Pour les femmes monoparentales, les groupes de soutien semblaient être une activité répondant à leurs besoins et permettant de rompre l’isolement de ces femmes. Par ailleurs, les activités de formation paraissaient répondre aux besoins des femmes monoparentales en situation de pauvreté. Ces activités leur permettent de s’insérer ensuite sur le marché du travail ou de retourner aux études. Le seul bémol souligné, c’est que les activités de formation ont parfois une structure rigide qui fait que certaines femmes qui auraient besoin immédiatement de l’activité n’y ont pas accès au moment où le besoin se manifeste. Les activités sur la vulgarisation des outils du quotidien (transport, aide sociale) répondaient aussi aux divers besoins des monoparentales. Ces activités permettent de les outiller et de mieux comprendre le fonctionnement de ces services et de quelle façon elles peuvent les utiliser et qu’ils leurs permettent de sortir de l’isolement. Les services de premières lignes répondent également à leurs besoins au niveau matériel.
« Les activités qui gagnent le plus chez nous, c’est l’aspect groupe. Les commentaires qu’on entend à la fin, c’est : Oh mon dieu je vais quitter cette famille-là. Parce que nous on fait aussi, on fait ça à temps plein parce qu’on veut que ce soit une transition. Comme elles sont monoparentales, on veut que la routine, l’organisation soit déjà assez bien établie et qu’on puisse intervenir tout de suite, bon les retards qu’est-ce qui a qui ne marche pas, la santé qu’est-ce qui a, ça ne marche pas. [...] Elles sont suivies en individuel. On essaie de placer tout ce qu’on peut avant que le marché du travail arrive pis que ça ne soit plus possible. On offre une panoplie d’ateliers, mais je pense que c’est vraiment le groupe le moteur. C’est ce qui permet de sortir de l’isolement. »