5-7 avril 2024 : RIEUSSEC
Depuis vendredi soir, une quarantaine de personnes participent à une rave party sur la commune de Rieussec. Les nuisances sonores sont très importantes, la musique étant entendue à plusieurs kilomètres à la ronde.
Ce dimanche 7 avril, en fin de matinée, la musique était encore très forte et s’entendait toujours à plusieurs kilomètres à la ronde. Jusqu’à 10 kilomètres dans certains secteurs : depuis vendredi soir, une quarantaine de teufeurs se sont installés sur la commune de Rieussec, au lieu-dit Malpertus. Cette rave party a pris place sur un chemin coupe-feu, à cheval entre une propriété et la forêt domaniale des Avant-Monts.
Samedi, les gendarmes des brigades de Saint-Pons et d’Olonzac se sont rendus sur place. Ils ont demandé aux organisateurs de baisser le son. Ce qu’ils ont fait… en attendant leur départ pour le remonter : "Parfois cela se calme un peu mais de 4 à 6 heures du matin cela repart de plus belle, déplore la présidente de l’association Le son du silence qui œuvre contre les nuisances sonores des rave partys. Ce sont surtout les basses qui sont entendues et cela peut être dangereux pour des gens ayant, par exemple, des problèmes cardiaques."
S’il y a de grandes chances pour que les teufeurs lèvent le camp à l’issue de ce dimanche, les membres de l’association se disent inquiets pour les mois à venir : "Nous avons appris que le préfet de l’Aude venait d’interdire les rave partys dans son département jusqu’au 9 juin, assure, déçue, la présidente du Son du silence. Ce n’est pas le cas chez nous donc les organisateurs de rave party vont être plus nombreux à venir s’installer ici."
11-13 OCTOBRE 2024 : JONCELS
18-20 octobre 2024 : JONCELS
La seconde rave party à Joncels en deux week-ends est sans doute celle de trop. Les habitants sont exaspérés par les incivilités, les dégâts et les infractions.
"Franchement, on en a marre. Nous sommes exaspérés, dégoûtés de voir que cela se répète à l’envi. Ces rave parties nous polluent la vie", lance écœurée cette habitante. Ce week-end, environ 900 personnes se sont installées illégalement sur un terrain pour une fête sauvage. Ils ont fracturé des barrières pour s’installer et depuis vendredi soir, bravant l’arrêté préfectoral d’interdiction des fêtes sauvages, ils s’amusent sur un terrain privé.
La préfecture de l’Hérault a tiré un bilan impressionnant de ce dernier week-end de rave. 178 infractions au Code de la route, une interpellation d’une personne inscrite sur le fichier national des personnes recherchées par la justice, 27 amendes forfaitaires, cinq conduites sous stupéfiants et une sous l’emprise de l’alcool. "C’est bien gentil de tirer des bilans, mais nous, nous voulons des actes concrets. Pas ça ! Il faut des actes plus forts et plus symboliques pour que l’État ne nous donne pas le sentiment de nous abandonner."
"Nous sommes abandonnés à notre propre sort" : "Nous n'en pouvons plus des dégâts qui sont commis sur nos propriétés, explique cet habitant de Joncels excédé. Cette dernière rave n’a pas été comme les autres. Elle n’a pas été bon enfant. On voit des gens déambuler dans les rues, ils n’ont pas l’air bien. Là, je connais du monde qui dort le fusil au coin du lit. Cela va très mal se terminer si l’on n’est pas entendu. On est abandonné à notre propre sort alors qu’on nous a fait des promesses. Il est où l’État ? Quand est-ce que la justice va monter saisir les murs de son pour que l’on sache vraiment s’il est utile de pondre des arrêtés d’interdiction ?"
