Dans la plaine du Ciron, visible de l’église à trois cent mètres à l’ouest, on trouve une fortification en ruine : la Tourasse. Celle-ci a été étudiée par Léo Drouyn dans « Guienne militaire » au XIXe siècle. Constituée d’une tour rectangulaire de 20 mètres sur 13 à trois étages et aux murailles d’un mètre d’épaisseur, il s’agissait vraisemblablement d’une maison forte, ou habitation fortifiée, comme l’autorité royale en avait autorisé du XIIe au XIVe siècle. Sa position en contrebas ne permet pas d’y voir un château, mais plutôt la résidence d’un petit aristocrate ou personnage important retranché sur son domaine.
La Tourasse, ou grosse tour, a du être une fortification entourée de fossés, et érigée par le seigneur de Noaillan dont dépendait Léogeats, afin d'une part d'assurer sa protection et celle des villageois, d'autre part d' assurer le débouché et le contrôle de la perception du péage de la traversée du Ciron tout proche.
Le monument fut classé en 1845, puis déclassé comme ne présentant qu’un médiocre intérêt historique. Il fut construit à l'époque de Bertrand de Goth, devenu le pape Clément V, qui fit édifier le Château de Villandraut, et dont le tombeau se trouve dans la collégiale d'Uzeste.
Les autres châteaux clémentins à proximité sont le Château de Budos, le Château de Fargues et le Château de Roquetaillade.
De cette fortification simple subsistent encore de nos jours trois murs en ruine dont l’un est percé de deux meurtrières à l’est, l’autre d’une grande ouverture au premier étage côté nord, qui devait être la porte donnant accès par un escalier mobile au second étage, où l’on voit des restes de croisées et de cheminées envahies par les lierres; les moellons sont reliés entre eux par un ciment ferrugineux de la plus grande dureté et de couleur rouge. Au XIXe, on appelait la prairie où se trouve cette tour, la Prairie du Trésor.
Une seconde maison-forte se trouvait à l’ouest, sur la rive gauche du Ciron, au lieu-dit Fon de Bacquey ; cachée sur une butte au sein de la pinède, elle comporte un souterrain, non exploré et effondré, partant de la cave. Ses fortifications ont aujourd’hui disparu. Sa situation privilégiée permettait de contrôler d’une part le passage sur l’unique chemin rive gauche menant de Villandraut à Budos, d’autre part le passage à gué de Caussarieu sur le Ciron.
A quelques centaines de mètres au nord ouest, sur la commune de Budos, une autre maison fortifiée, anciennement appelée maison-noble de Jamart, composée d’une tour carrée en ruine, appartenait à Jacques Jamart, bourgeois de Bordeaux, Capitaine au Régiment Royal, et allié par mariage aux Sires d’Aulède. Le lieu-dit Daulède, à l’est de Léogeats, reste aujourd’hui encore un témoignage de ce passé.
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