Chant III - La boîte
Cercles humains
Cercles humains
– Camille ! Grouille ! Pourquoi tu restes là comme une nouille ?
– Euh... J’avais trouvé une graine qui parle, sans déconner...
– J’men tamponne eh ! Allez, on y est !
Suis-moi, c’est juste là.
– Mais quoi ? Où est-ce qu’on va ?
– Tu verras, détends-toi.
Ils avancent
Camille sent une chaleur monter
Petit à petit, dans l’obscurité
Une foule de spectre en transe apparait
On dirait bien qu’on est dans une boîte
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Regarde à terre
Regarde à terre
On saute sur les crânes
Des pauvres petits ânes
Pas assez sociables
Pas assez solvables
Pour s’éclater
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Dans la cohue sa chemise s’ouvre
Et sa veste se décroche
Plus rien ne couvre son torse nu
Et Natacha s’y accroche
Toujours en le mordant
La bouche dans le sel ardent de sa sueur
Et grandit gentiment comme une tumeur
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Regarde en l’air
Regarde en l’air
Les ficelles tendues
Sur les membres pendus
De ceux trop fêtards
De ceux trop avares
De nuits blanches, et des hanches, et des cuites.
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Les âmes damnées continuent
De s’assener des ondes
Dans une détresse profonde
Mais Camille usé n’en peut plus
Il arrache ses liens brûlants
Et s’arrache en courant
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