Étendue entre les contreforts des Alpes dinariques et les rives de l'Adriatique et de la mer Ionienne, l'Albanie antique fut le territoire des Illyriens au nord et des Grecs de l'Épire au sud. Au contact des cultures slave et hellène, puis intégrée à l'Empire romain, elle offre un passionnant patrimoine antique que vous explorerez à Apollonia ou dans les ruines romantiques de Bouthrotos, où Racine situa le palais de Pyrrhus. Vous découvrirez aussi l’Albanie médiévale au monastère d'Ardenica ainsi que la jolie mosquée de Vlora, Bérat, où fleurit l’art byzantin au XVIe siècle et Gjirokastra, ville-musée aux maisons-forteresses toujours habitées. Une journée à Ohrid, en Macédoine voisine, située sur la rive du lac du même nom, vous fera découvrir un haut-lieu de l'orthodoxie balkanique. Elle vous éclairera encore un peu plus sur l'histoire complexe d'une région dont, des rives de la Méditerranée aux villages de montagne, la richesse du patrimoine culturel se marie à la diversité et à la beauté des paysages
Été 2025 : objectif Monténégro et Albanie.
Jour 3 : Route jusqu'au sud de la Croatie --> DUBA
Après le repos d'hier à Rovinj, il est temps de reprendre la route ; d'ailleurs la pluie s'est invitée ce matin à la suite d'un orage nocturne donc autant rouler !
Cap au sud ! L'objectif du jour est d'atteindre le sud de la Croatie et de se poser près de sa frontière avec la Bosnie.
Après plusieurs heures de route, nous faisons le choix de nous arrêter pour la soirée et la nuit dans le petit village de Duba.
Petit village côtier, à moins de 100km au nord de Dubrovnik ; cet ancien village de pêcheurs semble avoir rebondi grâce au tourisme, les ruines ayant laissé la place à quelques bâtiments de locations de vacances. La route pour y accéder est étroite et serpente au milieu des oliviers et de la pinède ; seuls les chants des cigales résonnent ici...
Très peu de monde : majoritairement des croates et des bosniaques. Un restaurant, un parking et une aire de stationnement nocturne complètent les quelques centaines de mètres de plages en galets bordant les eaux cristallines de la côte Dalmate.
Les eaux bleues azur de l'Adriatique nous permettent de nous détendre suite aux heures de routes que nous venions d'avaler... pour finir sur un beau et calme coucher de soleil !
Demain, nous devrions enfin atteindre le Monténégro en passant par une étape en Bosnie-Herzegovine...
Été 2025 : objectif Monténégro et Albanie.
Jour 4 : MOSTAR (Bosnie-Herzegovine).
Ca y est ! Ce soir nous avons enfin atteint notre 1er objectif : le Monténégro !
Mais avant ça, nous faisons le choix d'atteindre le Monténégro en arrivant par le parc national montagnard du Durmitor en passant par la Bosnie-Herzgovine.
Nous en profitons alors pour visiter Mostar ! La Bosnie n'étant pas vraiment prévue dans ce voyage, nous souhaitons alors en voir une carte postale connue, et nous avons bien fait !
Mostar est surprenante ! Les quartiers "récents" dévoilent les stigmates de la guerre de 1992 à 1995. Certains bâtiments sont restés en ruines, d'autres présentent encore les trous des munitions qui les ont frappés... Dans certains cas, ces façades abîmées sont restées par manque de moyens ou de besoins de les restaurer, mais dans d'autres cas, on voit bien qu'une façade criblée de trou a été gardée dans un devoir de mémoire alors que le reste du bâtiment a été remis à neuf...
"DON'T FORGET" est-il inscrit sur une pierre dans la vielle ville : ne pas oublier...
La guerre est bien sûr dans toutes les mémoires et la ville fait en sorte de maintenir cette mémoire.
"La Vieille Ville" de Mostar et ses rues pavées et glissantes est incroyablement hétéroclite : ici on se sent à la croisée de l'occident et de l orient : aussi bien dans la cohabitation religieuse, que dans la gastronomie, que dans les souvenirs et gadgets vendus, mais aussi dans le flux de touristes qui la visitent : on a l'impression que toutes les nationalités du monde se croisent à Mostar !!
Très orientale dans ses habitudes mais durablement tournée vers l'Europe : Mostar regarde dans les 2 directions perpétuellement ; comme si son vieux pont emblématique représentait à lui seul la frontière entre l'orient et l'occident !
Pour ceux qui n'ont pas le vertige et qui aiment les routes étroites en lacets ; à 20min de route du vieux centre, Fortica Hill et son "Sky-Walk" vous offre une vue à 360 degrés sur Mostar et les montagnes environnantes à couper le souffle ! Cette vue permet de se rendre compte que le vieux centre prisé des touristes n'est qu'une petite partie de cette ville étendue dans la vallée !
Après avoir apprécié Mostar, on continue notre route a travers les montagnes bosniaques jusqu'aux montagnes Monténégrines... Que dire de plus sur ce qu'on a vu de la Bosnie en plusieurs heures de route ? On sent bien que le pays a encore beaucoup de séquelles de cette guerre d'il y a 30ans, et finalement 30ans c'est encore très récent... On voit beaucoup de bâtiment en ruines le long de la routes, beaucoup de déchets aussi ; beaucoup de cimetières, chapelles, églises et mosquées... mais on sent que le pays commencent à s'adapter au tourisme grandissant, beaucoup de nouvelles constructions... et puis ils ont leur propre monnaie (le Mark) mais grâce à leurs voisins Croates et Monténégrins, vous pouvez très facilement utiliser l Euro (des billets jusqu'à la pièce de 1€ ; 1€ = 2 Mark environ).
On profitera de Mostar pour goûter un peu a la gastronomie locale : Cevapi (sorte de roulés a la viande type fricadelle accompagnés d'oignons et de pain), salade bosniaque, truite grillée, le fameux Burek bien connus dans les balkans, et le café Bosniaque plutôt costaud ! Les prix sont très raisonnables dans ce pays : on a mangé copieusement à 4 pour 30€ environ ; gasoil a moins de 1,20€/l... etc.
Et ça y est ! Enfin, ma mascotte Monti sort du sac : nous venons de franchir la frontière avec le Monténégro !
Exploration du Durmitor dès demain !
Hier soir nous dormions en bord de mer, ce soir en lisière de forêt de sapin ! Pourquoi choisir entre mer et montagne lorsqu'on peut avoir les 2 dans le même voyage !?
Été 2025 : objectif Monténégro et Albanie
Jour 5 : CRNO JEZERO (Lac Noir) et ZMINJE JEZERO (Lac aux Serpents).
Parc National du DURMITOR, Monténégro.
Notre mascotte guide Monti a bien compris que notre objectif au Monténégro est de découvrir par nous mêmes la réputation de la Baie de Kotor et ses environs... Mais il est bien décidé à nous montrer d'autres aspects de son petit pays d'une superficie 2.5 fois plus petite que notre Bourgogne natale !
Alors comme nous sommes arrivés chez lui par les montagnes du Durmitor, on fait escale au Lac Noir (Crno Jezero) : une randonnée accessible permet d'en faire le tour. Il s'agit d'un lac glaciaire situé à 1400m d'altitude, le plus grand de la région et facilement accessible, niché entre les montagnes et dans un écrin de verdure érigé par une immense forêt primaire essentiellement constitué de sapins.
Levez les yeux lors de la rando : les écureuils vous surveillent, et de nombreux oiseaux se cachent dans les branches, notamment les pic-épeiches reconnaissables à leurs plumes rouges, noires et blanches.
La température ici a fortement chuté et la météo est devenue grisâtre... l'humidité de la forêt et la bruine, associées à l'altitude, feront que nous de dépasserons pas des températures comprises entre 9 et 13 degrés ! Ce qui tranche littéralement avec les chaleurs sèches accablantes que nous avions eu les jours précédents lors de la traversée de la Croatie.
Il est possible de rallonger la randonnée en allant voir un 2eme lac : le Lac aux Serpents (zminje jezero) : il tire son nom d'une légende locale : la région du Durmitor aurait été autrefois infestée de serpents, qui, lors d'un hiver plus rude que prévu, seraient venus se réfugier là où se trouve aujourd'hui le lac.