ARTICLE DE ACTU.FR : https://actu.fr/occitanie/castanet-le-haut_34055/herault-rave-party-illegale-a-castanet-le-haut-160-infractions-un-mur-de-son-de-25m3-saisi_61808211.html
L'hélicoptère de la gendarmerie était engagé
ARTICLE DE FRANCE 3 OCCITANIE :
"Fêtards d'une "rave party" délogés par la gendarmerie : 5 personnes arrêtées, 160 infractions verbalisées et saisie du matériel de sonorisation" : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/beziers/fetards-d-une-rave-party-deloges-par-la-gendarmerie-5-personnes-arretees-160-infractions-verbalisees-et-saisie-du-materiel-de-sonorisation-3053326.html
25-29 OCTOBRE : CASTANET-LE- HAUT
Article de France Bleu Hérault le 28 octobre : https://www.francebleu.fr/infos/societe/nouvelle-rave-party-le-maire-de-castanet-le-haut-reclame-plus-de-sanctions-contre-les-organisateurs-2545059
30 octobre : Communiqué de presse de Monsieur Raphaël BALLAND
Procureur de la République près le tribunal judiciaire de Béziers :
Dans la nuit du vendredi 25 au samedi 26 octobre 2024, sur le site éolien de Castanet-le-Haut (34), était détecté un rassemblement festif n'ayant fait l'objet d'aucune déclaration préalable auprès de la préfecture. La gendarmerie nationale constatait que le portail d’accès au parc éolien avait été fracturé permettant ainsi d’y accéder. Un « mur de son » composé de plusieurs dizaines d'enceintes était déjà actif. Par mesure de sécurité, le fonctionnement des éoliennes était interrompu par le gestionnaire d’exploitation. Au matin du 26 octobre, les gendarmes dénombraient environ 300 véhicules et 900 participants.
Malgré les conditions météorologiques défavorables (vigilance orange pluie/inondation) et les injonctions de l'autorité préfectorale, les participants refusaient de quitter les lieux.
Au cours du week-end, étaient mobilisés près de 90 militaires de la gendarmerie de la compagnie de Béziers et de l'escadron départemental de sécurité routière, notamment pour effectuer de nombreux contrôles de véhicules et aux fins de rechercher des infractions à la législation des stupéfiants sur la base de réquisitions du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Béziers. Au total, étaient relevées 160 infractions commises par des participants, et notamment 125 contraventions relatives à la circulation et au stationnement, 10 usages de stupéfiants, 4 conduites sous stupéfiants et 3 conduites malgré annulation du permis de conduire.
Dans la matinée du mardi 29 octobre 2024, alors qu'une cinquantaine de véhicules était encore présente, une opération d'évacuation du site mobilisait 50 militaires du groupement de la gendarmerie nationale de l'Hérault issus des compagnies de Béziers, Lunel, Lodève et de l’EDSR. Sur instructions du procureur de la République était saisie la totalité du matériel de sonorisation, dont 38 enceintes constituant le mur de son de 25 m3, un générateur, ainsi que des véhicules de transport.
Cinq personnes susceptibles d'avoir participé à l'organisation de ce rassemblement étaient entendues au sein des locaux de la communauté de brigade de gendarmerie de Bédarieux.
Le maire de Castanet-le-Haut et le gérant d’un gite à proximité déposaient plainte, ainsi que la société EDF Renouvelables France laquelle estimait avoir subi un préjudice de 30 000 euros.
Les investigations se poursuivent afin d'identifier les propriétaires du matériel saisi et les éventuels autres organisateurs avant que le parquet décide des suites judiciaires.
Rappel du cadre juridique : le code de la sécurité intérieure prévoit que tout rassemblement festif à caractère musical dont le nombre prévisible des participants dépasse les 500 personnes doit faire l'objet d'une déclaration préalable auprès du préfet du département. À défaut, et si ce rassemblement est susceptible de présenter des risques pour la sécurité de ses participants en raison notamment de l'absence d'aménagement de la configuration des lieux, les organisateurs sont passibles d'une contravention de cinquième classe réprimée par une peine d'amende de 1500 € maximum ou par un travail d'intérêt général, mais aussi par la confiscation du matériel utilisé et une suspension du permis de conduire pendant trois ans.
Par ailleurs, toute activité de travail dissimulé telle que la vente de boissons ou une activité de restauration non déclarée fait encourir à leurs auteurs les peines maximales de trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. En cas de dégradations graves intentionnellement commises sur le terrain, les peines encourues sont de deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende et jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende si elles sont commises en réunion.