BOUEX , la colline de méré
Les dimanches se suivent et ne se ressemblent pas – se serait bien monotone.
Dimanche 1er février, baromètre à la baisse, un temps à ne pas mette un chien dehors et ce dimanche 8 février, baromètre à la hausse, temps frais mais clair - le soleil encore voilé par des altostratus allait bientôt nous réchauffer.
10 au départ du parking de la mairie dont Brigitte, une nouvelle – bonjour, bienvenue- mais 11 devant la mairie de Bouex, parez pour le circuit « la colline de méré » -balisage bleu- circuit que nous pûmes bien avoir suivi une saison antérieure –témoin un chêne-ruche qu’on ne peut oublier.
Pour la suite, suivez sur la carte.
Nous sommes allés par monts et par vaux, montants et descendants par des sentiers encore boueux, traversant des hameaux, des lieux dit, aux patronymes bien de chez nous : bois de la Séglerier, les Cailloux, chez Grolier, la Croix, la Comude, le Chazeau, la Cave du loup.
Dans un jardin une touffe de narcisses d’un jaune éclatant,- serait-ce le printemps ? Un indice: ce samedi des crapauds étaient de retour dans mon bassin pour se reproduire. Pas suffisant pour faire le printemps mais ses prémices, oui !
Vers le km 5, près d’un lavoir témoin un peu délabré d’une époque révolue, pause : nappe, crêpes avec garnitures au choix, cidre pétillant et même café: Denis tenait à marquer son anniversaire – Merci, « bon anniversaire, nos vœux les plus sincères, et que dans un an nous soyons tous réunis..…»
Retour aux voitures ; ~9,7km et 127m de dénivelé.
Bonne semaine.
Raymond
Les Papillons de Saint‑Paul : une balade douce au cœur du merveilleux
Saint‑Paul de Chazelles — Aujourd’hui, les randonneurs des Marches Douces se sont retrouvés à Saint‑Paul de Chazelles pour une escapade champêtre placée sous le signe de la découverte… et d’un soupçon de mystère.
Le départ se fait presque au pied de l’église, dont le donjon massif domine le village comme un gardien immobile. Édifiée au XIIᵉ siècle et classée Monument historique, cette silhouette romane impressionne autant qu’elle rassure. Hélas, comme tant d’autres édifices religieux ruraux, ses portes restent closes. Est‑ce en raison de l’état général du bâtiment, ou d’une dégradation intérieure trop avancée pour accueillir les visiteurs ? La question demeure, et avec elle un léger parfum de regret.
En quittant le bourg, les marcheurs laissent derrière eux un village charmant, riche de bâtisses anciennes et d’un passé qui mériterait d’être mieux connu. Rien — ou presque — n’en dit mot sur Wikipédia, ce qui ajoute encore à l’envie d’en savoir plus.
La petite troupe s’engage ensuite vers le hameau des Darnats, par une route calme et agréable. Très vite, l’asphalte cède la place à un chemin mi‑boisé, mi‑ensoleillé, où la lumière joue à cache‑cache entre les branches. Le rythme est doux, les conversations vont bon train, et chacun savoure cette alternance de fraîcheur et de clarté.
Le parcours mène ensuite aux Nougéroux, puis aux Chaillats, avant d’emprunter un sentier au nom aussi poétique qu’intrigant : le Chemin des Papillons.
Un nom magnifique, presque trop beau pour être vrai. D’où vient‑il ? Pourquoi ce sentier porte‑t‑il une appellation aussi délicate ?
En fouillant dans de vieilles archives, une légende est réapparue. Une légende qui, à elle seule, semble résumer l’esprit de cette balade : la douceur, la lumière, et cette impression diffuse que la nature, parfois, nous observe autant que nous la contemplons.
Légende mystérieuse : Le Chemin des Papillons
« On raconte qu’au Chemin des papillons de Saint‑Paul de Chazelles, la lumière ne tombe jamais tout à fait comme ailleurs. Elle glisse entre les branches comme une présence attentive, et parfois, au détour d’un sentier, elle semble vous précéder, comme si quelqu’un, ou quelque chose, vous invitait à avancer.
Les anciens disent que ce chemin n’a pas d’âge. Qu’il existait déjà lorsque les premiers habitants de la Charente dressaient des pierres pour marquer les saisons. Ils affirment aussi que, certains soirs, le vent y parle une langue oubliée, faite de frémissements, de soupirs et de notes cristallines. Ceux qui savent écouter prétendent y entendre les pas légers des fées, veillant sur les voyageurs égarés ou taquinant les curieux trop pressés.
Il paraît que les mousses y brillent d’un éclat étrange après la pluie, comme si elles avaient bu un peu de lune. Et que les arbres, immobiles en apparence, se penchent imperceptiblement vers ceux qui entrent avec un cœur ouvert. Car le Chemin des Papillons ne se révèle qu’à ceux qui acceptent de ralentir, de respirer, et de croire, ne serait‑ce qu’un instant, que le merveilleux n’a jamais quitté ce monde.
Ainsi, quiconque y laisse ses pas le fait à ses risques et merveilles. On y perd la notion du temps, mais on y gagne un secret : celui de sentir, au creux du silence, que l’invisible n’est jamais bien loin. »
Philippe