Pranzac – parc et carrière
Ce dimanche 1er février – et oui déjà le 2ième mois de la « nouvelle année »qui n’est plus nouvelle- on vieillit.
Destination Pranzac – on ne présente plus.
Pour le départ de 8h, nous étions 6 au parking de la mairie mais 7 au pied de la lanterne des morts, 5F /2H.
Pourquoi parc et carrière ? Regardez la carte ; au départ, au nord de Pranzac un plateau nommé le Parc et vers le km 4, au lieu dit Bois de la Combe Brune, une vaste carrière.
Météo- les sites divergeaient : temps couvert, pas de précipitation dans l’heure, pluies intermittentes. Une certitude: pas de soleil !
Dans la réalité, une constante, de la gadoue sous toutes ces formes, flaques, ornières, feuilles et pierres glissantes. Peu de pluie mais un crachin du genre breton qui vous imbibe d’humidité extérieur et intérieur.
Notre parcours : nous remontons la vallée, avant de franchir le canal creusé pour court-circuiter les méandres du Bandiat.
Alternance de champs cultivés et de forêts.
Nous aurons vu: un terrain de jeu pour mobylettes auprès duquel nous avons pausé, des chevaux impassibles, certains avec un imperméable – une grande exploitation agricole avec un troupeau à l’abri en stabulation libre, des hangars et des engins, deux homo en VTT et un couple de retraités en vélo avec assistance.
Hasard ou bonne prévision, notre groupe a fusionné avec celui de la marche douce entraîné par Philippe, pour un retour en force aux voitures.
Bonne semaine
Raymond
En l’absence de François réquisitionné comme chauffeur par son petit-fils, Bernadette nous a cornaqués et Agnès a assuré la couverture photos – merci
Nous débutons notre boucle au pied de la lanterne des morts du XIIIᵉ siècle, qui domine l’ancien cimetière aujourd’hui transformé en place. Pranzac se situe sur l’ancienne voie gallo-romaine reliant Angoulême à Limoges, le fameux chemin des Anglais, qui passait par Touvre et correspond aujourd’hui à la rue des Écoles.
Au Moyen Âge, ce territoire voyait défiler les pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle ou les reliques de saint Eutrope à Saintes, un itinéraire secondaire mais très fréquenté reliant le Limousin à la Saintonge.
Nous prenons la direction du nord, dans la vallée surnommée la petite prairie, un secteur paisible et verdoyant malgré la météo. Un petit pont nous permet de franchir un Bandiat particulièrement tumultueux ce jour-là, gonflé par les pluies et chargé de limon et de branches qui teintent ses eaux d’un bel ocre.
Le chemin nous mène ensuite derrière le cimetière, puis vers le charmant hameau de Marsac. Notre passage ne passe pas inaperçu : chaque maison semble abriter un chien prêt à annoncer notre arrivée avec enthousiasme !
Nous poursuivons en direction de Flamenac par un petit chemin glissant mais plein de charme, longeant le parc.
Une pause café s’impose, accompagnée de douceurs bienvenues. Merci à Rosy et Françoise pour ce moment réconfortant.
Revigorés, nous repartons… sous la pluie, fidèle compagne du jour, qui ne nous quittera plus jusqu’à l’arrivée.
Le sentier qui borde le parc nous offre un décor boisé, égayé par les fragons et leurs petites boules rouges. Noël n’est pas si loin, et l’ambiance s’y prête encore.
Une grande flaque, digne d’une petite piscine, attire les regards… mais aucun volontaire pour un plongeon improvisé !
Les premières maisons annoncent notre retour vers le bourg de Pranzac. Après les écoles, nous avons la joie de croiser le groupe de la grande marche. Quel plaisir de se retrouver et de parcourir ensemble les derniers 500 mètres.
Nous regagnons nos véhicules, trempés mais souriants, heureux de ces kilomètres partagés sur les chemins de cette belle commune.
Une balade où la pluie n’aura jamais réussi à ternir la convivialité et l’esprit du GMT.
Pranzac sous l’eau, mais le GMT… toujours au beau fixe.
Philippe