La mobilisation n'est pas seulement militaire, humaine et matérielle, elle est également médicale. Si les combats font de nombreux morts ils occasionnent aussi beaucoup de blessures. Un cheminement sanitaire estmis en place afin d'assurer des soins d'urgence puis des traitements plus approfondis et une convalescence. Le point de départ est le poste de secours souvent évoqué par les soldats, vient ensuite l'ambulance -désignant à la fois le véhicule et l'unité médico-chirurgicale présente dans chaque corps d'armée - l'hôpital d'évacuation (HOE) et le transport vers l'arrière par train sanitaire.
L'appellation "hôpital temporaire" (HT) concerne les hôpitaux constitués exceptionnellement sur le pied militaire, lors des guerres sur tous les théâtres d'opérations. Cette terminologie est la seule utilisée en métropole jusqu'en 1914, Elle est ensuite remplacée par celle "d'hôpital complémentaire" (HC).
Les hôpitaux auxiliaires (HA) sont mis sur pied par les sociétés d'assistance de la Croix-Rouge Française, comme la Société de secours aux blessés militaires (SSBM), l'Union des Femmes de France (UFF) et l'Association des dames françaises (ADF). Leur numérotation est attribuée par région militaire dans une série continue : de 1 à 99 et de 300 à 399 pour les hôpitaux de la SSBM, de 100 à 199 et de 400 à 499 pour l'UFF ; de 200 à 299 et 600 à 599 pour l'ADF.
En Aveyron comme dans tous les départements de France, des locaux sont réquisitionnés pour accueillir ces centres de soins. Au niveau local, c'est le préfet qui gère la réquisition des locaux à des fins médicales pour le Service de Santé mais aussi le maintien de la protection de la santé publique.
En parallèle, l'accueil des blessés est opérationnel dans les hôpitaux mixtes, les hôpitaux temporaires, les hôpitaux auxiliaires. Les hôpitaux mixtes sont en fait les hôpitaux civils des villes de garnison, dont l'effectif est supérieur à 300 hommes. Depuis la loi du 7 juillet 1877 et le décret du 1er août 1879 relatifs à l'organisation des services hospitaliers de l'armée, des salles spéciales sont ouvertes dans les centres hospitaliers pour les malades militaires de la garnison.
Capdenac-Gare : Infirmerie à la gare
Decazeville : Hôpital de la Société des mines
Espalion : Hôpital communal
Le Gua : Hôpital de la Compagnie des Aciéries de France
Millau :
Hospice civil
Collège de garçons HA 19
Collège de filles, HA 106
Institution Saint-Joseph, HA 107
Montrozier : Château de Zénières
Rodez :
Hôpital Combarel
lycée de garçons, HC 21
Nouveau grand séminaire HC 22
Ecole normale de garçons HC 23
Institution Saint-Joseph, HC 30
Institution Sainte-Geneviève, HC 32
Clinique du Docteur Bonnefous, HA 11
Saint-Affrique
Maison du Peuple
Pensionnat laïque de garçons, HA 112
Tournemire
Couvent Notre-Dame, HA 23
Villefranche de Rouergue
Hôpital municipal
Couvent Saint-Claire, HA 14
Villeneuve d'Aveyron
Institution libre, HA 26
Institution libre de filles HB 72 bis
Viviez-Decazeville
Hôpital de la Vieille-Montagne, HA 7
Clinique Monfrin, HA 30