J8 : Samedi 5 février 2022
Le moment est venu de quitter Montbardon, mais pas encore de rentrer chez nous. Nous avons, en effet, prévu de faire une étape à Grenoble, que nous décidons de rejoindre via le lac de Serre-Ponçon et le Champsaur plutôt que par l’Oisans et Belledonne.
Cela nous donne l’occasion d’un petit détour, peu avant La Mure, afin de jeter un coup d’œil aux passerelles himalayennes du Drac, des passages qui, en saison, peuvent faire l’objet d’une belle randonnée combinée à un transfert en bateau d’une rive à l’autre.
Aujourd’hui les abords du lac de barrage de Monteynard sont déserts, balayés par un vent glacial, rebutant tout promeneur de mettre le nez dehors. C’est pour cette raison que nous commençons par manger notre casse-croûte derrière le pare-brise avant de braver les éléments et de rejoindre, malgré tout, la passerelle la plus proche, sans néanmoins oser la traverser complètement à cause des rafales de vent, promptes à nous jeter à terre.
Vue sur l’étendue du lac
La passerelle surplombant de plus de 80 mètres la rivière…
… que nous ne traverserons que partiellement !
Vue sur le Drac
Vue sur le Vercors : de g. à d., Mont Aiguille, Petit et Grand Veymont
Le Drac reste notre fil conducteur jusqu’à l’entrée dans les faubourgs de Grenoble où nous faisons halte dans un château, vieux de 700 ans, ayant vu passer, entre autres, Templiers, Chevaliers de Malte et Révolutionnaires, transformé depuis quelques années en hôtel de charme.
Avant de faire honneur au dîner en compagnie de notre fils dans la vaste salle à manger aux boiseries XVIIIe ornées des portraits de quelques illustres châtelains, nous improvisons une dernière balade dans la forêt voisine jusqu’au belvédère du Sabot et sa vue imprenable sur l’agglomération grenobloise.