Entre deux rives circulent les mêmes rêves, les mêmes blessures et les mêmes espérances.
"Qu’il est charmeur, mon Lez,
Offrant ses berges aux amoureux
Paré de ses mille verdures."
Frédérique Chamayou
Deux courants traversent ce recueil.
L'un suit le cours du Lez, dont les eaux se parent tour à tour de lumière, de brume ou de colère. L'autre chemine au plus profond de nous-mêmes, là où naissent les doutes, les blessures, les élans et les espérances.
Au fil des textes, le fleuve devient le miroir de nos paysages intérieurs. Entre ses rives et les nôtres circulent les mêmes émotions, comme si l'eau savait depuis toujours raconter ce qui nous habite.
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Après Entre-mots, j'ai eu envie de poursuivre ce dialogue entre les émotions et les mots, mais en leur offrant un nouveau compagnon de voyage : le Lez.
Ce fleuve que je côtoie depuis des années est devenu, au fil de mes promenades, bien plus qu'un paysage. Je le vois changer avec les saisons, la lumière ou les orages, comme nous changeons au gré des événements de notre vie. Peu à peu, il est devenu le miroir de nos émotions.
Comme dans Entre-mots, le rythme des phrases est essentiel pour moi. J'aime que les mots aient une musicalité, qu'ils puissent presque se lire à voix haute comme une mélodie. Certains textes sont d'ailleurs nés en écoutant une musique, et quatre d'entre eux pourraient même être chantés.
Avec Entre-rives, j'ai souhaité que le mouvement du fleuve, celui des émotions et celui des mots se répondent naturellement, jusqu'à ne former qu'un même courant.
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