Découvrez dans cet article le potentiel de l’intelligence artificielle générative IAg, notamment, ChatGPT, en contexte universitaire, pour soutenir la coélaboration de connaissances. Pour ce faire, l’auteur s’appuie sur une expérimentation effectuée auprès d’étudiants à la maîtrise en éducation de l’Université du Québec à Chicoutimi.
En mobilisant le concept d’affordance, Allaire a pu identifier six manières dont l’IAg pouvait augmenter la dynamique d’une communauté d’apprentissage :
soutien d’une part à la formalisation d’un questionnement : aide les élèves à structurer et à mettre en ordre leur problématique de recherche;
soutien d’autre part à l’identification d’une piste d’approfondissement du questionnement, via l’analyse de la cohérence des propos avec la littérature scientifique;
soutien enfin à l’identification d’un apport en idée nouveau, permet de percevoir quel est l’apport de chacun
soutien d’une part à l’auto-évaluation, en aidant le sujet à réfléchir sur son action et relayé sur des grilles descriptive. De quoi me donner l’occasion d’aller plus en profondeur
soutiens d’autres part a l’analyse du fonctionnement d’un collectif, qui m’apprend comment le groupe composé des processus d’interaction et de collaborations.
Soutien à la synthèse du discours collectif, facilitant la récapitulation des connaissances co-construites.
L’étude souligne que de tels usages ne doivent pas affaiblir l’agentivité ni la responsabilité épistémique des étudiants; au lieu de cela, l’IAg peut renforcer la métacognition, la pensée critique et la réflexivité collective, à condition que ces technologies soient utilisées de façon éthique et consciente. Allaire conclut qu’il existe une opportunité d’intégrer l’IAg dans la pédagogie universitaire par une plus grande collaboration et co-construction de la connaissance, mais que l’aspect humain et émancipateur de l’apprentissage doit être sauvé.