
Vue élargie. Equihen Plage le terrain qui est maintenant un immense camping
 Caen

IMPORTATION DE MAISONS PRE FABRIQUEES A BOULOGNE SUR MER film archives INA 

 
À la Reconstruction, le Noël était plus familial
Caen  À la Reconstruction, le Noël était plus familial mardi 22 décembre 2009
  • Patrice et Viviane Boyer et leur cousin, Jacques Munerel, présentant la lettre au Père Noël écrite alors qu'il était un enfant.

    Patrice et Viviane Boyer et leur cousin, Jacques Munerel, présentant la lettre au Père Noël écrite alors qu'il était un enfant.

Des témoins relatent les fêtes de fin d'année alors qu'on manquait de tout. C'était quand même la fête.
 Derrière la carte postale écornée et jaunie des ruines, les souvenirs des Noël de l'Après-guerre réservent quelques surprises.
 Chez Jacques Munerel, dans une maison suédoise de Colombelles, les Noël étaient plus joyeux. Il faut dire qu'en 1950, le jeune retraité n'avait que 3 ans. « Mon oncle est venu habiter là-haut, à l'étage, avec sa femme. Moi, j'étais fils unique. Du coup, j'étais gâté. Je faisais Noël aux deux étages. »

Vitrines animéesIl a sorti des photos noir et blanc de l'époque : on le voit dans un tipi indien sur l'une ; sur l'autre, il joue avec son train électrique. « Je l'avais eu après une lettre envoyée au Père Noël. » Un courrier écrit avec son oncle et précieusement conservé dans son enveloppe. Il commence par les mots suivants : « Cher Père Noël, le petit coco à sa mémère... » Présents, ses cousins et cousines, Patrice et Viviane Boyer, 56 ans et 64 ans, restent marqués par les balades dans le centre-ville de Caen. « Il y avait des vitrines animées, avec des poupées. »

Les présentoirs des magasins constituaient une animation. « Quand j'allais aux Galeries, reprend Patrice, il fallait mettre la main sur la vitrine pour faire avancer le petit train. » « On n'avait pas de télé », replace sa soeur, Viviane. « Les couleurs, la lumière, on ne voyait ça qu'à Noël », renchérit Jacques.

Tous les trois gardent un souvenir d'une époque particulière. « Les gens manquaient de tout pendant la guerre, lance Viviane. Alors, on mangeait bien. Et à la fin du repas, on disait : « Encore un que les Boches n'auront pas ! » » Dans ce moment de contrastes, Jacques revoit ses parents tentant d'introduire une dinde trop grosse dans le petit four familial. « Ils s'y sont mis à trois pour la faire rentrer. »

Les célibataires de permanence  Albert Morel, 88 ans, a été mobilisé en février 1946. Ses premiers Noël ? « À l'époque, nous étions de service, se rappelle l'ancien postier. Les célibataires étaient de permanence téléphonique et télégraphique. »

En 1946 et 1947, Noël s'est passé au travail, aux PTT. En 1948, changement de décor : Albert Morel rencontre sa femme. Il passe Noël dans sa belle famille, à Briouze. Les autres réveillons se tiennent dans la nouvelle maison familiale, rue Bicoquet. Proche, la rue Guillaume-Le-Conquérant est bien achalandée. Dont un petit charcutier. « On y trouvait de la galantine. » La valse des mets de fêtes envahit sa mémoire.                                                            Les cadeaux ? « Les tickets de pain et de viande existaient encore. Et puis, ce n'était pas la mode. » On baignait plus dans « la tradition familiale, la ferveur religieuse ».

Josué JEAN-BART.
 
 Le baraquement américain ira-t-il au Mémorial ?
 
 
  Ouest-France       Caen vendredi 02 octobre 2009  Le baraquement américain ira-t-il au Mémorial ?
 Dans l'une des pièces où sont stockés des moulages, Jean-Jacques Passera, le directeur de l'Esam, montre les papiers peints d'époque...  Dans l'une des pièces où sont stockés des moulages, Jean-Jacques Passera, le directeur de l'Esam, montre les papiers peints d'époque...

Pour le journaliste Alain Genestar, « il faut sauver le dernier baraquement américain de Caen ». Il se trouve actuellement dans la cour de l'école des Beaux-Arts, rue de Geôle, et pourrait déménager au Mémorial. L'histoire

Dissimulé parmi les branches de pins et de noisetiers enchevêtrées, un vieux baraquement américain, dans la cour de l'École des beaux-arts, rue de Geôle. « L'un des derniers à Caen », selon le journaliste Alain Genestar, qui a décidé de s'impliquer dans le sauvetage de ce vestige de l'histoire contemporaine. Un bâtiment modulaire typique de la Reconstruction, symbole du Caen d'après-guerre, tout autant que les maisons suédoises.

Ce logement d'environ 70 m2, de plain-pied, avait été installé là pour loger le gardien de l'école, à la fin des années 1940. Il a été habité jusqu'au début des années 1970. Puis les Beaux-arts s'en sont servi comme dépôt. Araignées et champignons en ont fait un vaste terrain de jeu. Mobilier, moulages de sculptures et objets hétéroclites y sont toujours entreposés. Papiers peints, poignées de porte et salle de bains sont d'époque.

