Cet article analyse comment des échanges virtuels peuvent enrichir la formation des enseignants en favorisant l’internationalisation, surtout pour ceux qui ne peuvent pas partir à l’étranger. Les auteurs ont conçu un dispositif entre une université française et autrichienne, en s'appuyant sur une démarche de recherche par le design : définir les objectifs, construire le dispositif, puis en évaluer les résultats. Les échanges, menés en anglais comme lingua franca, ont permis aux futurs enseignants de discuter de leur profession sous un angle comparatif et européen ce qui a renforcé leur sentiment d’appartenance à une communauté professionnelle plus large que leur contexte national. Les résultats montrent que l’intégration formelle de ces échanges dans les maquettes de formation est essentielle pour qu’ils aient un réel impact, tant sur les compétences interculturelles que sur l'identité professionnelle. Personnellement, ce qui me frappe dans cette étude, c’est à quel point la dimension humaine reste au cœur du numérique : même à distance, les étudiants apprennent surtout en dialoguant, en se confrontant à d’autres visions du métier et en prenant conscience que l’enseignement se construit désormais dans un espace globalisé. Cela confirme que le numérique, utilisé intelligemment, ne remplace pas la relation pédagogique, mais l’élargit et lui donne une nouvelle portée.