Th3C – Comportement et stress
p2: L’organisme débordé dans ses capacités d’adaptation
DOC : Stress chronique
Si les agents stresseurs sont trop intenses ou si leur action dure, les mécanismes physiologiques sont débordés et le système se dérègle. C’est le STRESS CHRONIQUE
Les symptômes sont très variés et dépendent de la variabilité interindividuelle :
- Anxiété, apathie, déprime, fatigue chronique
- Agressivité, tristesse, absence de plaisir durant des activités agréables
- Troubles du sommeil, de la mémoire, de l’attention (concentration)
- Troubles de l’alimentation, de la libido …
- Douleurs (sensibilité accrue à la douleur), maux de tête, désordres intestinaux
A3- Stress chronique - Partie1
Ces symptômes sont dus à un taux anormalement élevé de cortisol.
1 – Comment un taux trop élevé de cortisol sanguin induit des symptômes de stress chronique ?
A3- Stress chronique - Partie2
Le stress chronique induit des modifications, des altération de certaines structures du cerveau comme le système limbique (amygdales et hippocampe) ainsi que le cortex préfrontal.
Des neurones sont moins bien renouvelés et perdent de nombreuses dendrites dans l’hippocampe et les amygdales présentent une sur-activité. Cette forme de PLASTICITE, dite MAL-ADAPTATIVE, se traduit par d’éventuelles perturbations de l’attention, de la mémoire et des performances cognitives associées à la persistance de différents symptômes (douleurs, épuisement, anxiété, troubles du sommeil …).
Ces modifications neuronales ont un impact sur la nature et l’intensité des messages nerveux de façon durable ; les individus stressés produisent davantage de CRH et de ACTH et donc davantage de cortisol. Ceci accentue donc les effets physiologiques (troubles intestinaux …).
DOC: La régulation des neurones NPV
La sur-sollicitation via le CRH et l’ACH vont se traduire par une « désensibilisation » des cellules hypothalamiques : l’expression des récepteurs à cortisol et GABA vont diminuer au cours du temps au niveau de neurone du noyau paraventriculaire (NPV) C’est une réponse qui tente d’éviter la sur-sollicitation mais le rétrocontrôle négatif habituellement exercé va devenir de moins en moins efficace et la production de CRH et ACTH va augmenter encore.
Ainsi, le stress chronique supprime la boucle de rétrocontrôle qui permettait habituellement le retour à la normale. La résilience n’est donc plus possible et l’organisme est dépassé.
DOC : Schéma BILAN du stress chronique
2 – Comment les benzodiazépines permettent-elles de lutter contre le stress chronique ?
TP2- Stress & BZD
Pour lutter contre le stress chronique, les traitements reposent principalement sur l’utilisation des médicaments ANXIOLYTIQUES (= molécules supprimant l’anxiété) comme les Benzodiazépines (Tranxène, Xanax, Lexomil, Valium).
Ces molécules nombreuses (alprazolam, diazépam, bromazépam) doivent leur nom à la présence d’un noyau benzodiazepine commun. Seuls les groupements latéraux varient entre-elles. Elles possèdent un mode d’action similaire en se fixant sur les récepteurs du système limbique.
Les BZD se fixent au récepteur à GABA des neurones du noyau paraventriculaire, ce amplifie leur action inhibitrice en favorisant une hyperpolarisation par entrée accrue d'ions Cl- dans le cytoplasme. (voir DOC - La régulation des neurones NPV). Les BZD ingérées favorisent le retour d’une résilience.
DOC : stress chronique et traitement
3 – Comment traiter stress chronique sans médicaments ?
Certaines pratiques non médicamenteuses sont aussi susceptibles de limiter les dérèglements et de favoriser la résilience du système.
SITE CNRS « La méditation agit directement sur notre stress »
Cette technique est basée sur des exercices respiratoires mais également sur des exercices mentaux (visualisation de parties du corps, visualisation d’objets, exercices de détachement …). Ces exercices transforment progressivement le cerveau (plasticité) et permettent aux sujets de réduire de très nombreux éléments associés au stress tels que l’attention, la prise de distance, la capacité à ne pas sur-réagir.
DOC : stress chronique et méditation
Cette technique est basée sur des exercices respiratoires mais également sur des exercices mentaux (visualisation de parties du corps, visualisation d’objets, exercices de détachement …). Ces exercices transforment progressivement le cerveau (plasticité) et permettent aux sujets de réduire de très nombreux éléments associés au stress tels que l’attention, la prise de distance, la capacité à ne pas sur-réagir.
D’autres stratégies permettent de réduire le stress ou ses effets parmi lesquelles la pratique sportive:
- Elle favorise la production d’endorphines qui sont capables d’activer le système de récompense et le système limbique.
A43- Activité cardiaque et nerf vague (application Regulpan)
- Elle renforce le tonus du nerf vague (ou parasympathique ou nerf X (10) qui ralentit le cœur, en particulier au repos.
Son action tonique (conduction continue de potentiels d’action) peut être amplifiée par des exercices de conditionnement. C’est cette augmentation de tonus vagal qui fait que les sportifs ont une fréquence cardiaque au repos plus faible.
De plus, c’est le nerf vague qui innerve les glandes surrénales donc un tonus vagal fort réduit la production d’adrénaline (phase d’alarme) mais aussi de cortisol (phase de résistance).