Plusieurs tentatives de réhabilitation

Jean-Jacques Passera, directeur de l'école des Beaux-arts ¯ aujourd'hui devenue École supérieure des arts et médias (Esam) ¯ a tenté, à plusieurs reprises, de faire restaurer le lieu, qui appartient, comme la cour où il se trouve, à la Ville de Caen. « Je voulais montrer comment on vivait à Caen, au sortir de la guerre. J'imaginais y organiser des lectures de poésie, de témoignages, de textes d'époque ou plus contemporains. » Le projet n'a jamais abouti, faute de budget. Peut-être se concrétisera-t-il dans un nouveau site ?

En effet, l'idée a germé d'un « déménagement » au Mémorial. « Après guerre, ces baraquements représentaient tout le confort moderne : ils avaient toilettes et salle de bains, se souvient le journaliste d'origine caennaise Alain Genestar, qui a lui-même grandi dans ce type de logement précaire. Quand j'étais petit, c'était un peu d'Amérique qui arrivait en France. »

Est-il démontable ?

L'ancien patron de Paris-Match et du Journal du dimanche a récemment évoqué le devenir du baraquement avec Stéphane Grimaldi, directeur du Mémorial de Caen. Lequel se dit « très intéressé ». Il a écrit au directeur de l'Esam pour le récupérer. « Mais tout dépend de son état de conservation. Encore faut-il pouvoir le démonter et le remonter. »                La municipalité est plutôt favorable à ce déménagement. « S'il a un intérêt historique, c'est logique que ce baraquement aille au Mémorial, souligne Jean-Louis Touzé, maire adjoint en charge du patrimoine communal. La seule question sera celle de la faisabilité technique. » L'élu va demander à ses services d'étudier les possibilités de démontage. Si ça n'est pas faisable, « il sera démoli ». À terme, les locaux de la rue de Geôle doivent être vendus pour qu'y soient construits des logements privés.

Aurélie LEMAÎTRE. Ouest-France          Ouest-France

 A TRAVERS LA FRANCE MEURTRIE film archives INA 

Equihen 62.224 PAS DE CALAIS
 
 
 
 
 
 
Les cités provisoires du Calvados
 
 
Chez nous dans le Pas de Calais c'étaient les baraquements, les préfabriqués UK100 et les demi-lunes ( fusées céramiques ; dans le Calvados en plus de baraquements et des Nissens c'étaient et c'est toujours les Suèdoises ( maisons en bois )... l'O.P.A.C. a racheté celles de Vire magnifiques pavillons. A l'époque ce fut 400 maisons
Aunay sur Odon (20), Bretteville sur Laize (20), Caen (60), Colombelles (80), Condé sur Noireau(60),   Fleury sur Orne (38), Lisieux (60), Mézidon (20), St André sur Orne (20), Thury Harcourt (20).
et 4 crèches installées à Caen, Colombelles et Condé-sur-Noireau dont
..Une crèche existe encore celle de
de Condé-sur Noireau
 
 
 Lors des bombardements de juin 1944, la ville de Condé-sur-Noireau est détruite à 95%. 
« La Suède, pays resté neutre durant le conflit mondial de 1939-45, prend une part active à la
reconstruction de l'Europe ravagée, en apportant notamment une aide considérable à la France, pays ami depuis toujours.
C'est ainsi que le Calvados, département particulièrement touché, reçoit dans un premier temps des baraquements provisoires,. Par un arrêté royal en date du 15 mars 1946,  le gouvernement suédois décide ensuite d'offrir 400 maisons au département du Calvados sinistré (dont 60 à Condé
).

Description : "Les chalets suédois de Normandie ont été dessinés par l'architecte Sven Ivar LIND. Ce sont des maisons de plain pied, qui s'harmonisent parfaitement avec le style des maisons du pays : un toit très pentu, un intérieur prévu et aménagé en fonction des coutumes françaises. Elles ont été livrées entièrement équipées selon le top du confort pour l'époque : cuisine aménagée, chauffage central, douche, WC., buanderie. Environ 11 200 M3 de bois ont été nécessaires à la construction de ces maisons."(extrait du livre : "les Suédoises du Calvados" de C. Pitrou et J. Munerel (association des Suédoises de Colombelles, 1998),

 "Les Suédoises du Calvados

"Couverture du livre de Carol PITROU et J.MUNEREL 

"
Couverture

 
 
 l'Histoire des maisons Suèdoises du Calvados : ces maisons provisoires existent encore et ont été rénovées
 
 
 
 
 
 
 
Grâce aux interventions d’un journaliste suédois, Victor Vinde, particulièrement ému par l’état de désolation que présentait le Calvados après les combats de 1944, le royaume de Suède mit à la disposition du département sinistré 400 maisons conçues par l’architecte suédois Sven-Ivar Lind préfabriquées en Suède, transportées par bateau jusqu’au port de Caen et montées dans dix communes du Calvados sous la direction de techniciens envoyés par Stockholm.
 
