Les séminaires de recherche viennent alimenter les problématiques de recherche développées à l’ÉSA au sein de l’unité de recherche APILAB (Art paysage insularité). Ils peuvent être menés par les enseignants-chercheurs de l’équipe pédagogique, s’intégrer au programme des ARC, et faire l’objet d’invitations de personnalités extérieures autour de temps forts thématiques. Certains séminaires de recherche donnent lieu à des publications.
Le programme d’APILAB bénéficie d’une bourse de recherche du Ministère de la Culture.
Intéressé(e) par un ou plusieurs séminaires organisés à l'ÉSA ?
Il vous est possible d'y assister en visioconférence. Connectez-vous le jour J en cliquant ici :
Symposium // 4A 2024.
29/05/2024 > 13h30 - 16h30
Symposium // 4A
Les étudiant.es de 4ème année de l'École Supérieure d'Art de La Réunion sont heureux.ses de vous présenter leur second symposium. Ils présenteront leurs pratiques artistiques sous la forme d'une conférence collective.
Symposium // 4A 2023.
31/05/2023 > 14h00 - 18h00
Symposium // 4A
Les étudiant.es de 4ème année de l'École Supérieure d'Art de La Réunion sont heureux.ses de vous présenter leur premier symposium. Ils présenteront leurs pratiques artistiques sous la forme d'une conférence collective. Ils ont travaillé autour de trois thématiques : Mémoires de paysages, Chute dans l'inconscient collectif et Détournement d'objet.
Programme :
14h - Mot de bienvenue.
14h15 - Mémoires de paysages
Aurore Martin
Cora Durman
Naïssa Pequignot-Zerkoum
Héloïse Thiburce
Maria Esteve Trull
- Pause -
15h20 - Chute dans l'inconscient collectif
Anaëlle Hoareau
Clémence Salsilli
Audrey Picot
Idrisse Ahamada Madi
- Pause -
16h10 - Détournement d'objet
Arthur Katchenco
Amélie Lauret
Guillaume Haurice
Aure Salellarides
18h00 - Vernissage de l'exposition "Mémoire de paysages"
Du 31 mai au 3 juin 2023, Médiathèque Benoîte Boulard.
OEUVRE D'ART ET PAYSAGE - LE PAYSAGE À L'OEUVRE
22/04/2021 > 13h30-17h15
Présentation du séminaire
13h30-14h45 : "Origine de l'oeuvre d'art et paysage" - Augustin BERQUE
Le titre de l'essai fameux de Heidegger prête à méprise. On part ici de l'hypothèse que la question n'est pas "d'où vient l'oeuvre d'art ?" mais "à quoi donne-elle son prime jaillissement (Ursprung) ?", ce qui cadre mieux avec le propos de l'essai, et plus explicitement avec Les concepts fondamentaux de la métaphysique, écrits quelques années auparavant. L'oeuvre ouvre la Terre dans les termes d'un certain monde, cosmophanie qui fait exister les choses en tant que quelque chose (als etwas). Cette question est ici reliée à celle de la naissance de la notion de paysage en Chine, au IVe siècle pC., advenance (Ereignis) par laquelle "les eaux de la montagne" (shan shui 山水) se sont mises à exister en tant que "paysage" (shanshui 山水).
Augustin Berque
14h45-16h : "La Réunion, index du jardin planétaire" - Gilles CLÉMENT
16h-17h15 : "Travailler sur le paysage... et y vivre" - Marianne LANAVÈRE
Marianne Lanavère
Présentation des intervenants
Augustin BERQUE est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales où il enseigne la géographie culturelle. Spécialiste du Japon, il a publié de nombreux livres sur ce pays, et il est l'auteur d'ouvrages généraux sur le paysage.
