A méditer..
Je hais la guerre mais j'aime ceux qui l'ont faite.
Roland Dorgelès 1885-1973 - écrivain, auteur du célèbre roman Les croix de bois, a vécu quatre ans de guerre.
Le centième anniversaire de la Grande Guerre a été un des sujets d'actualité. Dans la quasi totalité des familles françaises, il y a eu un ou plusieurs morts, un ou plusieurs blessés. A cet égard, tous les citoyens, toutes les communes, tous les établissements scolaires ont un devoir de mémoire. Et nous, les enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants, on ne doit pas les oublier. Leur sacrifice n'est pas vain. Ils ont contribué au fait que, aujourd'hui, nous ne sommes pas une province allemande, avec tout ce que cela suppose..
L'objectif de ce site n'est pas d'expliquer la première Guerre mondiale : la télé et les magazines spécialisés le font très bien.
Avec le soutien de la Municipalité de Toulonjac, une exposition a été proposée à tous les amateurs d'Histoire, du 25 octobre au 15 novembre 2014.
Tous les éléments de cette manifestation sont présentés dans les pages ci-après. Bonne visite !
En Aveyron, les communes les plus fortement touchées par ce conflit sont : La Bastide-Pradines avec 9,61 % de sa population, soit 32 décès sur 333 habitants en 1914 ; Arques avec 9,59 % soit 21 décès sur 219 habitants en 1914, suivi de Curières avec 8 % soit 56 décès pour 700 habitants en 1914.
Toulonjac déplore 21 morts pour 321 habitants, soit 6,5%.
A contrario, les communes les moins marquées sont : Saint-Beaulize avec 9 décès sur 669 habitants en 1914 ; Le Clapier, 1,37 %, soit 4 décès sur 291 habitants et Capdenac avec 1,97 % soit 86 décès sur 4348 habitants. La moyenne du département est à 4 %, (soit 14 794 morts pour la France recensés par Emile Vigarié) et la moyenne nationale est de 4,5 %.
Les monuments aux morts
C'est en mémoire de ces personnes que sont édifiés des monuments aux morts communaux et paroissiaux. Financés par souscription ainsi qu'avec l'aide de l'Etat ces monuments sont très différents selon les communes. En Aveyron, il n'y a pas de monument portant une épitaphe en occitan, néanmoins, certains comme à Espalion, montrent une Rouergate en habit traditionnel ou à Marcillac, un vigneron du vallon.
Certaines entreprises commercialisent des statues de poilus en bronze pour permettre à ces municipalités d'acquérir rapidement ce symbole du souvenir. Des conseils municipaux préfèrent réaliser un ouvrage plus représentatif de leur localité et financé en majorité par le denier communal. Les représentations les plus diverses existent dans notre département, de l'enfant, symbolisant un jeune orphelin accompagné de son chien à Sainte-Geneviève-sur-Argence, une veuve à Rieupeyroux sur la tombe de son défunt mari ou son fils, ou encore une bergère à Lacroix-Barrez, un coq surmontant un obélisque à Saint-Rome de Tarn. Celui de Decazeville rappelle le travail fourni par les usines de guerre, les nombreux morts de ce conflit et la Paix ; l'ensemble est surmonté d'une lampe de mineur. Il est l'œuvre d'André Galtier, architecte decazevillois, en 1934.