J6 : Jeudi 3 février 2022
Un randonneur rencontré hier m’a vanté les paysages très « haute montagne » d’un parcours reliant le village de Saint-Véran au lac de la Blanche et au refuge du même nom (où l’on peut également déjeuner) sur une piste damée accessible en ski de rando, ski de fond et raquettes. Très séduite, je me mets en quête d’informations plus précises, mais quand j’annonce à Hervé un circuit équivalent en distance et en durée à celui de la veille, il m’oppose une fin de non-recevoir. Après notre performance d’hier, il préfèrerait quelque chose de plus cool.
Nous nous mettons alors d’accord sur une boucle moins grande passant par la chapelle de Clausis représentant tout de même une douzaine de kilomètres. Sur une carte du domaine nordique de Saint-Véran, cela correspond à l’enchaînement des itinéraires 12 depuis le parking Sainte-Luce puis 11 pour y revenir.
Ça, c’est la version sur le papier, car sur le terrain, cela ne se passera pas exactement comme prévu. D’abord nous pensions pouvoir nous passer des raquettes sur un tracé censé être damé. Que nenni, la piste est verglacée dès le début et Hervé obligé de retourner à la voiture pour les chercher.
Mais, une fois que nous les avons chaussées, il nous semble difficile d’enchaîner une douzaine de kilomètres sur une glace aussi dure avec les raquettes aux pieds dès le départ. Moralité, à la première intersection, nous bifurquons à droite, sur la trace n° 16 « Le Paret », pas mécontents finalement de nous écarter de l’autoroute à skieurs et randonneurs qu’est l’itinéraire précédent.
Enfin tranquilles, nous prenons le temps de nous retourner pour profiter de la vue sur Saint-Véran, la vallée de l’Aigue Blanche et les sommets qui la dominent, culminant tous à plus de 3000 mètres d’altitude.
Petit à petit, nous nous rapprochons du torrent. Avant de le traverser sur quelques pierres bien placées, la descente d’un talus nous pose quelques difficultés, nous obligeant à déchausser et à glisser sur les fesses.
Un petit bosquet de pins nous sépare encore d’une large piste forestière, lieu de passage du GR58.
Une fois la piste atteinte, une aire de pique-nique complétée d’une jolie fontaine, en partie gelée, nous tend les bras.
C’est l’occasion de déchausser (encore !) pour une pause pique-nique, au son du goutte à goutte de la fontaine.
Puis nous bouclons le circuit via le Pont Vieux où nous rencontrons le seul promeneur du parcours.
A Saint-Véran, nous ne trouvons pas un seul établissement ouvert pour prendre un café. Nous attendrons d’être de retour dans notre gîte pour le siroter sur notre balcon.
Hervé voulait quelque chose de cool, cette petite boucle l’était (3 kilomètres, 2 heures avec les pauses, dénivelé 60 mètres). Certes, il manquait l’atmosphère « haute montagne » mais elle a été largement compensée par la quiétude des lieux et l’impression d’avoir la montagne pour nous tout seuls.