Les habitants de Valis sont profondément croyants et vénèrent le panthéon Valoti. Le dieu des origines se nomme Caïus l’Ancien, surnommé la Lumière Divine. De son union avec Mehra, la Terre, sont nés 12 enfants, que l'on nomme les Midrans ou, dans le langage populaire, les Dieux. Les 12 dieux sont donc frères et sœurs. Mehara joue un rôle mineur dans la religion Caïte.
Le Panthéon Valoti
La Sainte Cohorte - les 12 Midrans et leurs sphères d’influence. Entre parenthèse figure le nom de la descendance Midranes.
KInesTER : l’artisanat, l’industrie et la patience (Ki’Ter)
NANTus : le commerce, le Quarkz (Nanti)
oGlaDOR : la gardienne des âmes, du jardin divin et de la porte des enfers (G’Dor)
YURanos : la justice, la loi et la droiture (Yur)
SAPiens : le savoir, et notamment le Vancianisme (la Magie) (Sap)
IKArus : la liberté, les voyages et l’insouciance, le ciel (Ika)
VOHNnia : la mer, le lointain, l’eau (Vohn)
bRUNE : la passion, l’inspiration et les plaisirs (Rune)
MahDouA : l'agriculture et l’élevage, la fertilité, la terre (M’Da)
amPIRYon : la vaillance, mais aussi la noblesse, le feu (Piry)
OpheLIA : le devoir, la famille, et la tempérance (O’Lia)
uSUL : l’inconnu, le mystère, la quête (Sul)
La descendance divine
Contrairement aux dieux de la mythologie grecque, les Midrans n’ont interagi directement avec les hommes que sur une période très courte, que l’on estime à une dizaine d’années tout au plus. Pendant cet âge d’or, que les historiens nomment « l’âge lumineux » les dieux se sont mêlés aux humains, et certains ont donné naissance à des enfants, des demi-dieux donc. Ont les nomment les Midranites.
Le plus célèbre de ces êtres est Yur-Eusèbe, dit le Juste, fils du dieu YURanos et de Sadïa, une humaine. Yur-Eusèbe devint le premier roi de Valossa et mourût de sa belle mort à l’âge vénérable de 123 ans, après un règne de un siècle et un an. Le premier empereur Valoti, Yur-Hémispha est un descendant direct de Yur-eusèbe. La dynastie des Yur a régné sur Valossa jusqu’au 6° siècle, époque où un descendant de MahDouA, M’Da-Isola accède au trône. Au 8° siècle, lors des guerres d’indépendance, c’est un descendant de SaPiens, SaP-Ptolon, dit le Sage, qui accorde aux anciennes provinces leur indépendance. De nos jours, la famille KiTer est influente à Mandoline, ainsi que la famille Rune. Depuis 10 siècles, les descendants directs des Midrans sont nombreux, et tous n’occupent pas des positions de pouvoir. Jusqu’au 7° siècle, leur influence fût grande, elle est aujourd’hui variable, selon les royaumes. Aujourd’hui, l’empereur de Valossa est de nouveau un Yur. De même, le patriarche de l’église de Caïus, Olia-Gisia Aube est un Olia.
Les Midranites ont en général une longue espérance de vie et une santé excellente, mais sont rarement dotés de talents divins, à l’exception de l’ainé de la famille, qui lui possèdent souvent de talents hors du commun. Ces qualités se manifestent souvent à l’occasion d’une situation particulière. Quand le Paladin Piry-Nasher affronta le tyran Ponge sur les marches du palais d’Archonéos en 792, on dit qu’il fût paré d’un halo lumineux qui le rendit insensible aux armes démoniaques du tyran.
La religion Valoti est polythéiste
Un individu reconnaît l’ensemble du panthéon, et non pas une seule divinité. Ceci n’empêche pas certains d’avoir des préférences pour tel ou tel Dieu selon sa profession par exemple. Dans certains lieux, un Dieu peut avoir la proéminence, comme la déesse VOHnia dans de nombreux ports. Mais nul croyant n’irait remettre en cause l’intégrité du panthéon en niant l’existence de tel ou tel dieu.
Les dieux ont chacun une ou plusieurs sphères d’influence, qui peuvent être des principes moraux ou des vertus (ex : la vaillance, amPIRYon), des domaines d’action (ex : l’agriculture, MahDouA) ou encore des institutions (ex : les rites funéraires, oGlaDOR). Mais les dieux ont fréquemment des représentations plurielles, voire polysémiques qui se sont développées au fur et à mesure des époques et de l’expansion de la civilisation Valoti.
