Le point de départ est donné au pied de la majestueuse Citadelle de Blaye. Sous le ciel de juin, l’estuaire de la Gironde scintille, immense et paisible. Cette boucle d'environ cinq kilomètres et demi, tracée à la lisière de la pierre historique et des premiers horizons marécageux du Blayais, promet une immersion singulière entre mémoire fortifiée et quiétude bucolique.
Très vite, nos pas nous guident vers le cœur de la Citadelle, chef-d'œuvre de Vauban inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. En franchissant la Porte Royale, l'atmosphère change instantanément. On déambule à travers les ruelles de cette véritable ville dans la ville, où l'histoire palpite encore sous les pavés. Les casernes, la place d'armes et les anciens magasins à poudre rappellent l'importance stratégique de ce verrou de l'estuaire au XVIIe siècle. Du haut des bastions, le panorama sur la Gironde et ses îles sauvages (comme l'île Nouvelle) offre un spectacle changeant au rythme des marées.
Après avoir salué les hauteurs fortifiées, le tracé redescend et s'oriente vers le nord-est pour quitter le cœur historique. Le chemin traverse de petits espaces de verdure et croise la zone du Paulin, un secteur paisible abritant de discrets plans d'eau. C'est une transition parfaite, une marche rythmée par la douceur locale, loin de l'effervescence touristique du monument principal.
Poussant vers le nord, le circuit atteint sa pointe septentrionale au niveau des lieux-dits la Tonnelle et la Barré. Ici, l'horizon s'ouvre magnifiquement. Nous sommes à la lisière des fameux marais blayais, un paysage plat et quadrillé de canaux où le vert de la végétation s'accorde avec le bleu du ciel. En amorçant le retour par le chemin des Cônes et le Cap de Haut, l'air marin de l'estuaire se fait à nouveau sentir. Les vignobles prestigieux des Blaye Côtes de Bordeaux ne sont jamais loin, grimpant sur les coteaux alentour.
La dernière partie de la promenade est sans conteste la plus rafraîchissante. Le sentier rejoint le bord direct de l'estuaire, filant le long de la passe de Saintonge. Ce chemin de terre serpente entre la rive sauvage et les fossés avancés de la citadelle. À notre droite, les eaux limoneuses de la Gironde s'étendent à perte de vue. À notre gauche, les murailles de pierre calcaire se dressent avec fierté. En contournant les derniers bastions par la courtine ouest, le clocher de Blaye se profile à nouveau, annonçant le retour imminent.
Ce parcours proposé par le GMTouvre réussit le pari de synthétiser l'identité de Blaye en quelques kilomètres. À la fois historique, maritime et champêtre, cette balade est une invitation idéale pour quiconque souhaite s'imprégner de la douceur de vivre haut-girondine.
Philippe
Ce dimanche « sortie de classe » pour le GMT. Pensée, préparée, testée par le staff.
RdV parking de la mairie à 6h45. Foule des grands jours, organisation paramilitaire – chaque conducteur à son ordre de route et le nom de ses passagers.
RdV au parking devant la citadelle de Blaye – Vauban est passé par là à la fin du XVIIième siècle. Plus récent, un massif vestige du mur de l’Atlantique.
Vu sur l'île Nouvelle, un site naturel sensible géré par le Conseil Départemental de la Gironde qui appartient au Conservatoire du Littoral depuis 1991.Il a développé un programme de renaturation.
Précision : dite « Blaj »et non « Blai » (merci François), de même que vous dites « Boué » et non « Bouex », « Chamoni »et non « Chamonix » pour ne pas être regardé avec commisération.
Programme de la journée ;
-Mise en forme avec un café complet préparé par Rosy, Françoise, Odette et Katy, ....une fine équipe dont le savoir faire n’est plus à prouver.
-Phase physique, sportive ; randonnées de 10 ou 6km, au goût de chacune et chacun.
-Phase gastronomique au restaurant du Petit Port face aux remparts.
-Phase culturelle, historique : visite de la citadelle.
De ce que j’ai fait…ou pas fait ;
La rando de ~10km – regardez la carte.
Départ en longeant les remparts coté fleuve. Il apparaît qu’ils furent bâti, plutôt posés sur un éperon rocheux.
Les siècles passant, l’érosion a œuvré, fragilisant la construction. De longues tiges d’ancrage consolident la roche et des grillages protègent des chutes.
Pendant plusieurs km nous traversons des vignobles – 6000 ha. classés AOP - des vignes basses, plutôt vielles à voir les ceps. Ici pas de nouvelles plantations ni de programme d’arrachage. De beaux châteaux accueillants les touristes, s’annoncent « Premier Grand Crû de Blaye » (avez-vous remarqué qu’il n’y a jamais de second, de même pour l’agneau ?)
Retour par l’intérieur des terres. Il n’y a pas que des vignes, de grands champs de ce qui serait du soja dixit Denis. Alors que la France en importe 3,6 millions de tonnes par an, en cultiver chez nous semble une bonne idée.
Au file des km, la température croissante -35° au final, impose de petites pauses pour réhydratation.
Fin de parcours en traversant la citadelle pour profiter d’un paysage grandiose, faire des photos et avoir notre compte de km.
Le temps de changer de chaussures, de se refaire une beauté, robes printanières, saroual et chemisiers fleuris, d’un apéritif et nous étions parés pour la phase gastronomique.
Nous longeons un canal bourbeux avec des bateaux échoués – c’est marée basse et nous y sommes.
que dire du Petit Port ? Accueillant, bien placé, des plats souvent originaux, goûteux, pas du tout chichiteux plutôt même trop copieux. Bon choix ! un menu personnalisé en cadeau.
Phase visite de la citadelle. Je ne vous en dirais rien ; 35 °, besoin de digérer, je suis allé m’installer à l’ombre d’un arbre, face au fleuve. Une légère brise marine bien venue aidant, j’ai fait la sieste jusqu'à ce que Philippe et Guy me tape sur l’épaule et me propose une bonne bière bien fraîche.
Place d’arme, une sympathique et dynamique guide nous attendais. Sa présentation de l’histoire, du lieu, des habitants « en passant par les souterrains bien agréable par ces temps de chaleur » nous permis de découvrir autrement cette magnifique citadelle.
Une journée à garder en mémoire marquée par la température (que penser des climatosceptiques)
Une organisation exemplaire.
Bonne semaine.
Raymond
Serons-nous aussi nombreux dimanche prochain ?