 
 
 Des chalets suédois dans le Calvados - Bayeuxmercredi 26 août 2009
Une maison suédoise du quartier Saint-Paul à Caen.</P>
A Caen, une exposition revient sur le don de 400 maisons fait par la Suède à la France, pour aider à sa reconstruction en 1946.1946. La guerre est finie mais les bombardements ont laissé leurs traces : des quartiers entiers ont été rasés et la France se heurte au problème du relogement de ses habitants.La Suède, pays resté neutre pendant le conflit, propose alors son aide à dix communes sinistrées du Calvados parmi lesquelles Fleury-sur-Orne, Caen, Mézidon...
En 1944, la Suède offre d'abord des baraquements provisoires et en 1946, 400 maisons entièrement équipées sont acheminées en pièces détachées de Suède jusqu'au port de Caen.C'est cet épisode méconnu de l'histoire normande que retrace l'exposition « Les Suédoises du Calvados ». Installée à l'association Oasis à Caen sur une initiative de Carol Pitrou et Jacques Munerel, habitants de Colombelles, elle a pour but de rendre hommage à la Suède pour cette aide matérielle.Des plans de maisons, des photos d'archives et des documents plus récents étayés de panneaux explicatifs permettent au visiteur de se faire une idée de l'ampleur de l'entreprise.Jusqu'au 28 août, du mardi au vendredi de 9 h à 17 h à l'Oasis, 18, rue de l'Oratoire à Caen. Renseignements au 02 31 27 72 00.  Livre
 Pour plus d'informations, un livre est disponible sur le site http://pagesperso-orange.fr/suedoisesducalvados/livre.htm
Le Dernier baraquement d'Argentan

 

 

 

 Thury-Harcourt, fière de son logement social - Calvados mercredi 02 juillet 2008


Madeleine Marguerie habite l'une des 20 « Suédoises » de Thury. Il y a 60 ans que l'État suédois a offert aux Calvadosiens 400 maisons pour reloger les habitants lors de la Reconstruction : l'événement sera célébré à l'automne.</P>

« Au moment de la Reconstruction, on logeait tous dans des secteurs détruits par les bombardements américains. Je suis né en 1946

et je me souviens être allé à l'école dans les baraquements de l'école Paul-Héroult. » Aujourd'hui maire de Thury-Harcourt,

   
 
 Thury Harcourt dans le Calvados : vue sur des baraquements et préfabriqués
 
 
 La reconstruction de Thury-Harcourt
 

La ville de Thury-Harcourt fut détruite à 75 % pendant la bataille de Normandie, en juillet 1944.

 
Après les destructions de la seconde guerre mondiale,  il faudra plus de 20 années
pour reconstruire des bourgs dont  Thury-Harcourt, Aunay-sur-Odon, Tilly-sur-Seulles, Evrecy, Villers-Bocage, Cagny  
 
 
Thury-Harcourt
 
ligne argentee
 
Cagny dans le Calvados. Ce village dans la journée du 18 juillet 1944
recevra plus de 650 tonnes de bombes ; il sera  détruit pratiquement dans sa totalité
 
Archives et collection de Pascal BERNARD : la fontaine et l'église de Cagny
 
 
La sucrerie de Cagny dans la Calvados dans les années 1950
 
Cagny un coté de la Cité de la sucrerie
ligne jaune vert
 
 CAGNY le château de Triquerville avant la seconde guerre mondiale
           
 
Cagny vers les années 1960
 
ligne orange
 
Tilly-sur-Seulles
La reconstruction, on aperçoit une longue demi-lune ( appelé aussi fusée céramique ) et quelques baraquements
 
Tilly-sur-Seulles la place au début 1900...La seconde guerre mondiale détruira considérablement ce Bourg

TILLIY-SUR-SEULLES 1944 une livre de Stéphane Jacquet.

Après le succès du "Couloir de la mort", de la "Bataille de l'Odon" et de la "Cote 112",
voici un nouvel ouvrage de terrain consacré à la Bataille de Normandie, Tilly sur Seulles,
au sud de Bayeux, défendu par la "Panzer-lehr-Division, a été un front âprement disputé.
 Les combats de chars qui ont eu lieu dans le secteur sont toujours enseignés à l'école militaire de Sandhurst.
De Lingèvres au château de Boislonde (Hitlerjugend), une grande page d'histoire,
très nombreux témoignages, y compris civils. Bilingue français-anglais. Relié, 415 pages, 800 photos et documents.
 
L'église de TILLIY-SUR-SEULLES début des années 1900
 
    

EVRECY un village rasé à prés de 90% aprés les bombardements . Carte postale archives Pascal BERNARD

Le16 juin 1944, deux heures après la destruction d'Aulnay sur Odon,   le village d'Evrecy dans le Calvados est aussi bombardé par les alliés

 et est entièrement détruit. 130 des 400 habitants sont morts dans ces bombardements. Témoignages émouvants des habitants

Film sur Le bombardement d'Evrecy Edition spéciale Haute Normandie Témoignages émouvants des habitants - 01/06/1994                  source http://www.ina.fr/video/R09132658/le-bombardement-d-evrecy.fr.html

Evrecy vue d'ensemble du Bourg avant sa destruction

Les ruines de l'Eglise EVRECY
 
La reconstruction d'EVRECY on aperçoit les derniers baraquements
 
 
 
 
 
 
 
Ma suédoise EST DEVENUE Maison de Famille »- Caen vendredi 22 mai 2009

À Colombelles, Madeleine Monnet, 89 ans, habite toujours la maison suédoise dans laquelle elle a emménagé le 13 août 1948.</P>

« Avec mon mari, René, ouvrier à la SMN,  Dans Une pièce vivait chez ma belle-mère sur le Plateau à Colombelles », se souvient Madeleine Monnet, 89 ans. Le 13 août 1948, La vie du couple de changer du tout au tout: Eux et Leurs trois enfants emménagent Dans l'Une des 400 maisons livrées par le Gouvernement suédois au département du Calvados. « J'ai été surpris par la taille ; C'était grand et long. On n'avait presque pas de meubles. Ça paraissait encore plus grand. Et le jardin Était aussi grand: mais mon mari a du arracher pas mal de racines. »

