La télévision à ses débuts en 1928, également appelée " Radiovision ", utilisait un système mécanique à disque pour l'analyse et la reconstitution de l'image, d'où son nom de Télévision Mécanique.
En 1884, le jeune étudiant allemand Paul Nipkow invente le disque qui porte son nom. Il s'agit d'une invention géniale permettant de décomposer et reconstruire l'image au moyen d'un disque percé de trous répartis en spirale.
Côté Caméra
L’image capturée par une optique constituée de plusieurs lentilles est projetée sur le disque, au temps 0, le premier trou du disque se trouve en haut et à gauche de l’image. Puis le disque se met en rotation et le premier trou parcours la largeur du haut de l’image selon une ligne courbe. La lumière passant à travers ce trou est récupérée par une cellule photoélectrique , qui traduit l’intensité lumineuse en courant électrique.
Le second trou transmet à la cellule les variations lumineuses des points de la ligne en dessous de la première. Et ainsi de suite, jusqu'au dernier trou.
Pendant la rotation, Les trous étant en spirale, on va donc décomposer l'image de haut en bas en une succession de lignes et la cellule photoélectrique va traduire les contrastes de l’image en courant électrique. C'est ce qui est appelé maintenant un signal vidéo analogique.
Côté réception
On utilise un disque identique, qui tourne à la même vitesse que le disque de la caméra soit 750 Tr min. La cellule photoélectrique est remplacée par un dispositif lumineux dont l’intensité est modulée par le signal électrique reçu de la cellule et disposé derrière le disque du récepteur.
Quand le disque tourne, l’observateur placé devant voit la lumière du dispositif lumineux à travers les trous qui se déplacent, et crée le même balayage qu’à l’émission. La luminosité variant selon la position du trou, en fonction de ce qui est vu par la cellule émettrice, l’observateur aperçoit l’image reconstituée à travers les trous du disque. On observe avec ce système 12,5 images par secondes avec une résolution de l'ordre de 1600 pixels.
Réalisation du prototype récepteur " Radiovision " à 32 lignes
Pour le prototype nous prendrons un disque de 78T qui sera percé en spirale avec 32 trous de 1 mm, cette opération demande une grande précision pour ne pas avoir une image déformée.
Les 32 trous percés sur le bord du disque serviront à la synchronisation et la stabilisation de la vitesse du disque.
La caméra n'étant pas encore réalisée . . . Nous utiliserons le programme 2NBTV pour la conversion de vidéo format " WMV " en format " audio 32 lignes "
La carte électronique du prototype
On voit bien le problème de la mauvaise régularité de la position des trous ronds sur notre disque
1° image de notre prototype
Mire " ORTF "
mais vous l'avez reconnue bien entendu !
En vidéo sur le lien ici
https://drive.google.com/file/d/1rdmIZER_lb26mgdsoxJs3FCnogBrReUE/view?usp=share_link
Quelques années plus tard . . .
Réalisation d'un récepteur à 32 lignes avec un disque de Nipkow fabriqué par découpe laser
Préparation du nouveau disque
Mise en place du moyeu adapté au nouveau moteur
Détail de la précision des trous rectangulaire de 0,6 x 0,5 mm
Mise en place du moteur plus puissant
Résultat : Une image beaucoup plus nette !
Maquette animée de caméra pour comprendre le fonctionnement du disque analyseur de Nipkow
L'intensité lumineuse de l'image vue par l'optique éclaire la surface du disque en rotation et passe au travers des trous pour venir frapper la cellule photoélectrique qui transforme cette intensité en courant électrique.
Chaine de captation et réception de télévision mécanique
Le signal image est transmis sur une fréquence Radio et le son du micro sur une autre fréquence Radio.
Il fallait donc pour la réception deux postes de radio et le téléviseur mécanique.
Côté Caméra
Côté Récepteur
Pour plus d'informations sur l'histoire de la Télévision mécanique voir le site :
https://www.earlytelevision.org/dupouy/la-radiovision.fr/histoire.html