Ce lac glaciaire est bien plus sauvage que son grand frère le Lac Noir, et il émerge au milieu d'une végétation luxuriante !
Avec brume qui l'entoure et le froid du jour, ce lac nous a rappelé quelques endroits croisés en Laponie l'année dernière... Un petit air de Finlande au milieu des Balkans !!
Demain, on s'enfonce un peu plus dans le pays, en espérant retrouver le soleil lorsque nous quitterons les montagnes...
Été 2025 : Monténégro et Albanie.
Jour 6 : DURMITOR RING (route panoramique du Durmitor) ; rivière TARA et Monastère de DOBRILOVINA.
En route ! On laisse le lac noir derrière nous mais Monti n'en a pas fini avec le Durmitor !
Il nous indique une route panoramique unique qui permet de faire le tour du massif !
Et quelle route !!!!!! La Durmitor Ring (ou route panoramique 2) nous fait faire le tour des montagnes du parc national du Durmitor avec des paysages à couper le souffle sur une route étroite et sinueuse de montagne d'environ 80 kms !!!
On la commencera alors avec le point de vue a 360 degrés nommé : "Curevac".
Nous étions septiques dés les premiers kms car la route est au départ plutôt chaotique et les montagnes étaient cachées dans un brouillard épais ! On décide finalement de la faire en entier : je la déconseille aux gros gabarits et aux conducteurs peu expérimentés ! Et notre choix fut le bon ! Quel spectacle ! Avec ces montagnes, cette campagne, ces paysages sauvages !! Et ces petites cabanes de bergers : les Katuns !
Étant partis tôt, on a souvent eu l'impression d'être seuls au monde sur cette route atypique !!
La végétation parsemée, jaune et basse de ces montagnes nous laisse penser que le massif est souvent soumis au froid et au vent, comme aujourd'hui où le thermomètre affichait 7 degrés entre 1600 et 1800 mètres d'altitude.
Une fois cette route sinueuse parcourue, nous voilà sur la route P4 afin de longer la superbe rivière Tara et son canyon. La rivière est propice au rafting, et le pont Durdevica la surplombe majestueusement.
Sur la P4, nous irons jusqu'au petit Monastère de Dobrivolina où 2 sœurs de confessions orthodoxe attendent avec plaisir les touristes visiteurs pour nous faire visiter gratuitement ce minuscule mais néanmoins très beau Monastère !
L'atmosphère silencieuse et particulière autour de ce petit Monastère nous rappelle étrangement l'ambiance autour des églises en bois debout croisées sur les routes norvégiennes en 2022 et 2024...
Quelques échanges sur les voyages avec la sœur qui nous a accueilli et hop on reprend la route : la P4 est coupée suite à un éboulement engendrant des travaux, nous obligeant à continuer notre route par la route P10, générant un très large détour...
On se posera dans un camp pour la nuit au bord de la rivière Tara à côté de la petite ville de Mojkovac : la patronne, Serbe (la Serbie étant très proche), nous accueille chaleureusement pour la nuit avec repas copieux et toutes les infrastructures pour un campement tout confort !!
La journée a été longue alors cet accueil nous fait plus que plaisir !!
Demain, des lieux emblématiques du Monténégro nous attendent !!
Jour 7 : Lac de BIOGRAD et Monastère d'OSTROG.
(Monténégro)
Cette fois-ci, on laisse le massif du Durmitor derrière nous ; avec le sentiment que nous allons aussi laisser la tranquillité solitaire des montagnes en se rapprochant de la côte adriatique et de sa forte affluence touristique...
Monti tient à nous montrer un dernier coin de paix dans l'Est du pays : le Lac de Biograd, lac glaciaire lui aussi comme les lacs vus début de semaine : on y retrouve également sérénité, verdure et fraîcheur... puis cap à l'ouest !
Une dernière étape a mi-chemin avant de retrouver les côtes de la mer adriatique : le Monastère d'Ostrog !
Le monastère d'Ostrog (en serbe : Манастир Острог) est un monastère de l'Église orthodoxe serbe imbriqué dans une falaise du mont Ostrog. L'édifice est un lieu de pèlerinage pour beaucoup d'orthodoxes ; en dehors des touristes, on y croise donc beaucoup de locaux, de croates, de bosniaques et de serbes venus ici dans une démarche religieuse.
Certaines personnes campent sur place sur des matelas de fortune avec une ombre sommaire sous une chaleur écrasante dans l'espoir d'un miracle... ne sachant que penser de cette ferveur qui semble parfois tenir plus du désespoir que de l'espoir, le lieu me rappelle la ville de "Lourdes" à plus petite échelle évidemment...
Au delà de cette ferveur religieuse, l'édifice est vraiment surprenant, la visite est entièrement gratuite (parking y compris), et les mosaïques représentant plusieurs icônes sont impressionnantes.
Il est temps de terminer la route du jour : traversée de Budva, la ville ayant un air de St Tropez noyée dans les embouteillages, les boutiques et le sur-tourisme balneaire, nous faisons le choix de ne pas nous y arrêter.
On se pose alors dans un campement en bord de mer, dans la baie, à proximité de Kotor et Perast pour 3 nuits ; nous irons dans les jours qui viennent profiter de ces villages en prenant les transports en commun car la route côtière est surchargée et dure à conduire...
Les bouches de Kotor sont enfin face à nous !
(Quelques photos de nuit en prime)
Mais nous en reparlerons demain !
Notre venue au Monténégro etait motivée par cet endroit...!
Jour 8 : KOTOR (baie et village fortifié). (Monténégro).
La 1ere fois que jai entendu parler du Monténégro, après avoir visité la Croatie en 2021, c'est lorsque nous avons fait nos recherches sur les Fjords Norvégiens pour les voyages de 2022 et 2024 : alors les noms de "Baie de Kotor" ou "Bouches de Kotor" sont apparues ponctuellement dans mes recherches : de quoi commencer à éveiller mon intérêt pour ce tout petit pays des Balkans.
Considéré à tort comme le seul fjord méditerranéen, nous avons eu envie de venir voir ce lieu par nous mêmes tout en faisant découvrir les Balkans à nos enfants qui n'étaient pas avec nous en Croatie.
Mais les Bouches de Kotor (ou baie de Kotor) ne sont pas un fjord : elles sont en réalité une succession de golfes qui s'enfoncent sur près de 30 km de long dans les terres. Cela s'apparente donc plus géologiquement à un canyon ; alors que les fjords sont d'anciennes vallées glaciaires envahies par les eaux marines.
La baie de Kotor n'a en commun avec les fjords Scandinaves que les horribles paquebots de croisières qui gâchent la vue, et qui déversent leurs touristes par centaines... La ville de Kotor étant classée au patrimoine de l'UNESCO, il est dommage que ce classement n'interdise pas ces monstres des mer dévastateurs pour les fonds marins... Tout en protégeant le patrimoine du passé, il serait intelligent de protéger aussi le présent et le futur...
Nous partons tôt ce matin dans le but d'éviter un maximum la foule mais étonnamment, bien qu'il y ait du monde, c'est resté relativement raisonnable tout au long de la journée. Bien entendu Kotor ne déroge pas à la règle du défilé de mode des selfies exagèrés devenus un standard dans les lieux touristiques emblématiques.
On déambule donc dans les rues pavées de la partie vieille ville de Kotor. La ville est classée à l'UNESCO, notamment en partie grâce à sa forteresse qui la surplombe.
Pour grimper à la forteresse et avoir une vue panoramique et magnifique sur la baie et le village, il y a 2 options :
- soit payer 15€ par personne pour gravir des marches pavées et glissantes (plutôt onéreux)
- soit monter par un chemin de randonnée gratuitement à l'arrière de la forteresse, emprunté par les bergers.
La montée avec beaucoup de soleil dans les 2 cas peut etre éprouvante mais la récompense de la vue panoramique en vaut largement l'effort !
Kotor est également connue pour etre le village des chats : on en croise donc a chaque coin de rue !
La visite nous a plu, elle nous a rappelé tous ces petits villages cotiers du nord-est de l'Italie, de la côte Slovène ou Croate. Pour éviter les restaurants attrapes-touristes hors de prix, on est parti sur une formule repas typique des Balkans : les bureks+yaourts dans une petite boulangerie de quartier. On en a également profité pour découvrir son petit marché local bien sympathique.