La maison se compose d'Une grande salle, de deux chambres au rez-de-chaussée, deux chambres ¯ UNE GRANDE, UNE PETITE ¯ à l'étage. Et à la Grande maison, grande famille: Cinq nouveaux enfants VIENNENT Compléter La Fratrie.«Le Était confort inédit pour l'époque: un buffet avec un évier à deux bacs en inox. La cuisinière à bois et charbon chauffait aussi la maison. Sur un découvert le chauffage central et aussi les WC dans la maison: avant le Dehors Allait. » Autre découverte : Une buanderie pour laver le linge et l'eau chaude : «Les enfants pouvaient se laver tous les jours. »A 89 ans, Madeleine Monnet habite toujours dans « SA »Maison suédoise, 20, rue de Stockholm : «C'est devenu le lieu historique pour la famille. Une vraie maison de famille. » Et Suffisamment grande pour 23 petits-enfants et 25 arrière-petits-enfants.

CAEN

Un livre est disponible http://pagesperso-orange.fr/suedoisesducalvados/livre.htm   

 La reconstruction de Caen  - la construction de quartiers d'urgence dans les premières années, pour faire face aux besoins en logement. Ils sont édifiés en dehors des zones à déblayer et à remembrer. Certains de ces quartiers sont construits en baraquements appelés à disparaître. D'autres construits avec des pierres récupérées dans les décombres sont définitifs : ce sont notamment les quartiers d'Authie Saint-Paul au Chemin Vert et le quartier Calmette dans le secteur de l'hôpital Clémenceau, tous deux achevés en 1947. 
QUARTIER St PAUL
Eglise Saint-Paul - Ville de Caen - Tourisme et histoire

 L’homme providentiel

Elève de terminale en 1919 au lycée Malherbe grâce à un programme de bourses pour de jeunes Suédois, Victor Vinde avait passé son bac dans cette ville, puis avait fait des études à Paris avant de devenir journaliste.Durant l’entre-deux guerres, il avait été correspondant en France du Göteborgs Handels - och Sjöfartstidning, un quotidien farouchement antinazi.

Emu par l’état indescriptible de la cité normande et de la région en général, Victor Vinde alerte les représentants de son pays à Paris, à l’ambassade et à la Chambre de Commerce Suédoise. La Suède, que sa politique de neutralité a mise à l’abri du conflit meurtrier, se doit, estime-t-il, de faire un geste pour secourir les habitants du Calvados. Ce qu’elle fera, et généreusement.

Des chalets provisoires aux vraies maisons

Assez rapidement, le gouvernement suédois décide d’envoyer des maisons préfabriquées. Une soixantaine d’industriels prêtent leur concours. Fin décembre de la même année, 135 maisonnettes de bois provisoires arrivent au port de Caen à bord de deux cargos suédois. Peut-être pas très grandes, 26 m2, mais avec un équipement de première nécessité, poêle et radiateur compris. Elles sont réparties dans les zones les plus touchées de la plaine de Caen et montées par une équipe suédoise et des volontaires français. Le 11 janvier 1945, le prince Bertil, qui a présidé le comité de coordination, inaugure celles du canton de Bourguébus.

Ce n’est qu’un premier pas. Le 15 mars suivant, le gouvernement suédois fait don à l’Etat français de 400 maisons préfabriquées et également en bois, mais, cette fois, définitives. Erigées à Caen et dans neuf autres localités* du Calvados, elles seront toutes achevées en 1948.

“J’habite la Suède”

Pour les locataires de ces maisons jumelées, c’était le paradis. L’architecte Sven Ivar Lind avait en effet tout prévu : un intérieur spacieux conçu rationnellement et entièrement équipé avec eau courante, chauffage central, séjour et coin cuisine ultramoderne, douche, toilettes à l’intérieur, buanderie, deux chambres et la possibilité d’en aménager deux autres au grenier. Rien ne manquait, du vaisselier avec ses tiroirs et ses bocaux en verre, à la planche à découper amovible et à l’égouttoir mural. Un luxe inouï.

Conformément aux souhaits des autorités suédoises, ces maisons avaient été en outre construites dans des zones soigneusement choisies, à l’écart des décombres. Il ne restait plus aux autorités locales qu’à baptiser les rues de ces Cités Suédoises (à Condé sur Noireau, on avait d’ailleurs vite abrégé en “Suède” ce qui, du côté des enfants, donnait de curieux “j’habite la

Suède”). Aussi portent-elles des noms qui évoquent le généreux pays donateur : rue de Suède, de Stockholm, de Kiruna, de Sandviken et autres avenue Gustav V.

