CHIBOUGAMAU
1938 — 2023
En 1938, sa mère, Marguerite, est contrainte d'accoucher à Montréal, car il n'y a pas de médecin dans ce petit monde de prospecteurs isolés.
Laurence grandit en forêt, au bord du Lac Caché. D’ailleurs, lorsque Marguerite lave les planchers de leur maison en bois rond, Laurence glisse avec des bas en laine pour les cirer. Mais la vie isolée de la famille ne dure pas. La fin de la guerre amène un nouveau souffle dans la région, et une ville voit le jour. À 12 ans, Laurence travaille déjà à enlever l’écorce des arbres abattus pour la construction des maisons de ce Chibougamau qui naît.
Laurence grandit, se marie et vit à Chibougamau, où elle s’implique dans le Cercle des Fermières local. En 1971, elle, son mari et ses 4 enfants s'installent à Terrebonne. Là-bas, elle est chauffeuse de bus jusqu'à sa retraite en 1998. Elle est d’ailleurs la première femme à prendre sa retraite comme chauffeuse de bus pour la ville de Montréal.
Il reste peu de traces de l’enfance de Laurence Lafond au pays des prospecteurs… Sauf peut-être une, bien caché, au coeur du roman L’Appel de Chibougamau :
« Il [Jean Boucher] se trouvait à un centaine de pieds du bord, à portée de voix d'une cabane en bois rond où habitaient Mme Marguerite Lafond, femme d'un prospecteur, et sa fille Laurence, âgée de treize ans. »
Roméo Coulombe, l'oncle de Laurence, et Yvonne Lafond, sa tante, 1939.
SHBJ, P5, S2, SS4, D57, P12
Ville de Chibougamau en 1953. Le premier curling à gauche et les hôtels Waconichi et Chibougamau Inn à droite.
SHBJ, P24, S1, D24, P13