4h37 325 Km par Sezanne 4h59 338 Km par Troyes - Auxerre - Sancerre
Only camp Bourges Aquadis Bourges
Tourisme
Crypte et tour
Visite uniquement accompagnée et réservée aux individuels
(les vendredis et samedis toute la journée, les dimanches après-midi et jours fériés)
Du 1er juillet au 27 août
9h45 ; 10h45 ; 14h15 ; 15h15 ; 16h15 ; 17h15
Palais Jacques Coeur
Nogent sur Seine : https://www.chateau-la-motte-tilly.fr/ https://www.chateau-la-motte-tilly.fr/nos-actualites/les-gourmandises-de-la-motte-tilly
« Une vieille ville bâtie en amphithéâtre »… C'est ainsi que Victor Hugo, en séjour dans la cité, voyait le Vieux Blois. Le bourg fortifié du Moyen-Âge s'est très tôt enrichi grâce au commerce fluvial des vins et d’eaux-de-vie. En 1498, le roi Louis XII fait de Blois la capitale de royaume. Celle-ci devient plus tard la résidence des rois et reines, dont le célèbre François Ier, jusqu’à la mort de Catherine de Médicis en 1589.
Au pied du château, découvrez l’église Saint-Nicolas, de style roman. Passez devant la fontaine de la place Louis XII, puis grimpez l’escalier Denis Papin pour une vue imprenable sur la ville. Admirez la majestueuse cathédrale Saint-Louis, au style gothique tardif et ses magnifiques vitraux. En contrebas de l’hôtel de ville, faites une halte dans le paisible jardin de l’Evêché. Classé « Jardin remarquable », cet écrin verdoyant recèle une collection impressionnante de rosiers aux teintes variées.
Au cours du 19ème siècle, grâce à l’essor du chemin de fer et de la machine à vapeur (inventée par le Blésois Denis Papin), la ville devient un centre industriel important. Certains vestiges témoignent aujourd'hui encore de cette époque triomphante. A l'instar de l’ancienne chocolaterie Poulain, fondée par Auguste Poulain, jeune confiseur blésois, en 1848.
« Chinon, capitale de la Rabelaisie ». C'était bien avant les sentiers de Grande Randonnée mais la statue de l'écrivain-humaniste ainsi que les traces qu'il a laissées enchantent le marcheur avant qu'il ne quitte la ville par le pont de pierre. La veille du départ, celui-ci a pris le temps d'arpenter longuement la cité médiévale, sa forteresse royale, ses trois enceintes fortifiées et, en un mot, de feuilleter l'histoire de France. La bonne ville de Chinon demeure, en effet, un théâtre d'ombres. On y devine celles d'Henri II Plantagenêt, de Philippe Auguste, de Charles VII ou de Jeanne d'Arc. En avançant pas à pas sur le GR® 3, ce sentier de grande randonnée au fil de la Loire, le randonneur ne tournera jamais le dos au passé.
En route jusqu’à Montsoreau, à 25 kilomètres de là. Sentier faisant, le randonneur se plaira à s’émerveiller devant l’abbaye (1105-1165) de Fontevraud-L’abbaye, bâtie bien évidemment en tuffeau, cette pierre calcaire, chef-d'oeuvre de l'art roman inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle abrite les quatre gisants des Plantagenêts.
Bientôt, le marcheur raffolera des champs de maïs et de tournesols ; traversera Candes-Saint-Martin, réellement l’un des plus beaux villages de France ; et puisque, décidément, sur le GR® 3, la vie de châteaux ne s’arrête jamais, s’offrent soudain à ses yeux celui de Montsoreau - construit, lui aussi en tuffeau -, les ruelles et les passages fleuris du village ainsi que les salles troglodytiques de chacune de ses maisons. Après six heures de marche, avant de passer la nuit à l'hôtel Le Bussy, il est possible pour les plus courageux de se rendre sur les hauteurs alentours - ou d'attendre le lendemain matin, avant le départ -, afin de contempler de plus près le moulin de la Tranchée pourvu d’un corps mobile - appelé hucherolle -, qui lui permet de pivoter sur 360 degrés et ainsi d’épouser les caprices du vent.
Flânons encore. Aujourd’hui, entre bords de Loire et vignes du Saumurois, nous attendent 19 kilomètres, soit quelque 5h15 de randonnée avec pour seule embuche : une montée à 15 % dans le hameau de Beaulieu. Flânons d’autant plus que se présente Turquant d’un blanc éclatant, village de métiers d’art. Ici, tout est donc tuffeau, entre Loire et coteau ; tout est « troglo » : site et enseignes, parfois même « folklo ». Le sentier balisé continue ensuite de cheminer, bucolique. A perte de vue, prospèrent 20 000 hectares de vignobles et 32 appellations : du vin blanc, du vin rouge, du vin rosé, du moelleux... Tandis qu’au fil de l’eau, paresse encore la Loire, toujours la Loire, où va à présent joliment se mirer Saumur, ville de douceur de vivre, si chère aux ducs d’Anjou et on les comprend. Et le randonneur ne se demande plus en quoi est édifié son beau château : en tuffeau, bien sûr, pour son plus grand plaisir.
Le randonneur quitte son logis de l'île d'Offard - qui fait face au château - et poursuit plus à l'ouest. La matinée lui réserve d’autres inestimables cadeaux : dans la campagne, des biches, gracieuses et attentionnées, se lancent dans une folle sarabande et, le long de l’étang de Marson, de virevoltantes libellules lui offrent un gentil concert, avant qu’il ne rallie, l’esprit et le cœur en joie, le village de Chênehutte, bord de Loire assuré. À Préban, le marcheur aura tout loisir d’explorer la Cave aux Moines : son logement « troglo », ses galeries, sa champignonnière où prospèrent pleurotes et pieds bleus, sa cave à vins, sans oublier les secrets du tuffeau... Après Trèves, le GR® 3 papillonne de plus belle et le randonneur avec lui. Il pourrait rejoindre directement Gennes ou suivre au plus près le cours indolent de la Loire, mais, non, il ne le fera pas. Il prendra plaisir à folâtrer, à savourer détours et contours par les hauteurs. Arrière-cours bien entretenues, jardinets bien soignés, vie bien apaisée, le bonheur est en tout lieu. On en réclame encore mais les quelque trente kilomètres, depuis Saumur, commencent à peser dans les jambes. La nuit au Domaine de la Boussinière sera la bienvenue : le site est toujours en tuffeau et est à flanc de côteau avec vue panoramique sur la vallée de la Loire…
La dernière étape de cette randonnée dans la Loire, qui mène de Gennes à Erigné (près d’Angers et son château aux solides remparts), est imperceptiblement plus longue - 35,5 kilomètres pour environ 8 h 30 de marche – mais elle ne présente aucune difficulté majeure. Le randonneur avance yeux grands ouverts et prompt à goûter chaque instant. Le village de Thoureil, petite cité de caractère en bord de Loire, et le celui de Blaison-Gohier et ses sentiers d’interprétation, certes. Mais tant de choses sont à voir, à connaître, à apprécier... Le randonneur lambine devant l’Union de Chauvigné, une des 320 sociétés de boule de fort (1) du Maine-et-Loire. En août, il effectue un autre stop à Biaison-Gohier, devant la « fête des battages » (des traditions d’autrefois). Plaisir des yeux et des papilles à l'épicerie-resto Le Petit Blaison : rillauds, terrine de foies de volaille, rillettes d’andouille, rôti de porc, sucrine, fromage de chèvre, pain de campagne…. Pas idéal pour continuer à randonner, mais tellement sympa et tellement bon !