Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’ouest !
J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë.
Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants.
Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y randonner (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails.
Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro !
Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages !
On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront :
La rencontre rapprochée avec le grizzly
L’ours noir sur la plage
L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes
Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques
La « pêche au saumon », morts de rire !
Le Denali dans toute sa splendeur
Les mouflons de Dall
Les couleurs d'automne, même si elles n'étaient pas encore à leur apogée.
La pluie !!!
La (très) grosse trouille en raft contre la souche!
Une très bonne surprise : moins de piqûres de moustiques que chez nous en Lorraine en été! Certes on était équipé mais - sans doute à cause du temps pourri- il y en avait très peu.