Bienvenue dans cet espace où je partage l'envers du décor de mes livres.
Vous y découvrirez mes recherches historiques, mes inspirations, mes réflexions sur l'écriture, mes découvertes et les étapes de création de mes ouvrages.
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Pendant longtemps, j’ai surtout écrit des romans et des nouvelles. Des textes dans lesquels l’imagination peut prendre son temps, où les personnages évoluent, où les histoires se construisent peu à peu.
Et puis, un jour, j’ai découvert le haïku.
Trois vers seulement.
Trois vers pour saisir une émotion, une image, une sensation, un instant. Trois vers pour dire beaucoup avec très peu.
J’ai été immédiatement séduite par cette forme d’écriture qui, paradoxalement, demande autant de liberté que de précision.
Des mots et des images
La photographie et l’écriture occupent toutes deux une place importante dans ma vie. J’ai rapidement eu envie de les réunir.
C’est ainsi qu’est né Haïkus des couleurs, mon premier recueil de haïkus.¨Dans ce livre, les haïkus m’ont été soufflés par les couleurs de mes photographies.
Une image faisait naître une émotion. Une couleur suggérait une sensation. Un paysage faisait surgir quelques mots. Et ces quelques mots finissaient naturellement par devenir trois vers.
J’ai aimé cette manière de passer de l’image aux mots, puis des mots à une nouvelle image intérieure.
Haïkus des couleurs est ainsi devenu l’aboutissement de mon histoire d’amour avec les mots et les images… à moins qu’il n’en soit le début.
Car cette première expérience ne m’a pas donné envie d’en rester là.
Un haïku par jour
Quelque temps plus tard, lors d’un salon du livre, une autrice m’a fait découvrir plus précisément cette forme poétique qui m’avait déjà séduite.
J’ai alors décidé de me lancer un défi : écrire un haïku par jour pendant un mois, sur le thème de l’homme.
Un mois est devenu deux, puis trois… Et finalement, j’ai continué pendant une année entière. Ainsi sont nés les 365 haïkus de Lui, un pour chaque jour de l’année.
Mais au fil de cette expérience, j’ai découvert quelque chose que je n’avais pas prévu : le haïku correspondait à une part de moi.
J’aime parfois aller vite, saisir une idée lorsqu’elle surgit, retenir une émotion avant qu’elle ne disparaisse. Mais j’aime aussi prendre le temps d’observer, d’analyser, de réfléchir et de chercher ce qui se cache derrière les apparences.
Le haïku est devenu le point de rencontre entre ces deux élans.
Il faut être suffisamment présente pour saisir l’instant, mais suffisamment attentive pour trouver les mots qui vont lui donner toute sa résonance.
Pourquoi continuer à écrire des haïkus ?
Parce qu’un haïku m’oblige à regarder. Regarder vraiment.
Un ciel, une lumière, une fleur, un paysage, un visage, une couleur, un mouvement… ou parfois simplement une émotion.
Dans notre quotidien, nous voyons beaucoup de choses sans forcément les regarder. Le haïku m’incite à ralentir suffisamment pour accueillir ce qui se présente.
Et puis il y a le plaisir des mots.
Chercher le mot juste. Celui qui sonne bien, mais surtout celui qui dit exactement ce que je veux transmettre. Retirer un mot plutôt que d’en ajouter un. Laisser une place au silence, à ce que le lecteur imaginera lui-même.
C’est sans doute cela qui me plaît le plus dans le haïku : il ne dit pas tout.
Il suggère.
Il ouvre une porte.
Et derrière cette porte, chacun peut trouver sa propre émotion.
Trois vers, un monde
Écrire un haïku, ce n’est donc pas seulement essayer de respecter une forme courte.
C’est apprendre à être attentive à l’instant.
À une lumière particulière.
À une couleur.
À une émotion fugitive.
À ces petits riens qui pourraient passer inaperçus et qui, soudain, deviennent matière à poésie.
Peut-être est-ce pour cela que j’aime tant cette forme d’écriture.
Après avoir passé des mois, parfois des années, à construire des histoires, j’aime retrouver cette liberté de quelques mots.
Trois vers.
Un instant.
Et tout un monde à imaginer.
Lorsque l'on imagine un auteur, on le voit souvent devant son ordinateur ou son carnet, absorbé par son histoire, ses personnages ou ses poèmes.
C'est vrai… mais ce n'est qu'une partie de l'aventure.
Une fois le livre publié, un autre travail commence. Un travail plus discret, moins visible, mais tout aussi passionnant : permettre aux lecteurs de le découvrir... ou de le redécouvrir.
