Prénom : Tinúviel (Fille du crépuscule)
Date de naissance : 5 mars 2448
Langues parlées : Sindarin, Westron, (notions de Quenya)
Culture : Elfique
Vocation : Protectrice
Caractéristiques physiques : 1m77, yeux bleus, cheveux roux
Histoire
Née en 2448 du Troisième Âge, Tinúviel est la fille unique d’Eledhwen, un guerrier et capitaine respecté au service du roi Thranduil, et de Nimloth, une guérisseuse renommée, connue pour sa maîtrise de l'herboristerie et ses soins délicats. Tinúviel a grandi au cœur du palais de Thranduil, un lieu enchanteur mais parfois austère. Enfant, elle passait de longues heures à explorer les vastes cavernes et les forêts environnantes, forgeant une connexion profonde avec la nature et développant un sens aigu de l’observation.
De nature réservée et introvertie, Tinúviel préférait la solitude des bois et la compagnie des animaux à celle de ses semblables. Elle aimait se promener seule dans la forêt, écoutant les chants des oiseaux et observant la faune, loin de l'agitation du palais. Adolescente, elle rejoignit les elfes bateliers chargés de commercer avec les Hommes du Nord. Bien que ses interactions avec ces derniers fussent rares au début, elles lui permirent de développer une certaine tolérance à leur égard, même si une méfiance persistait, nourrie par les récits de guerre et de trahison que lui racontait son père.
L'année 2941 marqua un tournant dans la vie de Tinúviel avec la Bataille des Cinq Armées. Aux côtés de l'armée de Thranduil, elle fit preuve d'une bravoure et d'une détermination inébranlables, combattant farouchement les orques et les wargs. La bataille fut pour elle une expérience à la fois traumatisante et révélatrice : elle découvrit les horreurs de la guerre et les souffrances partagées par les peuples de toutes races. Cette épreuve éveilla en elle un désir profond de guérir et d'aider, de transcender les divisions pour construire un avenir meilleur.
La bataille fut également marquée par une tragédie personnelle déchirante. Tinúviel perdit non seulement son père, Eledhwen, qui trouva la mort en tentant de sauver un groupe de soldats humains, mais aussi Elenion, le guerrier elfe qu'elle aimait profondément. Tinúviel et Elenion partageaient un lien unique, un amour né de leur vision commune d'un monde en paix, où elfes et autres peuples coexisteraient harmonieusement. Pendant la bataille, Elenion se battit courageusement à ses côtés, mais il fut frappé par une flèche d'orque alors qu'il protégeait un camarade. Tinúviel vit son amour mourir dans ses bras, un acte final de sacrifice héroïque, alors qu’elle était elle-même engloutie par le chaos et la douleur.
Cette double perte plongea Tinúviel dans une profonde tristesse, mais elle lui inspira aussi une force nouvelle. Portée par le souvenir du courage et de la compassion de son père et d'Elenion, elle décida de quitter la Forêt Noire pour partir à la découverte du monde, déterminée à aider ceux qui en avaient besoin. Elle comprit que les souffrances des autres races étaient aussi réelles et profondes que celles des elfes et qu'elle ne pouvait plus rester indifférente à leur détresse. Son départ suscita des réactions variées parmi son peuple : certains la voyaient comme une énigme dont les motivations restaient mystérieuses, tandis que d'autres percevaient en elle un symbole d'espoir pour l'unification des races.