Chapitre 2
Ecrit par les CM2 de Coursac
Nous n'avons pas pu dormir de la nuit, car nous étions bouleversés par la mort si soudaine de notre père. Nous étions assommés par le choc de ce meurtre qu'on ne pouvait pas expliquer.
Le lendemain, les policiers arrivent enfin. Ils demandent aussitôt où est le corps. Deux policiers inspectent minutieusement le corps de notre père grâce au C24430PI. C'est un appareil qui permet de relever les traces invisibles et d'analyser les empreintes ADN. Il est relié au fichier central de la police.
Le commissaire Steven Jones, chargé de l'enquête, nous demande de le rejoindre dans le salon pour nous interroger. Il ne nous pose pas de questions sur notre identité ou nos habitudes de vie car toutes nos données personnelles sont mémorisées, seconde après seconde, dans une puce implantée dans notre cerveau à notre naissance.
- Les caméras de contrôle ont été abîmées, nous ne pouvons pas voir ce qui s'est réellement passé, dit le commissaire. Quand avez-vous découvert le corps ?
- En rentrant de mon travail, vers 18h00, répond Sarah notre mère.
- Avez-vous vu ou entendu quelque chose d'anormal ?
- La porte de l'entrée était ouverte. Je me suis dirigée vers la cuisine et là, j'ai entendu un hurlement qui venait de la chambre...
- Et alors qu'avez-vous vu ? demande impatiemment Jones
- J'ai vu mon mari allongé sur la moquette et lorsque j'ai levé les yeux vers la fenêtre, une ombre noire s'est enfuie.
Le commissaire nous apprend que les détecteurs n'ont pas trouvé comment notre père a été tué. La suite de l'enquête n'est plus de son ressort. Le dossier sera transmis à Charles Cartians, l'inspecteur des enquêtes spéciales.
Les policiers mettent notre père dans une caisse spéciale et l'emportent à la morgue pour compléter les examens. Nous nous mettons à pleurer et je promets à mon père que je le vengerai.
Le soir même, Cartians se présente chez nous. Il descend souplement de sa Flying Harley Fat-Boy. Il enlève son casque. Il a une tête à faire peur : deux cicatrices entaillent ses joues, ses longs cheveux blonds n'ont pas l'air d'avoir un jour connu un peigne. Lorsqu'il enlève ses lunettes de soleil, ses yeux bleus nous mettent mal à l'aise.
Il rentre dans l'appartement et nous interroge. Il demande à notre mère ce qu'elle a vu.
- Avez-vous vu quelque chose d'inhabituel ?
- Je n'ai vu qu'une ombre qui est partie par la fenêtre, dit ma mère
- Hum, hum, une ombre, c'est plutôt vague, pourriez-vous être plus précise ?
- Non, j'étais trop choquée.
- Hum, conduisez-moi dans la chambre .
Cartians examine la pièce à la recherche du moindre indice qui aurait pu être oublié par les enquêteurs. Il ne trouve rien. Au moment où il vient nous rejoindre, il se retourne brusquement et se précipite vers la fenêtre. Il s'approche d'une ombre accrochée sur le rebord mais le plus étrange c'est qu'aucun objet ne la projette ! Il semble réfléchir un court instant et nous annonce avec un ton inquiet que l'enquête allait être compliquée.
- J'ai déjà eu affaire à « ça » ! C'est une ombre, de la Galaxie Obscure . Ces créatures tuent leurs victimes en aspirant leur souffle de vie. Le visage de Mr Duncanberry était-il intact ?
- Non, non, on ne l'avait pas reconnu, c'était bizarre, il avait l'air desséché, répondit Romain
- N'auriez-vous pas trouvé un papier ?
- Euh, non dit notre mère nerveusement.
- Si maman, dis-lui la vérité, on t'a vue prendre un papier dans une des poches de papa, hurla presque Romain.
Cartians fixe froidement Sarah et lui demande le papier. Elle le sort de la poche de son jean et le lui tend. Il le prend avec rapidité et le déplie sur la table du salon. Il sort alors de son portefeuille trois autres papiers et les rassemble comme un puzzle. Nous nous rapprochons de lui et ce que nous voyons nous effraie.
- J'ai enfin réuni les quatre messages mais, malgré mes recherches et mes demandes aux services de déchiffrage, je n'ai jamais pu en comprendre la signification.
- Nous, nous savons ce que cela veut dire ! répondons-nous, mon frère et moi d'une voix angoissée.