les Toulonjacois Morts pour la France,
quelques Toulonjacois qui en sont revenus,
quelques soldats originaires d'autres communes et dont les familles résident à Toulonjac.
Cliquez sur leur nom : vous accèderez à un dossier présentant les circonstances de leur mort ou de leur parcours.
Le cycliste Gustave Garrigou, natif de Vabre-Tizac, vainqueur du Tour de France 1911 et 5ème au Tour de France 1914, il est mobilisé dans l'artillerie. Un article du Miroir rappelle l'engagement de certains sportifs de haut niveau.
Le dernier combattant de 14-18 : Le dernier poilu aveyronnais s'appelait Jean Bouscarat et résidait à Lacroix-Barrez. A la fin de l'année 1915, âgé de 18 ans, il est mobilisé au 105e RI jusqu'en octobre 1919. Il est blessé le 21 avril 1917 par des éclats d'obus, au bois de la Grurie. Il obtiendra une citation à l'ordre de la division. Il est décédé en 2002 à l'âge de 105 ans.
Paul Ramadier, en 1914, est avocat à la cour d'appel de Paris, secrétaire à la fédération socialiste de l'Aveyron. Il est mobilisé au grade de sergent au 122e Régiment d’infanterie de Rodez. Il est gravement blessé lors des combats d'Ypres en Belgique le 11 novembre 1914.
Laurent Clément Cambournac, médecin aide-major de 2e classe à la 37e division, il est blessé à Verdun (côte du Poivre) le 15 décembre 1916, et décède à Revigny (Meuse) le 21 décembre 1916. Son nom est porté sur le monument aux morts du Cayrol, à la faculté de médecine de Bordeaux et aussi à la faculté catholique de Lille.
Dans les pages consacrées à chacun de nos soldats, vous trouverez un JMO.
Un JMO, c'est tout simplement le livre de bord d'un régiment, dans lequel on note :
l'identité des officiers,
le nombre de soldats qui composent le régiment,
l'armement, l'équipement en chevaux et véhicules,
la ou les missions dévolues au régiment,
les lieux de bivouac,
les chemins et axes routiers empruntés,
l'emplacement précis des groupes de combat,
la description des combats,
les pertes (morts, blessés, disparus).
Les Journaux des Marches et opérations (JMO) sont tenus à jour par un cadre du régiment. Les rédacteurs sont dans les tranchées.
Quelquefois, on change d'écriture : cela signifie que le précédent rédacteur est mort.
Quelquefois, le JMO est taché de sang...
Quelquefois, il n'y a pas de JMO car tous les hommes d'une tranchée et leurs équipements ont été pulvérisés par une pluie d'obus...
Pour une majorité de personnes, le monument est une marque spatio-temporelle. Nous savons qu'il existe, mais nous ne le connaissons pas.
Peu de gens s'attardent encore à regarder, en fait à lire le monument : lecture des noms des défunts, des symboles, des inscriptions..., ce qui fait du monument un objet particulier et remarquable : mille fois vu, jamais regardé. Il imprègne notre environnement et nos consciences par sa présence et, cependant, reste anonyme.
Il est vrai qu'on n'examine pas spontanément un monument aux morts. On tient plutôt de manière inconsciente à ne pas trop regarder, ni à trop en savoir. La mort n'est pas une chose que l'on aime à étudier, et mieux vaut laisser les morts et toutes ces souffrances-là où elles sont... c'est-à-dire dans un oubli croissant.
Ce travail doit être considéré comme un moyen de perpétuer la mémoire des milliers d'hommes, de citoyens devenus soldats, morts pour leur pays, de prolonger le souvenir trans-générationnel de nos aïeux, du groupe humain rouergat tout entier.
Le département de l'Aveyron, avec plus de 4% de pertes sur la population totale, connaît un taux comparable aux régions françaises comme la Champagne, le Pas-de-Calais ou la Picardie, directement exposés aux combats, et reste supérieur à la moyenne nationale.
Le conflit a englouti 14974 victimes dans son insatiable appétit d'hommes. A cette hécatombe, il faut ajouter 3550 blessés graves, 6000 veuves et 7500 orphelins.
Pierre Douziech 1979-2014, auteur talentueux d'une thèse sur les monuments aux morts en Aveyron