Jusqu’à présent, pendant nos vacances d’hiver, nous avions l’habitude de nous poser dans une station de ski, majoritairement dans les Alpes du Nord, pour ne plus en bouger pendant une semaine. Nos activités étaient partagées entre le ski (Hervé) et les promenades/randonnées sur les itinéraires piétons ou raquettes du domaine.
Au fil des saisons, les balades ont pris progressivement le dessus sur le ski. En 2020, Hervé n’a consacré qu’une seule demi-journée à la pratique du ski. En 2021, le COVID nous a tout bonnement privés de vacances à la montagne.
Alors, en cet hiver 2022, nous avons décidé d’innover ! Finies les grandes stations dédiées au ski, priorité aux randonnées dans un espace plus préservé !
Le Queyras, dont j’avais entendu le plus grand bien et que je rêvais de découvrir depuis le milieu des années 90, s’est alors rappelé à mon bon souvenir.
Mais le Queyras, c’est où ? Situé sur le département des Hautes-Alpes, le territoire est limitrophe du Briançonnais au nord, de l’Italie à l’est, des Alpes-de-Haute-Provence au sud et de la Durance à l’ouest. On le décrit comme une sorte de citadelle naturelle entourée de crêtes et de sommets (de plus de 3000 mètres pour certains) dont la combe du Guil constitue l’unique voie d’accès (en dehors du col de d’Izoard fermé en hiver).
Le Queyras est structuré en quatre grandes vallées parsemées de huit villages : la vallée principale du Guil qui abrite les communes de Château-Ville-Vieille, Aiguilles, Abriès et Ristolas ; le Val d'Azur avec Arvieux et ses hameaux, débouchant sur le col d'Izoard ; la vallée du Cristillan où se niche le village de Ceillac et enfin les vallées des Aigues avec Molines et Saint-Véran.
Ce dernier est sans doute le village le plus connu de la région. Réputé pour son observatoire astronomique, classé parmi les plus beaux villages de France, il a aussi été déclaré village le plus haut d’Europe en raison de l’altitude (2042 mètres) de son centre (église).
Le Queyras, c’est aussi un parc naturel, gage de préservation de la biodiversité et des paysages, du maintien d’une agriculture de qualité ou du développement d’un écotourisme exemplaire.
Enfin, la région revendique également trois cents jours de soleil par an.
Bref, c’est exactement ce qu’il nous faut !
Nous sommes encore confortés dans notre choix après lecture d’un carnet de voyage publié sur le Forum du Routard décrivant certes un séjour dans le Queyras en automne mais laissant imaginer le meilleur en hiver aussi.
La destination est alors définitivement retenue et les dates fixées du 29 janvier au 5 février 2022.
Comme point de chute, nous réservons un gîte à Montbardon (1500 mètres d’altitude), petit hameau faisant partie de la commune de Château-Ville-Vieille, véritable belvédère au-dessus de la vallée du Guil, dont nous sommes immédiatement tombés sous le charme.
Depuis ce lieu, nous comptons rayonner vers les quatre grandes vallées du territoire et découvrir leurs atouts à travers des randonnées avec ou sans raquettes. Pour ce faire, j’ai compilé à l’aide d’Internet une dizaine d’itinéraires dont nous déciderons sur place lesquels privilégier en fonction de notre forme physique, de la météo et de l’enneigement.
Pour ce qui est de l’enneigement justement, je scrute régulièrement la webcam de Saint-Véran durant plusieurs semaines avant notre départ. Il y a eu de grosses chutes de neige autour de Noël, mais depuis cette date le beau temps prédomine, réduisant de jour en jour le manteau neigeux. Bah, nous ferons preuve d’adaptation !
C’est dans cet état d’esprit que nous prenons la route vers le Queyras le jour J, conscients également qu’en choisissant le sud des Alpes, nous aurions à assumer un trajet conséquent. C’est pour cette raison que nous ferons le retour en deux jours, avec une étape à Grenoble pour voir notre fils.
Pour le moment, nous voici partis pour plus de 700 kilomètres et près de 10 heures de route ! On vous embarque ?