La fin de l'après-midi est consacrée à la baignade : les enfants ayant bien marché, c'est mérité et bienvenu !
Demain, un autre village emblématique de la baie nous attend !
Jour 9 : PERAST et L'ÎLE NOTRE DAME DU ROCHER.
(Monténégro).
Pour aller visiter Perast juste en face de notre campement sans reprendre notre véhicule, l'option qu'on avait trouvé au départ etait de prendre d'abord un bus jusqu'à Kotor, puis un autre entre Kotor et Perast. Ayant déjà pris le bus hier pour visiter Kotor, on s'est rendu compte que l'attente pouvait etre longue et les horaires aléatoires... De plus, une fois sur place il aurait encore fallu prendre un bateau de groupe pour aller sur l'île artificielle qui abrite Notre Dame du Rocher au milieu de la baie face à Perast... bref, ces 2 bus ne nous emballaient pas trop, surtout sachant que ce serait long et fastidieux !
Heureusement, notre guide-mascotte Monti nous a trouvé une solution alternative ! La propriétaire de notre mini-camping a un jeune homme de sa famille qui propose de traverser directement la baie avec une petite barque, en faisant un détour par l'île de Notre Dame !! Un petit bateau pour nous tout seul, avec une traversée en moins de 20 minutes, pour un prix équivalent aux 2 bus + bateau sur place !!!
Hop, ni une ni deux, on saute dans la barque et le temps de faire quelques photos depuis le bateau, nous voilà arrivés sur l'île de Notre Dame du Rocher !
Cette petite île artificielle, construite des mains de l'homme a une légende religieuse derrière sa création : Tout commence au XVe siècle, lorsque deux frères pêcheurs trouvent par hasard, sur un rocher, une icône représentant la Vierge Marie et Jésus-Christ. Surpris par cette découverte, ils décident de la rapporter chez eux. Quelle ne fut pas leur surprise lorsque leur troisième frère, gravement malade, commença à guérir. Aucun doute : il ne pouvait s'agir là que d'un miracle !
Pour remercier la Vierge Marie, la fratrie, aidée par les habitants de la région, décide de construire une église catholique autour du fameux rocher, c'est-à-dire, au milieu de la baie. Ils ont d'abord été obligés de construire une ile, puis ils ont dû jeter des grands cailloux autour du rocher. Sa construction a duré plus de deux siècles. L'église et l'île - qui portent d'ailleurs le même nom - ont été terminées et ouvertes aux pèlerins en 1630 !
Une fois le tour rapide de la petite île terminé, cap sur Perast. Le village est petit et se visite rapidement, la Campanile vénitien de la petite église St Nicolas attire évidemment autant les regards que les magnifiques vues sur la baie, et le chassé-croisé des bateaux allant de Kotor à Perast, de Perast à l'île Notre Dame et vice-versa...
Comme hier à Kotor, des touristes, oui évidemment, mais en quantité encore bizarrement raisonnable !
Demain on continue notre route vers la pointe sud du Monténégro... L'Albanie se rapproche a grand pas...!
Jour 10 : Route SERPENTINE ; SVETI STEFAN ; STARI BAR et VIRPAZAR.
(Monténégro).
Le voyage continue ! On attaque la 2eme semaine, et il est temps pour nous, après 3 jours alternant visites et baignades avec une vue magnifique, de quitter la baie de Kotor ! L'endroit restera dans nos mémoires à coup sûr !
D'ailleurs, pour lui dire au revoir, on prend la célèbre route Serpentine : ai-je besoin d'expliquer pourquoi elle porte ce nom ?
Cette route qui mène au Mont Lovcen, et aussi plus loin jusqu'au mausolée de Petar II Petrović-Njegoš (roi Pierre II), nous offre au gré de ses virages en épingles une dernière vue à couper le souffle sur les Bouches de Kotor : on voit alors très bien l'eau de la mer Adriatique s'engouffrer dans la baie sur des kms !
Un dernier coup d'œil enchanté et nous voilà en route pour aller un peu plus au sud : sur notre route, un peu après Budva, on s'arrêtera au point de vue panoramique du village en presqu'île de Sveti Stefan : pas vraiment visitable car le village tout entier est devenu un complexe hôtelier touristique !
Nous poursuivrons notre route jusqu'au vieux village en ruines de Stari Bar : Ancienne ville fortifiée, Stari Bar a été une proie convoitée par toutes les puissances régionales pendant des siècles (empire Romain, empire Ottoman...) avant d'être abandonnée au XIXe siècle puis détruite par un tremblement de terre en 1979 !
L'endroit est devenu un musée archéologique à ciel ouvert où il reste sans doute encore bien des vestiges à déterrer ! Fascinant ! Par l'activité qu'il y a sous les ruines, le village nous a un peu rappelé Mostar en Bosnie, visitée semaine dernière.
Et nous voilà enfin arrivés dans la dernière zone que nous avions prévue de visiter au Monténégro : Virpazar sur les bord du lac de Skadar (ou lac de Shkodra ; ou lac de Shkodër).
Ce lac est le plus grand lac d'Europe du Sud, et il est une frontière naturelle entre le Monténégro et l'Albanie !
Le village de Virpazar en lui même n'a d'intérêt que si on souhaite faire une excursion en bateau ou en kayak sur le lac.
Le village est petit et enjambe l'un des bras marécageux offrant un accès au lac ; il a l'anecdote historique intéressante d'être le point de départ de la résistance Monténégrine anti-fasciste de la seconde guerre mondiale : un monument représentant cette résistance par un soldat, un pêcheur et un fermier réunis face à l'adversaire !
Le lac étant une véritable réserve ornithologique, nous posons nos affaires ici pour une nuit : demain une excursion sur le lac nous attend dans l espoir de voir et de photographier plusieurs espèces d'oiseaux, mais surtout une très célèbre : les derniers Pélicans d'Europe !!
L'Albanie est toute proche !
Jour 11 : bateau sur le lac de Shkodra ; et Shkodër
(Monténégro et 1er pas en Albanie)
Le patron du petit campement d'hier nous avait proposé une excursion bateau en mini groupe sur le Lac de Shkodra (notre dernière étape Monténégrine). Nous étions donc que 6 à bord du bateau : l'idée etait de partir tôt ce matin pour améliorer nos chances de croiser des Pélicans ; avant que la chaleur ne s'installe, mais aussi avant que le lac ne subisse les incessants va-et-vients d'autres bateaux !
Et effectivement, tôt le matin, cette balade c'est transformé en un véritable safari photo à oiseaux ! Le lac est une vrai réserve ornithologique à lui seul ! Héron, cormoran pygmée, sternes, guêpier d'Europe, cygnes, canards et surtout.... quelques uns des derniers Pélicans d'Europe : le Pélican dalmatien !! C'était pour lui qu'on a voulu faire cette excursion et nous n'avons pas été déçus !!!
L'espèce fut protégée après etre tombée à une population d'environ 20 individus, en 30 ans de protection, elle est remontée à plus de 200 ! Ouf !
Au-delà des oiseaux ce lac est vraiment grandiose et offre des panoramas spectaculaires : reflets des montagnes sur le lac, végétation abondante composée de nénuphars fleuris, mais également la dernière zone d'Europe où pousse les "châtaignes d'eau" : de loin on dirait un tapis de nénuphars mais de près on voit bien que la plante est différente. Elles sont récoltées fin août et envoyées en export en Thaïlande par exemple où elles sont encore cuisinées, alors qu'en Europe il n'y a que quelques guides qui les font juste goûter au touristes. La farine de ces châtaignes pouvaient aussi etre utilisée pour faire du pain ! Une ressource oubliée pour nous européens, mais encore prisée par les asiatiques.
La lac est également parsemées de nombreuses îles plus au moins grandes : l'une d'elle, rocailleuse, l'île aux Serpents, a servi de prison. Alors que la plus grande d'entre elles, l'île aux chèvres, servait il y a des décennies de refuge pour les chèvres des nombreux éleveurs de la région afin d'éviter que les ours n'en tuent de trop de mars à octobre ! Les chèvres étaient alors amenées par bateau sur l'île ! Aujourd'hui, les ours au Montenegro ne sont plus que 600, espèce protégée également, et les éleveurs de chèvres sont de plus en plus rares aussi...