Mais aussi des crèches

La générosité suédoise ne s’est pas arrêtée là. Dans la foulée, le Calvados a également reçu quatre crèches. “On avait pensé à tout, linge, ustensiles, machines à laver etc. C’était merveilleux !” s’exclame Jeanine Gille, cette grande dame de Caen à l’origine du nouveau don. En Suède où elle était allée étudier l’organisation sociale, elle avait fait d’énergiques démarches, en particulier auprès de Rädda Barnen (branche suédoise de l’organisation caritative internationale Save the Children), et réussi à convaincre ses interlocuteurs suédois, mais aussi français, des besoins du Calvado en matière de crèches. Caen en reçut deux,

Colombelles et Condé sur Noireau, une chacune. Qui plus est, trois directrices et trois infirmières puéricultrices bénévoles les accompagnaient. Elles resteront un an. En 1949, les crèches étaient officiellement remises aux autorités françaises. Seule, celle de

Condé subsiste aujourd’hui, bien que reconvertie à d’autres activités. En attendant de retrouver prochainement sa vocation initiale.

  QUARTIER St PAUL Eglise Saint-Paul - Ville de Caen - Tourisme et histoire

 

Cinquante ans et pimpantes

Les crèches ne sont plus mais les maisons (classées, depuis, HLM), toujours solides et entretenues avec amour, ont conservé leur identité nordique et témoignent joliment de ce bel acte de solidarité. Leur cinquantième anniversaire a permis à Français et Suédois de se retrouver, à l’initiative de deux habitants d’une “suédoise” de la Cité Branting de Colombelles, Carol Pitrou et son époux, Jacques Munerel,  auteurs d’un ouvrage   en hommage à ceux qui ont aidé à la reconstruction de leur région.

Quatre vieilles dames alertes sont aussi venues tout spécialement de Suède pour l’occasion : la représentante de Rädda Barnen et les anciennes directrices des crèches. "

 "

"1948-1998 : Les Suédoises du Calvados ont 50 ans".
Edition : mai 1998. ALSC. 11 rue de Stockholm -14460 Colombelles.
Texte & Photos : Carol Pitrou - Jacques Munerel.
Dépôt SGDL : mai 1998.

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(Articles L 122-4, L 335-1 à 3 et L 211-3 du Code de la Propriété Intellectuelle)

LIVRE  "LES SUEDOISES DU CALVADOS "  Histoire des maisons et crèches suédoises du Calvados                                                                       128 pages, 83 photos Disponible !!!  Renseignements et commande  

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Aunay -sur- Odon
 
Demi-lunes d'Aunay-Sur-Odon
 
Le village provisoire d'Aunay -sur- Odon
 
La renaissance d'Aunay-Sur-Odon archives de 1950
 
La renaissance d'Aunay-Sur-Odon archives de 1950 suite
 
C'est entre 1947 et 1950 que le nouvel Aunay fut construit
Le docteur Lecaine maire d'Aunay...
 
 Le maire d'Aunay avait deux idées directives ; d'une part il fallait que la nouvelle
ville soit toujours Aunay et pour cela il fit extraire des pierres des carrières qui entourent Aunay...lire l'article
Photo La reconstruction d'Aunay
 Aunay cette petite ville a démontré que la reconstruction était possible
et elle a établi une procédure viable dans ce but ....lire l'article
 
Maison Suèdoise d'Aunay-Sur-Odon
 
 
Les cités provisoires du Nord
 
 
 DUNKERQUE dans le Nord de la France ( ils se faisaient appeler les Barquins.)
habitant des « chalets américains », habitations provisoires bâties après la guerre 39-45 sur les glacis. Du Français baraque. Désignait avant la guerre les gitans, rempailleurs, ferrailleurs, etc. stationnés sur les remparts (par exemple à l'extrémité de la rue du Fort Louis). C'est par dérision que les habitants des baraquements « provisoires » se sont eux-mêmes appelés baraquins.
 Dunkerque dimanche 17 mai 2009

André Delepoulle, abbé des Glacis, n'a jamais oublié ses « baraquins »

 Le père Delepoulle n'a pas oublié les cinq années passées aux Glacis au début de son ministère. :  La Voix du Nord Le père Delepoulle n'a pas oublié les cinq années passées aux Glacis au début de son ministère. : La Voix du Nord

Cet après-midi, au Petit Kursaal est donné un spectacle théâtral s'inspirant des témoignages recueillis par le CCAS de

Dunkerque au sujet des « années du provisoire ». Celles qui ont vu, entre 1945 et 1949, les Glacis accueillir des baraquements. À l'occasion de ce spectacle, le père André Delepoulle se souvient de ces premières années de prêtre aux Glacis en 1947 et passe à son tour au confessionnal...

PAR OLIVIER TARTART

dunkerque@lavoixdunord.fr Père Delepoulle, comment êtes-vous arrivé aux Glacis ?

« Jeune prêtre (j'avais été ordonné en juin 1947), les Glacis était mon premier poste. Je me promenais un soir de septembre 1947, un soir magnifique comme on en connaît à Dunkerque. Je marchais dans l'allée centrale. Faite de sable, il n'y avait alors ni pavés ni macadam. Les gens se parlaient d'une fenêtre à l'autre des baraquements. Et me voilà, moi, alors grand et maigre, en soutane. Et les fenêtres se fermaient sur mon passage ! Ça ne m'a pas découragé, plutôt stimulé. » Comment êtes-vous parvenu à vous faire accepter ?  « Je me suis rendu compte qu'à Dunkerque il y avait beaucoup d'enfants. Je me suis donc investi dans le patronage, le catéchisme. Au travers des enfants, je rejoignais, les parents, les familles. La glace a fondu peu à peu. » Vos relations avec l'école publique était excellentes !

