5 MAI, Anniversaire de la prise du Nid d'aigle d'Hitler
Mon souhait serait que mon site "Saint-Michel-d'Euzet Patrimoine", aide à mieux faire connaître le village et son terroir, à travers les faits historiques et modernes traités. Chaque pierre, chaque lieu de la commune possède une histoire, voire des histoires. Je peux vous assurer que lorsque l'on connaît les faits historiques qui s'y rapportent, le regard est différent. Ainsi les monuments, les pierres, les lieux etc, deviennent des sujets qui perdent leur froideur et deviennent même, sensibles et touchants... Au point que nous avons une irrésistible envie de les sauver, de les protéger.
Comme je l'écris dans mon ouvrage : "Transmettre l’amour de ces témoignages éparpillés dans la nature, qui ont tant de choses à nous dire et que faute de nous parler, nous piétinons inconsciemment. Réveiller également la curiosité de chacun en évoquant des faits bien conservés dans les archives, vécus il y a des siècles par des gens aujourd’hui disparus, mais qui ont aimé avant nous cet adorable petit village."
Il suffit souvent d'un peu d'attention pour découvrir , par exemple, une inscription qui dormait depuis des siècles cachée par la végétation.
Les preuves des nombreuses incursions marines sont visibles dans certains terrains, sous la forme fossilisée de mollusques bivalves, gastéropodes marins et autres êtres qui vivaient dans ces eaux. Pour ce qui concerne la dernière visite de la mer au tertiaire récent, nous trouvons des restes de coquillages avec des fragments de coquille bien conservées dans les terrains argileux, au nord-ouest de la commune.
Depuis l'antiquité et même plus tôt
Comme beaucoup de ses voisines, la commune de Saint-Michel-d’Euzet, est située dans une région riche en vestiges archéologiques. La plupart de ces ‘‘richesses’’, nous en sommes convaincus, restent à découvrir. De plus, elle est traversée par d’antiques axes de communication dont la localisation et l’étude sont aussi importantes que les traces du passé que l’on peut y retrouver. Cependant il faut vérifier avec minutie sur le terrain, les renseignements qui nous sont fournis par de rares écrits anciens, que des découvertes récentes peuvent démentir ou compléter.
Le territoire de la commune est habité par l’homme depuis l’antiquité et même plus tôt. Faute de fouilles sérieuses, silex et poteries sont les seules preuves irréfutables de la fréquentation de l’homme préhistorique dans nos contrées encore sauvages. Conservés dans la terre de la commune, nous trouvons également des témoignages plus récents enfouis depuis l’antiquité. En effet, à l’ouest et sud du terroir s’étalent éparpillés les restes de ce que fut un habitat gallo-romain.
Chez nous il faut plutôt y voir une exploitation domaniale à vocation agricole sans rapport avec le confort des immenses villas italiennes ou celles découvertes dans le sud-ouest. Dans la commune de Saint-Michel, il s’agissait de constructions beaucoup plus modestes rappelant davantage les grandes bâtisses rurales du XIXe. Si au sud la découverte d’une mosaïque laisse supposer la présence d’une villa gallo-romaine, à l’ouest il s’agit plutôt de bâtiments annexes ayant pour origine dans sa partie nord, un habitat indigène qui était en place bien avant l’arrivée des romains.
Les témoignages de cette époque sont très nombreux ; Pièces de monnaie, tuiles tombales, céramiques de plusieurs époques, etc.
Le village primitif de Saint-Michel-d’Euzet, trouve probablement ses origines au sein d’un petit bourg rural quelques siècles avant la fin du premier millénaire. Il s’agit seulement de quelques maisons bâties sur la pente en lisière de bois, sans doute des chênes verts, bien à l’abri au pied de la colline. C’est à ce moment là que le nom d’EUZET lui est donné dans la langue usuelle de l’époque. La date exacte n’est pas parvenue jusqu’à nous, mais le nom qui lui est resté est bien de chez nous.
Desservi par un point d’eau pas très éloigné, ce petit bourg s’est peu à peu enrichi de nouveaux arrivants. A la place de la D 303 qui passe devant les écoles et le long du Vignarès, il y avait, il n’y a pas si longtemps, le « Valat de Crouzeau ». Il est clair que pour qu’un habitat se développe il faut que l’environnement s’y prête et l’eau est indispensable. Les premiers habitants avaient l’espace pour eux, les terres naturellement boisées, ainsi que les terrains vierges. Difficiles ou faciles ces derniers ne manquaient pas, mais il fallait les défricher avec peu de moyens. Plus tard, comme ils étaient encore peu nombreux, il leur arrivait sans doute de puiser pour leurs besoins dans les vastes étendues quelque peu sauvages et difficiles à surveiller, si tant est que le propriétaire légitime, (si toute fois nous pouvons parler de légitimité) se souvienne de ses nombreuses propriétés.
Pour simplifier, on peut penser qu’avant que le droit féodal ne s’étende à partir du 10e siècle, on conserva dans le Languedoc, « aussi bien dans les mentalités que dans les faits, certaines pratiques du droit romain » par lequel toutes les terres sont supposées être libres tant que le contraire n’est prouvé. « Ce droit s’est d’ailleurs poursuivit pendant le siècle suivant ou l’on reconnaissait trois ordres de personnes libres ; les ecclésiastiques, les nobles et les bourgeois, qui étaient distingués des serfs. »*