Date de publication : 8 avr. 2016 07:43:24
Polarnet 2016
les élève de la classe cm1 cm2 on écris ensemble un texte
ils ont dit leurs propositions avec le maitre et se sont mis
d'accord pour le texte de Polarnet ils ont choisi un personnage
et un endroit et la saison et le maitre a choisi le meilleur personnage et le meilleur endroit et la meilleur saison
Chapitre 1 par les CM de la coopérative scolaire de Lanouaille
Cet hiver-là, il faisait froid, très froid. La neige était épaisse et recouvrait les toits du château. Le seigneur de La Bourdaleychie avait organisé un tournoi en l'honneur des fiançailles de sa fille avec le fils du seigneur de Laujardie. Des chevaliers étaient venus des quatre coins du comté du Périgord. Des serviteurs avaient balayé la neige et tout le monde attendait le début du tournoi. Le seigneur de La Bourdaleychie, sa famille et ses invités arrivèrent et s'installèrent dans les tribunes. Jehan de La Bourdaleychie leva le bras et les trompettes se mirent à sonner. Deux chevaliers entrèrent en lice pour jouter. L'un d'eux portait une armure noire avec un casque à cornes et l'autre était vêtu de rouge et jaune. Ils abaissèrent leurs lances et partirent au galop l'un vers l'autre. Le chevalier à l'armure noire fut désarçonné de suite et les cornes de son heaume se coincèrent dans le sol. Le vainqueur se présenta à la tribune sous les applaudissements du public et le regard hautain d'Aurore, la fille du seigneur, qui n'aimait pas les combats. Une dame attacha un ruban bleu à la lance du chevalier qui repartit fièrement vers l'écurie.
Les trompettes sonnèrent à nouveau. « Mes chers amis, c'est l'heure du repas,» s'écria Jehan de la Bourdaleychie. Tout le monde se dirigea vers le logis seigneurial en discutant du tournoi. Aurore, elle, restait muette. Les invités passèrent sur le pont-levis pour se diriger vers la salle du repas. Chacun se pressait pour aller au chaud. Le pont-levis était glissant et tout d'un coup, il y eut une bousculade et Aurore tomba sur la glace des douves. Richard, le fiancé d'Aurore éclata de rire mais la jeune femme le prit fort mal. Deux chevaliers la sortirent de là rapidement et tout le monde traversa la basse-cour pour entrer dans le logis.
La salle était éclairée par des torches accrochées aux murs et décorée d'écus suspendus portant les armoiries du seigneur et de ses vassaux. Une tapisserie verte ornait le mur derrière la place du seigneur. Dans la cheminée brûlaient d'énormes bûches, la table formait un demi-cercle, elle était recouverte d'une nappe blanche et était garnie d'un délicieux repas : des faisans, des canards, du sanglier, de la biche,....Les chiens du château étaient couchés près la table, attendant que les invités leur jettent quelques morceaux de viande. Les serviteurs, vêtus de rouge, apportaient des plateaux sans arrêt. Un bouffon en bleu et jaune, jonglait avec des balles près d'un cracheur de feu. De l'autre côté, un flûtiste et un joueur de luth accompagnaient un jongleur qui chantait un chant d'amour du troubadour Giraud de Bornelh.
Aurore était placée entre son père et son fiancé. Elle trouvait ce dernier très laid. Elle se tourna vers son père : « Mon cher père, ce Richard que vous voulez me donner pour mari, je le trouve laid et benêt. Je ne compte pas l'épouser. Il s'est moqué de moi quand je suis tombée du pont-levis.
Pendant ce temps, Richard avait bu plusieurs pichets de vin et il était ivre. Il se leva et se mit à danser comme un fou, Aurore ne savait pas où se mettre. En faisant le tour des tables, il renversa un gobelet de vin et un plat sur un chevalier qui se dressa et le repoussa. Richard donna un coup de poing au chevalier qui riposta aussitôt et une bagarre éclata. Aurore, très mécontente de voir son fiancé ivre en train de se battre, se tourna vers son père et lui dit : « Je ne veux pas l'épouser ! C'est un fou ! Je vais à la chapelle pour prier . » Elle se leva et sortit.
Aurore se dirigea vers la chapelle, elle ouvrit la porte, elle entra et s'agenouilla pour prier. Elle se dit : « mon père est un idiot, je n'aime pas ces combats et je ne veux pas épouser ce Richard ! » Elle joignit ses mains, baissa la tête, ferma les yeux et dit à voix basse : « je ne veux pas épouser ce Richard ! » Un peu plus tard, elle entendit la porte de la chapelle s'ouvrir et des pas se firent entendre. Elle dit : « qui est là ? » mais personne ne lui répondit. Les pas se rapprochèrent et elle entendit la respiration de l'inconnu juste derrière elle. Elle se retourna et eut juste le temps d'apercevoir un homme vêtu de noir, aux chausses trouées et dont le chapeau masquait le visage. Elle eut peur et cria : « au secours.. » mais l'homme la bâillonna et l'attacha. Elle se débattit en vain et l'homme lui banda les yeux avant d'enfermer la jeune femme dans un grand sac en toile de jute.
Pour créer une diversion, le malfaiteur décrocha une tapisserie, versa dessus l'huile des lampes présentes et alluma avec un cierge. Le feu prit en moins d'une seconde et il y jeta les bancs de la chapelle. Puis il chargea le sac sur ses épaules et sortit de la chapelle. Rapidement, il se dirigea vers le rempart et monta l'escalier où l'attendait un complice. Il chuchota : « C'est dans le sac. Les gardes ?
Les deux hommes attachèrent le sac à une corde et le firent descendre doucement vers les douves. Puis, chacun d'eux descendit rapidement par le même chemin. Ils saisirent le sac qui gigotait, le soulevèrent et traversèrent les douves gelées avant de disparaître dans la nuit.
Pendant ce temps, l'incendie se propagea à la charpente de la chapelle. L'alerte fut donnée et tout le monde sortit dans la cour du château. Certains firent la chaîne entre le puits et la chapelle avec des seaux, d'autres jetèrent de la terre, d'autres de la neige... La chapelle brûla entièrement mais le feu n'atteignit pas le reste du château.
Jehan de La Bourdaleychie et ses hommes recherchèrent Aurore dans la chapelle encore fumante mais il ne trouvèrent pas de corps. «Elle n'est pas ici, » dit un des chevaliers. Ils la cherchèrent dans sa chambre mais elle n'y était pas. Ils la cherchèrent en vain dans tout le château. Par contre, ils découvrirent les cadavres des gardes assassinés.
Le seigneur et ses chevaliers sortirent du château pour examiner les alentours. Un des chevalier repéra la corde attachée au rempart et rapidement le groupe suivit les empreintes laissées par les ravisseurs dans la neige jusqu'à la lisière de la forêt. Là, ils trouvèrent le sac abandonné mais il n'y avait plus de traces de pas.
Par contre, ils repérèrent des traces de sabots.