Partis de Touvre par –10 °C, nous laissons nos voitures près des remparts d’Angoulême. Nous avançons dans un décor givré où chaque brin d’herbe porte un manteau blanc. Le froid saisit nos visages qui virent au rouge, et parler devient un effort. Commenter les fresques demande courage : s’arrêter trop longtemps devient une épreuve tant l’immobilité glace le corps. Depuis le lycée Guez‑de‑Balzac, nous gagnons le vieil Angoulême pour explorer son patrimoine mural unique.
Notre première halte révèle Les Coulisses du Théâtre de Dupuy et Berbérian, un clin d’œil vivant au monde du spectacle. Plus loin, Voyage au Travers des Images de Druillet nous plonge dans un univers foisonnant, réhabilité avec soin. Au coin de la rue Hergé, Walthéry nous accueille avec Natacha et P’tit Bout d’Chique, héroïne intrépide toujours en mouvement. En levant les yeux, nous apercevons Le Baron Noir de Got et Pétillon, fier et imposant.
Un peu plus loin, Franquin nous arrache un sourire avec Gaston et Prunelle, figés dans leur éternelle scène de bureau.
Nous rejoignons nos copains du « grand parcours » pour partager avec un grand plaisir les galettes confectionnées par Bernadette pour fêter nos Reines et Rois arrosées de cidre de notre Président et du café bien chaud de Rosy.
Sur le boulevard Pasteur, l’hommage à Uderzo signé Boucq et Moon impressionne par son ampleur : le maître y fait surgir ses personnages mythiques. Non loin, Zep nous offre un gag complet avec Titeuf, fidèle à son humour espiègle.
Dans le square Saint‑André, Yslaire déploie la poésie de Mémoires du XXe Ciel, sans doute l’une des fresques les plus sensibles de la ville. Enfin, rue de Beaulieu, Marc‑Antoine Mathieu nous entraîne dans Réalité, Sortie de Secours, véritable bande dessinée murale en quelques cases.
Après un passage par la porte des Carmes puis par le point de départ du vol du Général Resnier nous regagnons nos véhicules, transis mais ravis, enchantés par ce voyage à travers l’imaginaire foisonnant des grands noms de la BD.
Philippe photos de Jacques
Pour l’autre parcours, nous étions 9 à partir de la prison «sans y être rentré» pour descendre vers la Grand-Fond et redécouvrir des murs beaucoup plus facile à admirer à pieds qu’en voiture.
Petite halte à la gare le temps d’une photo et montée sur le plateau pour le traditionnel circuit. La pose avec nos amis de la marche douce très conviviale mais trop froide chacun repart sur son parcours.
Après avoir longer le rempart de l’est, nous rejoingnons la rue Montmoreau pour faire un clin d’oeil à Boule et Bill et Cubitus. Nous remontons sur le plateau par le Bd Durroselle avec « Chassez avec le temps puis le mur Gosciny, « Avec le temps » et enfin « Blacket Mortimer » retour au voiture bien content de retrouver un peu de chaleur mais les yeux pleins de bulles...
François