Bienvenue dans cet espace où je partage l'envers du décor de mes livres.
Vous y découvrirez mes recherches historiques, mes inspirations, mes réflexions sur l'écriture, mes découvertes et les étapes de création de mes ouvrages.
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Comment naît un roman ? D'une idée, d'une image, d'une question qui nous trotte dans la tête ? Et comment cette première étincelle devient-elle une histoire de plusieurs centaines de pages ?
Je pourrais tenter de répondre à ces questions en décrivant une méthode bien ordonnée, avec un plan, des fiches de personnages et une progression soigneusement définie. Mais ce ne serait pas tout à fait raconter ma manière d'écrire. Car si j'ai appris qu'il existe des règles et des conseils pour construire un roman, j'ai aussi découvert que ma façon de faire ne correspond pas toujours à ce que l'on recommande.
Une idée, puis des mots
Tout commence souvent par une image, une intuition ou une idée encore vague. Je ne sais pas nécessairement où elle va me conduire, mais elle m'attire suffisamment pour que j'aie envie de la développer. Il arrive aussi que l'histoire commence à se construire dans ma tête avant même que je m'installe devant mon ordinateur. Des idées apparaissent, se transforment, se combinent, parfois au moment où je m'y attends le moins.
J'ai longtemps cru qu'il fallait connaître le début, le milieu et la fin de son histoire, préparer les personnages, organiser les chapitres et tracer une route précise avant d'écrire la première phrase. J'ai même expérimenté cette méthode. Pourtant, un roman soigneusement préparé est resté inachevé après seulement trois chapitres !
Cette expérience m'a appris quelque chose d'important : une méthode qui convient à certains ne convient pas forcément à tout le monde. Pour moi, mieux vaut parfois commencer à écrire et laisser l'histoire me montrer progressivement le chemin.
Les mots savent-ils quelque chose que j'ignore ?
Chez moi, j'ai affiché un proverbe qui me touche particulièrement : « Les mots savent de nous des choses que nous ignorons d'eux. »
Il résume assez bien ce que je ressens lorsque j'écris. Je commence avec une idée, une intention, parfois une image. Puis les mots arrivent, les phrases s'enchaînent et le texte prend une direction que je n'avais pas prévue. Une réflexion surgit, un personnage révèle une facette inattendue, une situation prend un sens nouveau. Je découvre alors, à travers ce que j'écris, des choses que je n'avais pas consciemment décidé de raconter.
C'est aussi ce que j'ai exploré dans La Forêt d'encre, où je mets en scène mes échanges avec cette petite voix intérieure qui me questionne, me critique, m'encourage et m'oblige à réfléchir. Elle peut être utile, mais elle peut aussi devenir envahissante. À force de vouloir trouver immédiatement le mot juste ou de me demander si je fais bien les choses, je risque de ne plus avancer.
J'ai donc appris à laisser une place à l'imperfection. Le premier jet n'a pas besoin d'être parfait. Je peux écrire des phrases maladroites, laisser des passages incomplets et revenir dessus plus tard. L'essentiel, au début, est de laisser l'histoire prendre forme.
Quand d'autres auteurs me soufflent des mots
Mes lectures jouent également un rôle dans ma façon d'écrire. Certains auteurs me touchent par leur imagination, leur manière de raconter, leur justesse ou leur audace. Leur lecture me donne envie d'écrire, parfois avec une intensité surprenante.
Il m'arrive alors d'avoir presque l'impression qu'ils me soufflent des mots, qu'ils m'indiquent une direction ou qu'ils m'ouvrent une porte que je n'aurais pas trouvée seule. Dans La Forêt d'encre, j'ai évoqué l'influence d'Haruki Murakami, dont la lecture m'a profondément stimulée.
Il ne s'agit pas de reproduire ce qu'ils font, ni de chercher à écrire comme eux. C'est plutôt une forme d'émulation : une œuvre réveille quelque chose en moi, nourrit mon imaginaire et me pousse à chercher ma propre voie. Les mots que je finis par écrire sont les miens, même si d'autres voix ont contribué à les faire naître.
Desireless : La réalité nourrit la fiction
Avec Desireless, mon roman de science-fiction, une interrogation personnelle est devenue le point de départ une fiction.
Je me suis demandé ce que deviendrait notre monde si le désir disparaissait. Pas seulement le désir amoureux, mais aussi celui qui pousse les êtres humains à créer, à aimer, à transmettre, à inventer ou à se dépasser. Que resterait-il de notre humanité si ces élans venaient à s'éteindre ?
