Th3Bp3: Le contrôle des flux de glucose, source essentielle d’énergie des cellules musculaires
3 - Dysfonctionnements de la régulation et diabètes
TP6-Le diabète du chat du Mme Felix
A14-Les diabètes
Le phénotype diabétique est défini pour une glycémie à jeun supérieure à 1,26 g.L-1. (contre une valeur référence de l’ordre de 0,9 g.L-1 pour les individus non diabétiques).
Il est diagnostiqué de façon assez simple par l’identification de glucose dans les urines (glycosurie, déterminée par bandelettes test).
A) Le diabète de type 1 ou diabète insulino-dépendant (DID)
Ce diabète ( 5 à 10 % des cas) apparaît souvent chez des individus jeunes qui présentent une production d’insuline très faible, voire même nulle.
La maladie s’explique par :
un mécanisme immunitaire :
la destruction des cellules β du pancréas, rendant impossible la production de l’hormone pancréatique. Il s’agit donc d’une maladie auto-immune au cours de laquelle, une réponse immunitaire anormale est dirigée contre nos propres constituants.
des facteurs génétiques :
Un certain nombre de marqueurs génétiques (présents sur la membrane plasmique des cellules) ont été identifiés chez les diabétiques (exemple : allèles DR3 et DR4 du gène DR responsables d’un déclenchement alors que l’allèle DR15 semble au contraire protégé)
Des facteurs environnementaux :
Des virus interviendraient dans le processus auto-immun en raison de la similitude de certaines de leurs protéines avec celles des cellules β, ce qui aurait pour effet de stimuler les lymphocytes T. D’autres facteurs, d’origine nutritionnelle produiraient les mêmes effets, il s’agit d’un phénomène de mimétisme moléculaire
Le principal traitement est l’insulinothérapie, qui consiste à compenser l’absence de production d’insuline par plusieurs injections quotidiennes d’insuline de synthèse, adaptée à l’état glycémique de l’individu.
VIDEO : pancréas artificiel
B) Le diabète de type 2 ou diabète non insulino-dépendant
Ce diabète apparaît plus tardivement (+ de 40 ans) et représente environ 90 % des cas de diabètes actuels.
Au départ, ce diabète ne s’accompagne d’aucun symptôme avec une glycémie initialement normale. Les malades souffrent d’une insulinorésistance, les récepteurs à l’insuline étant peu ou pas fonctionnels. L'insuline ne peut plus réguler la glycémie et cette résistance épuise progressivement le pancréas qui finit par ne plus assurer une production suffisante d'insuline. Ces deux mécanismes font que le glucose ne pénètre pas dans les cellules du corps et reste dans la circulation sanguine. Le taux de glucose dans le sang n’est pas régulé par l’insuline.
La maladie s’explique par :
des facteurs génétiques :
Ce diabète résulte de l’association de nombreux gènes de prédisposition (gène qui tend à favoriser le développement d’une maladie)
Des facteurs environnementaux :
La consommation excessive de certains lipides et glucides et une absence d’activité physique.
Les meilleurs traitements de base demeurent la réduction du surpoids qui accompagne fréquemment ce type de diabète, un régime rigoureux et l’introduction d’un exercice physique régulier sans lesquels les médicaments seront le plus souvent inefficaces.
CONCLUSION :
C'est la glycémie, qui déclenche l'action du système réglant ou boucle de régulation (système de commande et organes effecteurs). Un écart capté par le système réglant déclenche donc une réponse qui tend à réduire cet écart (une hausse de la glycémie par exemple déclenche une baisse de la glycémie). Un tel système de contrôle constitue une boucle de rétroaction qui assure une autorégulation permanente du paramètre réglé.
Tous les diabétiques doivent contrôler très régulièrement leur glycémie pour ajuster leur traitement.
- Les diabétiques de type 1 doivent s’administrer quotidiennement de l’insuline par injections
- Les diabétiques de type 2 peuvent se contenter de médicaments oraux destinés à augmenter l’efficacité de l’insuline ou à limiter l’absorption intestinale de glucose : c’est un régime stricte. Le diabète nécessite un traitement à vie.