On quitte cette aventure aquatique avec pleins de beaux souvenirs et d'images superbes ! Il est temps pour nous de finir notre route au Monténégro et atteindre l'Albanie !
On finit alors la route panoramique numéro 3, qui s'engouffre dans les montagnes au dessus du lac. Et alors le spectacle devient encore plus grandiose : le Montenegro nous offre sa 3eme et dernière carte postale : après le massif du Durmitor, la baie de Kotor, voilà que cette route nous permet d'avoir une vue panoramique sur le lac de Shkodra : on se rend compte à quel point il est gigantesque et fait vraiment parti des plus grands lacs d'Europe !! Les eaux du lac se confondent avec l'horizon, à tel point que si nous etions nuls en géographie, nous aurions pu penser etre face à la mer et non pas à un lac ! Gigantesque ! Reflets des nuages, nombreux îlots... le lac se dévoile encore plus vu des montagnes ! La route est sinueuse et peu large : attention !
On verra au bout de la route avant la frontière albanaise, des plantations de tabac : voilà une culture qu'on n'a peu d'occasions de voir !
Après un passage rapide à la frontière albanaise ou un douanier souriant, sans même ouvrir nos passeports, nous a juste dit pour seul contrôle en anglais : "comment ca va ? Passeports français avec enfants, alors bon voyage à vous !"
Bonne entrée en matière pour ce petit pays !
Petit tour rapide dans la ville de Shkodër afin de prendre une carte sim locale, de la monnaie locale (le lek - 1€ = 100 lek) ; et s'imprégner un peu de l'ambiance albanaise bien différente dès la 1ere ville ! On sent que le mode de vie est déjà bien différent ici !
Ce soir c'est camping à la ferme, entourés de moutons, poules et vaches ; on commencera notre exploration de l Albanie dès demain : notre 2eme mascotte Albi est sortie du sac, impatiente de nous guider !
Jour 12 : THETH, cascades GRUNAS - et route jusqu'à KOMAN.
(Albanie).
Notre 2eme mascotte, Albi, a strictement la même idée que Monti qui avait commencé à nous faire découvrir le Monténégro par les Montagnes du Durmitor ; Albi souhaite nous faire commencer par les Alpes Albanaises et ne pas nous envoyer directement sur les bords de mer aux eaux turquoises qui commencent à etre réputées au sud du pays.
On l'écoute donc et de notre camping à la ferme près de Shkodër, on part en direction de Teth. Village réputé pour plusieurs départs (ou arrivées) de randonnées dans les Alpes Albanaises.
On ne va pas se mentir : La route pour aller jusqu'à Teth est souvent étroite et sinueuse, sur la fin, de nombreux nids de poules ralentissent notre marche en avant, rendant les 15 derniers kms particulierement pénibles et périlleux !
Le panorama montagnard est par contre très beau : de gigantesques montagnes gris clair, de roches karstiques, surplombent la route bordée de pins et de végétations basses ; et la route devient pittoresques car on y a croisé vaches, cochons, moutons et chevaux ! On se sent alors vraiment immergé dans l'arrière pays !
Nous n'étions pas au bout de nos surprises avec la route : une fois arrivés à Teth, il n'y a plus de revêtement dans les rues du villages : nous voilà donc sur des graviers et un sol rocailleux, on choisi donc de s'arrêter sur le 1er parking pour ne pas mettre notre vehicule à rude épreuve... Plusieurs bâtiments ont été récemment complètement détruits par les autorités du pays : la raison semble politique, cela nous échappe un peu, mais il semblerait que les autorités ont fait détruire des bâtiments qui auraient été construits sans autorisation pour accueillir des touristes ; le tourisme dans la région étant en debut d'essor !
La présence de l'armée, et les tas de gravats des bâtiments détruits donnent au village des airs de guerre civile qui nous laissent un sentiment amer et de doute sur la capacité du pays à accueillir le tourisme qu'il souhaite !
Leur demande d'adhésion à l'Union Européenne nous paraît bien loin d'être accessible lorsqu'on voit des villages dans cet état !
Bref, au delà de ce conflit interne, Teth propose des départs de randonnée, et accès à d'autres zones des Alpes Albanaises : au vue de l'état des rues, nous ne pourrons faire que celle nous conduisant à la grande cascade de Grunas, se jetant de 30m de haut ! La randonnée est bien balisée et assez simple d'accès, avec quelques bars sur le chemin aménagés dans d'anciennes bergeries ou chèvreries. Sur le debut du chemin, la mignonne petite église de Teth rivalise avec la grandeurs des montagnes alentours !
Impossible pour nous de reprendre le van et suivre d'autres pistes pour accéder à d'autres randonnées, notamment la Blue Eye : les routes étant vraiment uniquement rocailleuses, 4x4 obligatoires ou alors prévoir plusieurs jours de trecks et randonnées.
Pour profiter un moment de la cascade, on pique nique au pied de celle ci, et c'est l'heure du retour. La mauvaise nouvelle est qu'il n y a qu'une seule route donc il nous faudra subir les mêmes contraintes qu'à l'aller, mais nous ne sommes pas au bout de notre surprise...
Albi nous guide cette fois jusqu'à Koman où nous passerons la nuit dans un camping sur place. Que dire de la route jusqu'à Koman... oui, au debut tout va bien, oui elle est plus large et moins sinueuse que celle pour aller à Teth... au départ seulement, les 20 derniers kms se transforment en enfer : toute l'infrastructure est en travaux d'élargissement de la route, l'ancien revêtement devient alors succession de nids de poule, parfois du gros graviers... on roule alors trés trés lentement, 1 bonne heure pour 20 kms d'enfer... nos véhicules quotidiens ne sont pas adaptés pour affronter ca et aucun panneau ne mentionnent cet aspect de la route : clairement les infrastructures dans cette région ne sont pas faites pour accueillir beaucoup de monde, et encore moins des camping-cars... une partie des touristes choisissent alors des excursions en bus au départ de Shkodër pour ne pas avoir à conduire sur cette route infernale.
Quant aux campings, la majorité sont sur graviers avec équipements rudimentaires, en van et 4x4, ca passe, mais campings-cars ou toiles de tentes pour moi c'est encore trop tôt ! Cette partie là du pays ne sera pas prête avant au moins 4 ou 5 ans !
Par contre le panorama, lac, rivières, canyons et montagnes autour de cette route de Koman est vraiment splendide : on a l'impression d'être des pionniers à la conquête de zones reculées des grands espaces d'Amérique du nord !
Bref, il nous faudra refaire cette route dans l'autre sens après demain... on essaie de ne pas y penser, car demain une excursion sur le lac Koman nous attend !
L'aspect chaos semi-organisé du pays, les routes, la conduite, la gestion des déchets, les bidonvilles de Shkodër, entre autres choses, nous donnent l'impression que l'Albanie est le Sri-Lanka de l'Europe ! On espère que les prochains jours nous donneront d'autres aspects du pays... mais au moins, c'est dépaysant, et les Albanais sont souriants avec les touristes !
our 13 : LAC KOMAN et RIVIERE SHALA.
(Albanie).
Après la rude route jusqu'à Koman hier en fin d'après-midi, nous voilà tout près du fameux Lac Koman.
Le lac Koman est un lac artificiel créé entre 1979 et 1988 avec un barrage hydro-electrique. Très grand, il est entouré par des montagnes et collines boisées, des pentes abruptes, de gorges profondes, et d'une étroite vallée. 3 rivières l'alimente: le Drin, et les rivières Shala et Valbona.
Grâce à ces rivières de montagnes, pas temps ensoleillé, il offre une eau agréablement turquoise.
Une fois au lac Koman, plusieurs possibilités s'offraient à nous : prendre un ferry (à pied ou avec vehicule) pour le village de Fierzë qui est alors le point de départ pour la vallée de Valbona. Mais au vue des états catastrophiques des routes dans la région, nous avions abandonné cette idée.
