Sur les chemins des résistants : une Marche Douce entre histoire, nature et mémoire
La Marche Douce du jour a conduit nos seize marcheurs jusqu’à Bouex, petite commune charentaise dont les sentiers portent encore l’empreinte des siècles et des hommes qui les ont façonnés. Sous un soleil revenu après la grisaille, chacun a retrouvé le plaisir simple d’avancer ensemble, dans un paysage où l’histoire affleure à chaque pas.
Bouëx, un village ancien aux racines profondes
Bouëx apparaît très tôt dans les textes : Buchia au XIᵉ siècle, puis Bosco, Buxo ou Buxu au XIIIᵉ. Son nom vient de Buxia, « la lande », un terrain couvert de taillis et de buis (buxus), une racine que l’on retrouve ailleurs en Charente, comme dans Boixe ou Bussac.
Située dans la partie occitane du département, la commune se nomme Bois en dialecte limousin, prononcé bouiss. Elle marque la frontière linguistique avec la langue d’oïl, à l’ouest de la vallée de l’Échelle.
L’histoire locale est riche : les seigneurs de Boueix sont attestés dès le Moyen Âge. En 1452, Jean de La Rochefoucauld cède la seigneurie aux frères de Livenne. Plus tard, en 1629, elle est vendue à Jean Arnauld, membre d’une ancienne famille angoumoisine dont plusieurs représentants furent maires d’Angoulême au XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.
Le château féodal, voisin de l’église, date des XVᵉ et XVIᵉ siècles. Par mariages et héritages, la terre de Bouëx passe ensuite à la famille de Jovelle, puis à Jean de la Boutelière au début du XXᵉ siècle. Les registres d’état civil, eux, remontent à 1606.
Wikipedias .
Bouex est aussi la patrie de Jean Ulysse GAYON, né au hameau de Hauteville le 8 mai 1845, qui mit au point la « bouillie bordelaise », liquide à base de sulfate de cuivre.
Après plusieurs jours de pluie, c’est une véritable caresse de soleil qui a accueilli le groupe. L’air embaumait les premières floraisons, et la nature semblait vouloir célébrer avec nous ce retour à la douceur.
Les chemins alternaient entre sous-bois et espaces ouverts, offrant une diversité de paysages qui a ravi les marcheurs. Chaque portion du parcours invitait à ralentir, à respirer, à savourer.
Sur les traces des résistants du maquis
Bouex n’est pas seulement un village ancien : c’est aussi un lieu de mémoire.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ferme des Duruisseau — « Les Forêts » — se trouvait en zone occupée, à quelques lieues de la ligne de démarcation. En 1940, Bouëx n’était qu’un petit village où chacun connaissait son voisin, mais à la fin du conflit, Les Forêts était devenu un haut lieu de la Résistance charentaise.
resistancefrancaise.blogspot.com
Marcher sur ces chemins, c’est donc aussi honorer ceux qui, dans l’ombre des taillis et des haies, ont risqué leur vie pour la liberté. Le groupe a ressenti cette présence discrète mais puissante, comme un fil invisible reliant passé et présent.
La pause, agrémentée de café et de douceurs, a fait l’unanimité.
Rires, anecdotes, échanges simples et chaleureux : un moment suspendu, fidèle à l’esprit de la Marche Douce.
Le retour vers nos destriers motorisés a prolongé cette atmosphère paisible. Le parfum des chemins, les conversations légères, les sourires partagés… tout rappelait que le bonheur se niche souvent dans les choses les plus simples.
Cette sortie à Bouex restera comme une parenthèse harmonieuse, mêlant découverte patrimoniale, mémoire collective et plaisir d’être ensemble.
Un moment de partage authentique, sans artifice, où chacun a trouvé sa place.
Merci à toutes et à tous pour cette belle journée !
Philippe
BLANZAC le chemin des Templiers
Ce dimanche 1er mars, temps clair, les parbrises sont givrés mais un beau soleil est annoncé.
Voila maintenant plus d’une semaine qu’il n’a pas plu, il va peut-être bien falloir en prendre l’habitude.
Nous sommes 10 dont 5 F.
Direction Blanzac a une vingtaine de km au sud
Origine un peu mystérieuse, histoire mouvementée faite de constructions et destructions de fortifications, annexions, étripages, avec toutes les conséquences pour le bon peuple.
Ne pas oublier que l’Angoumois comme toute l’Aquitaine fut pendant longtemps sous influence anglaise. Avant il y eu les romains et leurs voies sans oublier les sarrasins à Poitier en 736. Et tous devinrent avec le temps d’excellents français.
Si vous voulez tout savoir - c’est passionnant, allez sur le site :
Blanzac-Porcheresse — Wikipédia
En résumé pour l’histoire récente
La commune de Blanzac absorba Porcheresse en 1972
Depuis le 1er janvier 2017, Blanzac-Porcheresse est une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Coteaux du Blanzacais avec Cressac-Saint-Genis.
Elle est traversée par la LGV(ligne à grande vitesse) dont le chantier fut bénéfique pour le commerce local.
Ce qui ne change pas :
Blanzac est arrosé par le Né, affluent de la Charente. Il y a de nombreuses sources.
Nous avons découvert un paysage profondément vallonné –regardez les courbes de niveaux. Les terres sont grises, bien différentes de celles de Touvre. Explication : le Campanien, calcaire crayeux, sur toute la surface communale.
Il n’y a pas de gros hameaux mais les fermes sont nombreuses aussi bien à Blanzac qu'à Porcheresse. Nous ne vîmes ni fermiers ni fermières.
Nous sommes dans la région des fins bois avec des vignes anciennes aux ceps noueux.
Voyez sur la carte notre parcours, entièrement au sud de la commune. Après un lointain coup d’œil à la petite église de Porcheresse, une grande boucle au-delà de la LGV en la passant par-dessus puis par-dessous.
Une semaine de soleil n’avait pas suffit pour assécher les chemins. Nous dûmes souvent louvoyer, passer d’un bas coté à un autre pour éviter les ornières bourbeuses creusées par les tracteurs, sans oublier les sangliers fouineurs.
Pause vers le km 4 proche de la chapelle des Templiers, récemment rénovée et dédiée maintenant au culte protestant- ça reste dans la famille.
Nous aurons vu :
-passer 3 TGV
-Faune
Une basse-cour avec poules, dindes, oies agressives, petite chèvre, mais pas de chien.
Deux ânes que Denis apprivoisa
Flore (avec l’apport de Nicole-merci)
Une belle allée de prunus en fleurs, jonquilles /narcisses, primevères, jacinthes, laurier, thym, forsythias.
un bergenia appelé plante des savetiers –pourquoi ?
un magnifique camélia rouge ce qui suppose un terrain acide –de même que l’hortensia, il est allergique au calcaire.
quelques fritillaires pintade -placée sur la liste rouge des espèces florales menacées en Poitou -Charentes.
A l’arrivée:10,8km en 2h57, dénivelé :162m,
Bonne semaine
Raymond
Avant de rejoindre ma tanière, journées des moulins obligent, je suis allé au moulin de la Combe quérir huile de noix, pains et brioches cuits au feu de bois ainsi que des beignets.
Produits locaux et circuits courts- c’est l’avenir.