Depuis des années, les habitants du village souhaitent se doter d’une horloge à cadran, qui leur faciliterait bien la vie. Le conseil a l’approbation de la population ainsi que l’autorisation du préfet signée depuis 1863, mais la dépense à engager en freine la réalisation.
Décidément, 1867 est une année d’investissements et de réalisations pour la commune. Ainsi, en même temps que se construit le lavoir, monsieur Henri de PRESSOLLE, qui est toujours maire, fait voter par le conseil, la somme de mille six cents francs, nécessaire au projet. Un horloger est contacté et l’affaire est engagée par un traité passé entre monsieur Henri de PRESOLLE et sieur Aimé MILLET, horloger mécanicien, à Pont-Saint-Esprit. Le conseil l’approuve le 12 novembre 1867. Enfin, les villageois vont pouvoir lever les yeux sur cette horloge tant désirée et surtout, entendre depuis les champs, lieu de leur travail, les cloches donner l’heure. Cette merveille de précision de l’époque, est entièrement fabriquée artisanalement de mains d’orfèvre.
Dans le traité, il est précisé que sieur Aimé MILLET se charge de son l’installation dans l’emplacement réservé, dans un délai de trois mois, à partir du jour de l’approbation de l’accord.
Il s’agit ici de placer l’horloge sur une partie du frontispice, exactement au centre du fronton qui supporte le clocher.
Cette horloge à l’obligation de marcher huit jours sans être remontée, sonner les heures, les répéter et sonner également les demi-heures. Monsieur le maire sait que toute la vie du village sera conditionnée et réglée sur le bon fonctionnement de cette machine. Désormais, à n’importe quel point du terroir, les cloches donneront l’heure toutes les trente minutes. Chacun pourra entendre sonner avec une grande fierté, qu’il se trouve à la maison, au travail dans les champs, etc.
Monsieur Millet, donne à la commune une garantie de quatre ans pendant lesquels il s’engage, à prendre à sa charge toutes les réparations, sauf cas de force majeure. Les problèmes de maçonnerie et de menuiserie restent à la charge de la commune.
Pour l’acquisition de cette merveille, son installation et les garanties obtenues, la commune débourse à l’époque, la somme de 1000 francs OR. De plus, le cadran émaillé d’un mètre de diamètre, qui va avec, coûte la somme de 100 francs OR.
Le village n’est pas riche, c’est ainsi, il ne l’a jamais été, mais pas question de se tenir a l’écart du progrès, lorsque l’investissement est d’utilité publique.