L'ONG SIIS - Standards et Indicateurs pour l'Innovation Sociale est consciente du rôle qu'elle doit jouer et de l'impact à apporter : Jamais sans Vous
La politique HSE de SIIS a pour objet de maîtriser le risque et améliorer les performances. Cette démarche intègre la stratégie de SIIS dans la vision du développement durable et démontre notre volonté de la protection du personnel et des biens de notre organisation.
A terme, la politique HSE-QR du SIIS vise à :
améliorer notre efficacité et donc, réduire les risques encourus et les éventualités des accidents ;
confirmer notre amélioration continue en matière de Sécurité et de Santé au Travail vis-à-vis de nos partenaires : Agences de financement, CNSS, Inspection du travail, Médecine du travail… ;
avoir des échanges avec d’autres entreprises de taille et de métiers ressemblants sur la mise en place d’un projet ;
maintenir un cadre d’échange entre les employés de SIIS pour garantir l’efficacité et l’efficience du rendement des activités. Ce cadre permet d’évaluer et gérer toutes les modifications temporaires et définitives de l'organisation, du personnel, des systèmes, des procédures, des équipements, des produits, des matières ou des substances pour s'assurer que les risques vis-à-vis de la santé, la sécurité et l'environnement dus à ces modifications demeurent à un niveau acceptable.
Cette politique est menée conformément aux lois et règlements en vigueur en République du Congo et à la règlementation internationale. Elle respecte les changements des lois et règlements et prend en compte les nouvelles avancées.
Principes généraux de la prévention
SIIS-Standard et Indicateurs pour l'Innovation Sociale prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Les principes généraux de prévention à SIIS s’appuient sur les axes de travail suivants :
éviter les risques ;
évaluer les risques qui ne peuvent être évités ;
combattre les risques à la source ;
adapter le travail à l’homme (afin notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé) ;
tenir compte de l’état d’évolution de la technique ;
remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou moins dangereux ;
planifier la prévention (en intégrant la technique, l’organisation, les conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants) ;
prendre les mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle ;
donner les instructions appropriées aux travailleurs (pour leur sécurité et celles des autres).
Préparation de l’évaluation des risques
L’évaluation des risques étant élaborée sous sa responsabilité, du Management doit avant toute chose déterminer le cadre de l’évaluation et les moyens qui lui sont alloués. Il doit notamment :
désigner une personne qui sera chargée de rassembler les informations et de coordonner le projet ;
définir les sources d’informations à recueillir et le mode de recueil des informations ;
déterminer chaque unité de travail (poste, service…) ;
définir les moyens financiers nécessaires à l’action ;
communiquer en interne, en présentant la démarche aux travailleurs.
L’ensemble du personnel (délégués du personnel), ainsi que le service de santé au travail, doit être associé aux différentes étapes. Les services de contrôle habilité s’attacheront à vérifier que cela a été fait et que l’ensemble des risques a été pris en compte. D’où l’importance d’avoir une démarche structurée.
Classification des risques
La classification des risques permet d’estimer leur importance. Pour toutes les unités de travail, chaque danger et chaque risque sont évalués par les différents acteurs. Cette concertation est l’occasion de mettre en commun des approches diverses (médicale, technique et organisationnelle).
Sous la responsabilité de l’employeur, le résultat de l’évaluation de chaque risque est transcrit dans le document unique en vue de préparer un plan d’action de prévention. L’employeur doit analyser les risques selon des critères adaptés à sa situation par exemple :
la fréquence de répétition du risque ;
la probabilité de réalisation du risque ;
la perception du risque ;
le nombre de travailleurs concernés dans l’unité ou susceptibles d’être concernés dans l’environnement immédiat ;
la gravité des conséquences possibles (atteinte des travailleurs, atteinte de points stratégiques de l’entreprise) ;
les accidents de travail, presque-accidents ou maladies professionnelles observés dans l’unité de travail ;
les nuisances à l’environnement immédiat de l’unité (autres postes, processus de fabrication, etc.) ;
les nuisances à l’environnement de l’entreprise (population, espaces naturels).
Le document unique contient les résultats de l'évaluation des risques liés aux métiers (par exemple, peintre, maçon, couvreur, grutier pour le secteur du BTP) et aux activités de l'entreprise (par exemple, construction de pavillons, infrastructures de bâtiments, ponts ou routes pour le secteur du BTP).
Affichage sur les lieux de travail
Le management tient d'afficher un certain nombre de consignes, d'adresse, de numéros d'urgence et d'informations.
