Randa est une commune suisse, située dans le district de Viège, dans la partie alémanique du canton du Valais.
ce hameau car il possède une gare et parce que c'est le point de départ d'une fameuse randonnée.
La voiture restera donc sagement garée durant quasi tout notre séjour et nous nous déplacerons maintenant en funiculaire, en téléphérique, en train en crémaillère et à pied !
Comme en hiver au ski, il est très intéressant d'acheter un forfait qui, si il dépasse les 200 euros pour 3 jours, n'en reste pas moins plus économique que de prendre les tickets individuellement.
(Source : Attila )
La minuscule gare de Randa n'est guère prise d'assaut quand retentit l'annonce du train de 09h36.
Un, deux arrêts, Zermatt, terminus tout le monde descend !
Le luxueux village de montagne est plutôt désert en cette avant saison et un ballet de voiturettes électriques sillonne ses rues pourtant annoncées piétonnes. C'est assez exaspérant de devoir se ranger, se pousser et de se faire klaxonner par tous ces bus, taxis, véhicules professionnels. Les suisses ne doivent pas avoir la même notion de quartier piéton ou bien les riches zermattois ont un gros poil sous le pied...
Nous arrivons cependant indemnes au funiculaire de Sunegga qui, en quelques minutes, nous propulse à 2288 mètres d'altitude.
On pourrait presque se croire aux sports d'hiver, le monde en moins ! Une pointe de nostalgie mais aussi d'amusement nous gagne.
Nous changeons alors de moyen de transport et c'est parti pour 277 mètres de dénivelé en télécabine ! Nous sommes maintenant à Blauherd au pied du Unterrothorn, sommet que nous ne pourrons rejoindre, le téléphérique y menant étant fermé.
Le panorama devrait être splendide mais le temps n'est pas vraiment de notre côté. Nous nous promenons un peu puis rebroussons chemin sous la menace d'un plafond de plus en plus bas et gris.
Nous tentons d'accéder à un autre secteur du domaine . Qui sait la météo y sera peut-être meilleure ?
Une traversée du village, un nouveau tour en télécabine et nous voilà en vue de Schwarzsee.
Nous devrions admirer le Cervin par delà les eaux noires du lac, nous ne verrons ni l'un, ni l'autre...
Têtus, nous choisissons cependant d'accomplir la randonnée prévue, un peu plus de 7 kilomètres d'une marche tranquille parmi les fleurs, les alpages, les chalets et les sapins.
Nous finirons cette journée mi-figue, mi-raisin dans les ruelles du vieux Zermatt à la recherche des surprenants Gädini, antiques bâtiments traditionnels esquivant les attaques de la gent souris grâce à un ingénieux système de dalles plates reposant sur pilotis. Quel contraste entre ces bâtiments biscornus et la très cossue rue principale !
Le soleil se décide enfin à illuminer notre journée. Nous en profitons pour prendre un goûter en terrasse avant que de rentrer à notre port d'attache .
Les nuages font grève aujourd'hui. Seuls quelques cumulus accomplissent leur tâche...
Un temps idéal pour prendre le train à crémaillère du Gornergrat !
9.4 kilomètres de voie, de ponts, de tunnels et de galeries, 1469 mètres de dénivelé, 33 minutes de trajet, une arrivée à 3 089 mètres d'altitude, un panorama sur le deuxième plus grand glacier des Alpes, une ligne d'horizon composée de 29 sommets culminant à plus de 4 000 mètres, quel alléchant programme !
Nous avions renoncé en 2019 à emprunter la ligne pour le Jungfraujoch à cause du prix, de la météo et de la pression touristique mais, grâce au covid, aucune inquiétude à avoir aujourd'hui quant à une éventuelle surpopulation ferroviaire.
Nous nous rendons donc sereins à la station de chemin de fer et prenons la première rame en partance.
Zermatt s'éloigne, Sa Majesté Cervin daigne apparaître. Pour la première et dernière fois du séjour...
Les sapins laissent place aux alpages, les alpages à quelques plaques de neige. Un dernier coup de crémaillère et le train arrive en gare de Gornergrat.
Quelques pas nous séparent désormais d'une vue extraordinaire sur le glacier du Gorner, glacier qui ne manque pas de me fasciner.
Je parviens tout de même à me détacher de ce grandiose serpent blanc et profite longuement du reste du paysage.
Nous poursuivons cette superbe journée par une randonnée jusqu'à la gare intermédiaire de Riffelberg.
Il n'y a personne, le paysage est minéral, les montagnes s'emmitouflent de neige comme de nuages.
Une cabane nous protège du vent, nous pique-niquons. Le train annonce bruyamment sa proximité, nous l'empruntons pour redescendre sur Zermatt.
Revenus au village, une pancarte vante les mérites des gorges de la Gorner. Pourquoi pas ?
Une enfilade de passerelles surplombe alors la faille, gare au vertige !