Nous partons de Chez Moreau, ce hameau entre champs ouverts et bois. Le point de départ est devant la « Ferme Duruisseau » haut lieu de la résistance que nous ne présenterons pas, une visite récente de ce site et son musée étant, encore, très présente dans nos esprits et nos cœurs. Les aboiements des chiens nous accompagnent finis la discrétion…
Le chemin s’élève à peine, juste ce qu’il faut pour réveiller les jambes.
Les Taillis apparaissent comme une transition douce : un patchwork de jeunes arbres, de sous-bois clairs, de senteurs de terre fraîche. On entend parfois un merle, parfois rien du tout. C’est une montée discrète, presque symbolique.
En avançant, la végétation se densifie.
Les Forêts portent bien leur nom : un espace plus ombragé, plus enveloppant, où le bleu du tracé sur la carte devient un fil conducteur entre les troncs.
Le relief reste sage — seulement quelques mètres de dénivelé — mais l’atmosphère, elle, change. On marche dans un lieu qui absorbe les bruits, qui ralentit le pas.
Puis soudain, la forêt s’écarte. C’est l’occasion de faire la pause, gourmande grâce au gâteau pyrénéen apporté par Jocelyne et Pierre et arrosé avec l’excellent café de tatie Rosy. Merci à eux!
Les Brandes des Maréchaux offrent un paysage plus ouvert, presque lande, où la lumière reprend ses droits.
C’est le moment où l’on respire plus large, où l’on regarde plus loin. Le chemin ondule légèrement, mais sans jamais fatiguer. On sent que la boucle commence à se refermer.
En approchant des Agriers, les signes de vie réapparaissent : une maison isolée, un champ travaillé, un chien qui aboie au loin.
Le chemin devient plus familier, plus rural, comme si la balade te raccompagnait doucement vers le quotidien.
La descente est légère, presque imperceptible.
nous retrouvons Chez Moreau avec cette sensation propre aux petites randonnées bien pensées : le corps a bougé, l’esprit s’est aéré, et le paysage a raconté quelque chose sans jamais forcer.,
Philippe
Photos de Claudine, Jacques et Philippe
Orgedeuil –Ecossas
Ce dimanche de Pâques nous étions 7 dont 2H pour arpenter un circuit sur la commune d’Orgeneuil.
Brume matinale mais certitude de beau temps.
Autre époque, autre saison, Orgedeuil, le 8 décembre 2019. J’écrivais :
La pluie du matin n’arrête pas le pèlerin
C’est ce qu’on du se dire 13 marcheuses et 4 marcheurs ce dimanche matin.
Pierrette nous avait régalés avec des merveilles (qu’on appelle oreillettes en Provence et bugnes à Lyon)
Orgedeuil –les voitures sont garées près de la salle polyvalente et de la mairie.
La commune, 2 km au nord de Montbron, fait partie de la Communauté de communes La Rochefoucauld - Porte du Périgord -~200 habitants, pas d’école, pas de commerce. pas de hameau mais des fermes isolées et une nature respectée.
Orgedeuil est située sur le flanc sud du Massif de l'Arbre, premier contrefort ouest du Massif central. La terre rouge de la commune, composée d'argile à silex ou altérite, a fait tourner quelques petites tuileries et mines de fer.
Des maisons montrent des murs avec des pierres d’origine volcanique.
Il y a un ruisseau, la Touille, des sources, des petites retenues.
Le circuit –voyez la carte :
Les deux premiers km jusqu’à Ecossas, nous longeons un plateau que nous escaladons les 2 km suivants pour en redescendre en fin de parcours. Entre les deux, alternances de champs de céréales et de sous bois.
Pause avec œufs de Pâques –Tradition oblige, Merci !
Il a été entendu des oiseaux dont un coucou.
Il a été vu un cheval et des ânes mais aussi des coccinelles- lorsqu’il y en avait plus les pesticides n’étaient pas nécessaires.
Flore : les jours passent et chaque semaine des nouveautés : première orchidée - sur les talus, dernières arrivées, les jacinthes des bois (une espèce indicatrice du climat océanique.), ajoncs et genets ouvrent timidement leurs fleurs, au pied de murs des valérianes, devant des maisons de splendides glycines, au loin un paulownia.
Le printemps- bien belle saison !
Au retour : un peu moins de 10km - dénivelé 152 m, en 2h43 arrêts compris.
Bonne semaine
Raymond