« J'avais de bonnes relations en effet avec le directeur de l'école, par ailleurs adjoint au maire. On discutait ensemble pour voir comment aider ces familles éprouvées par la guerre et le déracinement. Tenez, l'école portait le nom de Jean-Baptiste Trystram qui avait tant oeuvré pour le port.

Il existait en centre-ville une école privée Saint-Jean-Baptiste. Les enfants rebaptisaient l'école des Glacis Saint-Jean-Baptiste-Trystram ! Autre exemple.

En 1950 est arrivée une mission aux Glacis comme il en existait beaucoup à l'époque. Pendant un mois, ils organisaient des soirées, des conférences qui rencontraient un grand succès. Il n'y avait alors pas de télé. Sur l'air d'Étoile des neiges, avait été crée une chanson qui disait :"Viens à la mission". Les enfants la chantaient à tue-tête à la récré sans que cela pose problème ! Il existait une grande fraternité entre l'école publique et la paroisse. On avait conscience de travailler au bien de la population. Chacun à sa place. » « Soyez fiers d'être des Glacis ! ». Tel était votre credo !

« La Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) s'est vite implantée aux Glacis. Une école extraordinaire, un lieu de formation humaine et spirituelle. Ce mouvement leur a redonné une certaine fierté. À l'époque, les Glacis, c'était la banlieue ! Où des jeunes, comme aujourd'hui d'ailleurs, avaient besoin d'être reconnus. On les traitait de "racailles". On a travaillé avec la JOC pour qu'ils soient fiers d'être des Glacis.  » À quoi ressemblait alors la vie aux Glacis ?

« Il existait une très grande fraternité. Les baraquements offraient une vie à l'horizontale, avec une convivialité facile. Près du Kursaal : les UK 100, les chalets américains avec salle de bains, un peu le XVIe arrondissement des Glacis. Au Glacis Nord et Sud et au quartier Tribut, des baraquements en dur (murs de briques) ou en bois avec un toit de goudron. Une mortalité infantile épouvantable. Il a fallu du courage. La ville était rasée, le port dans un état... La population et les politiques ont privilégié l'outil de travail, le port, plutôt que l'habitat. Et c'est reparti ! Prêtre, je vivais au milieu des gens. Dans un baraquement. La chapelle Sainte-Jeanne-d'Arc en était d'ailleurs un. J'allais même jusqu'à jouer au foot avec eux en soutane ! Saint-Jean-Baptiste n'a été édifié que dans les années 60. Quand on a lancé les immeubles.  » Aujourd'hui est donnée la 3e représentation de l'adaptation théâtrale. Quel avis émettez-vous sur cette pièce ?

« J'ai admiré les acteurs. Ces gens qui pour la plupart n'ont pas vécu cette époque se sont mis dans la peau des gens qui ont vécu aux Glacis. C'est très fidèle. Cela m'a ému car je me suis retrouvé plus jeune de soixante ans ! Même s'ils mettent certaines personnes, dont moi-même, en boîte ! » •  « Dunkerque, 1945-1949 : les années du provisoire », aujourd'hui, à 15 h, au Petit Kursaal. Entrée libre (dans la limite des places disponibles).Les rédactions de La Voix du Nord la Voix du Nord 

 
Les ruines de Dunkerque
 
Reconstruction du port de Dunkerque...on aperçoit de longues demi-lunes et des baraquements
 
La place Jean BART à Dunkerque et les baraquements provisoires aprés la guerre 1939-1945
 
 
Une cité de Dunkerque
 
 
Dunkerque se reconstruit
 

 

                                   La Libération de Rânes (Orne) en août 1944  Quelques extraits du site à visiter

L'histoire de la Libération de la commune de Rânes et alentours (Orne) - Août ... et de durs combats pour fermer le flanc sud-ouest de la poche de Falaise-Chambois. ... avant la Seconde Guerre Mondiale) jusqu'à 1949 (la reconstruction). ... qui retrace le trajet de la Third Armored Division en France

 

ruines, hiver 1944
L'homme à gauche avec une casquette et une écharpe est le maire de Rânes, Pierre Guillais. Il discute avec un groupe de personnes inconnues dans les ruines durant l'hiver 1944. Peut-être s'agit-il de personnes chargées de l'évaluation des dégâts.

Baraquements provisoires au centre du bourg Le café a été reconstruit en priorité...

Baraquements provisoires

Barraquements sur la Place
 
 
Les Cités Provisoires du Pas de Calais
 

LE PORTEL 62.480   

      
 
                                                        Les bombardements de septembre 1943 au Portel Photos archives, revues de presse...

                                                                Livre de  Lionel LEPRETRE Le Portel 1944-1960: Des constructions provisoires à la reconstruction  
 
 
 
 

             
 
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OUTREAU 62.230.  
Site de Pascal BERNARD d'Outreau  Les cités provisoires d'Outreau     
   
                                               
  Ce baraquement a servi à peu prés jusqu'aux années 1970 comme école maternelle 

 

Avec le retour en masse des exilés, le problème de logement se fait de plus en plus aigu. Trois types de logement sont édifiés au coeur de la commune : les demi-lunes, les préfabriqués américains et les logements en parpaings. Par souci de rapidité et d'efficacité, le souhait de la Municipalité, exprimé par l'adjoint aux finances, Raymond Splingard, est de bâtir sur des terres agricoles. La construction de trois cents baraquements dès 1945 ne satisfait guère la population, irritée par la lenteur des travaux.       Environ cinquante logements supplémentaires sont construits dans la cité d'urgence du hameau de La Salle pour un million de francs ( 1500 euros ). L'action municipale est complétée par la S.N.C.F qui décide l'édification d'une cité pour ses cheminots, permettant d'accueillir plus d'un millier d'habitants.  