Les consignes incendie :
dans chaque local dont l'effectif est supérieur à cinq personnes ;
dans chaque local ou chaque dégagement desservant un groupe de locaux dans les autres cas ;
Numéro des secours d'urgences.
Risques liés à l’aération
Résultats à atteindre :
extraire les polluants ;
aérer pour obtenir assez d’air neuf ;
éviter les inconvénients (courants d’air, variations de température) ;
obtenir un air purifié, sans odeur désagréable ;
obligation du maître d’ouvrage lors de la construction et l’aménagement des locaux de travail.
Circulation dans les installations
A l’intérieur de l’enceinte des installations, la circulation est généralement considérée comme une activité auxiliaire. SIIS veille à aménager l’accès au site et à organiser les flux de circulation. Les déplacements sont en effet divers et variés : entrée et sortie du personnel et des visiteurs, entrée dans l’établissement des matières premières, des produits nécessaires à la fabrication ou au fonctionnement de l’ONG ou des services, la sortie des produits finis mais aussi les déplacements du personnel pour les nécessités du travail et pour se rendre dans les locaux annexes (vestiaires, cantine, infirmerie…) ou au parking. SIIS veille à :
organisation des flux de circulation ;
circulation des piétons et notamment l’accessibilité du site pour les personnes handicapées ;
aménagement et la visibilité de l’accès au site ;
sélection des revêtements des sols (risque de glissades et de chutes) ;
bonne organisation du stationnement des véhicules des travailleurs, notamment par la mise à disposition de parkings balisés et éclairés en nombre suffisant.
SIIS établit un plan de circulation interne, instaurant un sens unique de circulation, une vitesse maximale en fonction des zones, un code de priorité commun, des dispositifs ralentisseurs de vitesse…
Mesures de sécurité pour les installations électriques
Il existe plusieurs moyens de prévenir les contacts directs de l'homme avec des parties actives (pièces normalement sous tension) des installations électriques par :
l'isolation des parties actives : celles-ci doivent être totalement recouvertes d'un isolant qui ne peut être enlevé que par destruction
des enveloppes (boîtiers, armoires, etc.) ne pouvant être ouvertes qu'à l'aide d'une clé ou d'un outil après mise hors tension ;
l’éloignement : la distance éloignement doit être de 2,5 m augmentée de la longueur des objets conducteurs (outils, échelles) pouvant être manipulés dans les locaux ;
la mise en place d'obstacles : rambardes ou panneaux grillagés fixes distant d'au moins 10 cm pour U < 500 V ou 20 cm pour U > 500 V.
L'existence au sein du circuit d'un disjoncteur, d'un relais ou d'un fusible permet de réduire le danger en ouvrant le circuit lorsque le courant dépasse une valeur donnée pendant un temps déterminé (en cas de court-circuit ou de surcharge).
En cas d’incendie
Toute personne apercevant un début d'incendie doit :
prévenir le standard en précisant le lieu exact du début d'incendie. Le standard appellera les pompiers et préviendra la direction et le personnel.
attaquer le feu avec un extincteur adapte. Ne pas prendre de risques inutiles !
évacuer si on lui en donne l'ordre ou si sa sécurité‚ est menacée.
Principes d’évacuation
ne paniquez pas,
cessez toute activité,
fermez les portes et fenêtres (pas à clé),
n’utilisez pas l’ascenseur,
dirigez-vous vers l’issue de secours la plus proche
rejoignez directement le point de rassemblement,
ne revenez jamais en arrière,
En cas d’accident toute personne confrontée à un accident doit prévenir un secouriste pour les premiers soins. Il appellera lui-même les secours (médecin, pompiers, Samu).
Éclairage de sécurité
L'éclairage de sécurité est obligatoire pour les établissements occupant des travailleurs ou recevant du public (ERP). Il intervient en cas de défaillance de l'éclairage normal et doit permettre :
l'évacuation sûre et facile des personnes ;
les manœuvres intéressant la sécurité.
Moyens de détection et d'alerte
Il existe deux types de moyens de détection :
la détection humaine (gardiennage, ronde, etc.),
la détection automatique (détecteurs de fumée, de flammes, etc.)
Alerte des secours : en fonction de l'organisation du travail (de nuit, travail posté), l’employeur doit mettre en place une procédure pour prévenir les secours. Une personne au moins doit être désignée pour prévenir les sapeurs-pompiers en cas de début d'incendie (standardiste, responsable sécurité, etc.)