Marianne LANAVÈRE a étudié l’histoire de l’art à Paris IV-Sorbonne et la muséologie à l’École du Louvre. Elle a été assistante d’expositions (1997-2000) au Centre Pompidou et au Jeu de Paume à Paris. En 2002 elle a été diplômée du master « Curating Contemporary Art » du Royal College of Art de Londres puis commissaire indépendante jusqu'à 2005. Entre 2005 et 2011, elle a été directrice de La Galerie, Centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) où elle a réalisé une vingtaine d'expositions traduisant des recherches liées à la perception et au paysage. En 2012 elle s’installe en Limousin pour diriger le Centre International d’Art et du Paysage (CIAP), sur l’Île de Vassivière à l’entrée du Plateau de Millevaches, isolé des centres urbains. Son programme s’appuie sur un contexte rural marqué de manière invisible par l’exploitation des ressources naturelles (production hydroélectrique, industrie forestière) et le développement touristique, mais aussi sur l'histoire politique du territoire. Les expositions reflètent les paradoxes du paysage et de nos liens avec le vivant, tandis que les résidences d’artistes et de chercheur.se.s questionnent l’aménagement des espaces naturels. Elle quittera le CIAP de Vassivière fin avril 2021 pour se consacrer en Corrèze à un projet collectif mêlant agroforesterie, soin énergétique, maraîchage, anthropologie, art et pédagogie, sous la forme d’une école permanente de la vie.
Gilles CLÉMENT est un jardinier, paysagiste, botaniste, entomologiste, biologiste et écrivain français. Il est à l'origine du concept de Jardin Planétaire en 1992. En 2017 il est lauréat du Prix Books and Seeds de la Foire internationale du livre jeunesse de Bologne, pour l'ouvrage Un grand jardin.
L'ANTHROPOCÈNE, ET APRÈS ?
21/01/2021 > 15h-17h
Paul ARDENNE / Nathalie GONTHIER - Commissaires d'exposition
Jean-Claude JOLET / Yasmine ATTOUMANE - Artistes plasticiensPrésentation du séminaire
Ce séminaire est organisé en lien avec l'exposition éponyme qui s'est tenue à La Cité des Arts *.
Le désordre écologique, avec l'avènement de l’« anthropocène », est en route. Cette ère de la vie de notre Terre où les effets de l’activité humaine affectent celle-ci, en surface et dans l’atmosphère, plus que l’action naturelle, est lourde de menaces pour la survie des espèces, dont la nôtre.
Intensifier la prise de conscience environnementale est aussi l'affaire de l'art. L'exposition « L'anthropocène, et après », dans cet esprit volontariste, présente à la Cité des Arts les travaux de neuf artistes plasticiens réunionnais et internationaux en rapport avec cette question devenue globale : que faire d'une Planète aux abois et dont l'offre écologique se délite ? Les artistes invités dans cette exposition, conscients de l’urgence d’une réplique « verte », s’engagent et instituent de nouvelles normes d’expression, d’essence écologique.
S'agit-il, artiste, de témoigner d'un malaise ? d'agir pour corriger ? d'imaginer la réparation, avec en ligne de mire un monde paradisiaque ? de craindre un futur prochain dystopique et invivable ? Les réponses apportées, diverses, se moulent dans des formes plasticiennes variées, évoquant nostalgie de type « solastalgie » (le paradis terrestre perdu), esprit de résistance ou recherches de solutions. Le but est de changer les mentalités, de refonder l’alliance avec la Terre, jusqu’à nouvel ordre notre unique zone d’habitat possible, de témoigner avec lucidité des rigueurs de l’anthropocène et de ses enjeux. L'esthétique se fait éthique.
Nathalie Gonthier et Paul Ardenne
Présentation des intervenants
Paul ARDENNE est écrivain, historien de l'art et l'auteur de l'ouvrage de référence "Un Art écologique : création plasticienne et anthropocène" (Le Bord de l'Eau, 2018 ; rééd. augm. 2019).
Nathalie GONTHIER est responsable du pôle Arts visuels à la Cité des Arts La Réunion.
Yasmine ATTOUMANE est photographe, vidéaste, performeuse, réalisatrice d'installations. Elle s'intéresse à la question de l'appartenance au territoire et à celle des frontières, physiques comme mentales à travers des expérimentations in situ dans des sites naturels instables ou fluctuants.
Jean-Claude JOLET est sculpteur et réalisateur d'installations tridimensionnelles. Chaque création de cet artiste réunionnais a vocation à interroger la condition humaine présente, les enjeux de la société, la symbolique du pouvoir, l'état mental de nos sociétés.