L'autre option, plus simple pour une journee, est de prendre un genre de bateau-barge pouvant transporter jusqu'à 25 personnes. De nombreuses compagnies sur place offrent le meme service, elles nous font traverser une partie du lac en 1h20 environ pour nous laisser quelques heures profiter des eaux froides et cristallines de la rivière Shala avant de nous ramener au "port" chaotique de Koman. Nous avons donc choisi cette activité afin de passer une journée de repos entre lac et riviere.
En dehors du port et de ces activités, Koman ne compte que quelques habitations, restaurants, parkings et campings.
Attention, il s'agit bien là uniquement d'un moyen de transport, aucune explication par les pilotes de ces bateaux sur le lac, ou sur les rivières etc... uniquement du transport sans aucun récit. L'activité donne tout de même l'impression d'un filet de pêche à touristes, car une fois déposés sur les bords de la rivière Shala, nous sommes alors là au milieu de nombreux restaurants, logements, loueurs de transats, vendeurs de glaces, loueurs de canoë... bref, la rivière offrait ici un magnifique coin nature qui a été transformé en une zone hyper-touristique et instagramable ; il ne faut donc pas hésiter à marcher un peu et s'éloigner des zones de transats pour profiter de la quiétude de cette magnifique riviere.
La riviere est par contre vraiment très belle, mais nous préférons habituellement découvrir ce genre de panoramas via des activités plus simple et plus respectueuses de l'environnement.
A noter que les abords de Koman sont jonchés de déchets en tout genre, mais le lac et la riviere sont relativement encore propres pour le moment...
S'il peut etre agréable de se baigner dans la rivière, il est à noter que l'eau y est très froide, avec facilement 20 à 25 degrés d'écart avec la température exterieure, mais ses eaux parfois bleues, parfois turquoises et très transparentes nous invitent facilement à y mettre volontiers les jambes à minima.
Bref, une journée de repos avec de beaux panoramas, mais le lieu est clairement en recherche d'un tourisme de masse accroc aux beaux selfies sans vraiment se soucier de l'impact environnemental... Mais, je le répète depuis hier, il va falloir sérieusement et rapidement qu'ils travaillent sur les routes d'accès à cette zone !
Demain, on reprend la route, en espérant en finir avec les routes périlleuses...
Jour 14 : Lagune et réserve de KUNE-VAIN-TALE puis PATOK et KRUJË.
(Albanie).
On quitte Koman et sa route d'accès diabolique, et on reprend notre route en direction du sud du pays.
Notre 1er arrêt de la journée se fera dans la lagune, aussi réserve naturelle de Kune-Vane-Tail : cette reserve est un parc naturel situé dans le comté de Lezhë, formant le delta du fleuve Drin et face à la mer Adriatique, dans le nord ouest du pays. La réserve naturelle a été créée en 2010 et elle englobe l'île de Kunë, la lagune de Kunë-Vain, les bois et plusieurs écosystèmes : c'est un lieu parfait pour observer de nombreux oiseaux, notamment un bon nombre d'espèces évoqués lors de notre passage au lac de Shkodra il y a quelques jours.
L'endroit est paisible et permet d'avoir un paysage différent de ceux croisés les jours précédents.
Proche d'ici nous poussons la route jusqu'à Patok, au sud de la lagune : nous nous attendions, d'après nos différentes lectures lors de la préparation du trip, à trouver un endroit authentique, village de pêcheurs, avec de vieilles cabanes en bois sur pilotis les pieds dans l'eau... Mais la découverte fut moins authentique : il ne reste plus que quelques cabanes qui semblent abandonnées ; les autres ont été rasées et remplacées par des cabanes neuves pour de gros complexes hôteliers ou restaurants hyper modernes avec des prix bien supérieurs à la moyenne du pays. Les nouvelles cabanes, sans l'authenticité des anciennes, servent à accueillir les convives des restaurants... bref, encore un endroit pré-fabriqué dans l'attente d'un tourisme de masse instagramable...
Patok ne correspondant pas vraiment à ce que nous recherchons lors de nos voyages, on reprend la route direction le "Cap Rodon" : pas grand chose à dire dessus, car à environ 4 km du cap, la route en pente devient chaotique, ressemblant à une piste pour 4x4... n'ayant pas le vehicule adéquat, et ayant déjà eu notre lot de routes compliquées ces 3 derniers jours, nous décidons à contrecœur de faire demi tour sans voir le cap... Même chose ici : de grands travaux de constructions de complexes hôteliers semblent en cours, d'autres sont déjà en activité mais les routes ne sont pas prêtes pour y amener les touristes sans 4x4...
Ces routes nous obligeant donc à bousculer notre programme : on finira tout de même alors très bien la journée à Krujë : cette ville qui semble littéralement accrochée à la montagne, propose son "vieux bazar" dans des rues pavées et de vieilles maisons médiévales en pierre ! L'endroit est vraiment atypique et agréable : tissu, bijoux, souvenirs, accessoires, vêtements traditionnels etc etc : vous trouverez de tout dans le vieux bazar de Krujë ! Au dessus de ce quartier, l'imposant château médiéval de Krujë surplombe toute la ville ! Une belle découverte !
Nous passerons donc la nuit dans l'un des campings de la ville : la patronne du camping propose un repas différent chaque soir qu'elle cuisine au gré de ses envies mais toujours sur des spécialités albanaises. On s'est laissé tenter en se disant que c'était une bonne occasion de rattraper cette journée qui fut décevante par moment, et aussi l'occasion de goûter vraiment à la gastronomie du pays !
C'était délicieux, assiettes colorées et plats copieux ! Concept original : il n'y a pas de prix : à nous donc à la fin du repas de donner ce qu'on veut en fonction de notre satisfaction !
(Photos des plats dans le post)
Demain, découverte de la capitale du pays !
TIRANA et DURRËS.
(Albanie).
Au Monténégro, nous n'avons pas pris le temps de visiter la capitale du pays (Podgorica) ; mais en Albanie, notre mascotte Albi tient à nous faire passer par sa capitale : Tirana !
Tirana est pourvue de plusieurs axes piétons autour de ses centres d'intérêts, donc c'est plutôt simple d'y déambuler. Il y a évidemment plusieurs bâtiments intéressants à voir : la tour de l'horloge, des mosquées, plusieurs zones pour divers shopping, mais les 2 lieux que nous avons préférés sont sa fameuse place Skanderberg : immense et toute carrelée de marbre rouge. Une grande esplanade immense entourée de buildings au design moderne.
Et puis le marché central : Pazari i ri : allant des produits alimentaires régionaux, en passant par le tabac sèché et les bibelots : beaucoup de vie dans ce marché ! On en profitera d'ailleurs pour déjeuner dans un petit restaurant de spécialités albanaises caché dans un recoin : très bon et très peu cher !
Si l'effervescence de la ville finit par vous lasser : Tirana propose un immense espace vert bordé d'un lac artificiel : à la fois plus calme, mais aussi idéal pour y trouver un peu plus de fraîcheur que dans les rues.
Après Tirana, on enchaîne avec sa voisine Durrës. Durrës est connue pour ses plages sur l'Adriatique, mais les quelques autres points d'intérêts de la ville nous montre à quel point elle est ancrée dans l histoire : ruines d'un amphithéâtre romain ; forum Byzantin, ou encore la tour Venitienne ; Durrës a connue toutes les époques et les batailles associées !
Culture, plage et baignade, ou shopping : il y en a pour tous les goûts dans cette ville !
Pour ce soir, c'est camping à la ferme !! Chez un charmant jeune couple albano-italo-suisse, qui font cohabiter les animaux de la ferme et les campeurs ! L'occasion pour les enfants de donner à manger aux animaux, comprendre la fabrication d'un fromage de chèvre... et meme conduire un petit tracteur !!! Fin de journée, on partage le repas avec eux dans une ambiance sympathique et bon enfant ! Nom du lieu dans les photos : je ne peux qu'encourager les campeurs à leur rendre visite et comprendre ainsi leur projet de vie !
Demain, nature et culture au programme !
LAGUNE KARAVASTA et BERAT.
Attention, coup de cœur aujourd'hui dans cette publication !!
Tout d'abord, après avoir dit aurevoir à l'agréable couple du camping à la ferme d'hier soir, cap de bonne heure direction la Lagune de Karavasta (Divjake-karavaste) !
Si l'emblème de l'Albanie est l'aigle à 2 têtes, ce sont de tout autres oiseaux que nous sommes venus chercher ici : Pélicans et Flamants roses en priorité !
