Adresse : 145, rue Brondé (près de la N61 rue Surdents / Bellevaux) - 48 01 Verviers (Stembert)
Style : éclectique
Panneau : retiré
Temple sans photo
Date de consécration (par Père) : 10 septembre 1911
STEMBERT. Lu Leûp, janvier 1978
Vue du Temple Antoiniste dans la campagne du Bronde
(FaceBook Robert Wautlet)
Anecdote : Le premier Temple inauguré par le Père ANTOINE lui-même fut le Temple Antoiniste de STEMBERT, le 10 septembre 1911. A cette occasion, le Père ANTOINE, accompagné de Mère ANTOINE, dut recommencer l'OPERATION GENERALE à cinq reprises (source : http://antoinisme.20six.fr)
A l'occasion de cette cérémonie, le Père avait fait annoncer qu'il recevrait tous les malades réunis ans le Temple à 10h, comme il le faisait à Jemeppe. (Historique du Culte antoiniste)
Le Temple n'a maintenant plus de desservant, le Temple de Verviers n'étant lui-même pas ouvert comme ses homologues, mais uniquement les dimanches à 10h.
Le temple de Stembert est actuellement en rénovation afin que s'y déroule à partir du 26 juillet 2009 les solidarités de groupe 1 dimanche sur quatre en concomitance avec Forest. Une première solidarité de groupe y aura lieu en primauté le 28 juin 2009.
Un temple antoiniste
Hier, à Verviers, a eu lieu l'inauguration d'un petit temple érigé en l'honneur de la doctrine antoiniste. Il est construit au milieu d'une vaste campagne, sur le plateau qui domine Surdents, à une lieue de Verviers. Cinq à six cents adeptes étaient là, appartenant essentiellement à la classe populaire.
Un grand nombre (hommes et femmes) étaient vêtus d'un uniforme noir, d'une austérité, d'un renoncement presque farouches. A 10 h. 30, Antoine le Guérisseur, le prophète de Jemeppe, est arrivé en landau fermé, avec sa femme. Il est passé entre les rangs d'une foule recueillie, en bénissant de la main droite à la façon des évêques.
La chapelle ne pouvant guère contenir que 150 à 200 personnes, il a fallu la vider à quatre reprises pour y laisser pénétrer les antoinistes et les profanes, ces derniers en très petit nombre.
Antoine, debout sur un socle au fond de la chapelle nue, semblable à une idole de pierre, recueilli, les yeux dans le vide, faisait lentement un signe de croix bénisseur au-dessus de la foule(1). Puis un coup de sonnette annonçait que la cérémonie était terminée et qu'il fallait évacuer la chapelle pour faire place à d'autres.
Tel est l'ascendant de cet apôtre aux origines ouvrières sur ses fidèles que la plupart des assistants avaient les yeux pleins de larmes en se retirant !
Le Soir, 12 septembre 1911 (source : Belgicapress)
(1) Dans l'article du Figaro relatant les faits, on dit plus vraisemblablement qu'"Antoine s'est contenté d'étendre les mains, sans une parole, pour bénir", et ce "comme Il le faisait à Jemeppe", nous dit l'Unitif de novembre 1912. Voir également l'extrait suivant du livre de Pierre Debouxhtay.
Le 10 septembre 1911, le Père allait consacrer le Temple de Stembert.
A l'occasion de cette cérémonie, le Père avait fait annoncer qu'il recevrait tous les malades réunis dans le Temple à 10 heures comme il le faisait Jemeppe. Leur nombre était si grand qu'll dut renouveler cinq fois de suite l'Opération. Après, le Père remercia les assistants. Ainsi se termina la consécration du Temple de Stembert.
Remarquons qu'en aucun cas le Père ne recevait en particulier après son Opération Générale ni le jour de la consécration d’un Temple.
Unitif - Numéro spécial - Juillet 1941 - Version du Père
Verviers - Dimanche. Quinze heures. Le temple antoiniste de la campagne de Bronde, à Stembert (Verviers), propose une lecture. On entre sans frapper.
Bizarre. La sensation est prenante avec une impression d'être dans un autre siècle. Derrière la porte du temple, une dame tout de noir vêtue joue les portières. Présentation succincte. Peut-on prendre une photo ? « C'est pas possible, mon frère, répond soeur Ghislaine (Dumont) Il faut attendre la fin de la lecture qui va commencer. Elle dure 15 minutes. Après, vous irez trouver le frère René. C'est le représentant du Père. Allez donc vous asseoir ». Dans le temple, quelques bancs. On compte trois fidèles, des soeurs pour être dans la norme. Devant, face au mur tout noir où les paroles du Père éclatent en lettres blanches, deux frères sont en prières. En soutanes noires, genre redingotes dont le col remonte haut dans le cou. Quinze heures pile, le frère Jean-Paul (Furnémont) monte sur l'estrade montée devant ce qui doit être une chaire de vérité.
C'est la lecture, l'enseignement, la vérité, l'arbre de conscience, le fluide qui guérit, l'amour de l'autre, les actes qui réconfortent. Au mur, une tocante. Quinze heures quinze pile, c'est fini. Frère Jean-Paul rejoint les soeurs et frère René (Souverains) réunis dans une salle jouxtant celle des prières, la sacristie en quelque sorte.
