Dimanche 11 juin J15
Le vent est tombé, quelques insectes volants viennent nous agacer.
On prend tout de même le temps d’enfin trouver cette crevaison lente (la 1ère, à Khermen Tsav) et de la réparer, ce qui nous évitera de commencer toutes nos journées par une petite séance de regonflage, comme c’est le cas depuis 1 semaine.
Nous faisons un demi-tour de lac par son côté est,
nous voilà sur sa rive nord, c’est le calme plat.
Après une première traversée sableuse, en quittant le lac vers le nord et le passage d'un 1er petit col, nous apercevons à l’ouest le Baga Nuur, séparé du Khaar Nuur par un cordon de dunes, encore !
Très jolie piste qui serpente entre dunes et mélèzes.
Pause pic-nic juste avant un petit gué.
Un peu plus loin, il nous faut dégonfler pour venir à bout d’une grande dune,
en haut de laquelle nous choisissons de regonfler malgré la présence d’autres cordons dunaires un peu partout.
Quand la piste passe à l’orée d’une forêt
on ne résiste pas à l’envie d’y faire un petit tour, ça fait du bien (moi qui n’aime pas les forêts !) après tant de paysages désertiques !
En contournant quelques dunes nous parvenons à Tsetsen Uul sans redégonfler, ouf !
Une grande étable de l’époque collectiviste borde le côté sud du village,
et il nous faut traverser une sorte de mélange de boue et de purin (bien contents de ne pas s’y planter !) avant de rejoindre la pompe à essence qui n’a pas d’autre essence que du 80 octane (mais du diesel oui).
Pas grave, on a assez pour aller jusqu’à Tudetvei.
Ici il y a du bois et ça change la vie !
Voilà Tudetvei, une ville d’une certaine importance située sur un axe principal qui traverse la Mongolie d’est en ouest.
ici comme ailleurs, les rues de village ne donnent pas envie de flâner…
ravitaillement au supermarket (ou la CB fonctionne au grand étonnement du gérant apparemment !)
On reprend ensuite la piste vers l’est, c’est le début du retour vers UB. Nous renonçons à bivouaquer près du Telmen Nuur, infesté de bestioles (on n’ose même pas descendre de voiture !) et on se pose un peu plus loin en hauteur dans un courant d’air salvateur.