À partir de cette question, mon imagination s'est mise en route. Pour donner davantage de portée à cette hypothèse, j'ai ajouté la stérilité à la disparition du désir. Peu à peu, une idée de départ s'est transformée en un univers de science-fiction dans lequel je pouvais explorer les conséquences d'un tel bouleversement.
Dans la deuxième partie du roman, j'ai notamment fait une place aux lieux abandonnés, ces endroits qui me fascinent et que l'on appelle urbex. Ils sont devenus des décors de mon histoire, mais ce choix illustre aussi quelque chose de plus général dans ma façon d'écrire : je me nourris de tout ce que je vis et de tout ce que je découvre. Les lieux que je visite, les personnes que je rencontre, les conversations que j'entends, les films que je regarde, mes souvenirs ou mes émotions peuvent un jour resurgir dans une fiction. Ils sont transformés, recomposés par l'imagination et prennent une nouvelle place dans une histoire. On ne sait pas toujours, au moment où l'on vit une expérience, qu'elle viendra peut-être un jour enrichir un roman.
L'histoire se construit aussi pendant l'écriture
L'exemple de Desireless illustre un phénomène que je retrouve dans mes autres projets : les idées ne précèdent pas toutes l'écriture. Certaines apparaissent au fil des pages, et le récit évolue avec elles.
Les personnages eux-mêmes peuvent changer. Un prénom qui semblait convenir au début peut ne plus correspondre à celui ou celle que le personnage est devenu. Une situation peut révéler une facette inattendue de sa personnalité. Il faut alors accepter de modifier ce qui avait été écrit.
Mes sources d'inspiration sont multiples : mes lectures, les films que je regarde, les lieux, les personnes, les souvenirs, les rêves, les conversations et les observations du quotidien. Tout peut devenir matière à création, parfois immédiatement, parfois des années plus tard.
Je ne suis donc pas toujours celle qui décide à l'avance de tout ce qui va arriver. Je suis aussi celle qui découvre, en écrivant, ce que son imagination lui propose.
Et puis il y a le travail…
L'inspiration est précieuse, mais elle ne suffit pas. Il faut trouver du temps pour écrire, retrouver le fil de son histoire après une interruption, prendre des notes pour ne pas perdre une idée et parfois se remettre au travail alors que l'envie n'est pas immédiatement au rendez-vous.
Il y a aussi les recherches, nécessaires pour vérifier un détail ou approfondir un sujet, puis les relectures et les corrections. Lorsque l'histoire est achevée, le travail n'est pas terminé pour autant. Il faut prendre du recul, repérer les incohérences, reprendre certaines scènes, supprimer ce qui est inutile et améliorer ce qui peut l'être.
Écrire un roman, c'est donc alterner les moments où l'imagination semble ouvrir toutes les portes et ceux où il faut avancer patiemment, phrase après phrase.
Mais je connais également le plaisir de retrouver mes personnages, de me replonger dans leur univers et de découvrir la suite de leur histoire. C'est cette joie de l'écriture, bien plus que la perspective de voir un livre publié, qui me donne envie de continuer.
Chaque roman est une nouvelle aventure
Avec le recul, je crois qu'un roman naît d'un mélange de curiosité, d'imagination, de lectures, d'expériences et de liberté. Il commence parfois par une idée minuscule, puis grandit au fil de l'écriture. Il se transforme, me surprend et finit par trouver sa forme.
Je ne sais pas toujours où je vais lorsque j'écris les premières lignes. Mais c'est justement ce qui rend l'aventure passionnante : avancer sans tout connaître, découvrir ce qui se cache derrière la prochaine phrase et voir peu à peu apparaître une histoire qui, au départ, n'existait que dans mon imagination.
Et peut-être est-ce là que réside une part du mystère de l'écriture : on croit inventer une histoire, mais, chemin faisant, cette histoire nous apprend parfois quelque chose sur nous-mêmes.
Et vous ? Lorsque vous lisez un roman, vous demandez-vous comment il a pris forme ? Aimez-vous découvrir les coulisses de sa création, ou préférez-vous simplement vous laisser emporter par l'histoire sans chercher à savoir comment elle est née ?
Je serais heureuse de connaître votre point de vue !
On imagine souvent qu’un texte terminé est un texte oublié. Ce n’est pas toujours le cas.