La lagune s'étend entre mer adriatique et forêt de pins méditerranéens, une fois arrivés sur le parking de la tour d'observation Kulla 360 qui offre une vue panoramique sur l'ensemble de la lagune, de la forêt et des plages, plusieurs chemins de randonnées sont proposés : plus ou moins longs ils permettent alternativement de découvrir la lagune, les plages et/ou la forêt alentour.
Niveau oiseaux, malheureusement, les chaleurs de l'été les éloignent à moins de venir extrêmement tot le matin ou tard le soir, donc aucun flamants roses, mais nous avons pu nous consoler avec 2 Pélicans en soins proche de la cabane d'information aux voyageurs. Leur état de santé, et leur contact reguliers avec leurs soigneurs, nous a permis de les approcher sans qu'ils fuient.
Quelques grenouilles, libellules et tortues d'eaux douces (cistudes d'Europe) nous consolerons du manque d'oiseaux. La lagune est vraiment magnifique, nous avons d'ailleurs préféré celle-ci à celle de Kune-Vain-Tale visitée avant hier.
Et puis cet après-midi : Berat !!
Haaa Berat ! Lorsqu'on a commencé notre periple en Albanie par Shkodër et les Alpes Albanaises, entre les déchets dans la ville, et les routes chaotiques, j'étais septique et commencais à me demander si l'Albanie etait un bon choix... et puis aujourd'hui nous sommes arrivés à Berat !!
1er vrai coup de cœur Albanais pour nous !!
Berat et son vieux château médiéval, sa vieille ville pavée, ses maisons en pierres montées en escaliers, et les vues sublimes depuis le château ou bien depuis les 2 ponts sous la vieille ville !! Forteresse, églises, et mosquées : tant de pierres chargées d'histoires, complétées par des vues superbes !
Et puis, Berat c'est le village aux 1000 fenêtres la journée, donc c'est le village aux 1000 lumières à la nuit tombée !! Alors, nous n'avons pas pu résister à choisir un camping proche de Berat afin que j'y retourne le soir, appareil photo au poing et au point !!
D'ailleurs, j'apprécie tellement prendre en photo la vieille ville de Berat, le soleil ayant été de face cet après-midi, j'y retourne demain matin de bonne heure pour en profiter sous une luminosité encore différente...
Bref, rien que pour Berat, l'Albanie valait bien le détour !
Mais aussi pour la gastronomie, au vue des prix bas des restaurants ici, on n'a pas pu s'empêcher ce soir de se refaire plaisir avec leurs plats nationaux !
Jour 17 : le long de la riviere OSUM : cascade et canyon.
(Albanie).
Après etre retourné voir la vieille ville de Berat avec la lumière matinale, nous reprenons la route : la riviere qui passe à Berat est la riviere Osum.
En suivant la route sinueuse des collines au dessus de Berat, on longe cette riviere, et on serpente à travers des collines couvertes d'oliviers et de vignes, entre autres cultures, à perte de vue. La rivière coule entre ses collines dans un bleu turquoise, au milieu de panoramas grandioses.
Nous faisons notre premier arrêt à la cascade de Bogovë. La cascade donne naissance à 2 petits bassins successifs d'eaux bleues transparentes. Le challenge ici est vraiment de se tremper les pieds, ou, pour les plus courageux, se baigner dans l'un des bassins, qui malgré une température exterieur autour des 40 degres, l'eau est par contre à moins de 10 degrés !!
Une fois la cascade derrière nous, nous irons jusqu'au point de vue sur le canyon d'Osum : le niveau de la riviere est bas en été mais la vue reste incroyable !
Quelques kms après ce point de vue, la route se tranforme en piste 4x4 et/ou chemin de randonnée nous obligeant à faire demi tour et reprendre le meme trajet jusqu'à Berat.
Nous stoppons notre journée en revenant au meme camping de Berat qu'hier, en raison d'un souci imprévu sur la route... les joies de l'aventure...
Nous reprendrons nos visites demain, en allant à Gjirokastër, 2eme ville classée au patrimoine de l'Unesco avec Berat.
Jour 18 : GJIROKASTËR.
(Albanie).
Hier, en quittant Berat, nous avions suivi le tracé de la riviere Osum en direction de Poliçan et Corovode d'un côté des montagnes ; mais aujourd'hui on est parti par l'autre côté de ces mêmes montagnes.
Direction Gjirokastër, mais cette fois ci, on longe la riviere Vjosa. Comme son homologue d'hier, elle nous offre quelques paysages jaune et vert dans lequel le bleu turquoise de la riviere tranche littéralement et semble nous apporter une légère fraîcheur placebo au milieu des 40 degrés de l'air ambiant balayé par un vent chaud asséchant...
Et puis on arrive à Gjirokastër, la vieille ville est comme Berat, classée au patrimoine mondial de L'Unesco. Elle offre les mêmes avantages : ruines d'un château, vieilles maisons en pierres et rues pavées médiévales. Son vieux bazar nous rappelle la ville de Krujë visitée il y a quelques jours.
Gjirokastër semble etre justement le mélange de Berat et Krujë.
La chaleur est écrasante aujourd'hui, et l'air est sec, une portion de rue de la ville est joliment décorée avec des parapluies, comme l'espoir que le ciel nous envoie quelques gouttes d'eau...
Vraiment une très belle ville complémentaire de la visite de Berat. Elle était notre dernière visite urbaine albanaise, à partir de demain on se rapproche des côtes de la mer Adriatique afin de passer 3 jours entre courtes visites, baignades et repos avant d'amorcer notre remontée vers la France.
Jour 19 : BLUE EYE (Sarrandë) et KSAMIL.
Jours 20 et 21 : repos riviera albanaise : QEPARO.
(Albanie)
Dernière visite albanaise avant le repos et la remontée vers la France.
De bonne heure ce matin, on commence par le Blue Eye près de Sarrandë : ce Blue Eye (Syri i Kaltër) est une source d'eau naturelle, une résurgence, située dans le sud de l'Albanie.
Il est célèbre pour sa profondeur (50m minimum, car les explorations n'ont pas pu aller au delà), et les nuances de bleus de l'eau qui jaillit. Il s'agit d'une source karstique et se jette dans la rivière Bistricë. Près de la source et de la riviere, le décor tranche radicalement, l'humidité et la température ne l'eau n'excèdant pas les 10 degrés, une végétation luxuriante et fraiche apparaît soudainement alors que le reste du panorama est sec, chaud et avec peu de végétation.
Les libellules sont ici nombreuses et du même bleu intense que la source !
Évidemment cet endroit à donner naissances à plusieurs légendes : liberation d'un dragon enfermé dans ces profondeurs, amant noyé dans ses profondeurs par amour ; guerrier trouvant force et courage en buvant l'eau de la source, etc.
L'endroit était au bout d'une vraie randonnée il y a quelques années, mais aujourd'hui, bien que la source reste belle à voir, l'accès est devenu une attraction touristique entièrement aménagée pour amener le plus de monde possibles : le chemin est bitumé, entrée et parking payants, nombreux points de restaurations, location de trottinettes électriques ou petit train pour éviter de faire le chemin à pied... bref l'aspect nature a été sacrifié au profit du tourisme de masse instagrammable.
Heureusement, la baignade est interdite, et la source est ainsi protégée de toute pollution.
On s'attendait malgré tout à quelque chose de plus sauvage.
On continuera ensuite la route jusqu'à Sarrandë et Ksamil : nous sommes alors tout au sud du pays, à quelques dizaines de kms de la Grèce, sur la riviera Albanaise. Sarrandë et Ksamil, véritables stations balnéaires bétonnées sont comme ses homologues méditerranéennes : remplies d'embouteillages, de plages privées, et noyées sous un tourisme de masse... On s'enfuit vite de cette zone qui ne nous correspond pas.
Ici, le fameux accueil chaleureux des albanais se présente par un apprentissage de l'anglais se résumant à 2 courtes phrases : "no parking here" et "only cash, no card" ! Bref... le tourisme de demain...
