Adresse : 29, rue Jean Schinler (sur la N30 vers Florzé) - 4140 Sprimont
Style : néo-gothique
Panneau : LECTURE DE L'ENSEIGNEMENT DU PÈRE
tous les dimanches à 10 heures
et les 4 premiers jours de la
semaine à 19 heures
OPERATION GENERALE
les 4 premiers jours de la
semaine à 10 heures
Tout le monde est reçu
gratuitement
Temple sans photo au service réduit (Lecture dimanche à 10 heures)
Date de consécration (par Mère) : le 15 décembre 1929
Anecdote : Ce temple fut ouvert peu de temps après que Mère décida de placer sa photographie à côté de celle de Père, en regard du symbole du culte. Il a rejoint les temples sans photo.
Ce temple n'a pas de logement pour le desservant
Souvenirs d'enfance d'un aqualien de 70 ans !
Dans ma rue...
Peut-on encore imaginer la vie sans les grandes surfaces commerciales qui nous entourent ? Pourtant, le commerce de proximité comportait bien des avantages et on pouvait trouver pas mal de choses, rien que dans sa rue.
J'habitais rue Henri Orban ...
Comme épicerie, nous fréquentions aussi le petit magasin situé juste à côté. Là, un vieil homme, Mr Maron et sa fille nous accueillaient d'un charmant sourire, comme tous les autres commerçants d'ailleurs. L'extase commençaient lorsque les commerçants moulaient le café devant nous.....un vrai bonheur ! Et pour le plaisir de mes petits yeux d'enfant, une tour Eiffel décorant des flacons de parfums acrochait toujours mon regard et me faisait rêver.
Mr Maron était prêtre antoiniste et quand, le dimanche matin, il se rendait prêcher à Sprimont, nous avons cru longtemps qu'il se rendait à un carnaval !
source : https://www.facebook.com/groups/434381040014955/posts/4117788711674151/
A l'âge de trente ans, je suis allé aux cours du soir, au quai du Condroz. La dernière année, pendant les examens, j'ai attrapé une sinusite très douloureuse. Il m'était impossible d'étudier, d'ouvrir un livre, même se rester à la lumière. J'étais très inquiet, car les journées étaient longues et j'étais très fatigué. Je pensais que mon année était fichue. Mais une connaissance m'a dit d'aller trouver le père Antoine, au temple, à Sprimont, ce que j'ai fait. Là, j'ai été reçu par des Antoinistes qui m'ont dit de ne pas m'inquiéter, d'aller à mes examens et que je réussirais. Effectivement, j'ai très bien réussi. On aurait dit que les réponses m'étaient données, ça ma venait facilement. J'ai donc réussi mes examens sans étudier.
(Propos de Cyrille Pirotton recueillis par Vanessa Bay)
Cette anecdote cadre parfaitement avec ce qui fut appelé l'Antoinisme, religion fondée par Louis Antoine, un guérisseur de Jemeppe, adepte du spiritisme. Cette doctrine a connu une très grande popularité dans notre région dans la première moitié du 20e siècle et n'est d'ailleurs toujours pas éteinte puisque des temples antoinistes subsistent encore dans de nombreuses localités. Nous laisserons un spécialiste de la question, Louis CHALON, tracer les grandes lignes de ce mouvement spirituel : "Ce spiritisme des milieux populaires a donné naissance en région liégeoise, sous l'impulsion de Louis Antoine - un guérisseur de Jemeppe (1846-1912) - à une doctrine de type panthéiste où se mêlent le christianisme et a croyance en la métempsycose, une doctrine plusieurs fois affinée, épurée, exposée dans des livres qui aujourd'hui encore, sont considérés, comme des textes sacrés par les adeptes du Culte. L'antoinisme, en effet, s'est constitué en véritable Église. Certes, ses adeptes préfèrent aujourd'hui parler d'un mouvement fondé sur une doctrine plutôt que d'une Église, mais ils continuent à parler du culte antoiniste, et leurs lieux de réunion sont appelés des temples. Le plus connu d'entre eux est celui qui, en 1910, fut élevé à l'endroit même où habitait le guérisseur, à Jemeppe-sur-Meuse. Il en existe plusieurs autres dans la région, par exemple à Liège dans la rue Hors-Château et à Herstal. Le rayonnement de l'Antoinisme ne se limite toutefois pas à sa région d'origine, ni même à la Wallonie. Il a essaimé en France, il est présent à Paris et dans de nombreuses villes de province."
In Quand le spiritisme tourne au culte populaire, dans Guérisseurs d'hier et d'aujourd'hui, p.58
Histoires et traditions de nos vallées - tome 3, p.29
Par Les Heyeus D'Sov'nis
source : GoogleBooks
Michel Meeus indique (p.32-33) que : Au sud de Liège, Florzé-Rouvreux, dans le doyenné de Sprimont, comptait deux familles antoinistes, ce qui représentait 0,5 % des habitants. Ils gagnaient du terrain, car en 1925 le doyen signala qu'ils possédaient un nouveau local de réunion, situé entre Sprimont et Florzé. En 1927, les antoinistes étaient présents dans 60 % des paroisses avec un bon demi-pourcent des habitants de Beaufays et de Sougné, mais 7 % à Chanxhe, paroisse située à 2 km de Poulseur. Deux ans plus tard, ils se retrouvaient dans les trois quarts des paroisses avec 3 % à Poulseur.
Le doyen de Ferrières constata en 1929 que l'antoinisme faisait des progrès à Comblain-la-Tour et que le curé en était affecté.
Page 39-40, il continue : Des antoinistes résidaient dans le tiers des paroisses du doyenné de Sprimont. Ils organisaient une vive propagande au chef-lieu et possédaient un temple à Comblain-au-Pont et à Poulseur. Leur nombre peut être évalué à 2 % à Chanxhe, Esneux, Oneux et Poulseur. En 1933, le doyen estimait qu'ils étaient 2,7 % à Chanxhe ; 4,5 % à Poulseur en 1935 et 2 % en 1936.
Hamoir comptait peu d'antoinistes. Ils s'étaient établis à Vieuxville, mais ne faisaient pas de propagande. Deux d'entre eux y furent enterrés civilement en 1933 et un en 1938 à Comblain-la-Tour où leur proportion peut être évaluée à 0,5 % de la population en 1936-1937.
source : antoinisme-documentatin.skynetblogs.be
Photos du Temple de Sprimont après son abandon.