Actions à mener pour la prévention du risque alcool
Le code du travail interdit d’ores et déjà à l’employeur de laisser entrer ou séjourner un salarié en état d’ivresse dans l’enceinte de l’entreprise. Il proscrit également l’introduction et la distribution dans l’entreprise, à des fins de consommation par le personnel, de toutes boissons alcooliques autres que le vin, la bière, le cidre, le poiré, l’hydromel non additionnés d’alcool pour être consommées par le personnel.
Pour préserver la santé de son personnel, l’employeur peut également :
interdire, par le règlement intérieur, toute consommation d'alcool sur les lieux de travail, ce qui suppose de supprimer les boissons alcoolisées du restaurant d’entreprise ;
prévoir systématiquement des boissons non alcoolisées et de la nourriture lors des "pots" d'entreprise
interdire ou limiter la consommation d'alcool lors des repas d'affaires ;
supprimer les bouteilles d'alcool des listes des cadeaux de fin d’année ;
mettre à disposition de points d'eau potable et fraîche, pour inciter le personnel à s'hydrater ;
effectuer des contrôles - alcootest notamment - sur les personnes occupant des postes dangereux ou de sécurité (leur liste doit avoir été préalablement définie avec les instances représentatives du personnel et le service de santé au travail) ;
organiser des actions de sensibilisation et d’information sur les risques que représentent les addictions en entreprise en faisant appel aux associations ou organismes professionnels ;
améliorer les conditions de travail, le stress, la pénibilité, la répétition des tâches ou la surcharge de travail étant des facteurs favorisant la consommation d'alcool.
Risque routier
On distingue :
les accidents de mission, c'est-à-dire les accidents qui ont lieu à l’occasion d’un déplacement nécessaire à l’exécution du travail ;
les accidents de trajet, c'est-à-dire les accidents qui se produisent à l’occasion du déplacement entre le domicile et le lieu de travail ou entre le lieu de travail et le lieu de restauration habituel.
Ils sont tous deux considérés comme des accidents du travail. Les actions de prévention possible à mener :
gérer le parc de véhicules (et l’aménagement des véhicules utilitaires légers) ;
les véhicules doivent être entretenus régulièrement, en fonction de la fréquence d’utilisation. Un carnet de suivi et d’entretien des véhicules peut s’avérer utile, afin que tous les conducteurs disposent d’une information actualisée de l’état des véhicules qu’ils utilisent ;
s’assurer de la compétence des travailleurs.
Il est important que SIIS s’assure (lors de l’embauche et régulièrement) que ses travailleurs disposent de leur permis de conduire.
Prévention des risques liés à la manutention manuelle
Le recours aux équipements de manutention automatisés ou mécaniques (transporteur, chariots élévateurs…) permet d’éviter la manutention manuelle. Cela suppose de rendre possible leur circulation dans l’entreprise, en supprimant notamment l’encombrement des lieux de passage ;
L’utilisation de dispositifs d’aide à la manutention manuelle, lorsque celle-ci ne peut être évitée (palans, treuils, chariots, ventouses de levage, tables élévatrices, etc.), ainsi que d’équipements de travail individuels adaptés et entretenus ;
Le respect de la réglementation relative aux limites de port de charges ;
La conception et les achats. Les charges sont souvent trop lourdes, encombrantes, difficiles à saisir… Il est possible limiter le poids et la taille des charges en commandant des quantités de produits plus petites et en revoyant le conditionnement des produits fabriqués dans l’entreprise ;
La réorganisation du travail, par l’aménagement des temps de travail, ainsi que la diminution du nombre de tâches répétitives notamment par l’alternance des tâches ;
La modification des méthodes de travail, par l’information et la formation sur les gestes et postures à adopter (opération de levage, poussée, traction, etc.) et par l’incitation à effectuer des mouvements de compensation (étirements, etc.)
Avant de soulever une charge, il convient de veillez à :
connaître la direction que vous allez prendre ;
ce que la zone de travail soit exempte d'obstacles,
ce que les portes soient ouvertes et que rien ne se trouve au sol qui puisse causer un accident ;
avoir une bonne prise sur la charge à soulever ;
si vous êtes aidé par une autre personne, savoir tous deux ce que vous allez faire avant de commencer.
Soulever une charge exige une bonne technique :
placez vos pieds autour de la charge et votre corps au-dessus de celle-ci, ou efforcez –vous de vous placer le plus près possible devant la charge ;
utilisez les muscles des jambes au moment de soulever ;
redressez le dos ;
portez la charge le plus près possible du corps ;
gardez les bras tendus lorsque vous soulevez et transportez la charge ;