« A 100 m environ de la ferme du Grès, en 1882, on à découvert, au milieu d’une grande quantité de tuiles romaines, un pilier carré brisé, peut-être incomplet (haut de 2 m large de 0,40 m) qui pourrait être un milliaire de Constantin 1er ; on a lu l’inscription : « A l’Empéreur César Flavius Valérius Constantin, pieux, très noble César, fils du divin Constance » (daté de 306-307 après JC). »
Géographiquement nous sommes très bien placés, depuis que les hommes ont domestiqué cette grande artère qu’est notre fleuve, ce qui facilite les échanges permettant une certaine réussite économique, ainsi qu’un regard vers l’extérieur, ce qui est toujours bénéfique.
L’influence extérieure est tout d’abord commerciale et se répand grâce aux voies fluviales comme le Rhône, mais aussi par voie terrestre dont il existe un vaste maillage primitif. Les restes de faïences trouvés tout à côté, à St-Laurent-de-Carnols ou dans le site du Haut Castel, nous apprennent que les échanges commencèrent dès le VIIe siècle avant J-C, avec l’arrivée sur nos cotes, de marins Étrusques et Grecs.
« Avant l’arrivée des celtes, vivaient au sud de notre pays un peuple indigène composée en grande partie de Ligures et d’Ibères, qui donneront après assimilation par les Celtes, des Celtoligures et des Celtibères. (d’après les auteurs antiques ; Plutarque et Strabon). Les Gaulois se sont donc coulés dans un moule indigène préexistant. * »
En même temps que les produits commerciaux, de nouvelles connaissances sont ainsi véhiculées influençant l’évolution des habitants de nos contrées reculées.
Eux qui vivaient jusqu’alors quasiment en autarcie pratiquant pour subsister, la chasse, la pêche, la cueillette, mais aussi modestement l’élevage et la culture céréalière, sont désormais ouverts aux autres peuples.
Il est important de savoir que le village est tout d'abord une coseigneurie que des nobles de la région se partagent (en paréage) pendant toute la période de la monarchie féodale et le début de la monarchie absolue, peut-être jusqu’à l’arrivée des "de Pluviers".
Monarchie Féodale (987-1589) :
En 1333, se situe le plus lointain seigneur connu à ce stade de nos recherches, noble CALABET de St-Just coseigneur de St-Michel (acte notarié d’Etienne Blanchon, notaire à Saint-Michel)
En 1352 et 1356, noble Bertrand de Bagnols coseigneur de Saint-Michel.
Auzias de HAUTEVILAR résidait dans le village de Saint-Michel ou il fut seigneur. Vers 1412, il succéda à Jean André comme viguier royal de la viguerie de Bagnols, dont dépendait Saint-Michel.
En 1468, noble GUILLAUME de Bagnols, coseigneur de Saint-Michel, est mentionné dans une sentence à propos d’un litige dont les protagonistes étaient la chartreuse de Valbonne, Saint-Michel et Saint-Gervais.
En 1485, on cite Antoine de Bagnols, seigneur de Saint-Michel-d’Euzet à propos de terres de juridiction royale, que les Révérends Pères Chartreux cultivent dans plusieurs localités et qu’il faut remettre dans le giron du Roy.
En 1512, noble Pierre de Bagnols coseigneur de Saint-Michel.
En 1549, noble JEAN de BAGNOLS, seigneur de St-Michel.
En 1550, Théobald de Bagnols, seigneur de Saint-Michel et co-seigneur de la Roque et Sabran.
En 1583, noble Rostang Cadard d’Anuzun, Baron de Thor, Seigneur de Caderousse et St-Michel.
Monarchie Absolue (1589-1791) :
En 1619, noble Rostang Cadard d’Anuzun, Baron de Thor, Seigneur de Caderousse, Saint-Michel et de plusieurs autres places.
1635, noble Pierre de Pluviers
1700, noble Joseph de Pluviers
1716 - 1790, Marc Antoine de Pluviers