Depuis plusieurs semaines, je consacre une partie de mon temps à faire évoluer mon site d'auteur. Au départ, je pensais simplement en améliorer la présentation, clarifier certaines pages, mieux mettre en valeur mes ouvrages et faciliter leur découverte.
Mais je me suis vite aperçue que cette refonte allait bien au-delà de quelques modifications techniques.
En relisant les présentations de chacun de mes livres, une question s'est imposée à moi : quel lien unit tous ces ouvrages ?
À première vue, ils semblent très différents. Des romans d'anticipation, des nouvelles, des recueils de poésie, des haïkus, des aphorismes, des livres pour la jeunesse… Chaque livre possède son univers, son ton, son rythme.
Et pourtant…
Peu à peu, j'ai commencé à distinguer un fil invisible qui les reliait tous. Sans en avoir pleinement conscience au moment de leur écriture, je reviens sans cesse vers les mêmes envies : imaginer, explorer, transmettre. J'aime inventer des histoires, bien sûr, mais surtout inviter le lecteur à déplacer son regard, à s'interroger, à découvrir une autre manière de voir le monde. En y réfléchissant, je me suis aperçue que cette démarche ne se limitait pas à mon écriture. Elle correspond aussi à ma manière d'observer ce qui m'entoure, de questionner les évidences et de chercher, derrière les apparences, d'autres façons de comprendre le monde. Mes livres n'en sont finalement que le prolongement.
Cette prise de conscience m'a surprise. Je pensais travailler sur mon site. Je ne m'attendais pas à entreprendre, en même temps, un voyage à travers ma propre écriture.
Bien sûr, cette refonte m'a aussi amenée à revoir de nombreux aspects plus concrets. Je relis les résumés de mes ouvrages avec un regard neuf. Je cherche les mots les plus justes pour donner envie de les découvrir sans en dévoiler l'essentiel. Je repense certaines pages pour les rendre plus agréables à parcourir. Je choisis des images, je les retravaille parfois, je leur donne un nom plus explicite afin qu'elles soient mieux comprises par les moteurs de recherche. J'améliore également les textes qui les accompagnent, pour qu'ils soient utiles aussi bien aux lecteurs qu'au référencement du site.
Tout ce travail est bien différent de celui de l'écriture d'un roman ou d'un recueil de poésie, mais il demande la même exigence : trouver le mot juste.
J'ai également imaginé de nouvelles publications pour les réseaux sociaux, créé des visuels, réfléchi à la meilleure manière de présenter chacun de mes livres. Là encore, je découvre qu'il existe mille façons de présenter un même livre sans jamais en trahir l'esprit.
Finalement, un livre ne cesse jamais vraiment de vivre. Les histoires restent les mêmes, mais notre façon de les partager évolue. Et cette évolution m'a offert un cadeau inattendu : celui de découvrir la cohérence qui s'était construite, presque à mon insu, au fil de mes ouvrages.
Je crois que cette expérience m'a rappelé une chose essentielle. Écrire ne consiste pas seulement à raconter une histoire. C'est aussi construire, au fil des années, un univers, parfois sans même s'en rendre compte. Ce n'est qu'en prenant le temps de regarder le chemin parcouru que l'on découvre les passerelles qui relient chacune de ses œuvres.
Je suis heureuse de poursuivre cette aventure avec vous, au fil de ces Coulisses de mes livres. Peut-être vous permettront-elles, à vous aussi, de regarder mes ouvrages… autrement.
Il y a des périodes où l’on se dit : « je vais avancer tranquillement, sans stress inutile ». Et puis il y a… les autres. Celles où, sans trop savoir comment, on se retrouve avec trois livres à publier en même temps, des fichiers de mise en page ouverts dans tous les sens, des couvertures à ajuster au millimètre près, des quatrièmes de couverture à réécrire “juste une dernière fois”, et une plateforme Amazon qui vous regarde avec l’air de dire : “êtes-vous bien sûre de ce que vous faites ?”
Spoiler : non. Pas complètement.
Une mise sous pression volontaire (ou presque)
Entre les ajustements de mise en page, les choix typographiques, les hésitations sur les titres, les descriptions à peaufiner, et les allers-retours sur les versions broché, e-book ou relié… j’ai expérimenté un état assez particulier : celui de l’auteure persuadée que tout peut encore être amélioré juste avant de cliquer sur “publier”. Un état très dangereux. Car à ce stade, même une virgule semble pouvoir modifier le destin littéraire de l’humanité.
Et pourtant… j’ai cliqué. Trois fois.