Au total, près de 400 logements sont édifiés dont la majorité dans la rue Auguste Comte avec 25 préfabriqués, 5O logements en " dur et 8O demi-lunes. Les noms attribués à ces logements doivent symboliser l'espoir et la paix retrouvés : ainsi les dénominations doivent symbolyser l'espoir et la paix retrouvés : ainsi les dénominations " Humanité",  " Liberté " , " Egalité ", " Fraternité ", "Loyauté" et " Solidarité " sont proposés. De même l'ensemble des constructions provisoires de la plaine du Portel constitue la cité " République ", traversée par les rues de la " Paix " et de la " Concorde ". De plus il sera attribué à certaines rues les noms de résistants fusillés, tels Firmin BLONDEEL et Robert DELATTRE, et de cheminots tués sous les bombardements comme Antoine MINET et Séraphin LESEUX. Ces noms restent encore aujourd'hui des patronymes familiers pour les Outrelois, même s'ils ne savent toujours les raisons de ces déterminations

Extrait du livre Outreau Hier et Aujourd'hui         

  Les cités provisoires d'Outreau      Cité d'Urgence   Cité du Biez   Cité Jules MICHELET  Cité Paul Bert 

Cité Paul Bert et Cité FAPMO  Cité de l'impasse Roger Salengro   Cité République   La cité des Fleurs  

 Cité de la Verte Voie    Cité de l'Egalité  Cité des Cheminots     L'Exposition du 18 octobre au 13 novembre 2008      

 Comment arrivaient les maisons préfabriquées ?  Description d'un préfabriqué américain de la série UK 100

 

                                                                     ligne  pourpre 
 
Cité des Cheminots du Pas de Calais à AVION...  Nord matin de septembre 1946
 
 
 
 
LES CITES PROVISOIRES DE GRANVAL (DIEPPE) 
 
 
                
 

 
 Présentation Actualité l'Association Galerie Partenaires

La reconstruction de Saint-Malo après 1944 a ravivé les mémoires

Faits de société jeudi 14 janvier 2010
  • Parmi les témoins présents lors de cette soirée, Marcel Planchet (à gauche), l’ancien maire de Saint-Malo.

    Parmi les témoins présents lors de cette soirée, Marcel Planchet (à gauche), l’ancien maire de Saint-Malo.

    David Adémas

La soirée sur la reconstruction de Saint-Malo après les bombardements de 1944 a été un véritable succès qui a dépassé toutes les attentes. Mercredi soir, 300 personnes étaient massées dans l’auditorium de la Chambre de commerce et d’industrie pour partager leurs souvenirs sur cette époque, qui a vu la ville détruite à 80 % renaître de ses cendres. Malheureusement, plusieurs dizaines n’ont pas pu accéder à la salle, faute de place.

Ouest-France, France Bleu et le Mémorial de Caen songent d’ailleurs à organiser une deuxième soirée, sur le même thème, pour poursuivre ce travail de mémoire. En attendant, il est possible de visionner le film de Jean-Pierre Blandel sur la reconstruction, il est visible sur le site internet http://pagesperso-orange.fr/saint-malo-1944/index.html

Enfin, si vous souhaitez apporter votre témoignage, vous pouvez écrire à la rédaction Ouest-France, 15, avenue Jean-Jaurès, 35400 Saint-Malo, ou bien vous exprimer dans notre forum internet sur ouest-france.fr/saint-malo 

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Saint-Nazaire  Saint Nazaire au temps des baraques

 La ville provisoire (1947/1975) Afin d'accueillir à Saint-Nazaire, les Nazairiens qui viennent reconstruire la ville et travailler dans les industries, il faut construire une ville "provisoire" en bois avec ses habitations, ses commerces et ses services publics (écoles, administrations, salle de spectacle, etc...)
La ville "provisoire" ne disparaitra totalement qu'en 1975 lorsque le centre commercial provisoire Marceau laissera place à la Maison du Peuple. Deux ans plus tôt, la cité d'Herbins, dernière concentration de baraquements, a été démantelée.

 

Les baraques d'Herbins, c'est leur histoire 44600 Saint-Nazaire

   
 
Le livre de Joël Anneix et Daniel Sauvaget sur les cités d'après-guerre sort le 6 octobre. Les auteurs, témoins au quotidien de cette époque pionnière, font parler 250 photos et documents.
Ils ont beau avoir le même âge, Joël Anneix et Daniel Sauvaget ne se souviennent pas s'être croisés à Herbins. « On a 67 ans, tous les deux, mais on ne s'est jamais retrouvés face à face. On n'était pas dans la même classe », expliquent en choeur les auteurs de Saint-Nazaire, au temps des baraques. Tous deux avaient pourtant de bonnes raisons de se trouver parmi les 2 500 habitants de cette cité provisoire, logés dans quelque 372 baraques.
Première expo en 2007
Daniel parce que son père, Louis Sauvaget, était l'un de ces instituteurs en blouse grise qui partageaient le quotidien des habitants. Joël, parce sont père était ouvrier aux chantiers et que, de toutes les cités, « Herbins était plus ouvrière ». De nombreux militants syndicaux et politiques, tels le leader de FO Paul Malnoë, y ont d'ailleurs vécu.

