Guylaine Guay © sociologue
HABITUDES DE VIE DES PERSONNES PAUVRES :
Sont plus nombreuses à fumer.
Leur mère fume plus souvent durant la grossesse.
Les enfants sont plus souvent exposés à la fumée secondaire.
Elles sont plus nombreuses à être sédentaires et inactives physiquement.
Elles sont plus nombreuses à ne pas déjeuner le matin.
Elles sont plus nombreuses à boire plus d'alcool.
Elles sont plus nombreuses à avoir une moins bonne alimentation.
Elles ont plus souvent une conduite routière dangereuse.
Elles vont moins souvent chez le dentiste et chez l'omnipraticien.
PROBLÈMES PSYCHOSOCIAUX, DE SANTÉ ET BLESSURES:
Elles prennent plus de médicaments.
Elles sont plus souvent hospitalisées.
Elles sont plus souvent victimes d’intoxications.
Ont un risque de 156 % plus élevé d’être hospitalisées pour blessures sévères crâniennes.
On y trouve deux fois plus de maladies cardiovasculaires.
On y trouve plus de maladies respiratoires et de pneumonie.
On y trouve plus d’ulcères gastro-duodénaux et de cirrhose du foie.
On y trouve plus de maladies ostéoarticulaires.
On y trouve plus de tabagisme et de cancer du poumon.
On y trouve plus d’accidents (et de résidences à proximité de rues sans trottoir, de commerces et de circulation rapide).
Il y a davantage de parcs de moindre qualité et d’équipements de jeu qui ne répondent pas aux normes de sécurité responsables des blessures chez les jeunes des quartiers pauvres de Montréal.
Il y a plus d’incapacités et de restrictions.
Elles sont plus souvent mères adolescentes (17 fois plus que le milieu favorisé).
Elles ont davantage de bébés de faible poids (plus à risque de problèmes de santé).
Elles ont davantage d’enfants qui font de l’asthme.
Elles sont surreprésentées parmi la clientèle des centres de services sociaux.
Elles sont souvent prises en charge par la DPJ dans les territoires de CLSC plus pauvres.
On y trouve davantage de retards de langage, d’hyperactivité, de difficultés d’apprentissage, de retards scolaires, de troubles de comportement à l’école.
Elles ont davantage recours aux services spécialisés pour difficultés d’apprentissage et de troubles de comportement.
Les contacts sociaux des personnes démunies sont souvent des gens malades.
Elles se perçoivent en moins bonne santé.
Elles vivent davantage d’insécurité d’emploi.
On y trouve davantage de joueurs à risque au secondaire ( surtout chez les familles monoparentales et recomposées). Les loteries y sont plus accessibles.
On y trouve davantage de parents à avoir vécu un épisode de dépression majeure.
On y trouve plus de problèmes de santé mentale, de dépression, d’idées suicidaires, de suicides, d’anxiété et deux fois plus de détresse psychologique.
On y trouve plus de tuberculose, on est malade plus jeune, on meurt plus jeune et il y a deux fois plus de mortalité infantile. Elles ont une espérance de vie plus courte.
Les gens défavorisés sont plus souvent immigrants, jeunes, monoparentales ou recomposées et autochtones.
RÉFÉRENCES
GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, Institut national de santé publique. 2011. Riches de tous nos enfants 3e Rapport national sur l’état de santé de la population, 207P.
GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, Institut national de santé publique. 2006. Portraits de santé du Québec et de ses régions 2006. Deuxième rapport national sur l’état de santé de la population du Québec, Les analyses, Gouvernement du Québec.
LACOURSE, M.-T, 2006. Sociologie de la santé, 2eédition, Édition Chenelière éducation, 229p.
Site d'intérêt sur les inégalités