Il y a quelque temps, en replongeant dans mes anciens fichiers et dans mes « tiroirs » d’écriture, j’ai retrouvé de nombreux textes que j’avais écrits au fil des années. Certains étaient presque aboutis, d’autres n’étaient que des fragments, des débuts, des idées que j’avais laissées de côté. Il y en avait dont je ne me souvenais même plus.
Et puis je les ai relus, avec le regard d’aujourd’hui.
Relire ce que l’on a écrit hier
C’est une expérience assez étrange que de retrouver ses propres textes après plusieurs années. On reconnaît son écriture, ses thèmes, certaines obsessions peut-être… mais on découvre aussi ce qui a changé.
Certains textes me semblaient encore justes. D’autres avaient besoin d’être retravaillés. Quelques-uns ne me parlaient plus du tout. Et puis il y a eu les surprises : un texte que j’avais presque oublié m’a donné envie d’aller plus loin ; une idée qui n’avait pas trouvé sa place à l’époque semblait soudain avoir quelque chose à dire ; un fragment pouvait devenir le point de départ d’un texte nouveau.
J’ai alors compris que ces textes n’étaient pas forcément des textes abandonnés. Ils attendaient peut-être simplement leur heure.
Rien ne se perd vraiment
Lorsque j’écris, je ne sais pas toujours ce que deviendra un texte. Certains trouvent rapidement leur place dans un livre. D’autres restent dans un dossier, parfois pendant des années.
Je pourrais les considérer comme des textes « inutiles ». Mais je préfère désormais les voir comme des réserves d’idées, de sensations, d’images et de mots. Car écrire, c’est aussi accumuler : des phrases, des personnages, des situations, des émotions, des réflexions. Et tout ce matériau peut ressurgir un jour, transformé par le temps et par le regard que l’on porte désormais sur lui.
Deux nouveaux livres qui se dessinent
Cette redécouverte a fait naître deux projets.
Le premier est un nouveau recueil de textes poétiques, dont le titre reste à trouver. Il s’inscrit dans le prolongement de mes précédents recueils, mais il ne s’agit pas simplement de reprendre d’anciens textes tels quels. Certains seront retravaillés, d’autres réécrits, et de nouveaux textes viendront peut-être les rejoindre.
Le deuxième projet est un nouveau recueil de nouvelles. Là encore, des textes presque oubliés côtoieront des textes retravaillés ou nouveaux.
Deux livres différents, deux univers, mais une même origine : ces textes qui attendaient tranquillement dans mes tiroirs que je vienne les retrouver.
Le temps transforme aussi les textes
Je crois que le temps ne transforme pas seulement celui qui écrit. Il transforme aussi ce que l’on a écrit.
Relire un texte plusieurs années après, c’est un peu comme retrouver une photographie ancienne. On reconnaît le paysage, mais on ne le regarde plus de la même manière. On peut y voir des détails qui nous avaient échappé, comprendre autrement une phrase que l’on avait écrite presque instinctivement et parfois découvrir que ce que l’on croyait dépassé mérite finalement d’être conservé. Pas forcément tel quel, mais autrement.
Les tiroirs d’une autrice
Je vais donc continuer à ouvrir mes tiroirs, à relire, à trier, à couper, à réécrire, à assembler… et peut-être aussi à laisser de côté certains textes, parce qu’ils ne trouveront jamais leur place. Après tout, il n’est pas nécessaire que tout ce que l’on écrit devienne un livre.
Mais j’aime l’idée que certains textes puissent avoir une seconde vie.
Et vous ?
Avez-vous, vous aussi, dans un tiroir, un carnet, un ordinateur ou au fond de votre mémoire, des projets ou des textes que vous avez laissés de côté ? Peut-être est-il temps de les rouvrir.
Car parfois, une idée que l’on croyait oubliée n’attend qu’une chose : qu’on lui donne une nouvelle chance.
Finalement, les tiroirs d’une auteure ne sont peut-être pas des lieux où les textes dorment. Ce sont parfois des lieux où ils attendent leur heure.
Pendant longtemps, j’ai surtout écrit des romans et des nouvelles. Des textes dans lesquels l’imagination peut prendre son temps, où les personnages évoluent, où les histoires se construisent peu à peu.
Et puis, un jour, j’ai découvert le haïku.
Trois vers seulement.
Trois vers pour saisir une émotion, une image, une sensation, un instant. Trois vers pour dire beaucoup avec très peu.