L'ouvrage est le fruit d'un long et patient travail de mémoire. « L'aventure a commencé en 2004 quand j'ai commencé à collectionner les photos, relate Joël Anneix. Des proches me disaient : tiens, pourquoi tu ne vas pas voir aussi Untel ou Unetelle ? Et j'ai tissé ma toile comme ça. J'ai retrouvé tous les noms des habitants, par baraques et par rues ».
Trois années d'un énorme travail de collecte, de vérification. « Et en juin 2007, poursuit Joël Anneix, je me suis retrouvé avec plus de 1 000 photos, pour une première exposition à Herbins. Nous avons eu plus de 2 000 visiteurs ». Qui sont parfois restés sur leur faim... « Certains nous disaient : à quand un livre ? ajoute Daniel Sauvaget. D'autres nous demandaient de parler des autres cités, de replacer Herbins dans son contexte ».
                         
Le livre répond à cette double demande. La carte des cités provisoire nazairiennes est dressée. Chaque famille ayant vécu à Herbins se retrouvera sur un plan, mais aussi dans ces images souvent touchantes de la vie quotidienne, soutenues par un très beau travail d'éditeur. L'école, les loisirs, la vie de famille... Le visage de la ville, aussi, inconnu des néo-Nazairiens. C'est à eux aussi, et pas aux seuls témoins de l'époque, que s'adresse le livre. Il leur fera mesurer de quel point de départ il est question lorsqu'on évoque, aujourd'hui, la reconstruction de la ville
Sourires
Un détail les surprendra peut-être: les photos dégagent une impression de pauvreté, mais les sourires sont souvent éclatants. « Il faut se resituer dans le contexte de la sortie de la guerre. Les gens revenaient après avoir été virés par les bombardements. Ils revivaient, le travail reprenait. Nos parents avaient l'impression d'être propriétaires. Tout était neuf. Chacun avait son petit jardin, sa clôture. Il n'est pas sûr qu'à l'entrée de la guerre, on vivait mieux que dans ces baraques ».
un peu de nostalgie? « Moi pas plus que ça, rétorque Joël Anneix. Mais les gens chez qui je suis allé, oui, souvent. Est-ce qu'ils accepteraient aujourd'hui de revenir à des baraques sans sanitaire, sans chauffage ? Mais la nostalgie de l'esprit de solidarité et de camaraderie, oui... »
Jean DELAVAUD.
Ouest-France 
site La baraque       HISTOIRE 
Soye, lieu de vie, lieu de mémoire, lieu de solidarité ;Soye, ancienne cité aux 252 baraques, dont certaines longeaient l’ancienne avenue du château Dupuy-De-Lôme a été honoré, le 19 avril dernier. La 253ème baraque installée durant l’année 2007 par les bénévoles de l’Association “Mémoire de Soye” a été inaugurée ce jour-là. Elle est le témoin d’un temps que les moins de vingt ans n’ont pas connu et le symbole du relogement des familles entre 1946 et 1970.  Les élus, Norbert Métairie et Josik Allot, ont coupé le ruban inaugural sous le regard de Mikaël Sendra, le président de “Mémoire de Soye”              Témoignaged’Yvette, de Jacqueline, de Daniel Cette tranche de vie passée dans les cités de baraques a laissé des souvenirs dansla mémoire collective des habitants du pays de Lorient. La vie n'y était pas facile, notamment en hiver, il faisait froid dans ces maisons en bois, aux toits en papier goudronné. “Mais bien couvert, on supportait. J'avais 20 ans quand j'ai quitté ma baraque et aujourd'hui à près de 60 ans, je suis encore nostalgique de cette époque» explique Jacqueline. Yvette Théberge a passé sa jeunesse ici, dans la cité, dit-elle avec fierté. Elle ne cache pas son émotion et raconte : “Il y avait l'électricité mais pas d'eau courante. Nous allions chercher de l'eau avec un broc au robinet collectif”. Les toilettes se trouvaient à l'extérieur des baraques. Le chauffage était assuré par un poêle ou une cuisinière à charbon, installé dans la cuisine. “On s'en contentait. On mettait un gros pull quand on avait froid”. La famille Théberge comme celles de Jacqueline Kerbirrio et de Daniel Thébault se sentaient bien dans leurs baraques.“Nous aimions la campagne et on était servi !” Les histoires de gamins pourraient faire l’objet de pas mal d’anecdotes témoi-gne aujourd’hui ce trio. La cité était scindée en trois quartiers : “Le trou de la bonne soeur”, “la grille du château”, “le bois et ses blockhaus”. Les souvenirs des baraques sont restés gravés dans la mémoire des Lorientais comme une période de solidarité et de “bien vivre ensemble”. La vie n’était pas drôle tous les jours, les fins de mois étaient difficiles...Les patates revenaient souvent au menu... Dans la cité on trouvait trois épiceries, dont les patronnes consentaient quelques crédits réglés dès la solde du père ou des allocations déposées par le facteur. Yvette et Daniel Les bénévoles de l’association “Mémoires de Soye”  site La baraque                                                                      La baraque est ouverte et entretenue par des bénévoles
 tous les  MERCREDI, SAMEDI et DIMANCHE VISITES DE LA BARAQUE 14h  à 17h,
 pour le plaisir des grands et des petits.
 
 

 
 
 
 
 
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