Nous avons alors fait le choix de nous poser pour 3 nuits à 50km de Ksamil environ, à Qeparo, non loin de Himarë. On y a trouvé un petit camping dont le patron est allemand, simple sous les oliviers, avec accès à une plage de galets, et avec beaucoup moins de monde et de bling-bling qu'à Ksamil.
Face à nous, se mêlant avec la ligne d'horizon, l'île grecque de Corfou affiche sa silhouette imposante.
Nous nous reposerons 3 nuits et 2 jours ici : au programme : hamac et baignade !!
Samedi, nous amorcerons notre remontée vers le nord, et reprendrons quelques visites d'étapes.
A bientôt ! A samedi soir !
DHËRMI, Cesar's Pass à LLOGARA et remontée jusqu'à SHKODËR.
(Albanie).
Après 2.5 jours de repos à profiter de l'ombre des oliviers et d'une plage sur l'Adriatique quasiment vide à Qeparo, il est temps pour nous d'amorcer notre remontée vers la France !
A notre grande surprise, en pleine nuit, on se rend compte que les montagnes qui surplombent notre camping sont soumises à un immense incendie qui progresse lentement mais sûrement sur le versant de la montagne face à nous ! Au petit jour les flammes et la fumée sont toujours présentes sans pour autant que les locaux ne semblent agités ; nous pensons que comme l'endroit est pauvre en végétation et très rocailleux, ils laissent l'incendie mourir de lui meme... bref il est vraiment temps de partir car ça reste impressionnant et inquiétant !
Nous retournons donc au nord, en suivant d'abord la route côtière ; ils surnomment une partie de cette côte la "green coast" (côte verte) mais entre les incendies successifs et le béton à outrance dans des petits villages qui se transforment petit à petit en gigantesques stations balnéaires, nous sommes plutôt sur une "côte grise" proposant tout de même quelques beaux panoramas.
Nous ferons deux stops sur la route :
Le joli village de Dhërmi entre mer et montagnes : il propose des maisons anciennes à façades blanches, et 2 ou 3 clochers bleus et blancs lui donnant des airs de village grec ! Les nouvelles constructions en cours dans le contrebas de Dhërmi seront visiblement elles aussi dédiées prochainement au tourisme de masse...
Un peu plus loin, nous ferons la randonnée du Caesar's Pass dans le parc naturel de Llogara.
L'endroit porte ce nom en raison d'un événement historique impliquant Jules César en 48 av. J.-C., lors de la guerre civile romaine, Jules César aurait atterri avec ses troupes à Palasa, près de Llogara, et traversé ce col pour poursuivre son adversaire : Pompée. Bien que la localisation exacte de son atterrissage soit débattue, le col est resté associé à cet épisode et porte désormais ce nom.
La randonnée est courte et une partie du chemin est pavée, lui donnant alors un aspect justement romain ; au bout du chemin, on y trouve un beau panorama sur les montagnes alentours, et voir meme jusqu'à la mer par temps bien dégagé.
Le panorama est un peu gâché et modifié depuis que la création d'une route large et d'un tunnel ont littéralement grignoté une façade entiere d'une des montagnes...
La route nous offre aussi un panorama sur la ville de Vlorë, trop grande et bétonnée à notre goût, nous ne nous y arrêterons pas.
Nous finirons enfin laborieusement la route (nombreux nids de poules et bouchons), jusqu'à Shkodër, exactement là où nous avions commencé notre découverte de l'Albanie il y a 11 jours, au bord du lac de Shkodra.
Petite baignade détente depuis un camping au bord du lac, où on y retrouve sa verdure, les Alpes Albanaises d'un côté et le Monténégro de l'autre. L'eau y est chaude en raison de la canicule que les Balkans subissent depuis quelques jours.
C'est notre dernier soir en Albanie, ce pays nous laisse un bilan mitigé sur lequel je reviendrai en fin de parcours... du bon et du mauvais, et des péripéties dont nous nous serions bien passées...
Demain, un gros morceau de route nous attend pour continuer notre remontée par étapes.
remontée jusqu'en Croatie.
Au programme aujourd'hui de la route et de la route ! Il faut bien à un moment ravaler les kms faits à la descente dans l'autre sens !
On part donc du super camping de Shkodër d'hier soir, la canicule est finie, un léger orage et quelques gouttes d'eau nous ont permis de mieux dormir, et de faire la route d'aujourd'hui sous des températures plus clémentes !
La route inverse nous fait traverser le Monténégro du Sud au nord, passage par la Bosnie. L'occasion de refaire quelques photos sur la route notamment autour d'un lac à cheval sur la frontière entre la Bosnie et le Montenegro.
La route jusque dans les terres croates se fera sans encombre particulier ; sauf les passages à chaque frontière qui furent assez longs. Et également une réaction bête et méchante d'un douanier Monténégrin à la frontière entre l Albanie et le Monténégro sur un détail insignifiant à nos yeux... bref...
Monastère et Canyon de la KRUPA.
(Croatie)
Petite étape ce jour au canyon de la Krupa, l'idée etait de faire une étape Croate que nous n'avions plas eu le temps de faire lors de notre road-trip en Croatie en 2021.
La Krupa est une riviére, affluent d'une autre riviere : la Zrmanja. Plusieurs randonnées dans le canyon sont possibles, on choisit d'aller voir le petit pont de pierre Kudin Most. Lorsque le niveau de l'eau est haut, ce pont est totalement immergé, ce qui n'est évidemment pas le cas en été.
Le pont reliait il y a longtemps les villages de Golubić et Žegar séparés par la riviere. D'après une légende, c'est un homme amoureux qui aurait construit le pont pour aller demander en mariage sa dulcinée qui habitait le village opposé au sien.
La rivière aux teintes bleues et vertes serpente dans le fond du canyon, créant successivement de petits bassins et petites cascades entre eux : l'endroit n'est pas sans nous rappeler par moment le parc des Lacs de Plitvice ou des cascades de Krka que nous avions visité en 2021.
Beaucoup moins de monde et l'accès étant par contre 10 fois moins cher...
Très paisible de bonne heure ce matin, l'endroit est bucolique et photogénique.
Le ciel gris et la pluie nous accompagnent aujourd'hui, mais au moins on en a fini avec les chaleurs supérieures à 40 degrés. On a perdu environ 20 degrés en 24h...
Les 2 prochains jours sont consacrés à une dernière surprise pour les enfants, avant la remontée finale en France !
Bilan+budget : Monténégro & Albanie.
Et voilà ! Retour en France la nuit dernière, il est temps de faire le bilan de ce periple/road-trip de 27 jours repartis entre Monténégro et Albanie (avec quelques étapes en Croatie et Bosnie le long du chemin).
Pour l'itinéraire, partis de Bourgogne, nous avons fait le choix de passer par la Suisse et non pas par le tunnel du Mont Blanc, car nous avions déjà acheté pour un autre voyage la vignette des autoroutes suisses ; le tunnel du Mt Blanc représente un prix plus élevé que cette vignette, et ça nous rajoutait moins de 150 kms et moins de 60min sur l'itinéraire total aller/retour de faire ainsi. Je suis content de ce choix.
Commençons par le BILAN : points positifs() et négatifs () :
MONTENEGRO :
:
- La Durmitor Ring dans le massif du Durmitor : cette route panoramique sinueuse en montagne offre des paysages somptueux. La route est parfois compliquée mais la récompense en vaut la chandelle !
- La Baie de Kotor : évidemment l'incontournable de ce petit pays, se poser dans un des villages et jongler avec les bateaux et bus pour en profiter plus facilement qu'en voiture. À coupler avec la route Serpentine pour des vues à couper le souffle !
- Le Lac de Shkodra depuis Virpazar : une excursion en bateau tôt le matin pour tenter de voir la star du lac : le Pélican Dalmatin ! Animal devenu rare en Europe, et evidemment superbe ! Les panoramas du lac, meme sans le Pélican sont vraiment incroyables, et à coupler aussi avec la route sinueuse au dessus du lac pour des vues imprenables sur l'un des plus grands lacs naturels d'Europe !!
Voilà donc 3 cartes postales bien différentes pour avoir une vue de ce que peut offrir ce petit pays, avec des distances courtes entre ces paysages si différents les uns des autres ! Un concentré de richesses naturelles ! Associé à cela, un coût sur place très raisonnable : carburant, courses et restauration : le Montenegro est un pays très abordable !