J’ai été immédiatement séduite par cette forme d’écriture qui, paradoxalement, demande autant de liberté que de précision.
Des mots et des images
La photographie et l’écriture occupent toutes deux une place importante dans ma vie. J’ai rapidement eu envie de les réunir.
C’est ainsi qu’est né Haïkus des couleurs, mon premier recueil de haïkus.¨Dans ce livre, les haïkus m’ont été soufflés par les couleurs de mes photographies.
Une image faisait naître une émotion. Une couleur suggérait une sensation. Un paysage faisait surgir quelques mots. Et ces quelques mots finissaient naturellement par devenir trois vers.
J’ai aimé cette manière de passer de l’image aux mots, puis des mots à une nouvelle image intérieure.
Haïkus des couleurs est ainsi devenu l’aboutissement de mon histoire d’amour avec les mots et les images… à moins qu’il n’en soit le début.
Car cette première expérience ne m’a pas donné envie d’en rester là.
Un haïku par jour
Quelque temps plus tard, lors d’un salon du livre, une autrice m’a fait découvrir plus précisément cette forme poétique qui m’avait déjà séduite.
J’ai alors décidé de me lancer un défi : écrire un haïku par jour pendant un mois, sur le thème de l’homme.
Un mois est devenu deux, puis trois… Et finalement, j’ai continué pendant une année entière. Ainsi sont nés les 365 haïkus de Lui, un pour chaque jour de l’année.
Mais au fil de cette expérience, j’ai découvert quelque chose que je n’avais pas prévu : le haïku correspondait à une part de moi.
J’aime parfois aller vite, saisir une idée lorsqu’elle surgit, retenir une émotion avant qu’elle ne disparaisse. Mais j’aime aussi prendre le temps d’observer, d’analyser, de réfléchir et de chercher ce qui se cache derrière les apparences.
Le haïku est devenu le point de rencontre entre ces deux élans.
Il faut être suffisamment présente pour saisir l’instant, mais suffisamment attentive pour trouver les mots qui vont lui donner toute sa résonance.
Pourquoi continuer à écrire des haïkus ?
Parce qu’un haïku m’oblige à regarder. Regarder vraiment.
Un ciel, une lumière, une fleur, un paysage, un visage, une couleur, un mouvement… ou parfois simplement une émotion.
Dans notre quotidien, nous voyons beaucoup de choses sans forcément les regarder. Le haïku m’incite à ralentir suffisamment pour accueillir ce qui se présente.
Et puis il y a le plaisir des mots.
Chercher le mot juste. Celui qui sonne bien, mais surtout celui qui dit exactement ce que je veux transmettre. Retirer un mot plutôt que d’en ajouter un. Laisser une place au silence, à ce que le lecteur imaginera lui-même.
C’est sans doute cela qui me plaît le plus dans le haïku : il ne dit pas tout.
Il suggère.
Il ouvre une porte.
Et derrière cette porte, chacun peut trouver sa propre émotion.
Trois vers, un monde
Écrire un haïku, ce n’est donc pas seulement essayer de respecter une forme courte.
C’est apprendre à être attentive à l’instant.
À une lumière particulière.
À une couleur.
À une émotion fugitive.
À ces petits riens qui pourraient passer inaperçus et qui, soudain, deviennent matière à poésie.
Peut-être est-ce pour cela que j’aime tant cette forme d’écriture.
Après avoir passé des mois, parfois des années, à construire des histoires, j’aime retrouver cette liberté de quelques mots.
Trois vers.
Un instant.
Et tout un monde à imaginer.
Lorsque l'on imagine un auteur, on le voit souvent devant son ordinateur ou son carnet, absorbé par son histoire, ses personnages ou ses poèmes.
C'est vrai… mais ce n'est qu'une partie de l'aventure.
Une fois le livre publié, un autre travail commence. Un travail plus discret, moins visible, mais tout aussi passionnant : permettre aux lecteurs de le découvrir... ou de le redécouvrir.
Depuis plusieurs semaines, je consacre une partie de mon temps à faire évoluer mon site d'auteur. Au départ, je pensais simplement en améliorer la présentation, clarifier certaines pages, mieux mettre en valeur mes ouvrages et faciliter leur découverte.
Mais je me suis vite aperçue que cette refonte allait bien au-delà de quelques modifications techniques.