« Ici, un dimanche par mois, on se réunit et on mange un morceau de tarte, confie une des trois antoinistes d'âge mûr. On discute. On pose des questions et tout le monde est le bienvenu » .
Confidentiel le culte ? Sans aucun doute. « Mais il reste vivant, ponctue une autre fidèle. D'ailleurs, l'antoinisme a des temples un peu partout dans le monde et, aussi, dans la région. Il est le temple de la rue des Plantes, et celui de Spa, rue du Père Antoine. Celui de Stembert, où nous sommes, a été le seul consacré par le Père Antoine. Il y avait, en septembre 1911, un monde fou dans la campagne de Bronde. Il y avait le Père mais aussi la Mère. On a dû renouveler cinq fois l'opération tant les fidèles étaient en nombre ».
Le Père, c'est Louis-Joseph Antoine, né à Mons-Crotteux (Liège) en 1846. Mineur à 12 ans, ouvrier métallurgiste, marié à Jeanne Collon (la Mère). Il découvre le spiritisme en 1890 et, fondant d'abord une société appelée « Les Vignerons du Seigneur », il guérit par le fluide dès 1901, recevant jusqu'à 100 malades par jour. Le culte antoiniste s'envole et le 15 août 1910, le Père Antoine consacre le premier temple de Jemeppe-sur-Meuse. L'opération générale, alors, guérit les malades. Aujourd'hui, cent ans après, elle soulage... les épreuves de la vie. Le fluide reste vecteur. Mais, au grand jamais, frères et soeurs pratiqueront un exercice cernant de près ou de loin un quelconque exercice illégal de la médecine. Antoine est mort le 25 juin 1912.
« Non, il n'est pas mort. Il s'est désincarné, rectifie frère René ajoutant que le culte est une oeuvre morale basée sur la foi et le désintéressement. « D'ailleurs, le gouvernement belge l'a reconnue comme fondation d'utilité publique ».
Mais elle est secte cataloguée dangereuse... en France !
Jean BRASSEUR (L Avenir)
source : LAvenir.net 02/08/2010
ANNONCE SPECIALE QUI A ETE FAITE
LE 10 SEPTEMBRE 1961, AU TEMPLE DE STEMBERT
A L'OCCASION DU 50ème ANNIVERSAIRE DE SA
CONSECRATION PAR LE PERE.
Mes Frères,
Nous vous remercions premièrement d'être venus si nombreux pour revivre tous ensemble les instants inoubliables que vécurent ici même Notre Père et tous ses enfants, lors de la consécration, il y a aujourd'hui 50 ans, de ce petit Temple, symbole même de la simplicité et de l'humilité que le Père n'a jamais cessé de nous enseigner.
Cette consécration, le Père, nous l'a donnée en exemple, cet exemple que nous devons toujours nous efforcer de suivre afin de pouvoir autant que possible mettre en pratique ce que nous avons compris de Son Enseignement.
Enseignement qui est la véritable lumière où nous devons tous puiser pour nous confondre à la Foi pure, en Dieu même.
En 1911, un adepte eut la pensée de construire à côté de sa demeure, ici à Stembert, un modeste Temple sur le modèle de Jemeppe et en quelques mois, malgré la modicité des ressources il fût achevé. C'est ainsi que le 10 septembre de la même année le Père vint le consacrer.
Jamais les adeptes qui eurent le bonheur d'assister à cette cérémonie, n'oubierons ces quelques minutes où chacun se sentit transporté, pénétré d'un fluide exceptionnellement profond d'une telle force que tous furent convaincus de la puissance de la Foi.
Comme vous le voyez, la campagne de Bronde est vaste et solitaire, ce jour-là elle fut animée d'un mouvement extraordinaire, non seulement une partie de la population verviétoise, qui connaissait le Père, avait fait cortège à la voiture qui l'amenait avec Mère, mais des antoinistes du monde entier, pour la plupart revêtus de la robe, avaient tenu à prendre part à cette cérémonie. Une foule innombrable entourait le sanctuaire et le recueillement était général. Tous ressentaient plus ou moins inconsciemment l'influence du fluide éthéré. Le Père avait fait annoncer que pour la cérémonie il recevrait tous les malades réunis dans le Temple à 10 heures, comme il le faisait à Jemeppe. Leur nombre fut si grand qu'il dut renouveler cinq fois de suite l'Opération.
Après, le Père fit remercier ses adeptes, alors que nous ses enfants Lui devions tout. Quel bonheur inexprimable nous est donc réservé lorsque par le travail moral nous avons mérité de jouir de ce fluide céleste dont nous ressentons un avant goût lors de cérémonie semblable.
C'est ainsi qu'aujourd'hui nous sentons Notre Père en nos coeurs, comme par le passé pour nous diriger et nous soutenir. Certes les épreuves nous assaillent souvent mais prenons exemple sur le Père, le parfait modèle de la résignation, nous nous efforçons d'y voir une récompense puisque nous savons que sans elles, il n'est point d'avancement, qu'elles nous entourent d'un fluide plus éthéré et qu'il n'est pas d'autre chemin pour atteindre au Père, au sein duquel nous aspirons à nous confondre pour y jouir tous ensemble du vrai bonheur.
(Feuillet remis lors d'une Solidarité de Groupe à Stembert, en 2009).