L’église de Caïus a son siège à Valossa. Elle possède des relais dans l’ensemble des territoires connus. Ses représentations sont plus ou moins fortes, et l’on compte de nombreux particularismes locaux. Le Patriarche d’Archonéos est nommé par un conseil de sages lors de la mort de son prédécesseur. Il assure l’homogénéité de la doctrine. Les prêtres sont appelés les Caïtes.
Les temples de Caïus varient dans leurs formes selon les pays. Mais dans tous les cas, on trouvera au moins un autel consacré à la Sainte Cohorte, que ce soit sous la forme d’une autel unique dans les petits temples, ou sous la forme du classique dodécaèdre Valoti : un polygone à 12 côtés dans lequel sont disposés 12 autels, un pour chacun des enfants de Caius l’ancien. Entre ces deux extrêmes, toutes les combinaisons existent.
Dans les grands centres de civilisation, on peut trouver des temples plus spécialement consacrés à un dieu particulier. Par exemple, dans les grandes villes on trouve souvent un temple consacré à YURanos, que l’on appelle Palais de Justice et dans laquelle les prêtres rendent la justice au nom du prince et de Caïus. Dans les cimetières, on trouve aussi des Rotondes Mortuaires dédiées à la Gardienne, oGlaDOR. Toutefois, même dans ces temples se trouvent un autel dédié au 12 afin d’affirmer l’unité du culte.
En plus des temples, on trouve des ordres moniaux. De tout temps, et dans de nombreux pays, des hommes et des femmes ont fondé des communautés à l’écart du monde. On trouve aujourd’hui encore de nombreux ordres dont les monastères s’étendent au-delà des frontières d’un pays. Selon la hiérarchie religieuse locale, les ordres sont soit indépendant soit sous le contrôle plus ou moins direct de l’église. La plupart des ordres ont adopté une philosophie contemplative. Il en existe plusieurs dizaines. Certains sont limités à un seul monastère tandis que d’autres en regroupent des dizaines. Les principaux sont :
L’ordre de Pyrus : on s’y consacre beaucoup à l’écriture et à la conservation du savoir. Sapiens y est prié plus particulièrement ; on y enseigne la non-violence et certains d’entre ont développé un art martial défensif (peu connu en dehors des communautés). Une branche de l’ordre, particulièrement puissante dans certains pays, se spécialise dans la formation au Droit des hautes couches sociales.
L’ordre des enfants de Solisi : communautés refermées sur elle-même autour de la culture et de l’élevage.
L’ordre Caiusian : on s’y consacre à la méditation ; les frères font veux de chasteté et de pauvreté ; souvent situés dans lieux qui inspirent la méditation et le recueillement.
Les ordres combattants : depuis les conquêtes du 2° siècle AC, il existe une tradition de guerriers sacrés. Certains de ces ordres ont survécus, et dans certains pays constituent des écoles militaires. Dans le royaume de Kérés, les templiers d’Ampiryon sont un puissant ordre militaire.
Cérémonie en l’honneur de la déesse de l’agriculture
Lors des cérémonies en l’honneur de la déesse MADHUA, les prêtres portent sur leur toge une bande de tissu noir en signe de deuil, en remémoration de l’incendie par les envahisseurs barbares des arbres fruitiers sacrés. Ces arbres, vieux de 600 ans à l’époque du sac, fournissaient aux habitants de la cité sainte de délicieux fruits tout au long de l'année et en grande quantité. Cette « corne d'abondance » constituait l’un des présents divins des fils de Caïus aux hommes.
Chez certains prêtres, le bandeau noir est remplacé par un collier de 126 pierres noires, pour chacun des arbres brûlés par les barbares dit-on.
Controverses religieuses
L’Art Sacré, le Vancianisme, fut révélé par Sapiens, le Midran porteur de la connaissance. S’agit-il, comme son nom pourrait l’indiquer, d’une connaissance des Vances, que Sapiens aurait volée aux Vanciens pour la transmettre aux hommes ?! Dès lors, quel statut accorder à ce savoir : un savoir maudit ? Non. Il s’agit d’un savoir divin que les Démons, les Aruvias, ont volé dans les jardins de la connaissance. Après avoir souillé l’Art Sacré, les Aruvias l’ont communiqué aux Sandoriens, afin qu’ils dominent les hommes. Une fois ce savoir maîtrisé, les Sandoriens changèrent leur nom : désormais, ils seraient les Vances, les maîtres du Vancianisme.