En relisant les présentations de chacun de mes livres, une question s'est imposée à moi : quel lien unit tous ces ouvrages ?
À première vue, ils semblent très différents. Des romans d'anticipation, des nouvelles, des recueils de poésie, des haïkus, des aphorismes, des livres pour la jeunesse… Chaque livre possède son univers, son ton, son rythme.
Et pourtant…
Peu à peu, j'ai commencé à distinguer un fil invisible qui les reliait tous. Sans en avoir pleinement conscience au moment de leur écriture, je reviens sans cesse vers les mêmes envies : imaginer, explorer, transmettre. J'aime inventer des histoires, bien sûr, mais surtout inviter le lecteur à déplacer son regard, à s'interroger, à découvrir une autre manière de voir le monde. En y réfléchissant, je me suis aperçue que cette démarche ne se limitait pas à mon écriture. Elle correspond aussi à ma manière d'observer ce qui m'entoure, de questionner les évidences et de chercher, derrière les apparences, d'autres façons de comprendre le monde. Mes livres n'en sont finalement que le prolongement.
Cette prise de conscience m'a surprise. Je pensais travailler sur mon site. Je ne m'attendais pas à entreprendre, en même temps, un voyage à travers ma propre écriture.
Bien sûr, cette refonte m'a aussi amenée à revoir de nombreux aspects plus concrets. Je relis les résumés de mes ouvrages avec un regard neuf. Je cherche les mots les plus justes pour donner envie de les découvrir sans en dévoiler l'essentiel. Je repense certaines pages pour les rendre plus agréables à parcourir. Je choisis des images, je les retravaille parfois, je leur donne un nom plus explicite afin qu'elles soient mieux comprises par les moteurs de recherche. J'améliore également les textes qui les accompagnent, pour qu'ils soient utiles aussi bien aux lecteurs qu'au référencement du site.
Tout ce travail est bien différent de celui de l'écriture d'un roman ou d'un recueil de poésie, mais il demande la même exigence : trouver le mot juste.
J'ai également imaginé de nouvelles publications pour les réseaux sociaux, créé des visuels, réfléchi à la meilleure manière de présenter chacun de mes livres. Là encore, je découvre qu'il existe mille façons de présenter un même livre sans jamais en trahir l'esprit.
Finalement, un livre ne cesse jamais vraiment de vivre. Les histoires restent les mêmes, mais notre façon de les partager évolue. Et cette évolution m'a offert un cadeau inattendu : celui de découvrir la cohérence qui s'était construite, presque à mon insu, au fil de mes ouvrages.
Je crois que cette expérience m'a rappelé une chose essentielle. Écrire ne consiste pas seulement à raconter une histoire. C'est aussi construire, au fil des années, un univers, parfois sans même s'en rendre compte. Ce n'est qu'en prenant le temps de regarder le chemin parcouru que l'on découvre les passerelles qui relient chacune de ses œuvres.
Je suis heureuse de poursuivre cette aventure avec vous, au fil de ces Coulisses de mes livres. Peut-être vous permettront-elles, à vous aussi, de regarder mes ouvrages… autrement.
Il y a des périodes où l’on se dit : « je vais avancer tranquillement, sans stress inutile ». Et puis il y a… les autres. Celles où, sans trop savoir comment, on se retrouve avec trois livres à publier en même temps, des fichiers de mise en page ouverts dans tous les sens, des couvertures à ajuster au millimètre près, des quatrièmes de couverture à réécrire “juste une dernière fois”, et une plateforme Amazon qui vous regarde avec l’air de dire : “êtes-vous bien sûre de ce que vous faites ?”
Spoiler : non. Pas complètement.
Une mise sous pression volontaire (ou presque)
Entre les ajustements de mise en page, les choix typographiques, les hésitations sur les titres, les descriptions à peaufiner, et les allers-retours sur les versions broché, e-book ou relié… j’ai expérimenté un état assez particulier : celui de l’auteure persuadée que tout peut encore être amélioré juste avant de cliquer sur “publier”. Un état très dangereux. Car à ce stade, même une virgule semble pouvoir modifier le destin littéraire de l’humanité.
Et pourtant… j’ai cliqué. Trois fois.
Des textes qui dormaient depuis longtemps
Derrière cette effervescence très récente, il y a en réalité quelque chose de beaucoup plus ancien. Ces textes existaient déjà. Ils attendaient. Parfois depuis longtemps. Dans des dossiers, des carnets, des versions successives, des fichiers que je rouvrirai “un jour”, puis refermerai faute de temps, de recul, ou simplement parce que le moment n’était pas encore venu.