* Artistes de l'exposition à la Cité des Arts : Yasmine Attoumane, Janet Biggs, Thierry Boutonnier, Thierry Fontaine, Christiane Geoffroy, Jean-Claude Jolet, Ali Kazma, Lucy et Jorge Orta, Laurent Tixador
MOUVEMENTS DE RÉSISTANCES ET D'ÉMANCIPATIONS
Ce séminaire est organisé par Brandon Gercara, Artiste chercheur-Associé APILAB. Par l’association Requeer en partenariat ESA Réunion et La Box.
17/12/2020 > 8h30-19h30 - À l'ESA Réunion
Intervenants :
Sheinara TANJABI / Luna NINJA / Françoise VERGÈS
8h30-12h : Atelier Drag - Sheinara TANJABI /// 14h-17h : Atelier Voguing - Luna NINJA
Penser le drag et le voguing comme des pratiques de résistances
18h30 : Conférence - "Décoloniser les luttes" - Françoise VERGÈS
Il n’est plus l’heure de prouver l’intelligence et l’efficacité des alliances entre les luttes, il est l’heure de faire émerger de nouvelles dynamiques de pensée.
Il ne s’agit pas de formuler un nous constant, mais d’aller vers des pensées conscientisées, des pensées qui ne lissent pas toutes les complexités qui composent nos sociétés. Il s’agit de parler de ces corps qui n’ont pas tous les mêmes privilèges, mais qui ont pu cibler leurs oppresseurs. Luttes féministes, décoloniales, écologiques, queer, anticapitalistes... tant de luttes qui peuvent converger afin qu’elles puissent se transformer en une grille de lecture, un état d’esprit à adopter pour tenter d’en finir avec les dynamiques de dominations et repenser la diversité des corps, des possibilités.
Des alliances nécessaires lorsque des corps subissent simultanément plusieurs formes d’oppressions, ces corps qui vivent l’intersectionnalité, ces corps hiérarchisés par la colonialité, le capitalisme ; ces corps dominés par le patriarcat, l’hétérosexualité, le cisgenrisme, le validisme...
Les luttes LGBTQI+ ont quelquefois pu être éclairées par un féminisme qui dénonce le sexisme, la misogynie. Pourtant il reste malgré tout des incompréhensions lorsque des féministes excluent par exemple les femmes transgenres de leurs luttes. Comme Marguerite Stern qui a formulé à plusieurs reprises des propos transphobes au sein de son combat « féministe ».
Alors que nos sociétés commencent à mettre en lumière l’oppression structurelle de l’homme dominant, elles rejettent en masse la diversité d’identité de genres, romantiques et sexuelles.
Et lorsqu’il y a une convergence des combats féministes et LGBTQI+ que vaut-elle quand elle est dominée par une perspective blanche ? Comment se fait-il que ces luttes prennent autant de visibilité médiatique tout en occultant sa dimension raciale ?
Depuis quelques années dans plusieurs territoires, d’autres mouvements s’émancipent, ceux qui intègrent l’anti-racisme aux luttes féministes ou queer : le black féminism, le queer POC et d’autres.
La Réunion, bien qu’elle se compose d’une majorité de populations racisées, n’a pas l’air d’accueillir ces luttes en masse. Comment se fait-il qu’il y ait aussi peu d’éveil autour du système coloniale sur l’île ? Comment se structurent les espaces de luttes pour exclure les questions raciales ?
Françoise Vergès
> Françoise VERGÈS est une politologue féministe antiraciste réunionnaise. Elle a été membre du FJAR, du MLF, a travaillé pour l’UGTRF, a milité avec des collectifs antiracistes. Elle a vécu en Algérie, en France, au Mexique, aux Etats-Unis où elle a obtenu son doctorat en Théorie politique à l’université de Berkeley (1995) et en Angleterre. Elle travaille avec des artistes, est commissaire d’exposition, de visites décolonisées de musées ; et d’ateliers de création collective. Dernier ouvrage: Une théorie féministe de la violence. Pour une politique antiraciste de la protection, 2020.
18/12/2020 > 15h30-20h - À la Box
Intervenants :
Brandon GERCARA / Mathilde LEBON / Raya MARTIGNY / Sheinara TANJABI
15h30 : Table ronde - "Le retour LGBTQI+" - Brandon GERCARA, Mathilde LEBON, Raya MARTIGNY et Sheinara TANJABI
Brandon Gercara
19h : Show Lip Sync - Sheinara TANJABI