J1 : Samedi 4 septembre 2021
Vol sans encombre jusqu’à destination, arrivée à l’heure (10 h 30), contrôle sanitaire fluide, récupération des bagages rapide, réception de la voiture (une Opel Mokka) sans délai : moins d’une heure après notre atterrissage, nous sommes déjà prêts à prendre la route.
Notre voiture, une Opel Mokka
46260 kilomètres au compteur au départ
Cette arrivée en milieu de matinée nous laisse une grosse demi-journée pour commencer à explorer l’île, d’autant que notre hébergement sur la côte Sud n’est pas disponible avant 17 heures. J’ai donc prévu de rejoindre notre base par des chemins détournés en passant par l’intérieur de l’île et son point culminant, le Pico de las Nieves (1949 mètres).
Oui, mais pas avant d’avoir déjeuné ! Dans ce but, j’avais repéré tout près de l’aéroport le restaurant « La Zurita » à Playa Ojos de Garza. L’endroit est prisé des locaux, il est recommandé de venir tôt, surtout le week-end. Il est 11 h 30, le bon timing nous semble-t-il ! La déception est grande quand on nous annonce que le restaurant ne sert pas avant 14 h 15. Ah ! les horaires espagnols !
Bon, comme on a plein de projets pour la suite de la journée, impossible d’attendre ! Pour l’heure, on se contente de prendre un verre sur la terrasse. Je renoue avec l’Appletiser, une sorte de jus de pomme pétillant que j’avais découvert aux Canaries en 2019, puis nous faisons un petit tour sur la promenade du bord de mer. Dommage, l’endroit est vraiment sympa et animé !
C’est par conséquent avec une pointe de regret que nous quittons le littoral pour l’intérieur des terres avec l’espoir de trouver une destination toute aussi charmante pour déjeuner. Direction Aguïmes et son centre historique où Charlotte nous déniche le café/bar El Populacho, donnant sur la place centrale. Un excellent choix pour la qualité des plats, l’accueil et l’environnement !
En effet, avec ses ruelles étroites, ses façades colorées, son église San Sebastian aux airs de cathédrale classée Monument Historique Artistique National en 1981, la petite cité possède un centre très pittoresque.
Nous aurions bien aimé nous perdre davantage dans ces adorables venelles, mais la montagne nous appelle et les projets pour l’après-midi sont encore nombreux.
A la sortie d’Aguïmes, la route grimpe résolument vers les sommets, s’approchant peu à peu du point culminant de l’île. Sur le trajet, à 1500 mètres d’altitude, la Caldera de los Marteles mérite un arrêt.
C’est un impressionnant cratère de plus 500 mètres de diamètre et 80 mètres de profondeur créé par une éruption volcanique en contact avec les eaux souterraines. Son fond plat et fertile occupé par des cultures contraste avec ses parois dépouillées et noires de lave.
Derrière nous, le Roque Grande, composé d’un ensemble de roches phonolitiques particulièrement dures, s’érige en maître du paysage et en point de vue principal vers la côte Est que l’on distingue à ses pieds.
Gros plan sur Roque Grande
Nous continuons à enchaîner les lacets à travers une vaste forêt de pins jusqu’au carrefour avec la route d’accès vers le Pico de las Nieves. Le lieu appelé « Pozos de las Nieves » (ou puits de neige) fait référence à ces excavations naturelles d’origine volcanique auxquelles le pic doit son nom et qui permettaient autrefois de garder la neige en réserve, parfois jusqu’en été, à des fins domestiques (congélation) ou de soins (propriétés analgésiques et anti-inflammatoires). Un kiosque, à quelques mètres de nous, abrite l’un de ces puits.
Nous jugeons inutile de pousser jusqu’au mirador puisque nous pouvons l’apercevoir de loin avec, en prime, la vue sur une belle « fenêtre » dans la paroi rocheuse.
Nous préférons poursuivre immédiatement vers notre prochaine destination distante d’à peine trois kilomètres, l’aire récréative de Bailico, où nous avons prévu une petite marche d’une heure afin d’aller découvrir une arche naturelle, Ventana del Nublo. Petit clin d’œil à Boncampeur qui m’a mise sur la piste de cette arche.
Au point de départ, aucune signalisation indiquant le but de notre randonnée mais d’après ma documentation, il suffit d’avancer tout droit pour trouver une indication un peu plus loin. C’est bien le cas, nous sommes sur la bonne voie, introduits dans cette magnifique pinède par le chien d’un campeur.
Aucune difficulté de terrain, peu de dénivelé, même si nous avons le souffle un peu court en raison de l’altitude (+1600 mètres) et de la fatigue liée à notre réveil matinal, au voyage et aux activités enchaînées sans relâche depuis ce matin.
Au bout d’un kilomètre, après quelques petites montées et descentes successives, l’arche est maintenant à portée de vue. Il ne reste qu’à grimper au sommet de cette colline.
Allez, courage, on y est presque !
En arrivant sous l’arche, waouh ! quelle surprise ! On comprend immédiatement la raison du nom de « Ventana del Nublo ».
D’un coup d’œil, la vue embrasse tout le centre de l’île jusqu’au Roque Nublo, l’un des rochers emblématiques, dominant la caldera de Tejeda.
Avec un angle de vue légèrement différent, on y aperçoit aussi la boule du radar de télécommunication coiffant le sommet du Pico de las Nieves où nous étions juste avant.
Nous avons de surcroît l’arche pour nous tout seuls avant d’être rejoints par un jeune couple d’Espagnols ayant entrepris la traversée de Grande Canarie à pied, du sud (Maspalomas) au nord (Galdar). Nous leur souhaitons bonne route, en nous hâtant pour revenir à la voiture.
Car l’heure tourne. Au terme de cette balade de 3,3 kilomètres avec un dénivelé de + 166 mètres, il est déjà 16 h 15. Or nous avons prévenu la propriétaire de notre villa que nous arriverions entre 17 et 18 heures. Aïe, ça va être juste !
Nous voulons en outre faire quelques courses, ce qui implique de passer par le Sud et nécessite plus d’une heure et demie de route. Dans ces conditions, pas le temps de s’arrêter au pied du Roque Nublo (nous y reviendrons ultérieurement). C’est tout schuss jusqu’à la côte, ou en l’occurrence plutôt un interminable slalom sur des routes étroites et spectaculaires heureusement bien sécurisées, le long d’impressionnantes ravines.
Arrivés à Arguineguín peu avant 18 heures, nous nous précipitons dans le premier commerce venu (un SPAR) avant de nous rendre compte que c’est un SPAR « natural », c’est-à-dire végan. Tant pis, pas le temps d’aller voir ailleurs, car déjà la propriétaire s’inquiète au téléphone de notre retard. Nous jetons alors vite fait quelques denrées essentielles dans notre caddy avant de foncer jusqu’à notre destination finale. Une dernière pente dans une rue étroite conduit jusqu’à la propriété au fond d’une voie sans issue. A 18 h 15 nous franchissons le portail d’entrée, désolés de notre retard.
Quelle journée !
Malgré ce contretemps, Carmen nous accueille chaleureusement avant de nous faire faire le tour du propriétaire. Pour la visite, c’est en page suivante.
Distance parcourue dans la journée : 110 kilomètres.