Des textes qui dormaient depuis longtemps
Derrière cette effervescence très récente, il y a en réalité quelque chose de beaucoup plus ancien. Ces textes existaient déjà. Ils attendaient. Parfois depuis longtemps. Dans des dossiers, des carnets, des versions successives, des fichiers que je rouvrirai “un jour”, puis refermerai faute de temps, de recul, ou simplement parce que le moment n’était pas encore venu.
Et puis un jour, l’idée s’impose doucement : et si c’était maintenant ? Les sortir du tiroir, les dépoussiérer, les relire autrement, les finaliser… et leur donner enfin une existence publique et physique.
Trois livres, trois univers (ou plutôt 2)
Voici donc ce qui a émergé de cette période un peu intense :
Cohérentes incohérences – Volume 1 (Disponible en relié et en e-book) : des aphorismes, des pensées, des réflexions… autant de vérités très personnelles que j'ai choisi de partager avec le sourire, parfois avec gravité, souvent avec une pointe d'ironie.
Chaque texte invite à s'arrêter quelques instants, à sourire, à s'interroger ou à voir les choses sous un angle différent.
Je suis particulièrement heureuse du résultat : un bel ouvrage relié, élégant, que j'ai eu beaucoup de plaisir à concevoir et dont je suis très fière.
Cohérentes incohérences – Volume 2 (Disponible en relié et en e-book) : le deuxième volume poursuit cette promenade au pays des paradoxes et des évidences. On y retrouve de nouveaux aphorismes, toujours inspirés par mes observations, mes convictions et ces petites incohérences qui rendent la vie si étonnante.
Comme le premier, il se découvre au fil des pages, par petites touches, au gré de l'humeur ou de l'instant.
Lui aussi a pris la forme d'un livre relié, un objet que j'ai souhaité aussi agréable à tenir entre les mains qu'à parcourir.
Après la publication : le silence étrange
Et puis, une fois les livres en ligne…il y a ce moment particulier. Celui où tout s’arrête. Où l’on passe de “productrice de fichiers en folie” à “auteure qui attend que les livres existent dans le regard des autres”. Un silence un peu étrange, entre fierté, fatigue, et léger vertige.
Et maintenant ?
Maintenant, ces livres ne m’appartiennent plus tout à fait. Ils commencent leur propre chemin. Et moi, je retourne doucement dans ce lieu un peu mystérieux où naissent les prochains. Les coulisses, justement.
Il arrive que les pages d’un site changent de fonction, un peu comme les saisons transforment un paysage.
Aujourd’hui, la page que vous consultiez autrefois pour suivre mes dédicaces et mes rencontres devient autre chose : un espace de partage plus intime, plus vivant, tourné vers ce qui précède les livres eux-mêmes — leur naissance.
J’ai longtemps utilisé cette rubrique comme un agenda, pour vous informer de mes présences en salons ou en séances de dédicaces. Mais avec le temps, ces occasions sont devenues plus rares, tandis que l’envie d’écrire, de raconter et de transmettre, elle, n’a cessé de grandir autrement.
C’est ainsi qu’est née l’idée des Coulisses de mes livres.
Entrer dans l’envers du décor
Un livre n’apparaît jamais par hasard.
Avant les pages imprimées, il y a des recherches, des doutes, des trouvailles inattendues, des lectures, des lieux visités, parfois même des instants de silence où tout se construit sans encore prendre forme.
C’est cet envers du décor que je souhaite désormais partager ici.
Vous y trouverez, au fil du temps, des fragments de mon travail d’écriture : ce qui inspire mes romans, ce qui nourrit mes récits, ce qui donne naissance à un haïku ou à une image poétique.
Une écriture en mouvement
Écrire n’est pas un acte figé. C’est une traversée. Parfois fluide, parfois hésitante, souvent imprévisible. Et c’est justement cette dimension mouvante que j’ai envie d’ouvrir à ceux qui me lisent.
Ce lieu, sera donc un espace de circulation : entre l’histoire et l’imaginaire, entre la réalité et la fiction, entre le passé et ce que j’en fais dans mes textes.
Un rendez-vous mensuel
À partir de maintenant, un billet du mois viendra régulièrement enrichir cet espace.
Chaque article sera une porte ouverte sur un aspect de mon univers d’auteure : une recherche historique, une réflexion sur l’écriture, une inspiration ou simplement une étape de création.
Merci de votre présence. Si vous êtes ici, c’est sans doute que mes mots ont déjà croisé votre chemin. J’espère que ce nouvel espace vous permettra de les voir autrement, dans leur naissance, leur hésitation et leur mouvement.
Bienvenue dans les coulisses de mes livres.