: 2 gros points négatifs pour le Monténégro :
- le manque de sourire des Monténégrins, seuls ceux déjà habitués au tourisme en étant aller travailler dans d'autres pays européens se montrent plus chaleureux. Les habitants semblent toujours très distants et froids avec les touristes, mais on sent, notamment quand on est avec les enfants, que ce point va s'améliorer dans les années à venir.
- l'économie du cash, beaucoup de choses ne se payent qu'en espéces... ce ne serait pas un problème si leurs banques ne prenaient pas une commission forfaitaire à chaque retrait (environ 5€ par retrait, quelque soit la somme), malgré, de notre côté une banque en ligne, sans frais, et malgré leur monnaie identique à la notre (€) : il faut donc bien gérer les retraits pour éviter de payer trop souvent ces frais ou partir avec des € en espèces directement en anticipant le plus possibles certaines dépenses...
ALBANIE :
:
- Berat : rien que pour cette incroyable ville, le voyage en Albanie valait le coup : vraiment notre coup de cœur dans ce pays. A voir de jour et de nuit pour en profiter au maximum !
- la Lagune de Karavasta : on y retrouve les fameux Pélicans mais aussi des paysages entre lagune et plages vraiment superbes, permettant d'allier au meme endroits randonnées et repos+baignade. La nature semble encore intacte et relativement protégée ici...
- Les panoramas des Alpes Albanaises, de Theth à Koman et d'autres lieux sans doute si les routes le permettent...
- Leur gastronomie ! A ne pas louper en Albanie : une multitude de restaurants offrent une gastronomie à la fois delicieuse et copieuse pour des prix dérisoires ! Profitez-en et goûtez toutes leurs spécialités !
Comme pour le Monténégro, les prix en Albanie sont un point fort, faire les courses là bas est simple et pas cher. Attention, sauf le carburant, 15 à 20 centimes au litre plus cher qu'en France... faites votre plein au Monténégro plutôt qu'en Albanie...
: Aie aie aie, les aspects désagréables de l'Albanie : je les ai déjà un peu évoqué pendant mes publications quotidiennes...
- l'économie du cash, quasiment tout ne se payent qu'en especes... ce ne serait pas un problème si leurs banques ne prenaient pas une commission forfaitaire à chaque retrait (environ 7€ à 10€), malgré de notre côté une banque en ligne sans frais. Il faut donc bien gérer les retraits pour éviter de payer trop souvent ces frais ou partir avec des € en espèces directement, car meme si leur monnaie officielle est le LEK, l'Euro est accepté partout. Même en station service il faut payer en especes... bref, il faut avoir beaucoup de cash sur soi...
- la gestion des déchets : énormément de déchets partout le long des routes ; dépôts sauvages ; que ce soit dans les terres ou le long du littoral... des mégots un peu partout alors que les températures très souvent au dessus des 35 degrés s'accompagnent d'un risque d'incendie élevé... des feux de poubelles et de plastiques avec fumée et odeurs... bref quand on parle d'écologie, et qu'on voyage, on se rend compte quil va falloir encore des décennies pour une action globale et mondiale... Dans la meme veine, on retrouve aussi de vieux bus touristiques ou de metropoles d'autres pays européens (France, Italie, Allemagne etc), utilisés ici pour les transports en communs...
- le mauvais état d'un grand nombre de routes : clairement l'infrastructure routière en Albanie n'est pas aujourd'hui à la hauteur du tourisme que le pays souhaite avoir demain : beaucoup de routes en simples graviers, beaucoup de nids de poules etc etc... nous gâchant un peu le plaisir dans la partie Alpes Albanaises, ou nous faisant carrément renoncer à certains lieux...
- la conduite des Albanais : allant de paire avec l'état des routes : aucun respect du code de la route, conduite dangereuse, excès de vitesse, stationnement n'importe où et n'importe comment...
bref, on a eu droit d'ailleurs à une collision par l'arrière en s'arrêtant à une priorité... mais les policiers étaient super gentils, et notre assurance au top (une histoire à raconter...!)
- la destruction de lieux authentiques pour bétonner à outrance dans l'optique d'un tourisme de masse haut de gamme et instagramable : dans certains endroits du pays, des zones entières se transforment en monticule de bétons pour y construire locations touristiques, restaurants haut de gamme, hôtels haut de gamme etc.. au détriment de l'authenticité du pays. L'exemple de Patok ou les vieilles cabanes de pêcheurs sur pilotis sont remplacés par d'autres, neuves, sans âme, pour de la restauration attrapes-touristes...
Le choix touristique de demain pour ce pays semble tourné vers le superficiel, dommage. A voir dans les années à venir...
- la sympathie légendaire des albanais : vraie dans les endroits reculés ; mais dans les zones de plages réputées, leur accueil se résume à 2 phrases en anglais : "no parking here" et "cash only" ! Bref...
Ces aspects désagréables de l'Albanie peuvent rendre rapidement un voyage compliqué donc si je devais choisir de refaire ce periple : je passerai plus de temps au Monténégro et en Bosnie, et moins de temps en Albanie.
BONUS COUP DE COEUR ETAPES : : on a beaucoup apprécié Mostar en Bosnie ; et notre action bénévole au sanctuaire des ours en Croatie à Kuterevo.
Et enfin LE BUDGET :
FAMILLE DE 4 PERSONNES : 2 adultes et 2 enfants de moins de 12 ans.
COÛT TOTAL : 2200€ (=550€/personne) pour ces 27 jours ; dont voici le détail :
--> VEHICULE : van aménagé Hanroad format Fiat Talento : 6150 kms parcourus en tout pour 460 litres de gasoil consommés : soit donc une moyenne de 7.5 L/100 km : 723€ de carburant donc prix moyen du litre : 1,57€/L
(Prix au litre : classement pays du moins cher au plus cher : Bosnie, Croatie, Monténégro, Slovénie, France, Italie, Albanie, Suisse).
--> PEAGES : 231€ en tout : l'Italie et la Croatie sont les pays où ça nous a coûté le plus cher, mais logique puisqu'on ne faisait que traverser ces pays le plus rapidement possible).
--> CAMPINGS et AIRE DE CAMPEMENT : 412€ pour 21 nuits payantes sur 26 au total. Nous avons fait le choix d'éviter le camping sauvage gratuit en raison du fort risque d'incendie au Montenegro et en Albanie cet été, ayant subi de fortes chaleurs sur certaines journées.
--> ACTIVITES, CULTURES, LOISIRS (accès payants à certains lieux, excursions bateaux etc...) : 258€
--> parkings urbains pour visites et transport en communs : 22€ au total.
--> RESTAURANTS, glaces, boissons etc : 375€ ; nous avons su profiter des prix intéressants sur la restauration dans ces pays !
--> CADEAUX et SOUVENIRS : 125€. Meme chose que pour la restauration : on trouve facilement de quoi se faire plaisir pour des prix très raisonnables.
--> FRAIS TÉLÉPHONIQUES : carte Sim pour Bosnie et Albanie : 27€ en tout.
Les autres pays étaient couverts par notre forfait FREE habituel.
--> FRAIS BANCAIRES : 33€ en tout liés aux forfaits que prennent les banques des différents pays des Balkans lors des retraits d'espèces... 5 retraits sur place.... aucun autre frais liés à banque, grâce à une carte BoursoBank.
--> coût supplémentaire assurance : 0€ ; notre assurance vehicule inclus l Abanie.
Dans mes budgets de vacances/voyages, je ne parle jamais des courses faites en supermarché pour les repas cuisinés par nous mêmes, car si nous ne voyagions pas, il faudrait bien quand même manger en France, chez nous... faire les courses n'est pas un budget vacances mais une nécessité du quotidien, quelque soit où on est.
Voilà, en espérant que ça aide de futurs voyageurs ! Un budget est propre à chacun en fonction du profil de voyageur, ce qu'on aime faire ou non, etc etc... il n'est en aucun cas une source de jugement de quiconque, mais uniquement fait pour aider ; je peux répondre aux questions s'il le faut.
A bientôt pour d'autres voyages !
P.S. : jointes à ce bilan quelques photos des endroits coups de cœurs reprises sur mes posts quotidiens et une petit vidéo schéma de l'application ludique "TravelBoast"