Face à une guerre qui s'installe, des œuvres caritatives voient le jour pour pallier aux difficultés matérielles, alimentaires ou humaines. Elles sont destinées à la fois à un public local comme aux soldats mobilisés.
Une soupe populaire est distribuée à Rodez comme à Millau. Des opérations caritatives sont organisées par les soldats de la garnison. Des spectacles sont présentés au théâtre municipal, ou au kiosque du foirail.
Plusieurs comités officiels ou privés faisant appel ou non à la générosité publique sont créés : Comité de l'œuvre des prisonniers de guerre, Comité de secours aux réfugiés, Association des dames françaises, Foyer du soldat, Comité de renseignements aux familles, etc. Ce dernier porte assistance à 57 prisonniers en février 1916.
L'œuvre la plus marquante reste celle de la Croix Bleue créée à Capdenac-Gare. Fondée par Eugène Boyer, curé de Capdenac, la Croix Bleue, société de secours aux blessés, a pour objectif de donner soins, et attentions aux blessés qui passent quotidiennement par cette gare. Une salle de pansement est tenue par 2 infirmières reconnaissables au brassard avec une croix bleue sur fond blanc. Des repas sont aussi distribués sur les quais par les soins d'équipes de 3 à 4 cantinières bénévoles. Une salle permet aussi à 24 personnes de se reposer. A partir de 1915, la Croix Bleue assure le ravitaillement des permissionnaires comme des combattants venant ou partant au front.
La loi du 27 juillet 1917 créé le statut de pupille de la nation. Environ un million d'orphelins ont ce titre après la guerre dont plus de 6000 jeunes aveyronnais.
Cette loi permet la création d'une structure administrative pour gérer les aides diverses qu'ils perçoivent sous forme d'allocation.
Chaque prisonnier de guerre dépend du Comité de secours de sa nation mis en place par la Croix-Rouge internationale. Ils jouent un rôle indispensable dans la répartition des vivres entre les prisonniers en expédiant des colis individuels aux soldats dans le besoin.
4704 prisonniers de guerre aveyronnais étaient inscrits au comité départemental.