Et puis un jour, l’idée s’impose doucement : et si c’était maintenant ? Les sortir du tiroir, les dépoussiérer, les relire autrement, les finaliser… et leur donner enfin une existence publique et physique.
Trois livres, trois univers (ou plutôt 2)
Voici donc ce qui a émergé de cette période un peu intense :
Cohérentes incohérences – Volume 1 (Disponible en relié et en e-book) : des aphorismes, des pensées, des réflexions… autant de vérités très personnelles que j'ai choisi de partager avec le sourire, parfois avec gravité, souvent avec une pointe d'ironie.
Chaque texte invite à s'arrêter quelques instants, à sourire, à s'interroger ou à voir les choses sous un angle différent.
Je suis particulièrement heureuse du résultat : un bel ouvrage relié, élégant, que j'ai eu beaucoup de plaisir à concevoir et dont je suis très fière.
Cohérentes incohérences – Volume 2 (Disponible en relié et en e-book) : le deuxième volume poursuit cette promenade au pays des paradoxes et des évidences. On y retrouve de nouveaux aphorismes, toujours inspirés par mes observations, mes convictions et ces petites incohérences qui rendent la vie si étonnante.
Comme le premier, il se découvre au fil des pages, par petites touches, au gré de l'humeur ou de l'instant.
Lui aussi a pris la forme d'un livre relié, un objet que j'ai souhaité aussi agréable à tenir entre les mains qu'à parcourir.
Après la publication : le silence étrange
Et puis, une fois les livres en ligne…il y a ce moment particulier. Celui où tout s’arrête. Où l’on passe de “productrice de fichiers en folie” à “auteure qui attend que les livres existent dans le regard des autres”. Un silence un peu étrange, entre fierté, fatigue, et léger vertige.
Et maintenant ?
Maintenant, ces livres ne m’appartiennent plus tout à fait. Ils commencent leur propre chemin. Et moi, je retourne doucement dans ce lieu un peu mystérieux où naissent les prochains. Les coulisses, justement.
Il arrive que les pages d’un site changent de fonction, un peu comme les saisons transforment un paysage.
Aujourd’hui, la page que vous consultiez autrefois pour suivre mes dédicaces et mes rencontres devient autre chose : un espace de partage plus intime, plus vivant, tourné vers ce qui précède les livres eux-mêmes — leur naissance.
J’ai longtemps utilisé cette rubrique comme un agenda, pour vous informer de mes présences en salons ou en séances de dédicaces. Mais avec le temps, ces occasions sont devenues plus rares, tandis que l’envie d’écrire, de raconter et de transmettre, elle, n’a cessé de grandir autrement.
C’est ainsi qu’est née l’idée des Coulisses de mes livres.
Entrer dans l’envers du décor
Un livre n’apparaît jamais par hasard.
Avant les pages imprimées, il y a des recherches, des doutes, des trouvailles inattendues, des lectures, des lieux visités, parfois même des instants de silence où tout se construit sans encore prendre forme.
C’est cet envers du décor que je souhaite désormais partager ici.
Vous y trouverez, au fil du temps, des fragments de mon travail d’écriture : ce qui inspire mes romans, ce qui nourrit mes récits, ce qui donne naissance à un haïku ou à une image poétique.
Une écriture en mouvement
Écrire n’est pas un acte figé. C’est une traversée. Parfois fluide, parfois hésitante, souvent imprévisible. Et c’est justement cette dimension mouvante que j’ai envie d’ouvrir à ceux qui me lisent.
Ce lieu, sera donc un espace de circulation : entre l’histoire et l’imaginaire, entre la réalité et la fiction, entre le passé et ce que j’en fais dans mes textes.
Un rendez-vous mensuel
À partir de maintenant, un billet du mois viendra régulièrement enrichir cet espace.
Chaque article sera une porte ouverte sur un aspect de mon univers d’auteure : une recherche historique, une réflexion sur l’écriture, une inspiration ou simplement une étape de création.
Merci de votre présence. Si vous êtes ici, c’est sans doute que mes mots ont déjà croisé votre chemin. J’espère que ce nouvel espace vous permettra de les voir autrement, dans leur naissance, leur hésitation et leur mouvement.
Bienvenue dans les coulisses de mes livres.