J2 : Samedi 2 juillet 2022
Comme je l’avais déjà mentionné, notre gîte se trouve à deux pas des sentiers de randonnée. Il se trouve également à 1,5 kilomètre seulement de l’attraction-phare de la région : le monument du Galtz encore surnommé « Corcovado alsacien ». Pas besoin de voiture, nous partons directement à pied et au bout d’une vingtaine de minutes, atteignons l’éperon rocheux à 731 mètres d’altitude.
Nous voilà au pied du Galtz !
Il s’agit d’une grande statue du Christ, bras étendus, paraissant bénir les villages de la plaine. D’une hauteur de 23 mètres, construit en 1930, le monument est dédié aux victimes de la Grande Guerre, notamment ceux tombés sur les champs de bataille alsaciens. Il est facilement repérable depuis la vallée.
Un escalier à l’intérieur de l’ouvrage mène à une plate-forme panoramique offrant un splendide point de vue sur toute la région. Le temps particulièrement clair ce matin permet d’apercevoir la Forêt-Noire et surtout les sommets encore partiellement enneigés des Alpes suisses.
Vue vers l’est, les villages au pied du Galtz, plus loin Colmar et, à l’arrière-plan, la Forêt-Noire
Vue vers le sud (cherchez les Alpes suisses)
Vue vers l’ouest (Labaroche, Orbey)
En y regardant bien, on pourrait presque distinguer notre gîte. En tout cas, la villa voisine est facilement reconnaissable ainsi que la silhouette moderne et les épis de béton de l’église Notre-Dame dominant la station.
Le Galtz n’est pas le seul objectif de la journée, nous visons une large boucle reliant le monument aux villages de Katzenthal et Niedermorschwihr avant de remonter vers Trois-Épis, en nous inspirant partiellement de cette trace publiée sur Wikiloc.
Par conséquent, après avoir crapahuté jusque-là, nous poursuivons maintenant en descente à travers une belle forêt de chênes et de résineux. Nous apprécions la sérénité des lieux agrémentée par le chant mélodieux des oiseaux !
Une heure plus tard, changement de décor, les sapins laissent place à la vigne à perte de vue. A nos pieds, premier aperçu du joli village de Katzenthal, niché dans une vallée sans issue, au pied des ruines du château du Wineck que nous nous empressons de découvrir de plus près.
Construit vers 1200, le château comporte un donjon de 20 mètres de haut, de plan presque carré. Il était protégé des attaques par un mur-bouclier. Le rempart circulaire qui l’entoure a été reconstruit. Les ruines sont parfois ouvertes à la visite et cet été les fans d’Escape Game peuvent s’adonner à leur loisir favori sur le thème de la bière.
Pourtant, ici, c’est plutôt le domaine du vin, comme en témoigne la présence de nombreux viticulteurs dans le village.
La balade se poursuit toujours dans les vignes mais sur le coteau opposé, d’où nous jouissons d’une dernière vue sur Katzenthal.
Une demi-heure plus tard, nous arrivons au cœur du village de Niedermorschwihr. Après l’avoir traversé rapidement en voiture hier, nous avons aujourd’hui tout le temps de flâner et d’apprécier son authenticité jusque dans les moindres détails : maisons de vignerons aux teintes pimpantes, porches, oriels et escaliers en colimaçon, fontaines en pierre, puits fleuris en grès rose, sans oublier la curiosité architecturale du clocher vrillé de son église.
A la sortie du village, nous nous trouvons à présent à 330 mètres d’altitude. Pour rallier Trois-Épis, il nous faut par conséquent gravir près de 300 mètres de dénivelé. Pour cela, nous délaissons la trace Wikiloc d’origine car elle rejoint le centre des Trois-Épis. Nous préférons arriver plus directement « chez nous ». Pour cela, nous coupons à travers le vignoble du Sommerberg jusqu’à l’orée de la forêt où un sentier parallèle à celui emprunté à la descente nous ramène, pas loin sous le Galtz, au carrefour de la Main de Fer. Nous sommes alors à 500 mètres de notre gîte.
Fin de la randonnée vers 12 h 30 au bout de 3 h 45 (sans les pauses), après avoir parcouru 12,5 kilomètres et 460 mètres de dénivelé. Pour une première sortie, ce n’est pas mal ! Et ça vaut bien un peu de repos en début d’après-midi, un moment de rêverie sur la terrasse en suivant l’évolution d’un planeur au-dessus des crêtes vosgiennes.
En cours d’après-midi, direction Turckheim en voiture. Le pittoresque village, ceinturé de remparts, est connu pour la ronde du veilleur de nuit, une déambulation dans la cité, à la nuit tombée. Vu l’heure, une telle activité n’est pas à notre programme mais la chaleur aidant, nous finissons chez le glacier après avoir admiré quelques belles demeures, notamment la plus belle du bourg, Les Deux Clefs (autrefois « A l’Aigle »), datant de 1540, classée monument historique. Une merveille abritant de nos jours un hôtel cossu et cosy ayant séduit les plus grands, comme le général de Gaulle, le général Leclerc ou le docteur Schweitzer ainsi que nombre de célébrités du monde du spectacle.
C’est ainsi que s’achève cette première belle journée axée sur le thème « massif vosgien, vignoble et villages alsaciens » que nous continuerons à dérouler tout au long de la semaine à venir.